Lundi mon corps et moi on a eu une petite discussion. Que me dis-tu? Des contractions, ça je sais... Pourquoi celles-ci sont-elles différentes? Je me crispe, j'ai mal... Cette sensation d'appui, là, en bas... Ca ne peut pas être bon... Pourtant, ton petit message en morse à grands coups de vagues pénibles dans mon ventre, je le connais... Comment? Oui, je sais, j'ai peut-être un peu forcé, mais pas tant que ça, tu exagères... De toute façon retiens-toi, j'ai rendez-vous à la maternité demain pour un cours de préparation à la naissance, j'en profiterai pour faire contrôler tout ça, puisque tu insistes...
La suite a des airs de déjà-vu... Toute ressemblance avec des personnages et des faits existants ou ayant existé serait purement... Désespérante.
Après ledit cours de prépa j'ai filé aux urgences, je m'en voulais un peu d'enquiquiner le monde là-bas mais je sentais qu'il le fallait... Rien que pendant le cours on parlait de contractions et j'ai pu faire quelques démonstrations bien involontaires... Au moins ça servira aux autres. Quel altruisme.
J'ai dû beaucoup attendre aux urgences maternité car il y avait plusieurs accouchements (les veinardes) (mais pas de hurlements ou de supplications d'arrêter la torture, on accouche dans la zénitude là-bas visiblement... Ou dans des salles insonorisées!), et finalement j'ai été reçue par une sage-femme et une aide-soignante tout simplement adorables et très douces!
L'examen a révélé ce que je craignais... Ce que mon corps me criait dans la tête. Col court (un petit centimètre...), bien mou, ouvert à 1 pour l'orifice externe, mais encore postérieur et fermé en interne. Il a tant bougé en deux petites semaines...
Traduction: les contractions douloureuses que j'ai ressenties font appuyer la tête de Bébé en plein sur le col.
La sage-femme me parle d'hospitalisation, je lui explique, je ne craque pas mais c'est dur... Comment lui dire que je ne veux pas jouer avec le feu mais que j'ai un grand bébé à la maison qui a besoin de moi, et que nos familles ne sont pas là... J'ai peur d'appeler Guillaume... Je ne connais que trop la chanson... Je me suis tant battue pour éviter ça... Je parle à la sage-femme en restant souriante, confiante, forte... Ou du moins j'espère que c'est ce dont j'ai eu l'air. Je lui raconte quelques-uns de mes déboires passés avec ironie - c'est plus facile.
Un monitoring est décidé, le coeur de Bébé bat la chamade, je regarde par la fenêtre de la chambre en écoutant cette douce musique et en m'empêchant de penser au passé ou au pire... Je me dis que par rapport à Noah, j'ai gagné dix semaines sur le repos forcé... En même temps je sais que c'est de ma faute si j'en suis là. Je ne me suis pas assez écoutée et j'ai voulu être forte pour nous trois, nous quatre, j'avais décidé que ça ne se produirait pas et je pensais que ça suffirait...
Mais je ne suis qu'à 30 semaines... Même pas. C'est beaucoup, c'est peu, c'est plus que certaines, mais ce n'est pas assez...
Baboum baboum baboum... Qu'essayes-tu de me dire, Bébé? Et moi, comment puis-je te dire de rester au chaud, que je suis désolée d'avoir eu du mal à me faire à cette grossesse au début, que je suis désolée que mon corps ne m'obéisse plus, qu'il te secoue de contractions et te pousse vers la sortie alors qu'il devrait te bercer tendrement de chaleur et d'amour... Comment te dire que je t'aime déjà tant... Que j'ai hâte de te rencontrer, que la vie est dure dehors mais qu'elle est belle aussi si tu veux bien attendre un peu avant de t'y frotter, que je suis impatiente de te serrer dans mes bras pour te dire ces choses, que dans mon coeur déjà je t'imagine...
La sage-femme interrompt mes pensées...
Le médecin est d'accord pour que je rentre chez moi, avec traitement radical et consigne de repos strict mais pas forcément allongé, et un retour progressif à une vie moins enfermée d'ici quelques semaines. Je suis écoutée, entendue, enfin... Mais quand même: menace d'accouchement prématuré, encore. Repos et traitement, encore... 8 semaines, c'est peu et c'est énorme. Mais je suis confiante. La sage-femme me félicite même pour savoir aussi bien interpréter les signes de mon corps (c'est lui qui m'avait prévenue m'dame, j'ai rien fait)... Mais insiste aussi sur le fait que je dois faire de mon chez-moi mon QG, et laisser mon Noah devenir grand et autonome... Sans le porter.
C'est Guillaume qui nous portera sur ses épaules maintenant, comme il l'a fait avant, mais il aura besoin d'épaules plus larges cette fois...
Je l'appelle, il s'inquiète, il s'en veut, il est un peu perdu...
Avant de repartir chez moi, je m'assois sur le lit, je regarde la lettre que mon petit bébé m'a écrite sur le monitoring, et je lui réponds: "Ne pousse pas la porte mon chéri... Maman l'ouvrira pour toi le moment venu..."
Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants.
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8/20/2008
4/21/2006
La délivrance (Aïeuuuh)
Me voici, me voilà, à la demande générale, trouvez ici - enfin - mon humble récit d'accouchement hihihi...
AVERTISSEMENT: Attention! Histoire qui fait peur...
Mercredi 5 avril 2006 - La journée des "dernières fois"
Aujourd'hui c'est un "mini-jour J", je rentre à la maternité à 16h30... Avant cela, nous décidons d'en profiter un peu et nous nous offrons un peu de shopping à Dieppe... On passe à Auchan acheter une ou deux choses qui nous manquaient (histoire de pouvoir vraiment dire que j'ai bouclé ma valise 5 minutes avant d'entrer à la maternité héhé) et arrivés en caisse prioritaire (ben voui, j'vais m'gêner), il y a devant nous un monsieur âgé qui décharge avec une lenteur étudiée son énooorme caddie... Je demande poliment - si, si - à ce monsieur si moi et mes 3 articles pouvons passer devant lui. Monsieur me répond "Euh oui d'accord, mais qu'est-ce qu'il y a, vous tenez pas debout?"... "Si, si"
"Ah, ben quoi alors?"
Hum hum... Je baisse les yeux, et, MIRACLE, il comprend, "Ah, vous êtes enceinte!"
"Euh un peu, il me semble"
Et là, j'ai regretté de lui avoir adressé la parole! J'aurais mieux fait de poireauter derrière lui... Et allez qu'il nous tient la jambe, on passe, je paye, il est toujours en train de tenir le crachoir avec mon pauvre Guillaume qui ne sait plus s'en défaire! L'hôtesse de caisse et moi rions sous cape, et on dit que ce sont les femmes les pipelettes...
Monsieur en arrive à l'histoire des champions de pétanque à travers les âges, je feins l'étourdissement, OUF, on peut partir!
On se paye même le luxe de passer dans un ou deux magasins pour arborer une dernière fois mon bidon. Les gens me regardent comme une grenade prête à exploser, sauf bien sûr quand il s'agit de laisser sa place... Enfin, on va pas changer le monde, hein...
Nous arrivons à la maternité, je respire l'air dehors, c'est la dernière fois que je suis dehors avant le grand événement...
On s'occupe des formalités d'admission, bon sang que ça fait du bien de ne pas arriver là-bas pour une menace d'accouchement prématuré (là, là et aussi là)!
Me voilà installée dans ma chambrée (qui ne m'est pas inconnue d'ailleurs!) avec une infirmière qui me pompe des litres de sang pour le bilan, puis qui m'offre euh... une séance épilation mémorable... Enfin bref.
Nous v'là prêts, pour la dernière fois je regarde "Un, dos, tres" tranquillement... Dîner? Déjà? Ah oui c'est vrai j'avais oublié... Enfin quand je dis dîner... Soupe, quoi. Mon dernier "dîner"... (Je réalise que vous devez avoir l'impression de lire les derniers instants d'un condamné à mort héhé mais non, c'est plus dans l'esprit "la prochaine fois que [...], il sera là!").
Mon Chéri s'en va (snif...) et me laisse seule avec "La nouvelle star" (au moins pas besoin de réfléchir). Je n'ai pas peur mais je sais déjà que mon bidon va me manquer. Ma gynéco passe vers 22h30, je n'en reviens pas de la voir, je lui dis "Mais... Vous n'êtes pas chez vous?" (de quoi j'me mêle...) Elle me répond qu'elle avait été appelée pour un accouchement, alors elle a décidé de passer, elle est contente de me voir là cette fois enfin pour la bonne!
En réfléchissant (après "La nouvelle star" j'ai pu recommencer) je réalise que cette nuit est ma dernière nuit avec lui, et en même temps ma dernière nuit sans lui... Il n'y aura plus de nouba nocturne dans mon ventre, cette présence énorme qui fait partie de moi, qui fait que je ne suis jamais seule, avec qui je communique, qui me rassure la nuit... En même temps, c'est une nouvelle vie qui va commencer. Au sens propre comme au figuré... Ouahou...
Jeudi 6 avril 2006 - Le grand jour!
Je suis fébrile... Pas peur, non, mais si impatiente! Et n'oublions pas que je n'ai aucune idée de ce qui m'attend!
On m'a dit qu'on viendrait me chercher vers 9h...
En attendant, douche à la Bétadine (comment ça, ça mousse? même pas vrai!) et enfilage de la super-blouse-qui-va-bien...
Chéri arrive, lui non plus n'a pas bien dormi, il est bien plus nerveux que moi par contre hihihi!
On vient donc me chercher vers 9... Euh 10 heures. On m'installe et on me roule loin de la chambre. J'ai les mains sur mon ventre, je ne suis plus sûre de ce qui va se passer, je n'imagine pas ne plus avoir ce ventre que j'aime... Je n'ai toujours pas peur de l'intervention, j'ai peur de cette "séparation"...
J'entends "Elle est où la césa?" (ça, c'est moi) "Elle est dans le sas..."
On arrive dans le bloc op' et je retrouve l'anesthésiste. Il a l'air de bonne humeur, chic. J'ai rien le temps de voir que je suis perfusée et assise à attendre ZE piqûre pour la rachi-anesthésie (pour la petite info, la différence avec la péridurale est qu'il n'y a pas de cathéter, le Gentil Docteur - GD pour les intimes - vous injecte directos la dose dans la colonne, sympa, non?) qui arrive très vite, le GD fait bien son boulot. C'est pas agréable mais c'est très rapide. En 30 secondes les jambes sont engourdies, 15 secondes plus tard on est paralysé...
Ni une, ni deux, je me retrouve avec pour seul paysage un champ opératoire bleu. Je me sens mal... Je fais une grosse chute de tension, heureusement le GD arrive avec une seringue magique et en un éclair je me sens bien mieux! Je l'aime, ce doc... (je le détestais 2 minutes plus tôt mais c'est oublié, je ne suis pas rancunière!)
Entre temps ça crie dans les blocs, y a un médecin qu'est pas content... Pourrait se défouler ailleurs quand même...
Ma gynéco arrive "Alors, on fait moins la fière aujourd'hui?" Euh... JOKER!
On me badigeonne (encore) de Bétadine en long, en large et en travers (je me demande s'ils n'ont pas des actions...) et je sens que ça commence...
C'est assez étrange, assez difficile à décrire comme sensation, je sens qu'il se passe des choses, ça secoue par là en bas, mais je ne sais pas analyser ce qui se passe... Alors je demande! Ca les fait rire, je suis curieuse!
En bas, ça commente les éclats de voix de Docteur X... En tout cas, ça les met de bonne humeur!
