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8/29/2013

J'abandonne toujours rien, j'entreprends toujours plus!

J'abandonne pas mon blog, je le laisse en friche quand c'est les exams/les vacances/le rhume des foins...
J'abandonne pas mes cheveux, je les laisse choisir leur voie.
J'abandonne pas mes études, j'entreprends la dernière ligne droite.
J'entreprends la suite de ma route.
J'entreprends mon chez moi.
J'entreprends ma toujours plus lente ascension vers l'adultisme: famille, carrière, maison, toussa-toussa.

Ces derniers mois, on a dit au revoir, dans le désordre, à notre matou, à notre petite ville et à notre maison-des-trois-petits-cochons, à mon Pépé, à ma vingtaine, à mon 38, aux couches pour de bon même la nuit, et à plein d'autres choses plus ou moins importantes.

C'est toujours le bordel à la maison la plupart du temps, le bordel dans ma tête parfois. Anarchy is the new black (note pour plus tard: penser à suggérer ceci comme titre de chanson à Matthew Bellamy). La désorganisation comme choix de vie. Se dire parfois en souriant qu'on voudrait pouvoir tenir ses enfants en laisse, et s'efforcer en vrai de les tenir en liesse. C'est plus de taf, clairement, mais objectivement, ça vaut plus le coup sur le long terme. Je vais pas te mentir, ils te le rendront sans doute pas. La loi de l'ingratitude maximum. Mais tu te rendras vite compte que plus tu les rends happy, plus t'as la paix le soir. Pour lire, ou écrire, par exemple.

Il reste encore tant de route, tant de choses à faire, à vivre... Il faut que je me remémore, parfois, que je dois écrire plus souvent. Il m'arrive d'oublier combien j'aime ça. Comme j'aime les chaussures. Les jolies robes. Le calme d'une douleur soulagée. Ébouriffer la tignasse de mes mectons.

J'avais dit que je serai écrivain, un jour. J'ai foiré, de toute évidence. Mais en fait, il y a toujours des choses à vivre, à dire, à écrire. J'ai rédigé mille livres dans ma tête, fictions ou pas. Tout comme j'ai chanté mille chansons, out loud ou pas.

De la pensée au papier, la route est parfois longue, mais tous les chemins mènent à Rome. Ou à Blogspot.

Anyway, résolution du nouvel an (scolaire): se botter le cul et ÉCRIRE!

5/08/2013

Dear 16-year-old me...

J'ai vu passer un attendrissant exercice sur la toile : le principe est simple, c'est d'écrire une lettre à ton toi de 16 ans. Ce serait cool si on pouvait l'envoyer (et la recevoir). À quel point les choses seraient-elles différentes? En vrai, serait-ce une bonne chose? Le mystère restera entier jusqu'à ce que "Retour vers le futur" (ou "Bond en avant vers le passé") soit devenu réalité.

Bref, j'ai tout de suite pensé à toutes les choses plus ou moins utiles que j'aurais pu m'écrire.
Et les mots me sont venus plus vite que la morve au nez de mes petits couillus dès que la brise souffle.


Chère toi/moi,

Si je ne m'abuse tu reçois cette lettre en 1999. Genre, le millénaire dernier (ça pique). Je peux déjà te dire que la fin du monde n'est pas pour Nouvel An prochain. Les ordinateurs s'en remettront.
Tu stresses pour bien des choses ma biche, qui te paraîtront si lointaines après.
Tu apprendras à répondre aux attaques extérieures. Tu commences déjà à ne plus être l'extra-terrestre du coin, et tu avances doucement mais sûrement vers des temps plus doux où ne compteront plus les piques des super-branleurs-populaires du bahut parce que, de une les vrais amis seront là et t'aimeront comme tu es, et de deux, c'est pas forcément les petits cons sûrs d'eux qui survolent le collège les mains dans les poches et la clope au bec qui réussissent le mieux dans la vie. Promis.

Tes binocles ne te dévisagent pas. Tu n'es pas un gnou obèse. Tu as le droit d'aimer lire, écouter du vrai Rock et faire des blagues pourries. Oui, tes nénés vont pousser (un peu).
L'EPS ne sert à rien dans la vie, je te le dis tout de suite. Au passage, fais gaffe en jouant au volley quelques semaines avant le bac. J'dis ça, j'dis rien.
Écoute les cours de bio, putain!

Des fois tu vas croire en plein de choses, en plein de personnes. Méfie-toi.

Décroche le poster de Richard Dean Anderson de ta chambre. Ne porte plus jamais ce pull horrible que tu aimes tant. Ne jette pas tes Converse, elles seront bientôt vintage. Si on te propose de te défriser les cheveux, DIS NON! Assume, merde.

Oui, elle ira bien. Non, il n'est pas fait pour toi. Oui, tu y arriveras.

Embrasse fort fort fort Papy Robert, Mamie de Eecke, Pépé et Mamie Caby.
Appelle Tonton Dominique plus souvent.


