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9/23/2014

La pédagogie du "Fais ce que je dis, pas ce que je fais"

Si tu n'as pas vécu dans une grotte dernièrement, tu as très certainement entendu parler de l'agression verbale et physique dont a été victime une jeune fille récemment. La vidéo a fait le tour de la toile (discutable, mais ce qui est fait est fait).

La toile qui désormais se défoule sur l'agresseuse. Une petite mauviette sans coeur et sans couilles, certainement, qui de toute évidence ne regrette rien pour l'instant. Mais ça, quelle différence ça fait?

Alors, où s'arrête la justice? Où commence la vengeance? Quelle légitimité?

Que peut-il ressortir de toutes ces horreurs que je lis? L'incitation au suicide, le récit détaillé de toutes les atrocités que certains prétendent vouloir faire subir à cette fille (ceux-là mêmes qui n'ont pas bougé lors de l'agression, la responsabilité diluée, on en parle?)…


On n'apprend pas aux enfants à ne pas mordre en les mordant.
On n'apprend pas aux étudiants infirmiers à piquer avec des gants quand on n'en porte pas.
On n'apprend pas aux meurtriers à ne pas tuer en les condamnant à la peine de mort.

Ici, tu liras que Mamananonyme se demande très justement "Faut-il harceler les harceleurs?"


On a tous fait des trucs dont on n'est pas très fiers, même si ça ne va pas aussi loin que cette histoire. Toi, moi, les autres.


J'ai sûrement été des deux côtés de la barrière moi aussi.

Mais je me souviens surtout d'une chose. J'étais en primaire et j'étais côté victime. Longtemps. Durement.
Un jour, une des petites pestes de la troupe (parce que c'est toujours comme ça que ça se passe, un groupe qui s'attaque à une personne faible) m'a tendu un mot. Ce mot ne pouvait, à mon sens, pas être autre chose que des insultes, encore. J'ai mis le mot dans ma poche sans le lire.

J'ai attendu d'être seule, parce que je savais que j'allais pleurer.

Seule, j'ai déplié le papier, et j'ai lu, elle avait tapé le mot à la machine, j'ai eu peur (ça avait un sale côté "lettre anonyme qui dit que tu vas décéder bientôt dans d'atroces souffrances", putain c'est dur le CM1 quand même) et j'ai souri en même temps (c'est rigolo qu'elle ait écrit ça à la machine, je sais pas pourquoi).

Elle me disait que sa maman lui avait raconté une histoire qui lui était arrivée quand elle était petite, qui lui avait fait comprendre que ce qu'elles me faisaient subir était mal, injuste, cruel. Elle me disait qu'elle était désolée. DÉSOLÉE. Qu'on serait peut-être pas super copines (lucide, la petite!), mais que rien ne justifiait les brimades, et que c'était terminé, tout ça.


Effectivement, on n'a pas été super copines par la suite. Mais on s'est tolérées, la coexistence pacifique, quoi.

Les années ont passé. Il y a eu d'autres harceleurs, d'autres harcelés. Il y a eu des amis (des vrais et des faux), des ennemis (plus ou moins dangereux), mais pas d'autres petits mots.

Je l'ai encore, ce mot. Je le regarde parfois quand je me demande si le monde tourne rond, si on peut faire confiance à la justice…


J'ai raconté cette histoire à Fifils Premier. J'ai peur qu'un jour il ne se retrouve dans l'une ou l'autre des positions. Je ne peux pas forcément l'empêcher, mais je peux faire en sorte qu'il se pose des questions en toute situation.


Parfois, j'ose espérer qu'on peut tous réfléchir à ce qu'on fait et s'excuser, voire réparer, au moins un peu…


Mais une chose est sûre, "Fais ce que je dis, pas ce que je fais", c'est stérile, et c'est vraiment un principe à la con.

2/27/2014

Sous la blouse… Le blues

Entendez-vous le grondement de la colère hospitalière?
Les sage-femmes se battent pour leur statut.
Les infirmiers sont en burn-out.
Les étudiants infirmiers sont pris entre les feux nourris du gouvernement et des établissements de soins privés.

Et qui paye les pots cassés? Les patients, toujours les patients. Eux qui sont nus sous la blouse.

Nous, ESI (étudiants en soins infirmiers), sommes baladés d'hôpital en clinique, d'IFSI en soins à domicile, toujours payés une cacahouète et demi (pour laquelle il faut s'incliner et dire merci, sous prétexte qu'avant, on n'avait rien), la plupart du temps traités en main d'oeuvre bon marché (ce pour quoi il faut s'incliner et dire merci, sous prétexte qu'on est censé nous apprendre à en chier), sans oublier la passion qui nous a animés au point de passer le concours et de survivre aux 3 années d'études (pour lesquelles il faut s'incliner et dire merci sous prétexte que l'enseignement est un service qu'on nous rend)…

J'aime déjà mon métier. J'oublie les soucis quand un patient me sourit. J'ai toujours la passion pour cette profession aux nombreuses contraintes, aux conditions de travail parfois inadmissibles, aux horaires de merde, au salaire de misère, et à la reconnaissance proche de zéro.
Je suis déjà pleine d'amour pour cette profession riche, passionnante, profondément HUMAINE.

Mais encore faut-il, pour l'exercer, que je puisse avoir l'occasion d'être diplômée.
Et cette occasion est remise en cause pour certains de mes collègues ESI.

Au 1er mars, la plupart des structures de soins privées refuseront d'accueillir les stagiaires infirmiers. Pourquoi? C'est pas mal résumé ici.

La conséquence directe, c'est que les places de stages infirmiers étant déjà restreintes, on se retrouve face à à peu près 22000 étudiants SSF (sans stage fixe), dont une partie en 3ème et dernière année de formation. Il faut savoir que TOUS les stages de la formation doivent être validés pour pouvoir être présenté au diplôme d'État. Donc, pour ces étudiants, c'est carrément la possibilité d'être diplômés qui est remise en cause. Avec tout ce que ça peut avoir de répercussions: diplôme retardé, donc poste retardé (certains ont déjà des promesses d'embauche!), entrée dans la vie active retardée, salaire retardé…

C'est donc officiel. Les soignants souffrent, saignent, pleurent… Dès les premières marches de leur parcours professionnel. Et là-haut, visiblement, on s'en cogne. J'espère qu'ils ouvriront les yeux et les oreilles, et qu'ils se demanderont: quels soignants veulent-ils avoir au pied de leur lit quand ils seront malades?

Je ne suis pas confrontée au problème de stage, les miens sont prévus à l'hôpital public. Mais je suis concernée, pour mes collègues, pour mon métier. Être un soignant engagé, ça commence aujourd'hui!


Et si vous voulez tester les clichés, la prochaine fois que vous verrez une soignante… Demandez-lui si elle est nue sous son blues.



12/15/2012

La fin du monde? Peut-être pas. La fin de l'Humanité? Joker.

Michael Moore @MMFlint
The way to honor these dead children is to demand strict gun control, free mental health care, and an end to violence as public policy.
- La seule façon d'honorer ces enfants décédés est d'exiger le contrôle des armes, les soins mentaux gratuits et libres, et la fin de la violence en tant que politique publique.

Michael Moore @MMFlint
Too soon to speak out about a gun-crazy nation? No, too late. At least THIRTY-ONE school shootings since Columbine.
- Trop tôt pour parler de pays dingue des armes? Non, trop tard. Au moins 31 fusillades dans des écoles depuis Columbine.