AH, on me parle... "On va sortir le bébé, Madame" Hein, quoi? Tout de suite? Je veux paaaaaaas...
J'entends un drôle de truc... Mon cerveau ne sais pas l'analyser, mais mon coeur l'a reconnu... Il pleure! Pas beaucoup, hein, juste assez pour dire "C'est moi! Faîtes de la place!"
On me le montre, effectivement je suis pas fière, je pleure moi aussi, mais beaucoup, je lui fais un tit bisou (pas trop, hein, il est tout sale quand même) et il est déjà parti... Il me paraît si petit... Je le dis...
La gynéco va aux nouvelles, elle revient: "2kg930, 47cm, il est parfait!"
Je m'inquiète: "Il est fini?? Il respire bien?..." On me rassure...
Commence la haute couture. Je laisse échapper "C'est moi qui ai fait ça?"
La gynéco se méprend: "Non, c'est l'aspiration..."
Moi "Non, non, je parlais pas du bruit, je parlais du bébé!"
Tout dans la bonne humeur, je vous dis!
Une fois "couturée", on me change de lit (là je les vois bouger mes jambes mais je ne les sens pas, bof bof comme impression... Assez flippant même) et je demande où on m'emmène. En salle de réveil, ça je sais, mais je veux voir mon Chéri et mon fils... Apparemment plus de salle individuelle pour moi, on va me mettre en salle commune, donc sans Chéri ni Bébé. C'est trop à supporter pour moi, je crise. On finit par me trouver une salle, OUFFF, dans laquelle on m'embarque, et où me rejoignent les deux hommes de ma vie.
Nous resterons presque 3 heures dans cette salle, 3 heures merveilleuses et terribles à la fois, on apprend à se découvrir, je peux toucher mon fils, je ne m'en lasse pas. Il est si paisible, tout emmitouflé, sa tête trop petite pour son bonnet, et sous sa lampe bronzante héhé...
Malgré tout si les jambes mettent des heures à se réveiller, le ventre, lui, n'attend pas... Je demande donc de quoi tenir, mais je précise que je veux allaiter, alors on ne peut pas me donner le super-antalgique-magique... Je dis que quand même, je savais que ça serait pas une partie de rigolade, mais à ce point... Ce à quoi ma graaande copine la sage-femme répond - texto: "Mais ma chère, un ventre, c'est pas fait pour être ouvert!" (sic, pas la force de répondre...)
Je m'inquiète un peu de voir les heures défiler, on m'avait dit qu'il fallait faire la première mise au sein dans les 2 heures suivant la naissance pour bien démarrer l'allaitement... On me dit qu'on verra ça une fois retournée dans ma chambre, il y a d'autres accouchements en cours. OK. Je me tais.
Vers 13h30 (il me semble) on m'emmène pour me ramener dans ma chambre, la moindre bosse dans le couloir dans lequel on roule mon lit est un supplice... Arrivés dans la chambre, le pire était à venir. Il fallait me changer de lit... Elles ont dû me rouler sur le côté et moi je hurlais... L'horreur totale, j'ai mis une bonne demi-heure à m'en remettre, les sanglots arrivaient sans que je puisse les contenir... L'avantage étant qu'une fois ça passé, le pire ETAIT passé! Sérieux!
J'appelle encore pour la mise au sein, une aide-soignante arrive et m'aide, et là pouf, c'est génial! A peine branché, Bébé pompe comme un Shaddock! Pas mal pour un 38+2 (semaines) !
Le soir, Chéri doit partir... Ca fait pas plaisir... Vivement demain!
L'infirmière de nuit passe, me propose de prendre Noah à la pouponnière pour la nuit. Je ne veux pas, j'avais trop peur d'être séparée de lui... La fatigue et la douleur l'emportent sur la culpabilité (et pourtant elle est grande) et tard le soir ils viennent le chercher... Je n'ai pas dormi pour autant, c'est dur sans pouvoir bouger, avec des douleurs lancinantes dans le ventre... Et puis mon ventre tout vide et mon bébé qui n'est pas là...
Vendredi 7 avril 2006 - C'est un petit pas pour l'homme...
Aujourd'hui je suis censée me lever... J'y crois pas trop, j'ai l'impression que je n'y arriverai jamais, pas seulement aujourd'hui, hein, mais JAMAIS! Déjà, sans la sonde on se sent mieux. Sans la perf c'est la "liberté" oserai-je dire. L'infirmière est super contente, j'ai eu des gaz! (ben oui, il lui faut pas grand chose...) Et moi du coup j'ai droit à un petit déj léger... que je ne mange pas!
Je regarde depuis mon lit Chéri et la puéricultrice qui donnent le bain à mon enfant, c'est dur... Moi qui subvenais à tous ses besoins quelques heures plus tôt, je ne pouvais que regarder les autres le faire à ma place...
Arrive l'heure fatidique de me laver, moi. Oulà, va falloir se mettre à la verticale, ça s'annonce corsé. Elles sont deux pour m'aider.
1) On met le lit à angle presque droit. Aïe.
2) On décale mes jambes vers le bord du lit. Aïe.
3) On décale mon buste du même côté. Aïe.
4) Il faut maintenant décaler mon (très modeste) postérieur. Aïeeeeeeeeuuh.
5) On me pivote en position assise. Je vais pas répéter, vous avez compris le principe.
6) Ayé, y'a pas à tergiverser, faut se lever...
Je me lève, donc (et non, je ne bouscule personne), et appuyée sur mes deux béquilles humaines, je "marche" comme une mémé rongée par l'arthrose, jusqu'à la salle de bain... Où je m'effondre... Encore une fois ma tension n'a pas supporté. On me secoue, on me frictionne, et on m'aide à retourner au lit. J'en peux plus. Chuis propre mais naze.
Entre temps mes parents sont arrivés, avec ma petite soeur, dont c'est le 14ème anniversaire. Je ressemble à rien et je suis assommée, mais je sens que de jour en jour ça va mieux. Très lentement, hein, mais quand même.
Samedi 8 avril 2006 - Emportée par la foule...
Je ne m'en doute pas encore, mais bientôt ma petite chambre sera remplie de monde...
Cela commence en début d'après midi, les parents de Chéri arrivent et sont suivis par sa cousine, son mari et leurs 3 filles (les rois de la surprise!). Arrive alors une amie à moi avec son petit garçon de 3 mois... Bref, en un rien de temps on étouffe et je suis épuisée, mais si contente! La chambre est remplie de cadeaux pour le Schtroumpf, il a d'ores et déjà 5 doudous!
Dans l'après-midi, j'ai même pu moi-même changer Noah, alors que le matin même j'avais également pu prendre une douche! La fête du slip, quoi!
En plus l'appétit revient, bonheur!
Mais que se passe-t-il? J'ai les nénés qui font mal, tout gonflés et durs comme du bois... La montée de lait se prépare, paraît-il. Chéri se précipite à Auchan pour acheter un soutien-gorge d'allaitement plus "confortable" que la pauvre taille que j'avais prise... Ca ne suffit pas. 2 jours plus tard il devra aller m'en chercher un autre plus de 3 tailles au-dessus. Mon sauveur!
En attendant plus la soirée approche, plus ça fait mal.
Au milieu de la nuit, je me réveille... Trempée. J'ai inondé tout le lit... Ah, c'est donc ça la montée de lait! J'appelle. La puéri n'a jamais vu ça, une montée de lait aussi phénoménale à peine 2 jours après une césarienne, ça doit être un record. Chic. On me ramène Noah pour euh... "vider" un peu tout ça! Ouf.
L'allaitement se passe vraiment de façon idéale, je suis contente, j'avais tellement peur que ça ne fonctionne pas! C'est sûr que ce n'est pas facile, ceux qui connaissent l'expression "douleurs de tranchées" savent de quoi je parle...
Et quand vous allaitez , on vous donne... du Doliprane!
Quelle aventure...
Dimanche 9 avril 2006 - Une nuit en enfer.
Ce soir, c'est décidé, je garde Bébé avec moi pour la nuit. Courageuse, hein? Je ne savais pas à quel point.
Dans la nuit, je n'arrive pas à le calmer. Sein, tétine, chansons, rien n'y fait... J'appelle. L'auxiliaire de puériculture me dit: "Laissez-le pleurer, il va se calmer!"
J'y crois moyen... Je demande combien de temps, elle me répond "Bah, une demi-heure, une heure..."
Je proteste mais elle insiste, la veille ils l'ont laissé pleurer un peu et il s'est calmé. OK.
Il pleure. Je pleure plus que lui. Il finira par s'endormir... vers 7 heures du matin.
Je suis en larmes, je me sens nulle, incapable... Bref, LE coup de blues "que-je-n'aurai-jamais". L'auxi puéri m'écoute me plaindre un peu, me dit que c'est normal... Moi je ne trouve pas ça si normal que ça de ne pas arriver à apaiser mon propre fils. J'appelle Chéri à la rescousse et Dieu merci il arrive très vite, heureusement qu'il est là...
Je savais que j'avais une bonne raison de l'aimer, hihihi!
Mercredi 12 avril - Le retour du guerrier (enfin, des guerriers).
Aujourd'hui, c'est le grand retour! On est un peu maladroits, on a hâte, on a peur, on est heureux... On est enfin trois, quoi!
Les nuits me font peur, la seule que j'ai passée avec lui a été cauchemardesque... Et si...? Et si je ne savais pas? Je ne voulais pas le laisser à la pouponnière les dernières nuits mais je ne me remettais pas bien et si je voulais pouvoir être sur pied et m'occuper de Noah, il le fallait. J'ai beaucoup, énormément culpabilisé. Encore aujourd'hui. Et pourtant je ne regrette pas, récupérer d'une césarienne demande du temps et du repos. C'est dur, mais il ne faut pas forcer et accepter l'aide qui nous est proposée.
Donc, pas vraiment de Baby Blues mais presque parfois... Les hormones, peut-être. La fatigue, sûrement.
Depuis, tout va de mieux en mieux, je bouge, loulou est en pleine forme et il est adorable (un peu bruyant parfois mais c'était prévisible!)
D'ailleurs, il est en train de nous faire un concert en OUIN majeur, je suis étonnée d'avoir eu le temps de faire ce récit (entrecoupé de tétées et autres changements de couche quand même - d'ailleurs faut que je pense à prendre des actions chez Pampers. Les mecs, qu'est-ce que ça pisse...).
Allez, Maman file...
AVERTISSEMENT: Attention! Histoire qui fait peur...
Mercredi 5 avril 2006 - La journée des "dernières fois"
Aujourd'hui c'est un "mini-jour J", je rentre à la maternité à 16h30... Avant cela, nous décidons d'en profiter un peu et nous nous offrons un peu de shopping à Dieppe... On passe à Auchan acheter une ou deux choses qui nous manquaient (histoire de pouvoir vraiment dire que j'ai bouclé ma valise 5 minutes avant d'entrer à la maternité héhé) et arrivés en caisse prioritaire (ben voui, j'vais m'gêner), il y a devant nous un monsieur âgé qui décharge avec une lenteur étudiée son énooorme caddie... Je demande poliment - si, si - à ce monsieur si moi et mes 3 articles pouvons passer devant lui. Monsieur me répond "Euh oui d'accord, mais qu'est-ce qu'il y a, vous tenez pas debout?"... "Si, si"
"Ah, ben quoi alors?"
Hum hum... Je baisse les yeux, et, MIRACLE, il comprend, "Ah, vous êtes enceinte!"
"Euh un peu, il me semble"
Et là, j'ai regretté de lui avoir adressé la parole! J'aurais mieux fait de poireauter derrière lui... Et allez qu'il nous tient la jambe, on passe, je paye, il est toujours en train de tenir le crachoir avec mon pauvre Guillaume qui ne sait plus s'en défaire! L'hôtesse de caisse et moi rions sous cape, et on dit que ce sont les femmes les pipelettes...
