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12/03/2012

Vous reprendrez bien un peu de guimauve?

Twilight, c'est niais. Or, j'ai moi aussi un côté niais qui ne demande qu'à s'exprimer. Donc, j'aime Twilight et j'en ai (presque) pas honte.

La base de l'histoire, c'est une fille somme toute ordinaire sans l'être, à qui il arrive un truc de ouf qui s'avère être son destin au final. Clic-clac, l'affaire est dans le sac.

Il y a une partie en chacune de nous autres, pauvres niaises (la partie qui aime La Boum et les Lolcats), qui rêve qu'il lui arrive des trucs chelous mais romantico-funky comme ça, comme quand tu regardes Dirty Dancing et que Johnny regarde Bébé et que ce regard veut dire "Viens danser avec moi même si et surtout parce que je suis ténébreux et dangereux et que nous ne devrions pas parce que je ne te mérite pas - et qu'en plus ça frise la pédophilie".
Bref, au début de Twilight, tu regardes Edward et tu t'attends presque à ce qu'il sorte : "On ne laisse pas Bella dans un coin."

Parce que Bella, en vrai, c'est la girl next door avec un petit côté Calamity Jane dévouée. C'est la meuf qui dit "Va devant, je vais te ralentir! En plus je préfère mourir pour toi que mourir tout court!", et qui rabâche pendant 4 livres qu'elle est tellement inintéressante qu'il faudra au moins 5 films pour explorer toute la complexité de l'histoire.

Je passe sur Papa Charlie parce qu'il est gentil (on l'aime bien au village) mais pour un policier, paye ton esprit de déduction.

Dans Twilight, tu peux voir plein de petits détails récurrents pour rassurer le lecteur/spectateur quant à la routine dont sont aussi victimes les êtres surnaturels, qui au fond sont des gens comme vous et moi. Enfin peut-être pas, en fait, mais un peu quand même. Ils se prennent des vannes au lycée (si c'était moi je crois que ce serait ça le purgatoire, le lycée all over again et le bac tous les 3-4 ans, paye ta vie de merde), se protègent des UV, surveillent leur ligne. Faut pas croire.
Par exemple, dans La Petite Maison Dans La Prairie, Charles Ingalls va toujours couper du bois (Papa Charlie aussi d'ailleurs, tiens tiens, coïncidence? I think not.), dans Twilight les Cullen vont toujours courir (ou rompre, ou discuter, ou faire le bon vieux coup de la boule à facettes) au fond des bois sombres et labyrinthiques où seuls s'aventurent quelques pumas (sans déc?) ou autres promeneurs téméraires. Ils ignorent visiblement que c'est pile-poil the place to be si tu veux décéder dans d'atroces souffrances quand tu vis dans les environs de Forks ("fourchettes", était-ce prédestiné au festin vampirique dont sont menacés tous les habitants?)...

Dans la catégorie "linéaire", je nomine également Kristen Stewart. Expressive comme une tarte au flan. J'aurais décidément bien plus aimé les films si les acteurs avaient été mieux choisis. Ça n'engage que moi. Oh oui, vous les fans de Taylor Lautner, jetez-moi vos shorts déchirés et hurlez à la lune, je ne fonds pour aucun des visages masculins de la saga...


Envers et contre tout cela, j'ai aimé les films. Bien moins que les livres, mais quand même. J'ai l'air de dénigrer, là, mais c'est parce qu'y a vraiment des trucs cousus de fil blanc qui m'ont beaucoup amusée tout au long des 5 films, mais surtout du dernier. Comme quand la fille du film d'horreur s'empresse de s'enfermer chez elle avec le tueur à la hache et de monter à l'étage où elle se trouvera forcément coincée sauf à vouloir faire le saut de l'ange depuis les combles.
Là, c'est Bella qui se mettra forcément devant n'importe qui (ou n'importe quoi) menaçant son tendre Doudou qui l'aime de tout son petit coeur de marbre, au péril de sa vie, d'ailleurs elle n'y tient pas tant que ça visiblement. Mais tu te doutes qu'au final tout sera bien qui finira bien.

Pour toujours et même un peu plus. Bande de petits veinards.

OK Doudou, je veux bien t'épouser. OK, je veux bien que tu me fasse ma fête alors que je suis un frêle roseau. OK je veux bien mourir un peu et devenir une créature flippante suceuse de sang, quitte à ne jamais revoir mon Papounet. Mais dis, il est hors de question que je porte une perruque comme le reste du clan!