Michael Moore @MMFlint
Here they are - all SIXTY-ONE mass shootings in the United States since Columbine. How many more, my fellow Americans?

Michael Moore @MMFlint
This morning a crazy man attacked 22 children at an elementary school- in China. But all the crazy man had was a knife. Number of dead? Zero
- Ce matin un fou en Chine a attaqué 22 enfants dans une école primaire. Tout ce qu'il avait était un couteau. Nombre de morts? Zéro.

Michael Moore @MMFlint
The NRA hates freedom. They don't want you to have the freedom to send your children to school & expect them to come home alive.
- La NRA (National Rifle Association = association pro-armes très puissante aux USA) déteste la liberté (ils prônent la liberté de se balader avec une arme à la ceinture depuis des décennies). Ils ne veulent pas que vous ayez la liberté d'envoyer vos enfants à l'école et de penser qu'ils vont en revenir vivants.

Michael Moore @MMFlint
Just 18 hrs ago, those Republicans in the Michigan House rammed thru a bill making it LEGAL to carry a gun into a school or day care center.





Obama a dit "20 beautiful children ages 5 to 10, who had their lives ahead of them... Our hearts are broken"...

Ils ne se remettront jamais, mais ça aurait pu être évité...

L'ampleur de l'horreur humaine ne cessera jamais de m'étonner...

Il semblerait qu'un gouverneur ait eu la brillante idée de suggérer que tout cela ne serait pas arrivé si les enseignants avaient eux aussi eu des armes, pour pouvoir arrêter le tireur fou. Parlons d'escalade de la violence.



Encore combien de fusillades? Combien de morts? Combien de drames, de familles meurtries, de parents écorchés vifs, d'enfans orphelins... Encore combien? Combien avant qu'on ne décide de laisser les armes à ceux qui savent, qui peuvent les utiliser, à 
bon escient, pour les personnes et non pas contre elles? L'Amérique saigne, encore... Et encore... Et encore... Obama a essuyé ses larmes hier soir en disant "Nous avons le coeur brisé"... Mais tant de cruauté aurait pu être évitée... Quand allons-nous apprendre de l'Histoire?




La fin du monde peut venir, ou pas. L'humanité au sens propre et au sens figuré semble bien finie déjà.




11/28/2012

On dit merci qui?

Toi, qui me lis, t'arrive-t-il d'envier l'innocence et les rêves des enfants?
Plus terre-à-terre, t'arrive-t-il de trouver bien pratique l'excuse du Père Noël ou de la petite souris pour plein de trucs, mais principalement pour faire chanter tes enfants? (oh ça va hein, que celui qui ne l'a jamais fait me jette la première dent de lait)

Le week-end dernier, la FLAC (respect de l'anonymat, bonjour!) a failli anéantir les rêves de mon fils, certains des miens (genre la tranquillité, au moins jusqu'à Noël), et un de mes derniers moyens de pression sur Fi-fils Premier.

L'affiche, en 4 par 3, hurlait à nos yeux z'éblouis: "Mon fils croit au Père Noël. Moi, je crois à la FLAC".

La FLAC part donc du principe que les enfants qui savent lire sont trop grands pour être joliment naïfs. Ou s'en cogne, c'est possible aussi. Je ne sais pas ce que je préfère penser!

Nos gnomes sont de nos jours exposés à une multitude d'images. Nous parents tentons de faire le tri et avons parfois l'illusion de maîtriser ce qui arrive devant les yeux et dans la cervelle tordue de nos loupiots.

Maîtriser, mon cul. Que d'alle tu maîtrises ma poule, ton gamin il reçoit, il déchiffre, il retient, et il te le ressort quand ça l'arrange.

J'ai à peine réussi à détourner l'attention de mon fils, ce sale petit intello, juste avant qu'il n'en arrive au mot "Père".
Juste assez pour rentrer peinards à la maison où la télé nous a abreuvés de publicités conjuguant le Père Noël à tous les temps à grands coups de super-promos et de "cadeaux gratuits" (pléonasme inside, c'est pour moi, ne me remerciez pas).

Je pensais que le plus dur serait de laisser les rêves de mon petit couillu survivre au CP.
Je n'avais même pas pensé au reste du monde.

8/19/2012

Sans culotte, point de salut...

Combien de temps faut-il à nos fesses pour qu'elles tombent dans le domaine public?

Réponse: le temps d'arriver à l'hôpital.

L'hôpital où l'on n'est (trop) souvent qu'un numéro, où l'on est malade en face de quelqu'un qui peut (normalement) nous soigner, où l'on est ignorant au milieu de ceux qui savent, où l'on est allongé à regarder d'en bas ceux qui, debout, connaissent notre corps mieux que nous, et pour qui l'on n'est parfois qu'une ligne dans un agenda, voire un numéro de chambre sur une liste de visites...

Et où l'on est nu sous une blouse transparente. Putain.

On écrit des chartes en veux-tu en voilà, on pond des lois à ne plus savoir qu'en faire, on prétend mettre le patient au centre des soins, et au milieu de tout ça, on le laisse les fesses à l'air devant un parterre de soignants blasés. Ce ne sont que des fesses. Ils en ont vu, ils ne regardent même plus.

C'est comme l'examen gynéco, c'est bien connu, c'est la femme qui y voit un geste sexuel. Pour la femme, c'est bien connu, le vagin-organe-sexuel est tout à fait différent du vagin-gynéco-obstétrique, limite il n'est pas au même endroit, voyons.

Je m'égare.

Je me suis déjà ici-même insurgée à plusieurs reprise contre le mépris de la pudeur et de la dignité des patients.

Je lis ces derniers temps sur la blogosphère que non seulement je ne suis pas la seule, mais en plus, d'autres ont été plus fortiches que moi et tentent de faire bouger les choses.


Tout est parti de chez Gélule.

Et maintenant, vous pouvez tous signer la pétition.

Deux petits boutons pour l'homme, un grand pas pour le monde hospitalier!

9/28/2009

Et la justice, dans tout ça? Ben, parfois, elle fait ce qu'elle peut...

Ne pas juger, c'est approuver.


Roman Polanski, distingué réalisateur de cinéma, pluri-récompensé par les jurys de ses pairs et autres, vient d'être condamné par la justice américaine à purger un temps de prison ferme pour un viol sur mineure commis en 1977. Rappel des faits, les Etats-Unis l'avaient interdit de territoire sous peine d'incarcération immédiate.
Arrivé en Suisse, ce monsieur se fait donc emmener, menottes aux poignets, en prison, comme il se doit.

On en pense ce qu'on en veut.

Oui mais voilà! Le monde du cinéma, les politiques, tout le monde se mobilise... Pour soutenir ce monsieur. Ce violeur d'enfants...

Sarkozy s'en mêle, Kouchner "exige" sa remise en liberté, Costa Gavras témoigne... Frédéric Mittérand, Monica Bellucci, et tant d'autres, signent des pétitions et se soulèvent contre l'extradition de Polanski.

Et la victime dans tout ça, qui y pense, au fond? Que doit bien ressentir cette femme, âgée maintenant de 45 ans, pour qui cette épreuve doit sembler dater d'hier et non de 32 ans, comme le soulignent si bien tous les amis du réalisateur?