Monsieur en arrive à l'histoire des champions de pétanque à travers les âges, je feins l'étourdissement, OUF, on peut partir!
On se paye même le luxe de passer dans un ou deux magasins pour arborer une dernière fois mon bidon. Les gens me regardent comme une grenade prête à exploser, sauf bien sûr quand il s'agit de laisser sa place... Enfin, on va pas changer le monde, hein...
Nous arrivons à la maternité, je respire l'air dehors, c'est la dernière fois que je suis dehors avant le grand événement...
On s'occupe des formalités d'admission, bon sang que ça fait du bien de ne pas arriver là-bas pour une menace d'accouchement prématuré (là, là et aussi là)!
Me voilà installée dans ma chambrée (qui ne m'est pas inconnue d'ailleurs!) avec une infirmière qui me pompe des litres de sang pour le bilan, puis qui m'offre euh... une séance épilation mémorable... Enfin bref.
Nous v'là prêts, pour la dernière fois je regarde "Un, dos, tres" tranquillement... Dîner? Déjà? Ah oui c'est vrai j'avais oublié... Enfin quand je dis dîner... Soupe, quoi. Mon dernier "dîner"... (Je réalise que vous devez avoir l'impression de lire les derniers instants d'un condamné à mort héhé mais non, c'est plus dans l'esprit "la prochaine fois que [...], il sera là!").
Mon Chéri s'en va (snif...) et me laisse seule avec "La nouvelle star" (au moins pas besoin de réfléchir). Je n'ai pas peur mais je sais déjà que mon bidon va me manquer. Ma gynéco passe vers 22h30, je n'en reviens pas de la voir, je lui dis "Mais... Vous n'êtes pas chez vous?" (de quoi j'me mêle...) Elle me répond qu'elle avait été appelée pour un accouchement, alors elle a décidé de passer, elle est contente de me voir là cette fois enfin pour la bonne!
En réfléchissant (après "La nouvelle star" j'ai pu recommencer) je réalise que cette nuit est ma dernière nuit avec lui, et en même temps ma dernière nuit sans lui... Il n'y aura plus de nouba nocturne dans mon ventre, cette présence énorme qui fait partie de moi, qui fait que je ne suis jamais seule, avec qui je communique, qui me rassure la nuit... En même temps, c'est une nouvelle vie qui va commencer. Au sens propre comme au figuré... Ouahou...
Jeudi 6 avril 2006 - Le grand jour!
Je suis fébrile... Pas peur, non, mais si impatiente! Et n'oublions pas que je n'ai aucune idée de ce qui m'attend!
On m'a dit qu'on viendrait me chercher vers 9h...
En attendant, douche à la Bétadine (comment ça, ça mousse? même pas vrai!) et enfilage de la super-blouse-qui-va-bien...
Chéri arrive, lui non plus n'a pas bien dormi, il est bien plus nerveux que moi par contre hihihi!
On vient donc me chercher vers 9... Euh 10 heures. On m'installe et on me roule loin de la chambre. J'ai les mains sur mon ventre, je ne suis plus sûre de ce qui va se passer, je n'imagine pas ne plus avoir ce ventre que j'aime... Je n'ai toujours pas peur de l'intervention, j'ai peur de cette "séparation"...
J'entends "Elle est où la césa?" (ça, c'est moi) "Elle est dans le sas..."
On arrive dans le bloc op' et je retrouve l'anesthésiste. Il a l'air de bonne humeur, chic. J'ai rien le temps de voir que je suis perfusée et assise à attendre ZE piqûre pour la rachi-anesthésie (pour la petite info, la différence avec la péridurale est qu'il n'y a pas de cathéter, le Gentil Docteur - GD pour les intimes - vous injecte directos la dose dans la colonne, sympa, non?) qui arrive très vite, le GD fait bien son boulot. C'est pas agréable mais c'est très rapide. En 30 secondes les jambes sont engourdies, 15 secondes plus tard on est paralysé...
Ni une, ni deux, je me retrouve avec pour seul paysage un champ opératoire bleu. Je me sens mal... Je fais une grosse chute de tension, heureusement le GD arrive avec une seringue magique et en un éclair je me sens bien mieux! Je l'aime, ce doc... (je le détestais 2 minutes plus tôt mais c'est oublié, je ne suis pas rancunière!)
Entre temps ça crie dans les blocs, y a un médecin qu'est pas content... Pourrait se défouler ailleurs quand même...
Ma gynéco arrive "Alors, on fait moins la fière aujourd'hui?" Euh... JOKER!
On me badigeonne (encore) de Bétadine en long, en large et en travers (je me demande s'ils n'ont pas des actions...) et je sens que ça commence...
C'est assez étrange, assez difficile à décrire comme sensation, je sens qu'il se passe des choses, ça secoue par là en bas, mais je ne sais pas analyser ce qui se passe... Alors je demande! Ca les fait rire, je suis curieuse!
En bas, ça commente les éclats de voix de Docteur X... En tout cas, ça les met de bonne humeur!
AH, on me parle... "On va sortir le bébé, Madame" Hein, quoi? Tout de suite? Je veux paaaaaaas...
J'entends un drôle de truc... Mon cerveau ne sais pas l'analyser, mais mon coeur l'a reconnu... Il pleure! Pas beaucoup, hein, juste assez pour dire "C'est moi! Faîtes de la place!"
On me le montre, effectivement je suis pas fière, je pleure moi aussi, mais beaucoup, je lui fais un tit bisou (pas trop, hein, il est tout sale quand même) et il est déjà parti... Il me paraît si petit... Je le dis...
La gynéco va aux nouvelles, elle revient: "2kg930, 47cm, il est parfait!"
Je m'inquiète: "Il est fini?? Il respire bien?..." On me rassure...
Commence la haute couture. Je laisse échapper "C'est moi qui ai fait ça?"
La gynéco se méprend: "Non, c'est l'aspiration..."
Moi "Non, non, je parlais pas du bruit, je parlais du bébé!"
Tout dans la bonne humeur, je vous dis!
Une fois "couturée", on me change de lit (là je les vois bouger mes jambes mais je ne les sens pas, bof bof comme impression... Assez flippant même) et je demande où on m'emmène. En salle de réveil, ça je sais, mais je veux voir mon Chéri et mon fils... Apparemment plus de salle individuelle pour moi, on va me mettre en salle commune, donc sans Chéri ni Bébé. C'est trop à supporter pour moi, je crise. On finit par me trouver une salle, OUFFF, dans laquelle on m'embarque, et où me rejoignent les deux hommes de ma vie.
Nous resterons presque 3 heures dans cette salle, 3 heures merveilleuses et terribles à la fois, on apprend à se découvrir, je peux toucher mon fils, je ne m'en lasse pas. Il est si paisible, tout emmitouflé, sa tête trop petite pour son bonnet, et sous sa lampe bronzante héhé...
Malgré tout si les jambes mettent des heures à se réveiller, le ventre, lui, n'attend pas... Je demande donc de quoi tenir, mais je précise que je veux allaiter, alors on ne peut pas me donner le super-antalgique-magique... Je dis que quand même, je savais que ça serait pas une partie de rigolade, mais à ce point... Ce à quoi ma graaande copine la sage-femme répond - texto: "Mais ma chère, un ventre, c'est pas fait pour être ouvert!" (sic, pas la force de répondre...)
Je m'inquiète un peu de voir les heures défiler, on m'avait dit qu'il fallait faire la première mise au sein dans les 2 heures suivant la naissance pour bien démarrer l'allaitement... On me dit qu'on verra ça une fois retournée dans ma chambre, il y a d'autres accouchements en cours. OK. Je me tais.
Vers 13h30 (il me semble) on m'emmène pour me ramener dans ma chambre, la moindre bosse dans le couloir dans lequel on roule mon lit est un supplice... Arrivés dans la chambre, le pire était à venir. Il fallait me changer de lit... Elles ont dû me rouler sur le côté et moi je hurlais... L'horreur totale, j'ai mis une bonne demi-heure à m'en remettre, les sanglots arrivaient sans que je puisse les contenir... L'avantage étant qu'une fois ça passé, le pire ETAIT passé! Sérieux!
J'appelle encore pour la mise au sein, une aide-soignante arrive et m'aide, et là pouf, c'est génial! A peine branché, Bébé pompe comme un Shaddock! Pas mal pour un 38+2 (semaines) !
Le soir, Chéri doit partir... Ca fait pas plaisir... Vivement demain!
L'infirmière de nuit passe, me propose de prendre Noah à la pouponnière pour la nuit. Je ne veux pas, j'avais trop peur d'être séparée de lui... La fatigue et la douleur l'emportent sur la culpabilité (et pourtant elle est grande) et tard le soir ils viennent le chercher... Je n'ai pas dormi pour autant, c'est dur sans pouvoir bouger, avec des douleurs lancinantes dans le ventre... Et puis mon ventre tout vide et mon bébé qui n'est pas là...
Vendredi 7 avril 2006 - C'est un petit pas pour l'homme...
Aujourd'hui je suis censée me lever... J'y crois pas trop, j'ai l'impression que je n'y arriverai jamais, pas seulement aujourd'hui, hein, mais JAMAIS! Déjà, sans la sonde on se sent mieux. Sans la perf c'est la "liberté" oserai-je dire. L'infirmière est super contente, j'ai eu des gaz! (ben oui, il lui faut pas grand chose...) Et moi du coup j'ai droit à un petit déj léger... que je ne mange pas!
Je regarde depuis mon lit Chéri et la puéricultrice qui donnent le bain à mon enfant, c'est dur... Moi qui subvenais à tous ses besoins quelques heures plus tôt, je ne pouvais que regarder les autres le faire à ma place...
Arrive l'heure fatidique de me laver, moi. Oulà, va falloir se mettre à la verticale, ça s'annonce corsé. Elles sont deux pour m'aider.
1) On met le lit à angle presque droit. Aïe.
2) On décale mes jambes vers le bord du lit. Aïe.
3) On décale mon buste du même côté. Aïe.
4) Il faut maintenant décaler mon (très modeste) postérieur. Aïeeeeeeeeuuh.
5) On me pivote en position assise. Je vais pas répéter, vous avez compris le principe.
6) Ayé, y'a pas à tergiverser, faut se lever...
Je me lève, donc (et non, je ne bouscule personne), et appuyée sur mes deux béquilles humaines, je "marche" comme une mémé rongée par l'arthrose, jusqu'à la salle de bain... Où je m'effondre... Encore une fois ma tension n'a pas supporté. On me secoue, on me frictionne, et on m'aide à retourner au lit. J'en peux plus. Chuis propre mais naze.
Entre temps mes parents sont arrivés, avec ma petite soeur, dont c'est le 14ème anniversaire. Je ressemble à rien et je suis assommée, mais je sens que de jour en jour ça va mieux. Très lentement, hein, mais quand même.
Samedi 8 avril 2006 - Emportée par la foule...
Je ne m'en doute pas encore, mais bientôt ma petite chambre sera remplie de monde...
Cela commence en début d'après midi, les parents de Chéri arrivent et sont suivis par sa cousine, son mari et leurs 3 filles (les rois de la surprise!). Arrive alors une amie à moi avec son petit garçon de 3 mois... Bref, en un rien de temps on étouffe et je suis épuisée, mais si contente! La chambre est remplie de cadeaux pour le Schtroumpf, il a d'ores et déjà 5 doudous!
Dans l'après-midi, j'ai même pu moi-même changer Noah, alors que le matin même j'avais également pu prendre une douche! La fête du slip, quoi!