5/05/2012

L'impitoyable loi de l'offre et de la demande.

J'avoue. Je kiffe la VPC. Je sais, c'est naze, mais c'est comme ça.

Laissez-moi donc partager avec vous le dialogue mailesque un peu surréaliste que j'ai eu avec les 3Souisses:


Bonjour, vous allez sans doute trouver ma question étrange mais je m'interroge très sincèrement.

Pendant quelques semaines, j'ai "louché" sur une paire de chaussures sur le site. Elles étaient à 35€ (à quelques centimes près), prix de base, pas en promo ni rien (j'ai vérifié).
Aujourd'hui, envisageant de les commander, voyant une offre proposant -20% sur les chaussures, je découvre qu'elles sont "soudain" à 79,90€ !

Et là, donc je m'interroge très vivement sur l'honnêteté de ces pratiques... Pouvez-vous m'éclairer?
D'avance merci de votre réponse, je ne demande rien de particulier en retour (je n'achèterai bien évidemment pas ces chaussures, en tout cas tant qu'elles seront à ce prix!), mais j'aimerais savoir que ma question sera entendue et considérée.

Cordialement,
Michelle (cliente fidèle).

Réponse des 3Souisses (faute d'orthographe incluse):

Bonjour Madame Michelle *********

Vous souhaitez des informations sur le prix des chaussures référence 5423541.
Actuellement cet article est proposé au prix de 79,90 euros. 
Les prix sur internet sont fluctuant et s'adaptent en fonction de l'offre et la demande.

Si vous le souhaitez vous pouvez reporter votre choix sur un des nombreux articles de notre collection. 

3 Souisses vous remercie de votre confiance.


Je continue de whatthefucker:

Bonjour et merci de votre "réponse".

Je suis tout à fait au courant des mouvements de prix sur le net, ayant personnellement travaillé dans le e-commerce.
Mais je continue à m'interroger:

Dois-je donc comprendre que tout article qui se vend bien sur les 3 Souisses est susceptible de doubler de prix?

Cordialement,
Michelle.

Et là le service client porte le coup final:


Bonjour Madame Michelle *********

Vous me faites part de vos remarques concernant notre société.
Nous sommes sensibles aux réactions de notre clientèle, notre objectif étant de répondre à vos attentes.
Vos suggestions sont utiles, elles nous permettront d'améliorer la qualité de nos services.


3 Souisses vous remercie de votre confiance. 
(Sans déc.)



De toute façon, j'ai déjà bien trop de chaussures. Mais quand même.






2/19/2012

Parce que je suis une femme qui en a.

Se faire déranger à presque 20 heures (heure critique comme chacun le sait) un samedi soir par une mal-aimable d'une quelconque société commerciale qui insiste pour ne parler qu'à "l'homme de la maison"...

Lui répondre que c'est vous et qu'elle vous casse les couilles.

Ça, c'est fait!

7/17/2011

Leçons de choses

En regardant le temps par la fenêtre, j'ai décidé de coller mes gnômes devant un film de saison: "Maman, j'ai raté l'avion!". Histoire de profiter de la météo pour diffuser l'esprit de Noël.
Ca m'a fait réaliser premièrement que quand tu as plus de 8 ans et que tu es passé du côté obscur de la force, ce film c'est pas une comédie c'est un film d'horreur! Non mais franchement. Oublier son gosse de 8 ans à 6000km de chez soi, et ne pas mourir de honte ou pourrir en prison, portnawak.

Ensuite, les héritiers étant complètement pétésdelol devant la douleur des méchants torturés par Macauley Culkin, on a fait une petite mise au point sur les gentils et les méchants en plus d'un petit récapitulatif de tout ce qu'on ne touche, n'approche, n'escalade, ne fait JAMAIS dans une maison.

Donc, les gens méchants sont malheureux (et non pas forcément l'inverse) et ne gagnent jamais à la fin des films (dans la vie c'est une autre paire de manches). Parce que les gens méchants existent en vrai. Oui Fi-fils Premier, les dinosaures aussi ont existé mais il y a très très longtemps. Non je ne les ai jamais connus.

Est-ce que les gens méchants disparaîtront un jour? Peut-être. Mais d'ici là, mon fils, les dinosaures auront sans doute réapparu.



10/21/2010

J'aime mes enfants, mais.