Alors, sous prétexte qu'entre-temps Monsieur a évité les USA et a gagné moultes palmes, awards ou autres trophées d'auto-congratulation qu'aiment tant se distribuer les artistes, il ne devrait pas payer pour ses crimes?

Messieurs, si c'était votre fille qui avait été violée à 13 ans, voudriez-vous que son tortionnaire ne soit pas inquiété? Votre colère, votre haine, se serait-elle amoindrie sous la poussière des années qui passent?

Parce que moi, Messieurs, si l'on avait ainsi fait du mal à mon enfant, de toute ma vie le seul but aurait été de faire en sorte que justice soit faite, et respectée. Même 32 ans après. A plus forte raison, 32 ans après.

4/04/2009

Vous avez demandé le 15? Ne quittez pas...

Un samedi après-midi ordinaire chez Grand-Mamie. Guillaume est parti tenter de gagner une croûte ou deux au poker (c'est sa phase "Patriiiiick"). Noah commence à tourner autour de la table en râlant...

"J'ai bobo au ventre Maman!"

OK, je pars à la pharmacie essayer de trouver quelque chose pour le soulager. Une fois là-bas, Belle-Maman m'appelle: Noah vomit, l'heure n'est plus à la gaudriole, hop, chez le médecin. De garde (m**** forcément, comme toujours!).
Le pharmacien n'a pas le numéro du médecin de garde, mais veut bien appeler la gendarmerie. Qui lui dit d'appeler la régul au 0 810 je-sais-plus-quoi. Qui lui dit d'appeler le 15. C'est laborieux mais on va y arriver...
La "dame du 15" donc, pose tout un tas de question au pharmacien par téléphone. Le pharmacien transmet: "Et l'enfant là, il est tout seul à la maison?"

"Evidemment. Mon fils de trois ans est seul, malade, à la maison, avec son petit frère de 4 mois 1/2, qui d'ailleurs vient de m'appeler pour me dire que le grand vomissait!"

Je prends le téléphone. Il faut donner le numéro et l'adresse de la Grand-Mamie. Heureusement qu'une cousine de Guillaume était avec moi et a pu donner les précieux (et vitaux, de tout évidence) renseignements.

"Madame, vous êtes juste à côté, rentrez-y et je vous rappelle quand vous serez là-bas."
"Et me donner le numéro du médecin de garde c'est pas possible?"
"Rentrez. Je vous rappelle."

Chef, oui, chef.

Je monte dans la voiture. Le téléphone sonne, c'est Belle-Maman: "Une dame du 15 vient d'appeler!"
"Elle a cru que je m'étais télé-transportée??"
"Sans doute! En tout cas, on a rendez-vous à 18h15."

Chef, oui, chef.

On embarque Noah et Robin dans la voiture, il pleut des cordes... On arrive près du cabinet, Noah n'est pas bien, et paf dans la voiture. Tant pis.
Je me gare à la one again devant le cabinet. On sort. On sonne. On tape. Rien...

Je rappelle la "dame du 15".
"Euh, on est devant le cabinet là on a rendez-vous mais personne ne nous ouvre!"
"C'est pas possible!"
"Si je vous le dis!"
"Mince..."
"Comme vous dîtes. C'est possible de faire quelque chose là??"
"Vous vous énervez!"
"NON j'm'énerve pas j't'explique!!!!!!!!!! Je suis dehors sous la pluie avec mes enfants dont l'un vomit tripes et boyaux et personne ne m'ouvre la porte du cabinet de médecin avec qui vous m'avez pris rendez-vous!!! Mettez-vous à ma place un petit peu..." (je tente la corde sensible...)
"Attendez j'appelle le docteur."
"Faîtes donc."
Musique d'attente.................

La porte du cabinet s'ouvre, voilà le docteur! Elle nous sourit:
"Ben, vous avez pas sonné?"


Les routes de l'enfer sont pavées de bonnes intentions... Et inversement.

10/15/2008

Simone Veil, le retour...

Un petit, ou plutôt un gros carton rouge, en forme de coup de gueule. J'évite de rentrer trop dans les détails persos en général, mais je ne peux pas me taire cette fois.

Pour certaines cela va sans doute paraître anodin, mais moi j'explose!!!

Je suis quelqu'un d'extrêmement pudique, c'est même maladif à vrai dire, en temps normal. Pendant la grossesse, on arrive à en faire un peu abstraction tout en tâchant de préserver un peu de dignité et d'intimité si on le peut. La médicalisation un peu à outrance de la grossesse et de la naissance sont à ce prix... On en prend notre parti, au fond, plus facilement pour certaines que pour d'autres mais enfin toujours est-il qu'on y fait de moins en moins attention. Et pourtant...

Gynécos, sage-femmes, médecins en tous genres se succèdent entre nos jambes, la main experte et l'oeil blasé. Nous on met les pieds dans les étriers, on écarte les cuisses, au mépris de tout ce que l'éducation et la société nous a appris, offrant ce que la décence nous conditionne toute notre vie à cacher, on tourne le regard et on attend que ça passe...

L'obstétricienne de la maternité m'a prescrit un prélèvement vaginal à effectuer pour le dépistage du streptocoque B. Pourquoi ne le fait-elle pas elle-même "pendant qu'elle y est"??? Mystère...

Sachant l'importance de cet examen, je suis allée prendre RDV au laboratoire près de chez moi pour l'effectuer rapidement. Connaissant un peu les différentes personnes qui travaillent dans ce labo, je demande à ce que ce soit la femme et non l'homme qui s'occupe de ce prélèvement, elle m'en avait déjà fait un après la naissance de Noah et avait été très douce et très compréhensive malgré mes larmes incontrôlables...
Cette dame est en vacances, c'est donc l'homme, que je n'ai jamais vu ou presque, qui viendra coller son instrument dans mon vagin et y prélever ce qui doit y être prélevé.

Je trouve ça d'une violence, d'un irrespect incroyable...

Je sais, c'est un détail au fond, ce qui compte c'est d'avoir un enfant en bonne santé, mais est-ce que ça doit forcément se faire au prix du peu d'intimité qu'on nous laisse?
Est-ce qu'on n'a plus aucun respect pour l'amour propre et la pudeur des femmes?
Est-ce qu'on est juste un vagin avec une femme autour, au final?

Je sais aussi que certaines femmes vivraient nues tout le temps si cela pouvait leur permettre d'attendre enfin un bébé... Je le sais...

Mais là, tout de suite, moi je n'en peux plus de tous ces yeux, de toutes ces mains, de tous ces gens qui me "violent" et qui ne connaissent même pas mon prénom...

Ca me passera, me direz-vous. Sans doute... Mais pour l'instant, j'en pleure d'avance...

2/08/2008

Un peu de bon sens dans ce monde de fous...

Une fois n'est pas coutume, je vais exprimer des opinions sur mon blog. Des vraies, des pures et dures. Gare à vous.


En intro, au risque de vous saoûler avec mes élucubrations routières, j'ai encore failli mourir une bonne douzaine de fois ce matin (au bas mot) au cours de mon trajet bi-quotidien maison/boulot. Motard en furie, routier enragé, pépé perdu, tracteur embourbé et j'en passe (pas de sanglier aujourd'hui, "c'est toujours ça de pris" comme dirait l'autre), bref, le calvaire journalier de tous les travailleurs courageux que nous sommes.

Une fois arrivée à 100m du boulot, je passe devant le marchand de journaux. Et là, que vois-je?