En plus l'appétit revient, bonheur!
Mais que se passe-t-il? J'ai les nénés qui font mal, tout gonflés et durs comme du bois... La montée de lait se prépare, paraît-il. Chéri se précipite à Auchan pour acheter un soutien-gorge d'allaitement plus "confortable" que la pauvre taille que j'avais prise... Ca ne suffit pas. 2 jours plus tard il devra aller m'en chercher un autre plus de 3 tailles au-dessus. Mon sauveur!
En attendant plus la soirée approche, plus ça fait mal.
Au milieu de la nuit, je me réveille... Trempée. J'ai inondé tout le lit... Ah, c'est donc ça la montée de lait! J'appelle. La puéri n'a jamais vu ça, une montée de lait aussi phénoménale à peine 2 jours après une césarienne, ça doit être un record. Chic. On me ramène Noah pour euh... "vider" un peu tout ça! Ouf.
L'allaitement se passe vraiment de façon idéale, je suis contente, j'avais tellement peur que ça ne fonctionne pas! C'est sûr que ce n'est pas facile, ceux qui connaissent l'expression "douleurs de tranchées" savent de quoi je parle...
Et quand vous allaitez , on vous donne... du Doliprane!
Quelle aventure...
Dimanche 9 avril 2006 - Une nuit en enfer.
Ce soir, c'est décidé, je garde Bébé avec moi pour la nuit. Courageuse, hein? Je ne savais pas à quel point.
Dans la nuit, je n'arrive pas à le calmer. Sein, tétine, chansons, rien n'y fait... J'appelle. L'auxiliaire de puériculture me dit: "Laissez-le pleurer, il va se calmer!"
J'y crois moyen... Je demande combien de temps, elle me répond "Bah, une demi-heure, une heure..."
Je proteste mais elle insiste, la veille ils l'ont laissé pleurer un peu et il s'est calmé. OK.
Il pleure. Je pleure plus que lui. Il finira par s'endormir... vers 7 heures du matin.
Je suis en larmes, je me sens nulle, incapable... Bref, LE coup de blues "que-je-n'aurai-jamais". L'auxi puéri m'écoute me plaindre un peu, me dit que c'est normal... Moi je ne trouve pas ça si normal que ça de ne pas arriver à apaiser mon propre fils. J'appelle Chéri à la rescousse et Dieu merci il arrive très vite, heureusement qu'il est là...
Je savais que j'avais une bonne raison de l'aimer, hihihi!
Mercredi 12 avril - Le retour du guerrier (enfin, des guerriers).
Aujourd'hui, c'est le grand retour! On est un peu maladroits, on a hâte, on a peur, on est heureux... On est enfin trois, quoi!
Les nuits me font peur, la seule que j'ai passée avec lui a été cauchemardesque... Et si...? Et si je ne savais pas? Je ne voulais pas le laisser à la pouponnière les dernières nuits mais je ne me remettais pas bien et si je voulais pouvoir être sur pied et m'occuper de Noah, il le fallait. J'ai beaucoup, énormément culpabilisé. Encore aujourd'hui. Et pourtant je ne regrette pas, récupérer d'une césarienne demande du temps et du repos. C'est dur, mais il ne faut pas forcer et accepter l'aide qui nous est proposée.
Donc, pas vraiment de Baby Blues mais presque parfois... Les hormones, peut-être. La fatigue, sûrement.
Depuis, tout va de mieux en mieux, je bouge, loulou est en pleine forme et il est adorable (un peu bruyant parfois mais c'était prévisible!)
D'ailleurs, il est en train de nous faire un concert en OUIN majeur, je suis étonnée d'avoir eu le temps de faire ce récit (entrecoupé de tétées et autres changements de couche quand même - d'ailleurs faut que je pense à prendre des actions chez Pampers. Les mecs, qu'est-ce que ça pisse...).
Allez, Maman file...
4/04/2006
Lettre à mon enfant qui n'est pas encore né...
Mon amour,
Dire que dans un jour et demi tu seras dans mes bras et non plus dans mon ventre...Dire qu'un jour tu me diras "Maman"...Dire qu'un jour tu marcheras, un jour tu iras à l'école, un jour tu partiras...
Je ne sais quelle étape il me tarde le plus de vivre, mais je sais que jeudi se passera la plus belle des rencontres de toute notre existence...
J'ai tant voulu tout te donner ces derniers mois... Je m'en suis tant voulu que les choses ne se passent pas de façon idéale, à chaque contraction je t'ai dit "je suis désolée mon chéri, j'espère que tu n'es pas trop secoué"... Quand l'utérus prend des allures de piscine à vagues, comment savoir si tu te sens bien à l'intérieur? J'aurais voulu que rien ne perturbe cette alchimie qui se produisait en moi, ce Miracle qui prenait place là, dans mon ventre, sous mon coeur...
En tout cas nous ferons tout, tout pour que dehors le monde ne soit pas trop froid, trop bruyant, trop dur...
Ton Papa t'a pour ainsi dire autant porté que moi pendant toutes ces semaines, en portant sur le dos tout le poids de la maison, en me portant moi sur ses épaules...
C'est ensemble que nous attendons ta venue, mon Coeur, et avec quelle impatience!
Je ne sais pas ce que ça me fera de sentir mon ventre vide, de savoir que tu ne dépend plus que de moi mais aussi des autres, de te voir là, dehors... Vas-tu nous reconnaître?
En tout cas moi je te connais déjà, je sais déjà que tu es la plus belle chose que la Terre aie jamais portée, le plus beau de tous les cadeaux de la Vie, le plus beau morceau de Nous qui puisse être...
Merci de nous avoir choisis, mon fils, pour être ceux qui te guideront dans ta route...
A jeudi mon Amour,
Ta Maman qui t'aime plus que tout.
Dire que dans un jour et demi tu seras dans mes bras et non plus dans mon ventre...Dire qu'un jour tu me diras "Maman"...Dire qu'un jour tu marcheras, un jour tu iras à l'école, un jour tu partiras...
Je ne sais quelle étape il me tarde le plus de vivre, mais je sais que jeudi se passera la plus belle des rencontres de toute notre existence...
J'ai tant voulu tout te donner ces derniers mois... Je m'en suis tant voulu que les choses ne se passent pas de façon idéale, à chaque contraction je t'ai dit "je suis désolée mon chéri, j'espère que tu n'es pas trop secoué"... Quand l'utérus prend des allures de piscine à vagues, comment savoir si tu te sens bien à l'intérieur? J'aurais voulu que rien ne perturbe cette alchimie qui se produisait en moi, ce Miracle qui prenait place là, dans mon ventre, sous mon coeur...
En tout cas nous ferons tout, tout pour que dehors le monde ne soit pas trop froid, trop bruyant, trop dur...
Ton Papa t'a pour ainsi dire autant porté que moi pendant toutes ces semaines, en portant sur le dos tout le poids de la maison, en me portant moi sur ses épaules...
C'est ensemble que nous attendons ta venue, mon Coeur, et avec quelle impatience!
Je ne sais pas ce que ça me fera de sentir mon ventre vide, de savoir que tu ne dépend plus que de moi mais aussi des autres, de te voir là, dehors... Vas-tu nous reconnaître?
En tout cas moi je te connais déjà, je sais déjà que tu es la plus belle chose que la Terre aie jamais portée, le plus beau de tous les cadeaux de la Vie, le plus beau morceau de Nous qui puisse être...
Merci de nous avoir choisis, mon fils, pour être ceux qui te guideront dans ta route...
A jeudi mon Amour,
Ta Maman qui t'aime plus que tout.
4/03/2006
Vieillesse
Arfff, comme si tout ça ne suffisait pas, faut quand même encore prendre un peu d'âge cette année, comme l'année dernière et celle d'avant, en fait comme les 22 dernières années!
Et j'ai rien vu arriver!
Ca fait quoi d'avoir 23 ans? Bah, comme 22 mais avec un an de plus! Ca fait surtout que le coup de vieux à mon avis il viendra plutôt en fin de semaine hihihi.
Pour l'instant notre nain de jardin adoré n'a pas l'air décidé à me voler la vedette aujourd'hui, alors gageons qu'il attendra sagement son tour, comme tout le monde, jeudi prochain!
En attendant, faîtes péter le Champomy! Chuis motivée... Pour une bonne sieste!
Ben oui, pour fêter ça avec Doudou, on est quand même allés à la crêperie, c'était très sympa, bien sûr j'ai eu droit au refrain qui tue et qui vous donne envie de vous cacher sous la table plutôt que de souffler sur la jolie bougie astucieusement déposée au milieu de la chantilly sur la crêpe... Oui messieurs-dames, en plus d'être grosse, je suis vieille!!! Si mon premier ne devrait plus durer longtemps, mon deuxième lui ne risque pas d'aller en s'arrangeant...
Mais je m'en fous, le plus beau reste à venir... Et il arrive à grands pas!
Et j'ai rien vu arriver!
Ca fait quoi d'avoir 23 ans? Bah, comme 22 mais avec un an de plus! Ca fait surtout que le coup de vieux à mon avis il viendra plutôt en fin de semaine hihihi.
Pour l'instant notre nain de jardin adoré n'a pas l'air décidé à me voler la vedette aujourd'hui, alors gageons qu'il attendra sagement son tour, comme tout le monde, jeudi prochain!
En attendant, faîtes péter le Champomy! Chuis motivée... Pour une bonne sieste!
Ben oui, pour fêter ça avec Doudou, on est quand même allés à la crêperie, c'était très sympa, bien sûr j'ai eu droit au refrain qui tue et qui vous donne envie de vous cacher sous la table plutôt que de souffler sur la jolie bougie astucieusement déposée au milieu de la chantilly sur la crêpe... Oui messieurs-dames, en plus d'être grosse, je suis vieille!!! Si mon premier ne devrait plus durer longtemps, mon deuxième lui ne risque pas d'aller en s'arrangeant...
Mais je m'en fous, le plus beau reste à venir... Et il arrive à grands pas!
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La grossesse-canapé c'est aussi du sport
3/29/2006
Le jour de gloire est arrivé
29 mars...
Le 21 novembre, jour où la gynéco m'a classée en Menace d'Accouchement Prématuré, elle m'a dit "Il faut tenir jusqu'au 29 mars." Je peux vous dire qu'à ce moment-là j'en menais pas large...
Et ça a été long, très long. Agité parfois. Angoissant toujours.
Ce matin, j'arrive dans son cabinet, fière comme une crotte (comme dirait mon frère, grand poète s'il en est). Elle m'accueille. Je lui dis, pas peu fière: "Vous m'aviez dit de tenir jusqu'au 29 mars, on est le 29 mars, je suis là." Emotion...
On papotte un peu, je raconte ces dernières semaines où notre angoisse s'est déplacée de la menace d'accouchement prématuré vers le petit poids de bébé. Je dis que je pense qu'il a bien grossi - enfin j'espère parce qu'à force de repos sur la gauche, je vais avoir des escars... - et que mon col s'ouvre.
Nous v'là parties pour l'échographie. Il est en pleine forme, toujours aussi beau, toujours aussi remuant! Et oui, il a bien grossi!!! A peu près 2kg700 ou 2kg800, ah bah c'est cool ma peau n'a pas craqué pour rien au moins!
Il est bien sûr toujours en siège, et bien calé même, genre pas près de se retourner! Je me demande de qui il tient cette obstination bornée...
Le col s'ouvre doucement (à 1), à mon stade rien d'anormal, mais quand même les choses se précisent...
