La boucherie est pleine à craquer.
C'est notre tour, je commence à discuter avec le boucher. Celui-ci s'adresse à Noah:
"Alors bonjour Noah comment tu vas?"
Et Noah de répondre:
"Ma maman elle a pas de kiki. Maman elle a une nénette."
Ca n'a été une surprise pour personne, je pense. Néanmoins ça a interpellé toute l'assistance.
Ben faîtes pas les choqués quoi, c'est la vie.
Mon fils a une mémoire terrible et un sens inné de l'à-propos.
Je suis quand même sortie de là la tête basse et, si j'ose dire, la queue, euh non, la nénette entre les jambes. Ce qui n'aurait pas dû surprendre qui que ce soit non plus, en somme.
Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants.
5/24/2009
In-ze-cake attitude
Après Ma vie à 100 à l'heure, ma nuit à 2 de tens'.
Le coucher, c'est sportif quand même pour un prélude aux douceurs du sommeil.
Négociations avec Noah, il veut une histoire, il veut pas une histoire, il a soif, il veut dire bonne nuit au barbecue, j'en passe et des meilleures. Un bisou après c'est tout. Encore un mais c'est le dernier, etc etc.
Je pose Robin, Ô joie, il dort.
Vite, vite, je saute dans mon pyjama et me glisse dans mon lit. Incroyable, ils dorment tous les deux j'entends plus rien! Chéri, éteins la lumière, ça les attire.
Mes yeux se ferment...
"MamaaaaaaaaaaaaAAAAANNN je te paaaaarle!!!"
J'vais l'assommer.
"Oui?"
"J'ai bobo là!"
"C'est parce qu'il faut faire dodo. Moi aussi je vais faire dodo, bonne nuit!"
Ca commence d'enfer.
Je retourne me coucher, je jette un oeil au réveil. Pfff et moi qui voulais me coucher tôt.
Le lit grince. Robin bouge... Non!! Nooooon!!! Ouf, il dort.
Moi aussi, du coup.
En moyenne deux petites heures plus tard, Robin pleure. Je me lève, lui rends sa tétine, me recouche, il re-pleure, je me re-lève, etc, etc, une bonne demi-douzaine de fois.
Ok. Je le prends, l'allonge contre moi, le branche au sein, et je referme les yeux. Si je me réveille je le remettrai dans son lit.
Parfois je me réveille. Parfois non. Cochez la case correspondante.
Si je le remets dans son lit, je recommence la danse-de-l-accident-de-tututte encore plusieurs fois avant de 1) re-capituler et le reprendre avec moi dans le lit ou 2) savourer ma victoire inespérée s'il se rendort.
Répétez ce cirque en continu toute la nuit.
Réveillez-vous finalement, au petit matin, un bébé remuant mort de rire tout contre vous, et ayant fortement l'impression d'avoir dormi deux heures à tout casser. Toutes les nuits pendant 6 mois et demi.
"MAMAAAAAAAANNNNN tu vieeeens? Chuis réveillé on va en bas?!"
"Pourquoi?"
"Ben je veux mon bribon (traduisez: biberon)! Et toi?"
"Je sais pas. T'as du Guronsan???"
Le coucher, c'est sportif quand même pour un prélude aux douceurs du sommeil.
Négociations avec Noah, il veut une histoire, il veut pas une histoire, il a soif, il veut dire bonne nuit au barbecue, j'en passe et des meilleures. Un bisou après c'est tout. Encore un mais c'est le dernier, etc etc.
Je pose Robin, Ô joie, il dort.
Vite, vite, je saute dans mon pyjama et me glisse dans mon lit. Incroyable, ils dorment tous les deux j'entends plus rien! Chéri, éteins la lumière, ça les attire.
Mes yeux se ferment...
"MamaaaaaaaaaaaaAAAAANNN je te paaaaarle!!!"
J'vais l'assommer.
"Oui?"
"J'ai bobo là!"
"C'est parce qu'il faut faire dodo. Moi aussi je vais faire dodo, bonne nuit!"
Ca commence d'enfer.
Je retourne me coucher, je jette un oeil au réveil. Pfff et moi qui voulais me coucher tôt.
Le lit grince. Robin bouge... Non!! Nooooon!!! Ouf, il dort.
Moi aussi, du coup.