Autant vous le dire, j'ai repris foi en l'espèce humaine. Le pays et les médias ne sont donc pas tous sourds et aveugles (et muets)!


Toute considération réellement politique mise à part (quoique...) j'ai beau être pour la liberté individuelle et la famille moderne, je n'adhère pas à cette "pipolisation" des zhoms politiques que certains jugent un mal nécessaire.


En France on se dit tradi, on regarde encore de travers les parents d'enfants nés hors mariage (alors qu'on parle là de près de la moitié des enfants Français qui naissent de nos jours - et de mon fils, accessoirement!), on refuse les droits des couples aux homosexuels... Et on regarde notre Président divorcer, puis se remarier (avec un mannequin, siouplé) sous les sunlights des paparazzi, et ce en l'espace de 3 mois, entre deux soulèvements de foules ouvrières syndiquées, entre deux déplacements médiatisés à l'étranger... Ce Président qui voyage alors même que la France gronde, ce Président qui veut s'attirer la faveur des sondages en ratifiant la loi sur le tabac mais négocie en ce moment-même avec les buralistes un possible assouplissement de ladite loi. Ce Président qui a la promesse facile mais qui préfère s'afficher Rolex au poignet en plein jogging avant d'aller cirer les pompes (pour rester polie) de Bush.


Mais fi de tout cela. Loin de moi l'idée de m'abaisser à la propagande. Diantre.

Qu'on soit de gauche, de droite, du milieu ou même d'ailleurs, c'est bien un homme qu'on a élu (enfin, quand je dis "on", vous me comprenez), la majorité a parlé.


Et vous savez pas le pire? C'est qu'à mon avis on en a pris pour 10 ans. J'ai hésité, mais c'est dit. Quelle plaie!

12/21/2007

Fais chauffer le Diesel, Mamie!

C'est l'histoire d'un mec. Un type normal. Un type bien, même. Propre sur lui, poli, père de famille et tout le tralala.

Bon. Maintenant, mettez-le derrière un volant. Si possible, un volant avec une voiture autour qui fasse un bon 150 chevaux, turbo D, HDI, TDI ou un truc comme ça. Mais si c'est une caisse à savon ça marche aussi. Parfois même, mieux. Le kit Tuning est en option, mais c'est pas mal aussi. Histoire de donner un peu d'allure à la Super 5 ou à la Saxo Bic.

Et là, d'un coup, le mec, dans un basculement surnaturel genre "Incroyable Hulk", se transforme en roi de la route!



Plusieurs possibilités:



- Il a un béret. Vous êtes tombé sur un escargot. En général, il est équipé soit d'une Visa ou d'une CX qui crache du noir à 50km/h, soit d'une énooorme berline à 5 ans de SMIC qui crache rien du tout puisque rôdée pour ne pas dépasser le 70.
Prenez votre mal en patience, en général on reste coincé longtemps derrière les bérets. Dès que possible, doublez, mais mettez bien votre clignotant, le type en dessous du béret serait cap' de vous attaquer pour lui avoir causé une attaque.


- Elle a des bigoudis. Vous êtes tombé sur une Mémère. Mémère a eu son permis en 1950 (voire même avant), et elle a bien dû parcourir au moins 5 000km depuis. Elle croit toujours que les ronds points marchent à la priorité à droite, oublie que le clignotant n'est pas une option, et est foncièrement incapable de se garer autrement que d'un coup d'un seul, là où elle se trouve, que ça vous plaise ou non.
Serrez les dents. Sinon vous aurez droit à moultes commentaires plus ou moins pertinents sur la jeunesse ponctués de "fichtre" et de "palsembleu". Sans égards pour vos chastes oreilles.



- Il a une casquette et un kit carrosserie. Vous êtes tombé sur un Jacky. C'est une espèce difficile à apprivoiser. Jacky est un roi de la route, un vrai. Il a une 205 de 1985 qui développe 15 poneys en développé-couché sur le bas-côté, dans laquelle il faut choisir d'allumer soit les phares soit la ventilation (sinon pffft plus rien), mais qui est équipée d'une magnifique panoplie tuning qui coûte plus cher que la montre de notre vénéré Président, et d'un autoradio high-tech qui crache 150 décibels (il faut bien ça pour couvrir le "modeste ronronnement" du moteur), qu'on entend de très loin et qui génère une onde de choc sur environ 300 mètres.
Ne vous avisez pas de le doubler: le roi, c'est lui. Il est cap' d'éteindre la ventilation pour vous éblouir à coups de phares (même pas peur), et c'est aussi le roi de la queue de poisson suivie d'un bon coup de frein comme on n'en fait plus (il n'a plus de plaquettes, mais c'est un détail).



- Elle est blonde et regarde plus son rétroviseur que la route (normal, vous ne voudriez tout de même pas qu'elle rate son maquillage pour une broutille aussi insignifiante que la sécurité routière?). C'est une bimbo. Incapable de la moindre manoeuvre mais très douée pour zigaguer ou squatter la voie de gauche de l'autoroute avec sa Mini, elle n'est pas bien dangereuse mais quand même énervante. A aussi une forte tendance à téléphoner tout en conduisant, au risque de rater son trait d'eye-liner.
Prenez votre mal en patience, en général son trajet "appart branché-boulot dans le vent" n'est pas très long.



- Il a une clope au bec et vous toise d'en haut. Il a une plaque marqué "Bébert 62" sur le tableau de bord. C'est un routier. S'il est sympa, ça va. Sinon, prenez garde à couvrir vos genoux. En général, le routier macho n'hésite pas à doubler un autre routier sur une deux-voies, créant ainsi un jubilatoire petit embouteillage, ni à se déporter dès qu'il voit que vous tentez un timide dépassement. Au risque de broyer votre voiture et vous avec, mais c'est anodin, il aura à peine une griffe sur son 30 tonnes. Le danger est qu'il peut amocher autant de voitures qu'il veut, il est couvert. Et justement, transformer votre jolie petite 207 neuve en Apéricube est son passe-temps préféré. Attention à l'équation "jeune femme au volant" + "petite voiture" + "copine sur le siège passager". C'est le tiercé gagnant du routier lourd.
Solution: 1, 2, 3, déboitez, fuyez!!!!!



- Elle chante et danse innocemment tout en conduisant d'une façon fluide et respectueuse, toujours soucieuse du code de la route. Elle râle à peine sur les autres conducteurs, même si ce sont des gros cons.
Cherchez pas. c'est moi!

9/07/2007

Et puis quoi encore??

Peut-on rire de tout?

Là, vous avez un flashback: la Terminale, les cours de philo, la galère, quoi. Mais non, pas du tout. Pire.

Pas plus tard que ce soir, Chéri et moi regardons Canal +, l'émission du soir animée par Denisot (increvable, lui). Emission qui a déjà mérité un coup de gueule sur votre blog adoré (ici). On change pas une équipe qui gagne, qu'y disent.

Pendant l'émission, donc, le comique agaçant du moment (limite si je préférais pas Stéphane Guillon, et c'est pas peu dire) pond sa "chronique" (traduisez: trois minutes de pseudo-humour franchouillard arrosé de "j'suis un gars des cités moi, si Jamel a réussi, pourquoi pas moi?", avec quelques gros mots et une pointe d'insolence enrobée de sucre) et là, entre deux cuillérées de petites pâtes aux légumes enfournées dans la bouche de Noah, je m'arrête...