Elle pensait prévoir la césarienne vers le 12 avril, mais elle est d'accord avec moi qu'il n'est pas sûr du tout que je tienne jusque là, donc elle préfère prévoir une date plus proche... Après vérification, la seule date disponible, c'est... Le 6 avril!!!
Je prends donc le rendez-vous avec la secrétaire, et pendant qu'elle fait les papiers je dis, hébétée: "Mais... Le 6 avril... C'est jeudi prochain??!!!" Elle me regarde, sourcil levé "Oui, et alors?" Et moi "Euh non rien, c'est bientôt c'est tout..."
Je suis sortie avec des étoiles plein les yeux et le coeur...
Jeudi prochain...
Le 21 novembre, jour où la gynéco m'a classée en Menace d'Accouchement Prématuré, elle m'a dit "Il faut tenir jusqu'au 29 mars." Je peux vous dire qu'à ce moment-là j'en menais pas large...
Et ça a été long, très long. Agité parfois. Angoissant toujours.
Ce matin, j'arrive dans son cabinet, fière comme une crotte (comme dirait mon frère, grand poète s'il en est). Elle m'accueille. Je lui dis, pas peu fière: "Vous m'aviez dit de tenir jusqu'au 29 mars, on est le 29 mars, je suis là." Emotion...
On papotte un peu, je raconte ces dernières semaines où notre angoisse s'est déplacée de la menace d'accouchement prématuré vers le petit poids de bébé. Je dis que je pense qu'il a bien grossi - enfin j'espère parce qu'à force de repos sur la gauche, je vais avoir des escars... - et que mon col s'ouvre.
Nous v'là parties pour l'échographie. Il est en pleine forme, toujours aussi beau, toujours aussi remuant! Et oui, il a bien grossi!!! A peu près 2kg700 ou 2kg800, ah bah c'est cool ma peau n'a pas craqué pour rien au moins!
Il est bien sûr toujours en siège, et bien calé même, genre pas près de se retourner! Je me demande de qui il tient cette obstination bornée...
Le col s'ouvre doucement (à 1), à mon stade rien d'anormal, mais quand même les choses se précisent...
Elle pensait prévoir la césarienne vers le 12 avril, mais elle est d'accord avec moi qu'il n'est pas sûr du tout que je tienne jusque là, donc elle préfère prévoir une date plus proche... Après vérification, la seule date disponible, c'est... Le 6 avril!!!
Je prends donc le rendez-vous avec la secrétaire, et pendant qu'elle fait les papiers je dis, hébétée: "Mais... Le 6 avril... C'est jeudi prochain??!!!" Elle me regarde, sourcil levé "Oui, et alors?" Et moi "Euh non rien, c'est bientôt c'est tout..."
Je suis sortie avec des étoiles plein les yeux et le coeur...
Jeudi prochain...
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La grossesse-canapé c'est aussi du sport
3/23/2006
Lorsque l'enfant paraît (réflexion philosophique...)
Lorsque l'enfant paraît... Oui mais quand?
Quand l'enfant paraît-il?
Lors de la conception? Ben, on s'en rend compte moyen à ce moment-là.
Lors de l'apparition de "LA barre" sur le test de grossesse? Perso, j'ai jamais vu cette barre... Merci les tests de grossesse fiables à 99%!
Lors de la première échographie? Mouais... C'est surtout l'apparition du haricot blanc sur fond noir... Méga concret, quoi.
Lorsqu'on commence à le sentir bouger? Ah ça, ça bouge, mais quant à réaliser que c'est LUI, notre enfant, le Schtroumpf qui boxe, y a du chemin.
Lorsque l'on achète tout pour l'arrivée du Schtroumpf en question, et qu'on prépare sa valise pour la maternité? Euh... Joker... (mais je vais m'y mettre, hein, promis.)
Je crois qu'à 8 mois on peut dire que l'accouchement est imminent. J'ai pas trop l'impression qu'il y ait quoi que ce soit qui "immine" ces derniers temps... Le pire c'est que j'y pense beaucoup, je lui parle, il réagit, je sens sa p'tite tête (toujours dans mes côtes, pour l'autorité parentale je repasserai) et je n'imagine plus vraiment mon corps sans cette "présence" dans mon ventre... Pour l'instant il est tout à moi. Je crois que j'aurai du mal à le "prêter" même le temps d'un câlin ou d'un baiser... En même temps j'ai hâte qu'il arrive, de le rencontrer enfin, de savoir enfin qui nous aimons déjà tant avant même de le connaître, que son Papa puisse prendre soin de lui et lui aussi continuer à le construire, que toutes nos inquiétudes soient apaisées et que notre nouvelle vie commence.
Contradictoire, hein? Mettons ça sur le dos des hormones. Hin hin.
Quand l'enfant paraît-il?
Lors de la conception? Ben, on s'en rend compte moyen à ce moment-là.
Lors de l'apparition de "LA barre" sur le test de grossesse? Perso, j'ai jamais vu cette barre... Merci les tests de grossesse fiables à 99%!
Lors de la première échographie? Mouais... C'est surtout l'apparition du haricot blanc sur fond noir... Méga concret, quoi.
Lorsqu'on commence à le sentir bouger? Ah ça, ça bouge, mais quant à réaliser que c'est LUI, notre enfant, le Schtroumpf qui boxe, y a du chemin.
Lorsque l'on achète tout pour l'arrivée du Schtroumpf en question, et qu'on prépare sa valise pour la maternité? Euh... Joker... (mais je vais m'y mettre, hein, promis.)
Je crois qu'à 8 mois on peut dire que l'accouchement est imminent. J'ai pas trop l'impression qu'il y ait quoi que ce soit qui "immine" ces derniers temps... Le pire c'est que j'y pense beaucoup, je lui parle, il réagit, je sens sa p'tite tête (toujours dans mes côtes, pour l'autorité parentale je repasserai) et je n'imagine plus vraiment mon corps sans cette "présence" dans mon ventre... Pour l'instant il est tout à moi. Je crois que j'aurai du mal à le "prêter" même le temps d'un câlin ou d'un baiser... En même temps j'ai hâte qu'il arrive, de le rencontrer enfin, de savoir enfin qui nous aimons déjà tant avant même de le connaître, que son Papa puisse prendre soin de lui et lui aussi continuer à le construire, que toutes nos inquiétudes soient apaisées et que notre nouvelle vie commence.
Contradictoire, hein? Mettons ça sur le dos des hormones. Hin hin.
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3/20/2006
Le Bébête Show
Une femme enceinte est un zoo à elle toute seule...
On a:
un corps d'éléphant/baleine
la souplesse d'un hippopotame
une cervelle de moineau
une mémoire de poisson rouge
un QI de poule
la lenteur d'un escargot
la peau d'un zèbre
une culotte de cheval
un caractère de chien
l'énergie d'un paresseux, etc, etc...
Avec tout ça, on finit par s'inquiéter de voir ce qui va sortir!!!
Mon Chéri me dit que je suis magnifique... Aveuglement amoureux ou diplomatie?
Je préfère penser qu'il le pense, hihihi...
On a:
un corps d'éléphant/baleine
la souplesse d'un hippopotame
une cervelle de moineau
une mémoire de poisson rouge
un QI de poule
la lenteur d'un escargot
la peau d'un zèbre
une culotte de cheval
un caractère de chien
l'énergie d'un paresseux, etc, etc...
Avec tout ça, on finit par s'inquiéter de voir ce qui va sortir!!!
Mon Chéri me dit que je suis magnifique... Aveuglement amoureux ou diplomatie?
Je préfère penser qu'il le pense, hihihi...
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3/18/2006
Ce que femme (enceinte) veut...
Hier, forte de quelques jours sans trop de contractions, je dis à Chéri: "Oh dis, allons au restaurant ce soir pour fêter ça!"...
Mal m'en a pris... Enfin, non, nous avons passé un excellent moment au restaurant, ça c'est sûr. Une fois installée dans ma chaise (après la fameuse danse-de-l'éléphant-qui-n'arrive-pas-à-rentrer-dans-sa-place) sous le regard compatissant de toute la gent féminine du restaurant, je me suis bêtement mise à égréner les clichés...
J'ai fait ma chieuse... Eh oui! A l'apéritif, allez savoir pourquoi, il me prend l'envie d'un diabolo fraise - moi qui n'en bois jamais. On commande... Je demande: "Euh ça vous paraîtrait bizarre si je vous demandais une méga-salade au chèvre chaud et une assiette de frites?". Si ça lui a paru bizarre, elle n'en a rien laissé paraître! Attentionnée, elle propose d'apporter le tout en même temps que l'entrée de Monsieur, ça c'est gentil alors, j'ai faim moi.
Un peu plus tard, je demande... Du ketchup (ben oui, des frites - moi qui n'en mange jamais - sans ketchup, ça s'est jamais vu). Puis, de la vinaigrette pour ma salade (ben oui, sinon c'est fade). Avec tout ça, j'avais fini mon diabolo fraise, alors j'avais soif. Je dis discrètement à Chéri "Tu peux lui demander un soda pour moi steuplé?". Chéri, compréhensif, demande pour moi afin que je ne passe pas pour une mégère totale. Il propose même de redemander ma vinaigrette à cette adorable serveuse qui l'avait oubliée. Je dis que non, quand même, j'aimerais bien revenir dans ce restaurant, un jour!
Avec tout ça, Chéri, lui, a eu le temps de manger entrée et plat et moi j'ai toujours pas fini ma salade-frites. En même temps, c'est le moment que le têtard a choisi pour valser entre mon estomac, mes côtes et ma vessie, alors, forcément, ça n'aide pas...
A un moment, je me dis: "Ouf, j'en peux plus" et je regarde mon assiette, dans laquelle il restait encore pas mal de salade. Et là, LA REVELATION.
J'ai eu les yeux plus gros que le ventre.
Et venant d'une femme, comment dire, "dans mon état" (encore une expression délicieuse), c'est pas peu dire il me semble...
Mal m'en a pris... Enfin, non, nous avons passé un excellent moment au restaurant, ça c'est sûr. Une fois installée dans ma chaise (après la fameuse danse-de-l'éléphant-qui-n'arrive-pas-à-rentrer-dans-sa-place) sous le regard compatissant de toute la gent féminine du restaurant, je me suis bêtement mise à égréner les clichés...
J'ai fait ma chieuse... Eh oui! A l'apéritif, allez savoir pourquoi, il me prend l'envie d'un diabolo fraise - moi qui n'en bois jamais. On commande... Je demande: "Euh ça vous paraîtrait bizarre si je vous demandais une méga-salade au chèvre chaud et une assiette de frites?". Si ça lui a paru bizarre, elle n'en a rien laissé paraître! Attentionnée, elle propose d'apporter le tout en même temps que l'entrée de Monsieur, ça c'est gentil alors, j'ai faim moi.
Un peu plus tard, je demande... Du ketchup (ben oui, des frites - moi qui n'en mange jamais - sans ketchup, ça s'est jamais vu). Puis, de la vinaigrette pour ma salade (ben oui, sinon c'est fade). Avec tout ça, j'avais fini mon diabolo fraise, alors j'avais soif. Je dis discrètement à Chéri "Tu peux lui demander un soda pour moi steuplé?". Chéri, compréhensif, demande pour moi afin que je ne passe pas pour une mégère totale. Il propose même de redemander ma vinaigrette à cette adorable serveuse qui l'avait oubliée. Je dis que non, quand même, j'aimerais bien revenir dans ce restaurant, un jour!
Avec tout ça, Chéri, lui, a eu le temps de manger entrée et plat et moi j'ai toujours pas fini ma salade-frites. En même temps, c'est le moment que le têtard a choisi pour valser entre mon estomac, mes côtes et ma vessie, alors, forcément, ça n'aide pas...