En moyenne deux petites heures plus tard, Robin pleure. Je me lève, lui rends sa tétine, me recouche, il re-pleure, je me re-lève, etc, etc, une bonne demi-douzaine de fois.
Ok. Je le prends, l'allonge contre moi, le branche au sein, et je referme les yeux. Si je me réveille je le remettrai dans son lit.
Parfois je me réveille. Parfois non. Cochez la case correspondante.
Si je le remets dans son lit, je recommence la danse-de-l-accident-de-tututte encore plusieurs fois avant de 1) re-capituler et le reprendre avec moi dans le lit ou 2) savourer ma victoire inespérée s'il se rendort.
Répétez ce cirque en continu toute la nuit.
Réveillez-vous finalement, au petit matin, un bébé remuant mort de rire tout contre vous, et ayant fortement l'impression d'avoir dormi deux heures à tout casser. Toutes les nuits pendant 6 mois et demi.
"MAMAAAAAAAANNNNN tu vieeeens? Chuis réveillé on va en bas?!"
"Pourquoi?"
"Ben je veux mon bribon (traduisez: biberon)! Et toi?"
"Je sais pas. T'as du Guronsan???"
5/18/2009
Regarde pas en bas!
La pilule, c'est bien. Le stérilet, c'est mieux. Surtout quand on sait ce qui peut arriver malgré la pilule (je vous aide: "ça" pèse presque 7kg, ça pleure et ça dort pas la nuit).
Par contre le stérilet c'est un peu plus flippant que la pilule. Mais je suis pas une chochotte.
J'ai quand même pleuré ma race, un peu.
Bizarrement, depuis, mon portable ne fonctionne plus très bien... Des interférences???
Par contre le stérilet c'est un peu plus flippant que la pilule. Mais je suis pas une chochotte.
J'ai quand même pleuré ma race, un peu.
Bizarrement, depuis, mon portable ne fonctionne plus très bien... Des interférences???
5/05/2009
Mi, c'est la moitié d'un tout...
Au commencement j'étais à moitié dans le cake, mais il faut dire aussi que nous ne faisons pas les choses à moitié, et que mine de rien l'accouchement n'avait pas été la moitié d'un marathon!

Et déjà, en ce 5 mai 2009, ma chère Moitié et moi, à moitié émus, ainsi que Noah la demi-portion, mi-figue mi-raisin, sommes fiers de vous annoncer à demi-mots que notre cher Robin, qui n'en est pas la moitié d'un et qui ferait même un excellent demi de mêlée, fête aujourd'hui sa demi-année!
L'occasion de célébrer ce grand événement devant un demi, et de vous montrer que question photos, nous ne faisons pas dans la demi-mesure!



Et déjà, en ce 5 mai 2009, ma chère Moitié et moi, à moitié émus, ainsi que Noah la demi-portion, mi-figue mi-raisin, sommes fiers de vous annoncer à demi-mots que notre cher Robin, qui n'en est pas la moitié d'un et qui ferait même un excellent demi de mêlée, fête aujourd'hui sa demi-année!
L'occasion de célébrer ce grand événement devant un demi, et de vous montrer que question photos, nous ne faisons pas dans la demi-mesure!
4/06/2009
Noah, ou l'autre naissance...
Noah a 3 ans aujourd'hui... C'est déjà tant, c'est encore si peu...
J'ai longtemps hésité à réécrire le récit de cette "autre naissance", de peur de regretter de ne pouvoir réécrire l'histoire en même temps... De peur aussi, et surtout, que les mots aient le goût de mon amertume et de mes regrets plus que l'empreinte du bonheur qui fut le nôtre ce jour-là.
Mais je ne peux plus lire le récit que j'en avais fait, il est trop faussé par les oeillères que j'avais encore à cette époque, il est enjolivé par l'innocence qui était la mienne. Aujourd'hui j'ai l'impression que ces mots ne sont pas les miens. Qu'ils ne le sont plus...
Noah était désiré et attendu... La grossesse n'a pas été facile... Physiquement, à la lumière de ma deuxième grossesse, je sais que je me suis laissée enfermer par la peur inculquée par les médecins. Alors je suis restée à la maison, j'ai gardé mon gros ventre pour moi, j'ai été une bonne élève, j'ai pris mes 8 cachets par jour, j'ai accepté les hospitalisations, les monitorings... Mon col ne bougeait pas et c'était une bonne nouvelle à chaque fois. Mais alors, pourquoi? "On ne sait jamais", me répondait-on.