Le sujet du jour de la "chronique" de Machin: "Vous le savez peut-être pas, Michael Douglas (invité du soir avec Monica Belluci, rien que ça), mais la mode en France c'est de congeler les bébés!"

DAMNED. Il va pas oser, quand même?

Si.

Et de continuer sur sa lancée (quelques "ouh" timides dans le public, tout de même. Chic, il reste des humains sur Terre...) en "réfléchissant" sur la question... Exemples choisis:

"Quand tu l'embrasses pour lui dire bonne nuit, ça doit être tout froid!"
"Et si on regrette, on peut le décongeler au micro-ondes?"
"Et sinon, ils font plusieurs parfums, comme les esquimaus?"

Bon sang, je suis pas prude ni extrêmiste, mais quand même, y a que moi que ça gêne là??

Est-ce pour cela que nous nous sommes battus, que nous avons acquérri cette liberté d'expression chèrement gagnée? Pour que ce minable petit merdeux puisse sortir ça??? Et de quel droit???

Je sors de mes gonds parce que non, on ne peut pas rire de tout.
Il y a des choses qu'il faut respecter, Monsieur, comme la peine des gens et la dignité d'une famille. Il y a des choses qu'il faut protéger.

Et il y a des connards qui manquent trop souvent l'occasion de se taire.
Dommage que celui-ci ait eu la chance de la rater en direct à la télé.

Le mail va partir, non mais.

2/27/2007

Simone Veil, SORS DE MON CORPS!!!

Aïe aïe aïe!
Plus ça va, plus je me transforme en ménagère de moins de 50 ans aigrie...

Vous savez, le genre de vieille conne qui écrit à tort et à travers à tous les programmes télés, tous les SAV, tous les magazines Popole qui soient...

Pour... Râler!

Bon bref, je me lance, "en voiture, Simone" comme dirait l'autre.


J'avais oublié un point hyper important dans mon dernier billet féministe-mais-pas-trop.
Il y a quelque chose que je ne supporte pas, mais un truc qui vraiment me sort par les trous de nez, c'est usage et abusage que l'on fait de la nudité féminine.

Que ce soit pour promouvoir un agent de voyage, pour refourguer du lait maternisé, pour vendre des yaourts, de l'eau, des chaussures, des vêtements (un comble, non?), des voitures... Bref, tout publicitaire (tiens, encore eux!) peu imaginatif se sert allègrement d'une paire de fesses ou de seins en cas de syndrôme de la page blanche. Mais encore une fois, qu'ils se posent la question: le consommateur, celui qui va aller au supermarché et mettre LE produit dans son panier, est-ce réellement le téléspectateur qui bave devant les kilomètres carrés de peau nue étalés comme de la viande aux heures de grande écoute sur les chaîne publiques?

Pas que je sache...


Il y a quelques mois déjà, j'appréciais moyen de voir le troupeau de danseuses d'un certain Kamel se trémousser en sous-vêtements dans une certaine émission qui commence par Star et qui finit par Academy. En bonne ménagère de moins de 50 ans pas encore aigrie mais en bonne voie pour le devenir, j'avais écrit un mail. Bien entendu sans réponse.
A peine quelques "primes" plus tard, ces mêmes danseuses, vêtues de même, mimant... un combat dans la boue!

DAMNED!

Mais qui regarde cette fameuse émission? Les vieux pervers libidineux, ou les ménagères et les enfants?
Si vous répondez comme moi, que viennent donc faire ces étalages de chair et de clichés sous forme de scènes dégradantes, insultantes et sexistes, dans un programme qui se veut familial?
Là encore ma question indignée, presque polie, par mail, a fait écho... dans le vide.


Ce soir, vers 20h, Le Grand Journal, sur une chaîne cryptée dont je tairais le nom (vous connaissez désormais ma grande discrétion!), mais en clair, comme chaque jour...

Une jeune brune mignonne mais un peu cruche, qui se croit spirituelle, arrive pour présenter la météo (rubrique de potiche s'il en est sur cette chaîne...), balance sa blagounette et s'assied pour officier. Elle porte un joli débardeur kaki... Transparent... Sans rien en dessous. Autant ne rien porter...

Et oui, j'ai 23 ans, je suis moderne, je suis ouverte d'esprit, et pourtant, j'ai été choquée!

Choquée que décidément le corps des femmes soit devenu domaine public. Qu'on ne montre jamais Ô grand jamais un sexe d'homme à la télévision, mais que plus on dévoilera le corps des femmes, mieux il en sera... Non pas que je pense qu'un sexe masculin ait sa place à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit dans la lucarne, mais n'y a-t-il pas décidément deux poids deux mesures sur le sujet?

Comment s'étonner de l'image biaisée qu'ont les enfants de la pudeur?


Franchement, un publicité pour de la confiture ou une Miss Météo en petite tenue, est-ce vraiment une célébration de la féminité?

Celles qui se montrent ainsi ont-elles si peu de respect pour leurs atouts? En tout cas, si elles n'en ont pas, ce ne sont pas ceux qui la regardent qui vont le leur apprendre...


A nous de faire bouger les choses... Mais comment?

2/08/2007

Mon p'tit quart d'heure "Simone Veil"...

Il faut que vous le sachiez: je suis un peu féministe sur les bords.
Ne criez pas à la chienne de garde non plus, hein, loin de moi l'idée d'être une anarchiste poilue et sans soutien-gorge, qui considère les hommes comme des brutes/phallus sur pattes et les enfants comme un signe de vieillesse/servitude (j'aurais l'air fin)!

Mais quand même.


Je trouve affolant qu'aujourd'hui encore, dans une des grandes puissances de ce monde (la France, pour ne pas la citer), les femmes, à compétences et fonctions égales, ne peuvent prétendre qu'à un salaire moyen de 20% inférieur aux hommes. Nous avons en effet un terrible défaut: un utérus.

Je trouve affolant qu'aujourd'hui encore, dans cette belle communauté qu'est l'Europe, certains pays punissent encore l'IVG de prison (cf. jugement au Portugal il y a 5 ans à peine, cf. législation Polonaise, etc).

Je trouve affolant qu'aujourd'hui encore, partout dans le monde, beaucoup considèrent (ouvertement ou non) que la place d'une femme est au foyer, et qu'au passage, cela ne représente pas un "travail", à peine une vague occupation à temps très partiel et pas très fatigante.

Je trouve inacceptable qu'aujourd'hui encore, dans une partie du monde qui se veut civilisée, on cloître, viole, tabasse, voile les femmes pour avoir le malheur d'être ce qu'elles sont.
Qu'on les prive de toute liberté, qu'on les prive de leurs droits inaliénables, qu'on leur impose une existence qui est à peine celle d'un animal... Tout ça parce qu'elles ont des cheveux, une bouche, un VAGIN, nom d'un chien!
J'ai beaucoup de respect pour toute religion quelle qu'elle soit, nous avons tous à apprendre les uns des autres... Tant que cela rentre dans une perspective d'évolution, et non de régression...

Enfin, je trouve inhumain qu'aujourd'hui encore, on excise, on mutile, on brûle vives celles qui ont la terrible malchance de naître au mauvais endroit, au mauvais moment. Si tant est qu'on les laisse "vivre" jusque là, puisqu'en Chine pour ne pas la citer, naître sans pénis équivaut trop souvent à une condamnation à mort quasi-immédiate...