A un moment, je me dis: "Ouf, j'en peux plus" et je regarde mon assiette, dans laquelle il restait encore pas mal de salade. Et là, LA REVELATION.
J'ai eu les yeux plus gros que le ventre.
Et venant d'une femme, comment dire, "dans mon état" (encore une expression délicieuse), c'est pas peu dire il me semble...
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3/15/2006
Quand faut y aller, faut y aller
Alors mon rendez-vous de ce matin... Si, si, rappelez-vous, on devait refaire une échographie de contrôle de la croissance à 35SA.
Comme d'hab' la gygy m'a prise avec quasiment une heure de retard (c'est pas comme si j'avais eu trop de mal à me lever) mais c'est pas grave, ça reste ma meilleure copine.
Bon, 35 semaines, elle est très contente!
- A votre avis, il s'est retourné?
- Mmm je suis prête à parier que non...
Allez hop, à poil.
Echo...
Effectivement, il est toujours bien en siège complet. Elle passe une plombe à tout mesurer plusieurs fois et nous on angoisse... Je dis que je pense qu'il a grossi parce que quand même j'ai sacrément pris du bidon.
Elle me dit: "Chuis pas de votre avis, il a pas beaucoup grossi..."
BING
Elle remesure tout... Le cordon fonctionne bien, le cerveau est bien irrigué, il a tout ce qu'il faut où il faut, décidément. Diamètre crânien normal, longueur du fémur normale, mais abdomen petit... Bref, il a une très bonne taille mais il est un peu maigrichon l'asticot...
D'après la gygy, rien de pathologique, il est dans le 10ème precentile, il y a juste peu de chances qu'il dépasse 3kg à la naissance. On va quand même contrôler régulièrement.
Le col ne bouge pas même si les fesses (celles du bébé, hein) commencent à bien appuyer dessus, ouf.
Bon, parlons accouchement... Ben... Y a assez peu de chances qu'il se retourne... Enfin c'est possible, mais il a pas énormément de place et je n'ai pas énormément de liquide donc, il y a de fortes chances qu'il reste en siège complet. Sale gosse. Nous aura vraiment tout fait, le morveux... Il a de la chance qu'on l'aime.
Bon, alors on fait quoi?
Dans 2 semaines on refait un contrôle, si il est toujours en siège - et il a l'air bien parti pour, Monsieur je-fais-le-malin - on fera une pelvimétrie mais... Apparemment on ne tente jamais un accouchement par voie basse quand c'est un siège si c'est un premier bébé... Donc si dans 2 semaines il nous montre toujours ses fesses, on programme la césarienne pour 2 semaines plus tard.
Bref, un peu mitigés en sortant...
Mais bon, tout va bien, il est en forme, c'est juste une crevette.
Et puis, si césarienne il faut, césarienne il y aura...
Comme d'hab' la gygy m'a prise avec quasiment une heure de retard (c'est pas comme si j'avais eu trop de mal à me lever) mais c'est pas grave, ça reste ma meilleure copine.
Bon, 35 semaines, elle est très contente!
- A votre avis, il s'est retourné?
- Mmm je suis prête à parier que non...
Allez hop, à poil.
Echo...
Effectivement, il est toujours bien en siège complet. Elle passe une plombe à tout mesurer plusieurs fois et nous on angoisse... Je dis que je pense qu'il a grossi parce que quand même j'ai sacrément pris du bidon.
Elle me dit: "Chuis pas de votre avis, il a pas beaucoup grossi..."
BING
Elle remesure tout... Le cordon fonctionne bien, le cerveau est bien irrigué, il a tout ce qu'il faut où il faut, décidément. Diamètre crânien normal, longueur du fémur normale, mais abdomen petit... Bref, il a une très bonne taille mais il est un peu maigrichon l'asticot...
D'après la gygy, rien de pathologique, il est dans le 10ème precentile, il y a juste peu de chances qu'il dépasse 3kg à la naissance. On va quand même contrôler régulièrement.
Le col ne bouge pas même si les fesses (celles du bébé, hein) commencent à bien appuyer dessus, ouf.
Bon, parlons accouchement... Ben... Y a assez peu de chances qu'il se retourne... Enfin c'est possible, mais il a pas énormément de place et je n'ai pas énormément de liquide donc, il y a de fortes chances qu'il reste en siège complet. Sale gosse. Nous aura vraiment tout fait, le morveux... Il a de la chance qu'on l'aime.
Bon, alors on fait quoi?
Dans 2 semaines on refait un contrôle, si il est toujours en siège - et il a l'air bien parti pour, Monsieur je-fais-le-malin - on fera une pelvimétrie mais... Apparemment on ne tente jamais un accouchement par voie basse quand c'est un siège si c'est un premier bébé... Donc si dans 2 semaines il nous montre toujours ses fesses, on programme la césarienne pour 2 semaines plus tard.
Bref, un peu mitigés en sortant...
Mais bon, tout va bien, il est en forme, c'est juste une crevette.
Et puis, si césarienne il faut, césarienne il y aura...
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La grossesse-canapé c'est aussi du sport
3/10/2006
Le parcours du combattant
La grossesse à risques, c'est un genre de Fort Boyard sur canapé... Enfin, sans le Père Fourras et Passe-Partout (quoique... mais ne soyons pas médisants). Et sans les mygales (beurk).
Déjà, à la base, la grossesse, c'est un bel éventail de défis logistiques permanents dans la vie de tous les jours. Tout prend une ampleur (sans jeu de mots) insoupçonnée dès qu'il faut contourner Le Bidou. Dans le désordre...
- lacer ses chaussures (ne suis pas concernée)
- faire la vaisselle/cuisine (idem)
- se plier pour atteindre la télécommande qui est toujours là, à une bête portée de main sur la table basse, à vous appeler d'un air narquois (si, si)
- ramasser un objet quelconque (on a déjà parlé de la gravité)
- trouver une position pour dormir
- manger avec un marsupilami qui vous saute entre l'estomac et la vessie
...
(liste non exhaustive)
Mais quand, en plus, vous êtes parasitée par des contractions, certes non douloureuses mais bel et bien présentes (genre mettez-vous un bloc de ciment dans l'estomac et dites-moi si ça fait du bien) (ah oui, qui pédale, le bloc de ciment, s'il vous plaît), et que vous devez tout gérer le plus possible depuis le canapé, c'est du sport aussi! (hin hin)
Tout d'abord, il faut préparer le poste de contrôle. Autrement dit, avoir à portée de main téléphone(s), télécommande(s), de quoi écrire, une bouteille d'eau, un bouquin, bref, avoir le plus possible à côté de vous ce dont vous pourriez avoir besoin dans la journée. Organisation qui nécessite plusieurs séances d'essais ratés (oui, j'ai bien dû me faire avoir pour me rendre compte qu'il faut toujours avoir de quoi écrire pas loin). Mais bon, ça y est, vous maîtrisez.
Ayé, vous êtes installé? Ah oui mais vous avez oublié vos sacro-saints médicaments! On se lève! (contraction).
Ne pouvant aller faire de shopping, je bénis la VPC par internet! Oui mais voilà, j'ai oublié de prévoir ma CB... Je vais la chercher (contraction), ce qui, question effort et fatigue, équivaut bien à mon niveau à un après-midi de shopping effréné (frustration).
Là, à l'instant, je téléphone à mon assurance pour une bête question. Je n'ai pas LE papier qu'il faut... Je me lève (contraction) et je me réinstalle.
Prévoir une pause pipi toutes les demi-heures environ (+ contraction).
Dans ce genre de cas, prendre une douche est un vrai gymkhana, et monter un escalier prend des allures de marathon...
Ah, on sonne à la porte. Je me lève...
Déjà, à la base, la grossesse, c'est un bel éventail de défis logistiques permanents dans la vie de tous les jours. Tout prend une ampleur (sans jeu de mots) insoupçonnée dès qu'il faut contourner Le Bidou. Dans le désordre...
- lacer ses chaussures (ne suis pas concernée)
- faire la vaisselle/cuisine (idem)
- se plier pour atteindre la télécommande qui est toujours là, à une bête portée de main sur la table basse, à vous appeler d'un air narquois (si, si)
- ramasser un objet quelconque (on a déjà parlé de la gravité)
- trouver une position pour dormir
- manger avec un marsupilami qui vous saute entre l'estomac et la vessie
...
(liste non exhaustive)
Mais quand, en plus, vous êtes parasitée par des contractions, certes non douloureuses mais bel et bien présentes (genre mettez-vous un bloc de ciment dans l'estomac et dites-moi si ça fait du bien) (ah oui, qui pédale, le bloc de ciment, s'il vous plaît), et que vous devez tout gérer le plus possible depuis le canapé, c'est du sport aussi! (hin hin)
Tout d'abord, il faut préparer le poste de contrôle. Autrement dit, avoir à portée de main téléphone(s), télécommande(s), de quoi écrire, une bouteille d'eau, un bouquin, bref, avoir le plus possible à côté de vous ce dont vous pourriez avoir besoin dans la journée. Organisation qui nécessite plusieurs séances d'essais ratés (oui, j'ai bien dû me faire avoir pour me rendre compte qu'il faut toujours avoir de quoi écrire pas loin). Mais bon, ça y est, vous maîtrisez.
Ayé, vous êtes installé? Ah oui mais vous avez oublié vos sacro-saints médicaments! On se lève! (contraction).
Ne pouvant aller faire de shopping, je bénis la VPC par internet! Oui mais voilà, j'ai oublié de prévoir ma CB... Je vais la chercher (contraction), ce qui, question effort et fatigue, équivaut bien à mon niveau à un après-midi de shopping effréné (frustration).
Là, à l'instant, je téléphone à mon assurance pour une bête question. Je n'ai pas LE papier qu'il faut... Je me lève (contraction) et je me réinstalle.
Prévoir une pause pipi toutes les demi-heures environ (+ contraction).
Dans ce genre de cas, prendre une douche est un vrai gymkhana, et monter un escalier prend des allures de marathon...
Ah, on sonne à la porte. Je me lève...
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La grossesse-canapé c'est aussi du sport
3/07/2006
Le compte à rebours a commencé
Ayé...
La sage-femme qui s'occupait de mon suivi m'ayant signifié son désintérêt quant à mon pauvre cas, une autre est venue aujourd'hui pour me faire un monito et, Ô grandeur, me donner mon premier cours de préparation à l'accouchement.
On fait connaissance, je lui présente mon ventre, elle me présente son monitoring, on s'entend bien donc ça va.
Après, les choses sérieuses commencent. On parle contractions, dilatation, respiration, péridurale et moultes amusements qui m'attendent d'ici... Wahoo, 3 semaines si ça tombe!
J'ai le droit de poser toutes mes questions, même les plus stupides - je vois votre sourire narquois - ou les plus compliquées... Elle dédramatise, rend les choses très vivantes et je suis décidément de plus en plus sereine, eh oui, malgré tout!
Même Chéri a bien aimé, on commence à parler de son rôle le jour J. Si, si, une fois réanimé, il a l'intention de participer!
Bref, elle a pris son temps, on a parlé de beaucoup de choses et oulàlà ça me fait réaliser que ça approche...
J'ai renoncé à mon projet de montrer à tout le monde combien je suis têtue en refusant de faire ma valise, elle m'a gentiment dit que ça serait bien d'y penser... Quant à ma grande capacité à faire la tête de mule, vous devrez me croire sur parole...
En attendant, je suis réconciliée avec la vie! Pour ce soir... :D
La sage-femme qui s'occupait de mon suivi m'ayant signifié son désintérêt quant à mon pauvre cas, une autre est venue aujourd'hui pour me faire un monito et, Ô grandeur, me donner mon premier cours de préparation à l'accouchement.