Ce qui est cool quand tu as des enfants, c'est que tu te rends compte de tout ce temps que tu as perdu dans ta vie à faire des trucs nuls. Genre, dormir. Flâner. Lire. Dormir. Oui je sais, je l'ai déjà dit.

Ce qui change la vie, quand tu as des enfants, c'est que tu réalises que ce que tu as longtemps considéré comme tout à fait normal était en fait le luxe le plus total. Genre, aller faire pipi tout(e) seul(e). Manger avec tes deux mains (si tu en as deux à la base, sinon, oups, mille excuses). Dire des gros mots. Ecouter NTM. Dormir.

Ce qui dépasse l'entendement quand tu as des enfants, c'est comment tu apprécies des trucs auxquels t'aurais même pas pensé avant. Genre, les abandonner pour aller faire les courses ou le ménage. Ca c'est forcément un truc qu'on a inventé pour que les gens kiffent d'aller au supermarché ou de sortir la serpillère: le concept, j'vous dis. Prendre une douche en plus de 15 secondes.

Un truc bien chouette aussi quand tu as des enfants, c'est comment on apprend tous à partager. Genre, les microbes. Les crottes de nez. Ma nappe bousifiée à coups de feutres soit-disant lavables à l'eau. Mon lit.

A côté de ça, ce qui est instructif avec les enfants, c'est toutes ces choses que tu apprends grâce à eux. Monter les Playmobils ou les surprises Kinder. Les chansons débiles des dessins animés. Réparer un jouet démantibulé avec un couteau de cuisine et du Babybel (j'ai toujours été fan de McGyver). Sortir une petite main d'un magnétoscope. Changer une couche sans respirer. Préparer un festin avec deux saucisses Knaki et un bout de gruyère.


Parfois, on te demande si tu es nostalgique de ta vie d'avant. Et tu sais quoi? Même pas.

6/27/2010

Retrouvailles

Il y a peu de temps, j'ai retrouvé une vieille copine. Ca m'a fait tout bizarre! Vous savez, on ressent un peu de nostalgie, et en même temps malgré toute la tendresse avec laquelle vous pensez à votre passé, vous ne voudriez pas retourner en arrière...

Enfin bref.

Ca faisait super longtemps que je ne l'avais pas vue! Elle a changé, et en même temps, c'est toujours la même... Elle a évolué parallèlement à moi.

Vous vous demandez où je l'ai retrouvée? Je vais vous le dire. Dans mon miroir.

C'est moi que j'avais perdue de vue, physiquement, intimement, c'est moi que j'avais laissée de côté, puis oubliée, n'y pensant de temps en temps que pour me demander qui était cette jeune femme, cette ado même, était-ce vraiment moi? Ce n'était ni tout à fait moi ni vraiment une autre, en fait.

En me faisant violence pour retrouver un semblant de forme humaine, j'ai retrouvé plus que ma ligne. J'ai retrouvé ce que Johnny appelle "l'envie d'avoir envie". J'ai mis de l'ordre dans mon corps en retrouvant un poids à peu près adéquat, j'ai mis de l'ordre dans mes placards en retrouvant mes vêtements d'avant-grossesses, j'ai mis de l'ordre dans ma maison en entamant un grand ménage par le vide (qui-qui veut des fringues bébé? des machins de puériculture? un épilateur jamais déballé?? Sans déc), j'ai mis de l'ordre dans mon quotidien en organisant mieux ma vie de tous les jours, et j'ai mis de l'ordre dans ma tête en réfléchissant à ce que je voulais pour aujourd'hui et pour l'avenir, pour moi et mes trois zhommes.


Et en retrouvant un peu de l'ancien moi, je découvre petit à petit celle que je suis en train de devenir...


Bon, à la relecture, c'est un poil pompeux et égocentrique... Mais en même temps, j'ai envie de dire que ça vaut le coup de se casser la binette et de faire des efforts pour penser à soi, parce que je ne voudrais pas remonter quelques mois en arrière et devoir à nouveau nager entre surpoids, fatigue, et anarchie domestique. Il n'y a pas de place pour le bonheur et la plénitude dans un tel marasme, et j'aime trop mes trois hommes pour leur imposer à nouveau cette grosse bonne femme revêche que j'étais en train de devenir.

Et au milieu de tout ça, l'envie d'écrire est revenue.
Et au milieu de tout ça, le temps d'écrire est revenu.