Je suis heureuse d'être une femme. Je travaille dans un milieu d'hommes (l'automobile) qui m'a toujours attirée.

J'ai un enfant, je vis, je travaille, je suis libre...


On oublie trop souvent que c'est une CHANCE!

1/11/2007

Carton rouge!

Eh oui, premier post de l'année, et c'est un coup de gueule! Ca vous étonne?

Bon, tout d'abord, bonne année à tous, bien sûr!

Ensuite, comme je le disais: CARTON ROUGE à certains publicitaires indélicats (ou stupides? ou les deux???)!

* Pour des raisons de discrétion, j'ai changé tous les noms des marques, euh mais normalement vous devriez vous y retrouver! *

Ce matin, sur la route, j'écoute la radio. Forcément, cinq minutes de publicité tous les quarts d'heure... Je dis rien, aux Etats-Unis c'était bien pire, je ne me plains plus depuis!
Soudain, le nouveau slogan de VolksWigen... Je vous pose le décor:

Une chorale d'école chante un truc sur un lapin, et on sait tous que, malgré tout le talent des enfants et des enseignants, on est loin de Sister Act. Bref. Un Papa tout content applaudit chaudement son fils.
Et là, le pourquoi du comment:
"Nouveau VolksWigen Touran; finalement, c'est bon d'être père."


"FINALEMENT"

J'ai eu des envies de coup de boule!!!
Traduisez: "Bon, on est pères, c'est pas génial mais on n'a pas trop eu le choix. Enfin, VolksWigen sort son Touran!!! Aaaah ben voilà, je savais bien que j'avais une bonne raison de faire des enfants!"

Bon, je suis râleuse, OK, mais vous le saviez, je vous ai pas pris en traître. Mais quand même, y a pas un petit quelque chose de gênant dans le concept?

C'est comme les gentils publicitaires de chez Aubart. Mais si, souvenez-vous:
"Réussir son bébé" qu'ils disaient...
Genre "Si tu raques pas 10€ pour un biberon et tout un mois de salaire pour la poussette, ton Bébé, il sera raté! Mais rassure-toi, on te propose un crédit sur 10 ans pour la chambre..."


Les enfants - et par extension la cible plus ou moins subliminale de ces messages: les parents - sont vraiment la vache à lait des marques!

Ils savent bien que la culpabilité est un sentiment très présent et angoissant pour les parents! Et jouer dessus est si facile... ( = "Si tu donnes pas ça à ton gamin, il finira sa vie tout seul dans une poubelle!")
Un lait infantile "Après le vôtre, probablement l'un des meilleurs laits." Ah bon?

Il y a des pubs que j'aime bien. Blédino, par exemple: j'adore la musique!

Mais quand même, je trouve que certains messages sont choquants. On fait de la pub pour la pub, sans creuser (ou en tout cas, pas assez), sans nous épargner les clichés (avez-vous vu une pub pour des couches adressée aux Papas?) ni la jolie blonde à demi(ou pas)-nue.

Rappelons-nous aussi ce délicieux spot pour l'Oupel Meriva, avec cette charmante idiote "Ah, on a pas changé de voiture?". Parce qu'en plus, c'est tellement connu, les femmes, ça connaît rien aux voitures, la voiture, c'est un choix d'homme! Ugh.



Alors, s'il vous plaît, Messieurs-Dames les pros de la communication, entrez dans le 21ème siècle, et lâchez-nous les basques!!!

12/12/2006

Pourquoi?

J'ai eu une pensée particulière la semaine dernière. Je vais vous raconter.

Ma meilleure amie a deux petits garçons. Le plus petit a 22 mois.
Lorsque son aîné avait le même âge, c'est-à-dire à peu de choses près il y a 4 ans à la même époque, nous avons passé la journée aux urgences pédiatriques de Roubaix pour lui faire passer quelques examens (il va très bien, rassurez-vous, juste une petite frayeur). Les médecins n'étant jamais pressés d'avouer leur ignorance, ils ont dû mettre une dizaine d'heures avant de nous dire "Je ne sais pas" et de faire quand même signer à mon amie une décharge pour ramener son fils chez elle!
Pendant ces heures où nous avons attendu, j'ai vu un autre enfant.

Dans la chambre voisine, il y avait un petit bébé, je ne me souviens plus trop, il devait avoir 4 ou 5 mois à tout casser. Il était malade, visiblement très encombré de la poitrine. Et il était seul... Dans un transat au milieu d'une chambre d'hôpital. Il pleurait un peu, mais pas beaucoup. Je ne me souviens plus de tout, mais jamais je n'oublierai ses yeux. Je me suis occupée de lui, un peu, mais pas trop, je n'avais pas le droit. Mais ce regard... Plein de souffrance, de tristesse, mais malgré tout plein d'amour à donner...

Quatre ans après, je suis bouleversée. Je ne sais pas, bien sûr, ce qu'il est advenu de ce petit bonhomme. Mais j'y pense.

Pourquoi?

Pourquoi une femme, et à plus forte raison une mère, ne peut-elle s'empêcher de souffrir à la vue de la souffrance d'un enfant? Pourquoi ne sait-elle pas se détacher de la misère affective qui se dégage d'un petit qui manque d'amour?
Plus qu'une histoire d'hormones, en votre coeur monte des larmes, de la colère, de la révolte...

Parce que vous avez mal. Parce que vous ne pouvez pas ne pas imaginer VOTRE enfant à la place de ce petit abandonné.
Parce que vous pensez à ces "mères" inhumaines qui délaissent, blessent, tuent, congèlent et/ou enterrent. Parce que vous pensez à ces enfants meurtris, mourrant de faim, de soif, de misère, détruits, battus, violés, ou "simplement" mal, peu ou pas aimés.
Parce que pour vous, ces horreurs sont inconcevables, et pourtant vous savez qu'elles sont réelles.

Parce que votre coeur de Maman a de la place pour aimer chaque petit enfant du monde, mais vos mains ne peuvent tous les soigner.

Et ça, c'est votre drame...


Mais s'il vous plaît, tous, parents, autorités policières et gouvernementales, ne baissez pas les bras, NE DETOURNEZ PAS LES YEUX de cette souffrance, même si elle est insoutenable à voir, tendez la main, punissez quand il le faut, réunissez les familles morcelées, soignez, soignez cette enfance blessée...



On ne peut pas changer le monde, mais en cette période de fêtes, à nous tous aussi de faire en sorte que 2007 soit moins meurtrière que 2006...

9/09/2006

Au secours! Bébé préfère son Papa...

Voilà le titre d'un article que j'ai lu récemment dans un de nos sacro-saints magazines "parentaux"...

Mouais.

Donc, primo, Bébé doit préférer quelqu'un. Soit. Ensuite, Bébé est génétiquement programmé pour préférer sa mère. C'est comme ça.
Et si c'est pas le cas, la pauvre Maman délaissée se sent comme une femme trompée...

Obligé, y a de l'Oedipe là-dedans.

Et Bébé, il a pas le droit d'aimer tout le monde pareil?
Il est évident qu'un si petit enfant a une relation différente avec sa mère qu'avec son père, qu'avec sa grand-mère, la voisine, le boulanger, enfin bref.