On fait connaissance, je lui présente mon ventre, elle me présente son monitoring, on s'entend bien donc ça va.
Après, les choses sérieuses commencent. On parle contractions, dilatation, respiration, péridurale et moultes amusements qui m'attendent d'ici... Wahoo, 3 semaines si ça tombe!
J'ai le droit de poser toutes mes questions, même les plus stupides - je vois votre sourire narquois - ou les plus compliquées... Elle dédramatise, rend les choses très vivantes et je suis décidément de plus en plus sereine, eh oui, malgré tout!
Même Chéri a bien aimé, on commence à parler de son rôle le jour J. Si, si, une fois réanimé, il a l'intention de participer!
Bref, elle a pris son temps, on a parlé de beaucoup de choses et oulàlà ça me fait réaliser que ça approche...
J'ai renoncé à mon projet de montrer à tout le monde combien je suis têtue en refusant de faire ma valise, elle m'a gentiment dit que ça serait bien d'y penser... Quant à ma grande capacité à faire la tête de mule, vous devrez me croire sur parole...
En attendant, je suis réconciliée avec la vie! Pour ce soir... :D
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La grossesse-canapé c'est aussi du sport
3/05/2006
3/04/2006
Question de bagages...
"Fais ta valise!!!"
Phrase d'ordinaire suivie par une séparation, divorce ou autre joyeuseté du genre... En l'occurence, là, non!
Leitmotiv récent de mon entourage proche, cette histoire de valise me sort un peu par les trous de nez!
Eh non, le ptit enquiquineur n'arrivera pas tout de suite!!! J'ai réussi à faire preuve d'autorité parentale jusqu'à maintenant, alors 4, que dis-je, 3 semaines de plus... Même pas peur!
Bon, tout d'abord... J'ai pas de valise... Suggestion de certaines - qui se reconnaîtront - en vrac: me pointer à la maternité avec un sac plastique, un sac poubelle ou encore un caddie (pratique, Chéri pourra me mettre dedans avec mes p'tites affaires...), bref, que de propositions éclairées! Merci, les copines!
Bon, admettons, j'ai un petit sac de voyage. C'est pas énorme mais ça devrait faire l'affaire.
Vient ensuite ze question qui tue... Euh... Je mets quoi dedans? Ah ça, des listes on en trouve... Mais c'est quand même pas comme faire une liste de courses. Selon les listes, les chiffres varient du simple au double, voire plus, concernant le nombre de bodies, pyjamas (Maman et Bébé), mouche-bébé, mots croisés (???), coussinets d'allaitement et autres objets de torture divers et variés... Y a des constantes quand même. Exemple? Des slips jetables (?????).
Bref, ça a l'air tellement drôle à préparer cette fameuse "valise"... Je crois que je vais m'y mettre... Dans 3 semaines hihihi.
Phrase d'ordinaire suivie par une séparation, divorce ou autre joyeuseté du genre... En l'occurence, là, non!
Leitmotiv récent de mon entourage proche, cette histoire de valise me sort un peu par les trous de nez!
Eh non, le ptit enquiquineur n'arrivera pas tout de suite!!! J'ai réussi à faire preuve d'autorité parentale jusqu'à maintenant, alors 4, que dis-je, 3 semaines de plus... Même pas peur!
Bon, tout d'abord... J'ai pas de valise... Suggestion de certaines - qui se reconnaîtront - en vrac: me pointer à la maternité avec un sac plastique, un sac poubelle ou encore un caddie (pratique, Chéri pourra me mettre dedans avec mes p'tites affaires...), bref, que de propositions éclairées! Merci, les copines!
Bon, admettons, j'ai un petit sac de voyage. C'est pas énorme mais ça devrait faire l'affaire.
Vient ensuite ze question qui tue... Euh... Je mets quoi dedans? Ah ça, des listes on en trouve... Mais c'est quand même pas comme faire une liste de courses. Selon les listes, les chiffres varient du simple au double, voire plus, concernant le nombre de bodies, pyjamas (Maman et Bébé), mouche-bébé, mots croisés (???), coussinets d'allaitement et autres objets de torture divers et variés... Y a des constantes quand même. Exemple? Des slips jetables (?????).
Bref, ça a l'air tellement drôle à préparer cette fameuse "valise"... Je crois que je vais m'y mettre... Dans 3 semaines hihihi.
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La grossesse-canapé c'est aussi du sport
2/28/2006
Et c'est pas tout!
Ben oui, tant qu'on était dehors, on en a profité!
Tout d'abord, après le RDV on a filé dans le restaurant de Ronald, notre ami à tous hihihi, restaurant que je fuis comme la peste à la base, mais là, il me fallait du rapide et calorique, alors ni une ni deux! Bref, 2 hamburgers, des frites et une patisserie outrageusement dégoulinante plus tard, on est partis pour le bain de foule.
Enfin, bain de foule moyen puisque un mardi après-midi c'est pas non plus la veille de Noël, mais bain de foule quand même, surtout du point de vue de quelqu'un qui n'a pas vu plus de 3 personnes à la fois depuis des semaines. Ben oui, puisqu'on était là, c'était l'occasion d'aller chercher quelques unes des choses qui nous manquent encore (c'est qu'il faut bien prévoir son arrivée, à l'Héritier) et ça fait un bien fou de faire tout ça! Le shopping sur internet c'est bien mais pas top. Alors j'étais bien frustrée de ne pas pouvoir faire tous ces achats! C'est fait, on a fait péter la CB hihihi. Après la grande surface, on est passés dans un magasin sympa puis chez Aubert, et là, on a frôlé la catastrophe! Ben oui, tout ça, ça en fait des émotions pour quelqu'un qu'est pas sorti de chez lui depuis des semaines!
C'est que du coup j'ai bien failli choir au beau milieu du rayon baignoires... Compatissantes, les vendeuses me proposent un siège. En fait, j'avoue que je préfèrerais qu'on m'indique les toilettes. D'habitude, on ne les prête pas mais elles font une exception pour moi (ouf).
Du coup je me dis ben faut bien acheter quelque chose! Oh, joie, je trouve un mobile pour mettre au dessus du lit, tout juste assorti à la chambre!!!
C'est pas tout ça mais ça fait beaucoup d'un coup, et j'arrive plus à mettre un pied devant l'autre..
Bref, nous sommes rentrés épuisés, le portefeuille vide et les bras chargés! Il peut se pointer le p'tit asticot, même pas peur!
Tout d'abord, après le RDV on a filé dans le restaurant de Ronald, notre ami à tous hihihi, restaurant que je fuis comme la peste à la base, mais là, il me fallait du rapide et calorique, alors ni une ni deux! Bref, 2 hamburgers, des frites et une patisserie outrageusement dégoulinante plus tard, on est partis pour le bain de foule.
Enfin, bain de foule moyen puisque un mardi après-midi c'est pas non plus la veille de Noël, mais bain de foule quand même, surtout du point de vue de quelqu'un qui n'a pas vu plus de 3 personnes à la fois depuis des semaines. Ben oui, puisqu'on était là, c'était l'occasion d'aller chercher quelques unes des choses qui nous manquent encore (c'est qu'il faut bien prévoir son arrivée, à l'Héritier) et ça fait un bien fou de faire tout ça! Le shopping sur internet c'est bien mais pas top. Alors j'étais bien frustrée de ne pas pouvoir faire tous ces achats! C'est fait, on a fait péter la CB hihihi. Après la grande surface, on est passés dans un magasin sympa puis chez Aubert, et là, on a frôlé la catastrophe! Ben oui, tout ça, ça en fait des émotions pour quelqu'un qu'est pas sorti de chez lui depuis des semaines!
C'est que du coup j'ai bien failli choir au beau milieu du rayon baignoires... Compatissantes, les vendeuses me proposent un siège. En fait, j'avoue que je préfèrerais qu'on m'indique les toilettes. D'habitude, on ne les prête pas mais elles font une exception pour moi (ouf).
Du coup je me dis ben faut bien acheter quelque chose! Oh, joie, je trouve un mobile pour mettre au dessus du lit, tout juste assorti à la chambre!!!
C'est pas tout ça mais ça fait beaucoup d'un coup, et j'arrive plus à mettre un pied devant l'autre..
Bref, nous sommes rentrés épuisés, le portefeuille vide et les bras chargés! Il peut se pointer le p'tit asticot, même pas peur!
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La grossesse-canapé c'est aussi du sport
Des nouvelles du front...
En direct live de mon bidon...
Nous voilà donc partis pour la maternité, où on nous a demandé de nous rendre à 12h00 au lieu de 13h40 comme c'était prévu. Heureusement, vu qu'on a été pris vers 13h15...
Enfin bref (façon de parler). La salle d'attente est pleine... Une vieille femme sort du cabinet de la sage-femme (le mystère reste entier...), une madame difforme qui vient d'accoucher se dandine comme un canard pour aller fumer une cigarette (ça vous arrive jamais de voir une femme comme ça et de vous demander comment quelqu'un a pu un jour lui faire un enfant???), on entend le chef de la clinique insulter ses collègues (faut dire qu'il atteint un niveau de décibels assez phénoménal), bref, on s'occupe.
C'est à nous? Chic chic chic!
Elle est contente de me voir, je lui dis qu'elle ne m'a pas manqué, on devise gaiement. Mes analyses sont bonnes. 33 semaines? On a fait du beau boulot! Mais faut pas se relâcher.
C'est l'heure de l'échographie, en fait dans le genre émouvant on a fait mieux, on voyait rien! Enfin, des détails. Son petit coeur qui bat la chamade, ses reins fonctionnent bien, il avait la vessie pleine et on aurait bien voulu le voir faire pipi (oui, apparemment ça doit être amusant) mais il est pudique le petit coquin, il fait pas ça devant tout le monde. Je me retiens de suggérer de lui tremper le petit doigt dans l'eau froide. Quand même, il est pas bien gros, elle l'estime à 1kg800, ce qui n'est pas mal mais qui est dans la moyenne inférieure. Comme il était plutôt dans le haut de la courbe avant, la gynéco souhaite refaire un contrôle de croissance dans 15 jours.
On passe sur la balance. +3kg faudrait voir à faire mieux. Vous mangez? Non, jamais! Bon, ça serait bien d'en prendre encore au moins 5, il faut manger plus et des choses qui font grossir... Mince alors mais les Kinder Surprises ça marche pas??? Si ça continue on va me forcer à manger pour vendre mon foie en boîte pour les fêtes!
Donc les nouvelles sont bonnes, mon col est toujours bien fermé, le p'tit loup a toujours la tête en haut, il est en pleine forme donc les parents sont contents!
On revient aux nouvelles dans 15 jours pour vérifier l'évolution et puis on va vite arriver à la dernière ligne droite... Ouf!
Allez, je file sonder le placard de la cuisine...
Nous voilà donc partis pour la maternité, où on nous a demandé de nous rendre à 12h00 au lieu de 13h40 comme c'était prévu. Heureusement, vu qu'on a été pris vers 13h15...
Enfin bref (façon de parler). La salle d'attente est pleine... Une vieille femme sort du cabinet de la sage-femme (le mystère reste entier...), une madame difforme qui vient d'accoucher se dandine comme un canard pour aller fumer une cigarette (ça vous arrive jamais de voir une femme comme ça et de vous demander comment quelqu'un a pu un jour lui faire un enfant???), on entend le chef de la clinique insulter ses collègues (faut dire qu'il atteint un niveau de décibels assez phénoménal), bref, on s'occupe.
C'est à nous? Chic chic chic!