I'm back on track! Pour eux que j'aime plus que tout...


4/13/2010

Another day in paradise



La "cascade du shopping", c'est quand je décide d'aller faire les magasins, seule avec les gnômes, en dépit du bon sens. C'est très dangereux, mais je vais quand même le faire...

La journée commence bien. A peine levé, Fi-fils Premier va aux toilettes, et contre toute attente, sans aucune raison apparente, met les mains dedans jusqu'aux coudes. Fiston Deuxième du nom en profite pour faire une allergie de ouf à la nouvelle crème-pour-le-cucul. Tout le monde à la douche, manu militari. (Tout ça avant même le sacro-saint café du matin)
Ca ne me décourage pas. J'aurais dû reconnaître les signes pourtant...

Nous voilà partis. La galère classique. Toute maman qui s'est débattue avec deux gamins et une poussette sur un parking vous dira que, finalement, la laisse pour enfants, c'est pas une si mauvaise idée que ça...

Le shopping avec mes p'tits couillus, c'est comme les gags à tiroirs...

Ca commence au magasin de vêtements pour enfants. Alors que je paye un article, j'entends une jeune femme reprendre Noah. Je lève le sourcil ("Qu'est-ce qu'elle lui veut, cette morue?") et me rends compte qu'il est en train de copieusement houspiller la fillette de la dame en question pour quelque raison obscure... Ramasse ta dignité, me dis-je. Nous sortons, tête basse...

Ca continue bien comme il faut au moment du goûter. Alors que je me demande comment pousser la poussette, prendre le plateau, tenir mon grand et payer la commande (tout ça avec un bras moyennement vaillant), Noah me dit "Maman, tu peux vérifier mon slip?" (sa réplique préférée quand il a eu un "accident"...) et je me retourne avec horreur pour voir s'il a fait ce que je pense qu'il a fait parce qu'il le fait toujours quand il dit ça... Et la réponse est oui. Il a bien baissé son froc et tout le reste, devant une foule éberluée. Ramasse ton amour propre, me dis-je.

C'est toujours pas fini quand je me rends compte à la fin dudit goûter, que l'odeur qui émane de Bébé-Chéri est vachement incommodante, tout à coup. L'odeur qui vous dit d'instinct que la couche n'a certainement pas suffi... Votre instinct a raison.
Comme votre instinct (cet enfoiré) ne vous avait pas soufflé de prendre une tenue de rechange, vous retournez, la tête encore plus basse, au magasin de vêtements pour enfants, en essayant de ventiler Bébé le plus possible (en vain).

Vous vous précipitez avec tout votre barda (et votre copine très enceinte et très compatissante) aux toilettes en appréhendant l'ampleur des dégâts. Vous aviez raison d'appréhender. Body et pantalon à la poubelle. Bébé tape des pieds comme un dératé. Chaussettes à la poubelle. Bébé met les mains dedans... Vous hésitez... Bon, OK, ça je lui laisse.

D'autres personnes attendent les toilettes. Comme vous êtes bienveillante (et que vous avez besoin qu'on vous foute la paix!), vous les prévenez que ça risque de prendre du temps.

Ayé. Bébé est plus ou moins propre, et rhabillé. Pieds nus dans ses baskets, mais tant pis. Au moins a-t-il toujours ses mains. Non mais de quoi il se plaint?

Retour au parking pour un court trajet jusqu'à un magasin voisin. Le vent souffle. "Maman, t'as une moustache, tu sais!"
"Même pas vrai! C'est mes cheveux, espèce de mufle!"

Se demandant ce qu'il pouvait ajouter comme cerise à ce gâteau de honte intersidérale qu'il m'a cuisiné toute la journée, Noah décide... De détacher le siège auto de son frère. Et là, alors que vous vous demandez par quel bout l'attraper, vous vous dîtes que vous avez vraiment une vie de rêve. Et que le dîner de ce soir, seule avec les deux, au resto, risque de vous apporter encore un lot d'inattendu... Les serveurs, qui vous connaissent bien, en frissonnent déjà...


1/07/2010

A vot' bon coeur!