Après, soit c'est l'appel de l'estomac et il se dit: "C'est lui qui m'a donné à manger en dernier, c'est lui que j'aime le plus!". Soit c'est l'appel des bras et il se dit: "Je vais fayotter et elle va me prendre dans ses bras." Inévitablement suivi de la réussite de son plan et donc de: "Elle m'a pris dans ses bras, je l'aime!"...

Je pense que Bébé aime fondamentalement ses parents, des fois il fait le capricieux avec l'un d'eux, voire les deux, des fois il décide de ne faire risette qu'à Maman et de faire du boudin pour son père (gniark gniark gniark).


L'important, c'est de ne pas écoeurer l'autre en se vantant d'avoir les faveurs du Schtroumpf. Eh oui, car la roue tourne!

8/26/2006

Indésirables!

Je parlais plus tôt de reprendre une vie sociale après la naissance de Bébé... Encore faut-il pouvoir!

Il y a quelques temps, avec homme et enfant, ainsi que beaux-parents, on se pointe dans un resto chicos pour se faire un bon repas. Miam, miam!
Nous voilà à la porte, on entre, sous les yeux écarquillés de la patronne...
"Vous avez une poussette!"

(Bien observé!)

"Ah là là mais quand c'est comme ça il faut prévenir, hein, on n'a pas beaucoup de place nous (est-il utile de préciser que le restaurant était loin d'être plein, voire même quasiment vide?), heureusement, vous avez de la chance, j'ai une table avec un handicapé qui a annulé, je vais pouvoir vous caser dans un coin!"

(Ouf, j'ai eu trop peur pour elle.)

Je jette un coup d'oeil rapide aux sanitaires...

"Ah non, on a pas de table à langer, c'est pas souvent qu'on a des petits ici..."

(Mince alors, je l'aurais jamais deviné!)

Finalement ça a été, Noah a même réussi à la faire gagater.

Mais déjà, je me suis mordu les dents pour ne pas lancer de commentaire bien senti quoique tout à fait poli.


Une autre fois, dans un autre resto, Noah chounait un peu, il avait faim. La serveuse nous regarde de travers. Elle vient nous apporter nos plats et dit: "Oh, il est mignon!"

(Hypocrite!)

"Oui, c'est gentil, il n'est pas très sage ce soir, mais c'est un amour!"
"Oui, c'est vrai, il pleure, c'est pas top, mais ça va, il ne pleure pas trop fort, les gens ne se plaignent pas!"
"Euh en même temps je m'en fous un peu, je vais quand même pas rester enfermée chez moi ou me séparer de mon fils simplement parce que les gens ne se rappellent pas qu'un bébé, ça pleure!"
Regards indignés...


Hier, pire.
J'étais avec 2 amies, nous étions donc 3 + 3 gnômes en poussette (on était venues en force). On s'arrête dans un café du centre commercial de Dieppe que je ne nommerai pas (je n'ai pas besoin, il n'y en a qu'un!) pour prendre un verre et nourrir la chair de notre chair...

Ils nous ont bien regardé arriver avec nos chars, ils ne savaient pas où nous mettre, d'autant que - monstres associaux que nous sommes - nous ne voulions pas être en zone fumeur. Ce qui de toute façon est impossible vu qu'ils ont 2 tables non-fumeur (sur lesquelles trône bien évidemment un cendrier) dans un riquiqui-coin du café, entourées bien entendu de tables d'intoxiqués... Finalement, bien brave, il nous trouve un coin ou "il n'y a pas beaucoup de fumeurs" (regarde-moi dans l'oeil!!!).

"Et mettez pas vos poussettes dans le passage, hein!" (Je vais me gêner...)

Il prend notre commande. Mon amie Audrey lui demande de l'eau pour sa puce de (presque) un an, il lui dit "oui, de l'eau du robinet?"
Bien sûr elle lui dit NON!!!
"Bah j'ai juste un quart Vittel alors."
Ben amène, blaireau!!!

Il nous apporte nos boissons avec le ticket dans la bouche (détail con mais qui m'écoeure toujours!!!) et le pose tout machonné sur la table... Miam...

Plus tard, il dit à 2 gars: "Mettez-vous là (juste à coté de nous): c'est fumeur ici"
???
Ouf; on a pas eu à râler les gars sont allés ailleurs (zont du voir le regard de meurtrières qu'on avait jeté au mec qui avait allumé un cigarillo juste derrière)

Après une tétée sous les regards obliques des clients et du personnel, Noah dormait dans sa poussette, et ce gros balourd de serveur n'arrêtait pas de passer à côté en cognant sur le cosy! Je lui dis de faire attention, il fait comme s'il n'avait pas entendu!

Pendant ce temps, ça clope de tous les côtés...

A la fin, il vient débarrasser nos verres (genre "Euh vous avez avez l'intention de rester encore longtemps, parce qu'on va bientôt vous faire payer un loyer, là???) et je lui donne ma CB, je voulais inviter les cop's.

"Ah non ma p'tite dame, je prends pas la CB l'après-midi!"
"M'en fous. Faudra bien, j'ai rien d'autre!"
"Z'avez un distributeur dehors."
"Je vais pas retirer 20€ pour vous en payer 10!"
"Ben franchement si vous avez pas 10€ sur vous; c'est grave, hein, tout le monde a du liquide, si je vous rends service à vous (???????) je devrai le faire pour tout le monde!"

Après lui avoir dit avec toute la diplomatie que vous me connaissez ce que j'en pensais, on est parties furieuses, et pas discrètement du tout!



Bref, dernière anecdote qui résume bien tout ça, chez un ami restaurateur (qui a une petite crêperie qui fait salle comble à chaque service!) où au passage on est toujours reçus comme des rois qu'il y ait du monde ou pas, on discute et il me dit qu'un commerçant de la ville avait une fois mis une pancarte sur sa vitrine:

"Enfants et Animaux Interdits"


Dieu merci, des gens du coin lui ont gratuitement refait la vitrine à leur idée, histoire de lui faire comprendre...


Mais voilà, c'est clair. On ne peut pas circuler sur la plupart des trottoirs, ni rentrer dans certaines boutiques (soit il y a des marches soit la poussette ne passe pas dans les allées), on est considérés comme une gêne par beaucoup de commerçants.

Bref, pancarte ou pas pancarte, on est loin d'être les bienvenus partout avec un enfant en très bas âge...


Ca n'arrange pas mon côté grande-gueule, tout ça...

7/25/2006

Chieuse!

Oui? C'est moi!

Voici un post que j'avais mis de côté depuis quelques semaines déjà mais j'avais limite trop honte pour le publier!
Allez, le ridicule ne tue pas... Encore heureux!


Plus ça va et plus je me rends compte que des fois je vire vieille bique aigrie, sérieux.

On est en finale de la coupe du monde? Purée, ça va klaxonner dans les rues, j'veux dormir, moa.

T'es djeunz, t'es bruyant? Ho, t'es pas tout seul!

Tu passes près de moi et ma poussette en faisant ronfler les poneys de ta R5 "No Fear"? Y a plus de jeunesse!

Les minettes dans la rue? Non mais c'est quoi ce ventre à l'air, va te rhabiller!

Le p'tit con de 13 ans à tout casser qui fume sur la mob' de son pote? Ah, si j'éto t'mère!


On a vite fait de tout voir à travers des yeux de "parent". Comme si, à l'arrivée du ptit trésor, on avait dans le lot "couches-bibs-doudous-etc" un petit filtre à se mettre devant le cerveau. Un truc qui vous fait voir les choses sous un angle nouveau. Tout est dangereux!