Elle est contente de me voir, je lui dis qu'elle ne m'a pas manqué, on devise gaiement. Mes analyses sont bonnes. 33 semaines? On a fait du beau boulot! Mais faut pas se relâcher.
C'est l'heure de l'échographie, en fait dans le genre émouvant on a fait mieux, on voyait rien! Enfin, des détails. Son petit coeur qui bat la chamade, ses reins fonctionnent bien, il avait la vessie pleine et on aurait bien voulu le voir faire pipi (oui, apparemment ça doit être amusant) mais il est pudique le petit coquin, il fait pas ça devant tout le monde. Je me retiens de suggérer de lui tremper le petit doigt dans l'eau froide. Quand même, il est pas bien gros, elle l'estime à 1kg800, ce qui n'est pas mal mais qui est dans la moyenne inférieure. Comme il était plutôt dans le haut de la courbe avant, la gynéco souhaite refaire un contrôle de croissance dans 15 jours.
On passe sur la balance. +3kg faudrait voir à faire mieux. Vous mangez? Non, jamais! Bon, ça serait bien d'en prendre encore au moins 5, il faut manger plus et des choses qui font grossir... Mince alors mais les Kinder Surprises ça marche pas??? Si ça continue on va me forcer à manger pour vendre mon foie en boîte pour les fêtes!
Donc les nouvelles sont bonnes, mon col est toujours bien fermé, le p'tit loup a toujours la tête en haut, il est en pleine forme donc les parents sont contents!
On revient aux nouvelles dans 15 jours pour vérifier l'évolution et puis on va vite arriver à la dernière ligne droite... Ouf!
Allez, je file sonder le placard de la cuisine...
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La grossesse-canapé c'est aussi du sport
2/27/2006
Méchante...
Autre constat majeur de ces derniers jours (que d'éclairs de génie en ce moment décidément), la femme enceinte a un avis sur tout. Et elle a toujours raison. Surtout moi.
Mouhahaha.
Quitte à m'attirer les foudres de certaines (même pas peur) y a des trucs qui m'horripilent et je fais ici comme chez moi (ben oui), je vous les fais partager. Dans le top ten...
- "La grossesse n'est pas une maladie, on peut boire un verre de vin de temps en temps, fumer une cigarette par-ci par-là, manger des huîtres..."
Tout se paye ma chère...
- "Ras le bol de tous ces examens, c'est trop désagréable et en plus ça sert à rien"
Y en a même qui utilisent l'expression "viol du 21ème siècle" ou encore de "droit de cuissage" en parlant des examens gynécologiques - je l'invente pas, hein!
Généralement suivi de "Et nos grand-mères, elles l'ont bien fait avant nous, et elles avaient pas tout ça." Sans commentaire.
- "Non vraiment, y a aucune raison de passer sa journée dans un canapé, on est enceinte on a pas à s'arrêter de vivre." Ah bon? Merci pour moi. "Ah oui mais toi c'est pas pareil, je parlais des grossesses normales!" Euh j'attendrais un Alien sans le savoir?
Généralement suivi du commentaire admiratif "En tout cas bravo, moi je pourrais pas!" Parce que tu crois que c'est dans ma nature de larver devant la télé toute la journée?? Si tu devais, tu le ferais (et avec plaisir, en plus), c'est tout!
- Récemment... "Tu veux un arrêt de travail? Bah, dis à ton gynéco que tu as des contractions, tu vas voir ça marche à tous les coups!" Mais on est où, là?? Moi, grande gueule, peux pas m'empêcher de mettre mon grain de sel. Je réponds, mais sympa, hein - vous me connaissez! Et on me conspue! Enfin non mais presque. "C'est tout de même pas si grave!" Incrédibeul, le truc.
C'est moi qui exagère ou...?
- Les mythos... Marre de faire le flic! Je n'en écrirai pas plus mais beaucoup d'entre vous savent de quoi je parle ;)
Bref, la liste est longue. En fait, elle est si longue que s'impose la remise en question... C'est moi qui ai un problème? Serais-je en train de virer genre Laurence Boccolini ou je ne sais quelle peste aigrie et horripilante? Aïe...
Crise d'identité, maintenant...
Mouhahaha.
Quitte à m'attirer les foudres de certaines (même pas peur) y a des trucs qui m'horripilent et je fais ici comme chez moi (ben oui), je vous les fais partager. Dans le top ten...
- "La grossesse n'est pas une maladie, on peut boire un verre de vin de temps en temps, fumer une cigarette par-ci par-là, manger des huîtres..."
Tout se paye ma chère...
- "Ras le bol de tous ces examens, c'est trop désagréable et en plus ça sert à rien"
Y en a même qui utilisent l'expression "viol du 21ème siècle" ou encore de "droit de cuissage" en parlant des examens gynécologiques - je l'invente pas, hein!
Généralement suivi de "Et nos grand-mères, elles l'ont bien fait avant nous, et elles avaient pas tout ça." Sans commentaire.
- "Non vraiment, y a aucune raison de passer sa journée dans un canapé, on est enceinte on a pas à s'arrêter de vivre." Ah bon? Merci pour moi. "Ah oui mais toi c'est pas pareil, je parlais des grossesses normales!" Euh j'attendrais un Alien sans le savoir?
Généralement suivi du commentaire admiratif "En tout cas bravo, moi je pourrais pas!" Parce que tu crois que c'est dans ma nature de larver devant la télé toute la journée?? Si tu devais, tu le ferais (et avec plaisir, en plus), c'est tout!
- Récemment... "Tu veux un arrêt de travail? Bah, dis à ton gynéco que tu as des contractions, tu vas voir ça marche à tous les coups!" Mais on est où, là?? Moi, grande gueule, peux pas m'empêcher de mettre mon grain de sel. Je réponds, mais sympa, hein - vous me connaissez! Et on me conspue! Enfin non mais presque. "C'est tout de même pas si grave!" Incrédibeul, le truc.
C'est moi qui exagère ou...?
- Les mythos... Marre de faire le flic! Je n'en écrirai pas plus mais beaucoup d'entre vous savent de quoi je parle ;)
Bref, la liste est longue. En fait, elle est si longue que s'impose la remise en question... C'est moi qui ai un problème? Serais-je en train de virer genre Laurence Boccolini ou je ne sais quelle peste aigrie et horripilante? Aïe...
Crise d'identité, maintenant...
Mois-versaire
7 mois ce dimanche 26 février... et +4 kilos (enfin, c'est le soir, je triche, mais chut!)
Et ma boudaine... arfff
Et ma boudaine... arfff
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La grossesse-canapé c'est aussi du sport
2/24/2006
Maladroite!
Constat majeur ce matin: quand on est enceinte, on est inévitablement maladroite...
Non pas que je sois d'ordinaire d'une adresse phénoménale, mais là, c'est du lourd (si j'ose dire).
Ce matin, donc, essayant de sortir de la chambre sans trop brusquer Chéri, je me rends compte que traîner mes oreillers (ben oui je les descend avec moi dans le salon), ma bouteille d'eau, trouver mes fringues, prendre mes fringues, sortir, re-rentrer car oublié mes lunettes, ressortir, re-rentrer car trompée de pantalon (oui, la femme enceinte est tête en l'air, aussi), le tout sans lumière, ça en fait du boucan! Est-il utile de préciser les divers objets renversés sur mon passage?
Quand c'est pas le bidon qui gêne, on a deux mains gauches, deux pieds gauches ou que sais-je de gauche encore... Bref, on est ce qu'on est: un éléphant (étourdi) dans un magasin de porcelaine (celui qui a inventé cette expression mérite la mort dans d'affreuses souffrances...).
Ce qui m'amène à une conclusion effrayante: la gravité n'aime pas les femmes enceintes...
Non pas que je sois d'ordinaire d'une adresse phénoménale, mais là, c'est du lourd (si j'ose dire).
Ce matin, donc, essayant de sortir de la chambre sans trop brusquer Chéri, je me rends compte que traîner mes oreillers (ben oui je les descend avec moi dans le salon), ma bouteille d'eau, trouver mes fringues, prendre mes fringues, sortir, re-rentrer car oublié mes lunettes, ressortir, re-rentrer car trompée de pantalon (oui, la femme enceinte est tête en l'air, aussi), le tout sans lumière, ça en fait du boucan! Est-il utile de préciser les divers objets renversés sur mon passage?
Quand c'est pas le bidon qui gêne, on a deux mains gauches, deux pieds gauches ou que sais-je de gauche encore... Bref, on est ce qu'on est: un éléphant (étourdi) dans un magasin de porcelaine (celui qui a inventé cette expression mérite la mort dans d'affreuses souffrances...).
Ce qui m'amène à une conclusion effrayante: la gravité n'aime pas les femmes enceintes...
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La grossesse-canapé c'est aussi du sport
2/23/2006
Paroles, paroles, paroles...
Vous lui racontez quoi, vous, à votre petit bout?
Parler bébé? Non, beurk, pas envie d'en faire un débile...
Parler de science? Non, là c'est moi qui me sens débile...
C'est pas évident... En même temps on a tellement de choses à lui dire! Genre, chaque fois que j'ai une grosse contraction j'ai envie de lui dire: "Chuis désolée, p'tit père, j'espère que tu te sens pas trop à l'étroit!" mais en fait je me dis que comme je le ressens il doit le savoir... Quoi qu'il en soit, il se venge! Merci pour le coup de latte, mon chéri!
Pas facile d'avoir le réflexe de parler à son ventre. J'ai l'impression de parler toute seule... Il paraît que c'est le premier signe de la folie, et on en a brûlé pour moins que ça. En même temps, comme disait mon grand-père, si tu veux avoir une conversation avec quelqu'un d'intelligent...
On a vraiment conscience qu'il entend bien maintenant, son Papa lui parle (j'adore) et il réagit. Moi je parle, ou je chante, et BING*. C'est jouissif quand même, on interagit. Emotion. Enfin, émotion, ça dépend aussi de ce qui se raconte. Par exemple, quand chéri d'amour lui chante PACMAN (si, si, rappelez-vous "Rond comme un ballon, aussi jaune qu'un citron...") ou tout autre anomalie culturelle du même genre, on se demande...
* Se pose alors la question qui tue: c'est parce qu'il aime bien ou parce qu'il veut me faire taire???
Parler bébé? Non, beurk, pas envie d'en faire un débile...
Parler de science? Non, là c'est moi qui me sens débile...
C'est pas évident... En même temps on a tellement de choses à lui dire! Genre, chaque fois que j'ai une grosse contraction j'ai envie de lui dire: "Chuis désolée, p'tit père, j'espère que tu te sens pas trop à l'étroit!" mais en fait je me dis que comme je le ressens il doit le savoir... Quoi qu'il en soit, il se venge! Merci pour le coup de latte, mon chéri!
Pas facile d'avoir le réflexe de parler à son ventre. J'ai l'impression de parler toute seule... Il paraît que c'est le premier signe de la folie, et on en a brûlé pour moins que ça. En même temps, comme disait mon grand-père, si tu veux avoir une conversation avec quelqu'un d'intelligent...
On a vraiment conscience qu'il entend bien maintenant, son Papa lui parle (j'adore) et il réagit. Moi je parle, ou je chante, et BING*. C'est jouissif quand même, on interagit. Emotion. Enfin, émotion, ça dépend aussi de ce qui se raconte. Par exemple, quand chéri d'amour lui chante PACMAN (si, si, rappelez-vous "Rond comme un ballon, aussi jaune qu'un citron...") ou tout autre anomalie culturelle du même genre, on se demande...
* Se pose alors la question qui tue: c'est parce qu'il aime bien ou parce qu'il veut me faire taire???
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La grossesse-canapé c'est aussi du sport
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