Vends cause double emploi (comment ça, c'est illégal? Bon, OK). Donne. Contre bons soins (quand même):


- Un bambin tchatcheur et malin comme un singe, sachant dire "Je veux" et "Je veux pas" comme personne, très doué pour réclamer un bisou ou de la grenadine (voire les deux) à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Enjôleur, il ne connaît que très peu de gros mots mais les sort toujours au moment opportun, il met un point d'honneur à ne jamais couper la parole (attend poliment que la foule se soit tue avant de claironner, avec toute la discrétion qui le caractérise, qu'il a expressément une cabane en rondins à construire aux toilettes). Est également très divertissant en société, avec sens fort aigu de l'à-propos (la direction décline toute responsabilité quant au fait qu'il soit en pleine période pipi-caca-prout), et vous suivra, que vous le vouliez ou non, partout et même ailleurs, grâce à un ingénieux et efficace système d'attache à votre jambe, breveté "sans clou, ni vis". Ni repris ni échangé.


- Un bébé bavard, baveur et babillant, plein de ressources (n'ai que très peu de dents mais sait très bien manger votre steak), câlin (vous prend pour un doudou) et incroyablement rapide (surtout lorsqu'il s'agit de suivre l'article numéro 1 dans ses bêtises). Vous attirera à coup sûr les miaulements attendris de tout le 3ème âge, et l'amitié sans faille de vos voisins (si tant est qu'ils sont sourds. Sinon, ils le deviendront... Question de temps). Saura vous ménager des moments de calme (fait fuir vos amis), vous aidera à stimuler votre créativité et votre mémoire visuelle ("Comment il fait ça? Comment est-il arrivé là?? Mais, mes clés étaient pourtant bien là y a pas deux secondes??!!") ainsi qu'à entretenir votre forme physique (vous empêchera de manger et vous obligera à lui courir après). Garantie tout juste expirée.


Possibilité de lot:



Me contacter.

6/23/2009

Quand Super Nanny fait des émules...

Et ben ça donne des envies de meurtres!

J'aime déjà pas ça de la part de la télé, mais alors quand n'importe qui (et j'insiste de façon méprisante sur le n'importe qui!) entreprend de me donner une leçon d'éducation, ça me sort par les trous de nez!

J'vous raconte.
On est en vacances, je me promène avec Noah qui a besoin de petites chaussures. J'en trouve, les lui essaye sous la coupe d'une vendeuse ni agréable ni franchement désagréable. Une deuxième vendeuse surgit, manifestement en pleine coloration de cheveux (si si, avec la serviette autour du cou tenue par une pince à linge, véridique.), me marche sur le pied et s'interpose entre Noah et moi pour accéder à un article derrière nous. Puis s'en va.
J'ai un mouvement de recul mais je me contrôle (admirez) et ne dis rien.

Je vais payer lesdites chaussures (preuve de bonne volonté s'il en est, n'est-ce pas?) et il se trouve que c'est le dragon qui encaisse. Pas grave, je vais payer quand même (on se refait pas) et pis c'est tout.

Je range ma carte dans mon portefeuille quand Noah me demande "Maman, je veux mes Crocs!"

Regard consterné, puis furibard de la mégère: "Un enfant, ça ne dit pas Je veux!"

Mon sang se fige. Me taire? Ne pas me taire?... Je ne peux pas laisser dire! Accroche-toi espèce de mal bai*ée, j'ai un sac plein de mauvaise foi et je n'hésiterai pas à m'en servir!

"Mon enfant peut dire Je veux ou Je veux pas, l'important est qu'il comprenne qu'il n'a pas toujours ce qu'il veut!"

"Non, un enfant qui dit Je veux, c'est choquant!"

"En ce qui me concerne un enfant qui n'a pas droit de parole ne sera respecté ni ne respectera jamais ses parents! Qui plus est si vous êtes si à cheval sur la politesse vous devriez savoir qu'il y a des choses qui ne se font pas, et balancer une minable leçon d'éducation à un parent que vous ne connaissez ni d'Eve ni d'Adam en est une! Mon fils vous dira toujours Bonjour, Au Revoir, S'il vous plaît et Merci, et je ne suis pas venue ici pour vous entendre essayer de m'apprendre à élever mes gamins!"


Je suis sortie fumasse et très vite, avant de dire des gros mots. Je n'ai pas entendu si elle m'a répondu, mais j'en bouillonne encore...

Pourquoi certaines personnes se croient-elles obligées de juger et condamner sans raison?
Est-ce moi qui suis trop susceptible?...

En tout cas je me battrai toujours pour le respect de mes enfants quand j'estimerai qu'ils sont dans leur droit! Je veux bien me remettre en cause, mais pas comme ça, pas pour ça, et surtout jamais si ça va à l'encontre de ce en quoi je crois!

