3/07/2007

Désemparée... Trahie par mon propre corps.

A trop vouloir en faire...On se casse les dents.
J'en ai fait les frais...

Des mois de nuits entre-coupées, trop courtes, pas reposantes, suivies de journées chargées, trop longues, épuisantes...
Ont eu raison de moi.

J'ai accumulé, accumulé... De la fatigue, de la tristesse, de la colère, du découragement...

J'ai essayé... De surmonter, de ne pas laisser paraître, d'être forte, plus forte.
Mais ça m'est tombé dessus.

Hier, après une énième nuit pourrie, la migraine s'est insinuée dans mon crâne, me grignottant le cerveau un peu plus chaque minute. Me laissant nauséeuse, hagarde, stupide, brisée.
Encore deux jours de perdus, deux jours de brouillard...
Après m'être fait violence pour m'occuper de Noah et du dîner, je suis allée m'effondrer dans mon lit, bien avant 21h.

21h30... 22H... 22h30... J'ai dû m'endormir, en larmes, vers 2 ou 3 heures je crois... Je me sentais tellement mal... Dégoûtée, écoeurée, en RAGE... Je m'étais fait mal toute la journée pour tenir debout, et là, à bout de force... Le sommeil ne venait pas. Je m'étais couchée avant 21h et ça n'avait servi à rien... Je savais que Noah allait passer une nuit agitée, qu'il serait de toute façon debout tôt le matin. Je savais que la migraine était là pour rester, que les jours à venir seraient difficiles.

J'ai pensé au pire, j'ai pensé à ces quinze années ponctuées de douleur, à ma vue qui se trouble, à ma tête qui n'en peut plus d'avoir mal...

Et ce sommeil qui ne me venait toujours pas...

J'ai sommeillé, cauchemardé, jusqu'au réveil de Noah (enfin, le vrai, celui pour de bon, pas ceux de la nuit où il faut juste se lever pour le calmer...)...
Guillaume s'est levé, bien qu'épuisé lui aussi. Qu'est-ce que je ferais sans lui?

Il s'est occupé de notre fils, je tournais toujours dans le lit, hésitant entre rage et désespoir, résistant à l'envie de me taper la tête contre le mur...
Encore quelques cachets de plus...

J'ai bien regardé la plaquette de cachets... Il en restait encore beaucoup. Et si...

Après tout je suis incapable de faire quoi que ce soit, de m'occuper de qui que ce soit quand je suis dans cet état-là... Qu'est-ce que cela changerait?...
Cette cacophonie dans ma tête, cette fatigue qui est toujours là, cette douleur qui vous fait croire que quelqu'un ou quelque chose est en train de cisailler votre cerveau, de distiller insidieusement un poison brûlant et épicé dans vos veines...
Qui peut vivre ainsi?


Mais non, je n'ai pas le courage, je veux juste dormir...

J'ai dormi.

Je me sens mieux.

Jusqu'à la prochaine fois...

8 commentaires:

Ingrid a dit…

Ma belle, je pense fort à toi... Ne pars jamais, je t'en supplie.

Caroline a dit…

ben... je suis sur le q la...

j'espere que tu vas mieux... et que jamais tu ne partiras... bisous

Cecilia a dit…

ben dis donc... ça faisait un moment que j'étais pas venue voir ton blog, je m'étais habituée à te voir prendre tout (ou presque) avec le sourire... ça fait un sacré choc. n'hésite pas à appeler quand tu as besoin (avant d'être dans cet état là, je veux dire), j'habite pas tout près mais au moins par téléphone je peux être là.

Futur papa a dit…

Nous t'envoyons tout notre courage et notre soutient moral.
Vivement que tu retrouves ta pêche.

pitchval a dit…

Mich.. je ne connais que trop bien ce que tu décris.. courrage!!!
bisous.. et vive les hommes qui nous comprennent !

mayga a dit…

Migraine, compagne de nos jours, nos nuits. Insupportable. Je subis et elle me donne la nausée.
Reposes toi, prend soin de toi, et que dire de plus, si comme moi tu es réfractaire aux traitements, nous n'avons plus qu'à attendre un miracle.

Je t'embrasse.

Cayou a dit…

Wow, je me sens tres mal pour toi...
Les nuits entrecoupés, je connais, les migraines non.
Courage !!!
Mais ne pars pas !

aurelia, damien et enzo a dit…

ma chérie, je te vois souffrir et je me sent impuissante face à ta douleur:( , si je pouvais , je tenlèveré cette fichue migraine à vie , courage ma belle, nhésites pas à m'appeler dans ces moments la, gros bisousssssss, aurélia