Exemple: la télé. Bonnes femmes à poil partout pour n'importe quel yaourt (je veux pas faire de mon fils un macho obsédé!), violence, gros mots (diantre!)...

Dans la rue: gens qui traversent hors des clous (damned), djeunz avec le futale qui tombe sur les genoux (d'ailleurs j'ai appris récemment le "pourquoi" de cette mode! Il s'agit en fait de faire comme les prisonniers à qui comme chacun le sait on confisque ceinture et lacets à l'arrivée... Classe, hein?) et la musique qui crie trop fort ("Laisse ma zoom-zoom-zen dans ta benz-benz-benz..." Aaaah mais éloignez ça des chastes oreilles de mon tendre rejeton!), et tous ces irrespectueux qui fument partout et même ailleurs, faisant planer la menace du cancer sur vous et les vôtres...


Enfin, vous-même. Justement, vous n'êtes plus vous-même!
Vous guettez les coins de tables acérés, les chiens pas en laisse, les petits diables à pistolet à eau... Votre maison, votre rue, votre pays tout entier vous apparaît soudainement comme un champs de mines anti-personnelles (ou pas). Tous ces gens dehors qui font rien que vous embêter... Pfff...

Vous qui êtes si gentille! Vous qui vous retenez même de dire à Dylan et Kelly dehors de se trouver une chambre pour leurs débordements d'ados, ou de sermoner vos chers voisins qui ont invité toute leur famille à dîner sous vos fenêtres. Vous qui avez à peine téléphoné à 2 ou 3 employés municipaux pour faire cesser le débroussaillage du chemin qui passe derrière votre jardin. Vous qui râlez à peine quand vous tentez de rentrer dans des endroits carrément inaccessibles aux poussettes (et si j'étais en fauteuil roulant, hein? hein???) ou même tout simplement de rouler sur le trottoir encombré - quand trottoir il y a...

C'est simple, vous êtes un ange de vertu!



L'enfer, c'est les autres...
(C'est pas moi qui l'ai dit)

5/10/2006

Et c'est le temps qui court...

Je crois que c'est coluche qui disait: "Comment tuer le temps? Attendre qu'il passe puis bien viser..."

Moi je dis: "T'as du temps à tuer, toi??"

Incrédibeul. On n'a plus une seconde à nous... Au moment où je vous "parle" le Schtroumpf est tranquilou dans les bras de son Papa, puisque dès qu'on le pose dans son lit, Môôôssieur hurle comme un perdu...

Pour vous dire, la semaine dernière nous sommes remontés dans le Nord voir nos familles (pour info on n'y était pas allés depuis 6 mois!). Au passage, bonjour le déménagement! Pfiou, plus c'est petit, plus ça prend de la place! Donc, une fois le véhicule "familial" chargé à bloc, nous v'là partis.

On arrive, on pose nos valises, on part par monts et par vaux ("vaux"???) voir famille, amis et autres anciens collègues de travail. Bref, la course. Entre deux, le Nain qui dort pas de la nuit... Je vous raconte pas la tête sur les photos de famille!
Dans tout ça on n'a pas pu voir tout le monde, et on n'a pas pu faire certaines formalités qu'on aurait voulu régler. Jeune parent, c'est un job à plein temps. Les 35 heures? Laisse-moi rire (jaune)!

Alors en plus nous on dit à tous ceux qui nous posent la question que quand même, il est adorable mais pfiou, qu'est-ce qu'il braille! La réincarnation de Maria Callas... En moins musical. Avec force bruit digestifs pas élégants entre chaque note (Nmizou-Nmizou, vous connaissez?)! Et pis Môôôssieur, bien sûr, dès qu'il y a du monde, il feinte! C'est un fourbe. Il dort ou il couine, rien de plus. "Oh mais qu'il est saaage!" *attendrissement*
Va falloir le surveiller, il sait déjà fayoter...

Bref, à peine les valises posées, 3 ou 4 lessives et une semaine presque sans sommeil plus tard, nous voilà rentrés. Ouf.

Entre temps, Môôôssieur a eu le temps d'avoir un mois... UN MOIS... Dire que bientôt il en aura 2, puis 12, puis 5 ans, puis 20...
Enfin, on a bien le temps! Il va quand même falloir que je songe à changer le nom du blog... Pour l'instant du coup ça fait un peu publicité mensongère. Chic! Encore un blog de future maman! Mais non, c'est un blog de Jeune Maman Insupportable, hihihi!
Tout ça pour dire, wahou, ça passe...


D'ailleurs, Ptit Prout et moi, on a fait notre révision des 15 000 cette semaine. Verdict pour Loulou: 3kg630 et 52cm. Rien que ça! En pleine forme! Il pleure la nuit? Ca lui passera... (Oui, mais quand??)



En tout cas, pleure tant que tu veux mon Chéri, mais... ne grandis pas trop vite!


2/27/2006

Méchante...

Autre constat majeur de ces derniers jours (que d'éclairs de génie en ce moment décidément), la femme enceinte a un avis sur tout. Et elle a toujours raison. Surtout moi.
Mouhahaha.

Quitte à m'attirer les foudres de certaines (même pas peur) y a des trucs qui m'horripilent et je fais ici comme chez moi (ben oui), je vous les fais partager. Dans le top ten...

- "La grossesse n'est pas une maladie, on peut boire un verre de vin de temps en temps, fumer une cigarette par-ci par-là, manger des huîtres..."
Tout se paye ma chère...

- "Ras le bol de tous ces examens, c'est trop désagréable et en plus ça sert à rien"
Y en a même qui utilisent l'expression "viol du 21ème siècle" ou encore de "droit de cuissage" en parlant des examens gynécologiques - je l'invente pas, hein!
Généralement suivi de "Et nos grand-mères, elles l'ont bien fait avant nous, et elles avaient pas tout ça." Sans commentaire.

- "Non vraiment, y a aucune raison de passer sa journée dans un canapé, on est enceinte on a pas à s'arrêter de vivre." Ah bon? Merci pour moi. "Ah oui mais toi c'est pas pareil, je parlais des grossesses normales!" Euh j'attendrais un Alien sans le savoir?
Généralement suivi du commentaire admiratif "En tout cas bravo, moi je pourrais pas!" Parce que tu crois que c'est dans ma nature de larver devant la télé toute la journée?? Si tu devais, tu le ferais (et avec plaisir, en plus), c'est tout!

- Récemment... "Tu veux un arrêt de travail? Bah, dis à ton gynéco que tu as des contractions, tu vas voir ça marche à tous les coups!" Mais on est où, là?? Moi, grande gueule, peux pas m'empêcher de mettre mon grain de sel. Je réponds, mais sympa, hein - vous me connaissez! Et on me conspue! Enfin non mais presque. "C'est tout de même pas si grave!" Incrédibeul, le truc.
C'est moi qui exagère ou...?

- Les mythos... Marre de faire le flic! Je n'en écrirai pas plus mais beaucoup d'entre vous savent de quoi je parle ;)


Bref, la liste est longue. En fait, elle est si longue que s'impose la remise en question... C'est moi qui ai un problème? Serais-je en train de virer genre Laurence Boccolini ou je ne sais quelle peste aigrie et horripilante? Aïe...

Crise d'identité, maintenant...