5/24/2009

Maman est une femme comme les autres.

La boucherie est pleine à craquer.
C'est notre tour, je commence à discuter avec le boucher. Celui-ci s'adresse à Noah:
"Alors bonjour Noah comment tu vas?"

Et Noah de répondre:
"Ma maman elle a pas de kiki. Maman elle a une nénette."

Ca n'a été une surprise pour personne, je pense. Néanmoins ça a interpellé toute l'assistance.
Ben faîtes pas les choqués quoi, c'est la vie.

Mon fils a une mémoire terrible et un sens inné de l'à-propos.
Je suis quand même sortie de là la tête basse et, si j'ose dire, la queue, euh non, la nénette entre les jambes. Ce qui n'aurait pas dû surprendre qui que ce soit non plus, en somme.

10/15/2008

Garder son sens de l'humour, en toute circonstance!

Oui, je suis ignoble. Un monstre. Une serial killeuse de petites vieilles dames fragiles du coeur.

Mais tant pis, je vous raconte. Une petite anecdote sans intérêt mais, ah, ça fait du bien parfois!

Samedi dernier Chéri a traîné son (gros) boulet de femme à une soirée "comité des fêtes" d'un petit village voisin. Comprenez, un bal musette amélioré, mais je ne crache pas dans la soupe (qui était délicieuse) car on a passé une bien bonne soirée entre amis!

Bien sûr tout le monde me suivait du regard avec un air un peu effrayé. La responsable du comité m'a même gentiment demandé si j'avais l'intention d'accoucher là. (J'ai dit oui, vous pensez bien!)


Je suis allée me chercher un verre (de coca bien sûr) au bar, où la madame qui servait m'a regardée d'un coup et a fait un bond en arrière, manifestement effrayée.
Je souris calmement. J'attends la question.
"Oulàlà mais c'est pour très très bientôt!!?"
Je prends un air serein et résigné, j'irai même jusqu'à dire "contrit":
"Ben... C'est pour dans trois mois..."



Bon sang, j'aurais dû prendre mon appareil photo.

Par contre, pour justifier le "Mais c'est pas possible y en a combien dedans???" qui a suivi:






[EDIT] *** Je me rends compte que ce n'est pas clair... Il ne me reste pas trois mois... Mais trois semaines maxi!!! ***

10/02/2008

Epater la gynéco, un kilo/centimètre à la fois...

En quelques chiffres j'ai ruiné dans l'oeuf ma relation d'amour naissante avec l'obstétricienne de la maternité. Damned.

Tout avait plutôt bien commencé, en fait. Consultation, auscultation, papotation, enfin la routine.
Et là, elle a sorti son mètre de couturière.
Je me crispe d'avance... Elle mesure, me fait des yeux comme des soucoupes et lâche le verdict:

"Hauteur utérine: 36 centimètres, presque 37..."
(Genre elle a jamais vu ça, les yeux de merlan frit et tout)

Je rougis timidement (vous me connaissez) et je hausse les épaules (enfin si tant est qu'on peut hausser les épaules dans cette charmante position qu'on appelle poétiquement "gynécologique") parce que c'est vrai, qu'y puis-je?

La leçon commence:
"Vous avez sûrement pris trop de poids. (Notez que j'ai mis un point. Ce n'est pas une question, c'est une constatation bienveillante de Médecin-Tout-Puissant) Franchement, ça ne sert à rien de grignoter, de manger plein de sucre, vous allez faire un très gros bébé c'est ce que vous voulez?" (Mais-oui-bien-sûr je ne demande que ça; après tout qui ne rêve pas d'avoir à expulser un bébé baleineau par là où vous savez??)

Calmement, je lui suggère de regarder sur mon dossier quel était mon poids à ma consultation du troisième mois, soit le 28 avril de cette année.

Elle me répond: "[chiffre*]"

Je lui dis: "Bien, ayez l'obligeance de bien vouloir reculer afin que je puisse accéder à la balance silvouplémerci."

Je monte sur l'engin. Et commente: "Bon, vous pouvez noter. Consultation du 30 septembre de l'an de grâce 2008, 35 semaines et 3 jours. Poids: [chiffre tout pareil*]. Prise de poids: ZERO."


Pan, dans les dents. Grosse oui, lourde non!




* Le poids d'une femme, ça se demande pas. Malotru(e), va!