En fait, avant tout... Aime et VIS. Et tout ira bien.
Prends soin de toi, morue.


M.







PS: Ça s'est passé par ici - http://ladefraichie.com/2013/04/02/1992/
Et ici - http://www.femmesweetfemme.fr/annee-1993/
Et aussi là - http://mamananonyme.fr/2013/05/08/1996/

6/24/2012

He's out of my life

Il y a une chose dont j'étais sûre et certaine à 100% dans ma vie jusqu'à il y a 3 ans.

Je savais qu'un jour, peu importe quand, sûrement pas bientôt mais dans tous les cas et no matter what, je verrais Michael Jackson en vrai de vrai.

J'ai donc un côté midinette que je cache bien et qui horripile tout le monde, moi la première. Voilà c'est dit.
Il y a eu les posters de Roch Voisine et les lettres écrites au fanclub de Richard Dean Anderson ("I love you, Mac!" fin de citation), et tout le reste... Mais je n'ai jamais été une vraie groupie. Sauf pour MJ.

La magie des notes et des sons qui sortaient de son coeur a rythmé mon enfance, puis mon adolescence, et continue d'accompagner ma vie d'adulte comme une super BO dont on ne se lasse jamais.

You are the music in me, Michael.

Je raclais mes fonds de tirelire pour acheter le magazine officiel qui coûtait la peau d'une fesse, je collectionnais religieusement les cartes collector, je découpais mon StarClub bien aimé, je vénérais (et vénère toujours) ma cousine (que j'aime et que j'adore) rien que parce qu'elle savait faire le Moonwalk, j'ai espéré apercevoir mon idole en arpentant DisneyLand et me suis gavée de Captain EO en 3D...

J'ai tant de souvenirs de, sur, et avec ses chansons, que j'ai le coeur lourd en pensant que mes enfants grandiront dans un monde où il n'est plus.

Mais rassure-toi si tu me lis, tu penses bien qu'avec une daronne comme moi, ces petits ne seront pas musicalement ignares, pas tant que JE serai de ce monde!


4/16/2012

Putain, 6 ans!

6 ans il y a 10 jours que de ma plus grande douleur naissait mon plus grand bonheur...
J'ai pleuré parfois, j'ai ri beaucoup, j'ai gueulé comme un veau régulièrement, lui aussi...
Être parent c'est des montagnes russes tous les jours, jamais deux fois le même circuit, et malgré ces 6 ans d'entraînement j'ai toujours le vertige, nos enfants ont chaque jour 24 heures de plus, et sont ni tout à fait les mêmes ni tout à fait d'autres au fil des semaines.

D'ailleurs, après moult tergiversations, Fifils Premier a enfin décidé ce qu'il voulait faire de sa Royale Existence, dans une logique qui lui est tout à fait personnelle (mais qui lui ressemble tellement):

"Moi, quand je serai grand, je vais piloter des avions, comme ça je verrai mieux les trains d'en haut!"

11/05/2011

Yes We Can!

Il y a 3 ans, l'histoire était en marche... Et mon tout-petit, mon bébé-surprise, mon deuxième petit soleil plus brillant que le soleil, arrivait enfin...

Il y a 3 ans, j'ai gravi une montagne, j'ai couru un marathon, j'ai livré une bataille contre et avec mon ventre, un combat "sans arme ni violence", un combat sous la forme d'une fête, d'une fin, une révolution, un séisme...

Il y a 3 ans, le ciel s'allumait chez nous, les Américains s'endormaient après la liesse, c'était un matin de novembre comme un autre, et pourtant tout avait changé.

Il y a 3 ans, nous étions enfin 4.


Du fin fond de notre petite maternité Normande, j'avais l'impression d'avoir changé le monde. Je me sentais prétentieuse mais ça n'avait pas d'importance. Nous étions forts, nous avions réussi!

Il y a 3 ans, j'ai pensé que tout nous avait menés jusqu'à cet instant, cette seconde, tout n'avait été que chemin jusqu'à cet endroit, ce moment, cette illumination que fut Ton arrivée, mon "tout-petit" Mister R. de 4kg190. Notre histoire, nos rires, nos peines, nos colères, la merveille de l'existence de ton grand frère (à défaut de celle de sa naissance...), et enfin, Toi.

Je ne me lasserai jamais de repenser à, de raconter, de relire ton arrivée.
Camille Laurens écrit "On ne revient pas de la naissance, on y reste, on y est toujours."
J'y suis toujours... et je n'en reviens pas. Je ne veux pas en revenir. Je puise mon énergie dedans, grâce à vous trois mes hommes, pour vous trois.

Oui mon petit bonhomme, tu as changé tout ça, tu es tout ça, et je dois m'y faire, tu as 3 ans déjà.



Et si comme moi, tu ne t'en lasses pas... Ou si tu as raté les épisodes précédents (mécréant!):