La césarienne a été évoquée très vite, vers 33 semaines, car le bébé était en siège. D'une voix timide, j'ose: "Mais... C'est obligatoire, la césarienne?"
"Oui, on ne peut pas accoucher par voie basse d'un premier bébé, en siège."
Si seulement...
Et voilà, je suis en train de faire ce que je ne voulais pas faire... Un récit plein de colère. Je m'arrête donc là sur les circonstances entourant la césarienne pour ne raconter que la naissance elle-même.
Je suis rentrée à la maternité le 5 avril 2006 au soir, le coeur plutôt léger.
Je n'avais pas peur. Je m'étonnais moi-même, à vrai dire! J'ai même regardé la Nouvelle Star ce soir-là.
Au matin du 6 avril, il gèle dehors... Guillaume arrive. C'est un grand jour! Mes mains ne quittent pas la douce courbe de mon ventre qui tressaute, plus que quelques heures...
Puis, l'attente... Car le bloc a beaucoup de retard... Quand on vient me chercher vers 10 heures je commence à me rendre compte que je ne sais rien de ce qui va m'arriver... Mais il est trop tard pour demander, trop tard pour reculer...
Vient l'humiliation. Rasage, sonde urinaire, rachi-anesthésie. Je suis allongée, paralysée, j'ai froid, et les portes du bloc s'ouvrent sur mon anatomie toute entière dévoilée aux yeux de tous... Ressaisis-toi Michelle, ton fils arrive, enfin... Je me sens partir... Quand mes yeux s'ouvrent l'anesthésiste me regarde avec inquiétude... Puis s'en va. Il le dit, il y a une IVG à côté et ils ont besoin de lui. Va donc.
La gynéco arrive, gaillarde, je suis derrière le champ opératoire et je cherche un regard, un contact, quelque chose, quelqu'un... Le regard viendra de mon fils, quelques minutes plus tard. Tu es là! Tu as les yeux grand ouverts, tu es si beau, tu me sembles si petit, j'ai peur que tu aies froid et je voudrais te réchauffer contre mon coeur, mais... Déjà tu t'en vas.
On me remet sur un chariot, je vois les autres bouger mes jambes mais je ne les sens pas. Je demande où on m'emmène: "En salle de réveil commune."
Alors là non, je n'ai pas fait tout ce chemin pour être séparée de mon bébé lors de ces heures si cruciales! Je passe pour une emmerdeuse, mais au final on nous trouve une salle de naissance où nous resterons près de trois heures, en famille. Trois heures de découverte et de douleur... Je ne comprend pas, tout est programmé, préparé, minuté, pourquoi ai-je si mal? La réponse de la sage-femme a changé ma vie, bien plus tard. Quelques mots qui seront à jamais gravés dans mon coeur, dans mon ventre, comme tatoués sur cette cicatrice aujourd'hui si fine et pourtant si présente:
"Un ventre, Madame, ce n'est pas fait pour être ouvert!"
Je n'apprécie pas mais je ne comprends pas... Alors je n'y penserai plus avant plusieurs semaines...
Le retour en chambre restera, je l'avoue, un des pires moments de ma vie. Ce couloir qui n'en finissait pas, les dames qui me roulent sur mon lit, je hurle... Je hurle de douleur pour la première fois de mon existence...
Mais tu es là. Moi qui ai toujours voulu être mère, aujourd'hui TU m'as fait ce cadeau... Rien d'autre ne compte!
Rien d'autre ne comptera plus que tes yeux dans les miens, que tes mains qui me frôlent, que ta bouche contre ma peau, rien d'autre ne comptera plus jamais que ton amour, ton bonheur, ta confiance... Merci mon fils de nous avoir choisis pour te guider sur ta route. J'étais mère avant d'être mère, et pourtant tout a changé...
Le séjour à la maternité fut difficile, je culpabilisais de ne pas me remettre mieux, plus vite, je n'osais pas m'opposer aux puéricultrices qui me conseillaient des choses que mon coeur refusait...
Une fois rentrés chez nous j'ai vraiment fait de ce bébé le mien, je me suis adaptée à son rythme, j'ai re-fusionné avec lui, à nouveau nous ne faisions qu'un, envers et contre tout et tous.
Ce qui "aurait pu arriver" est loin derrière nous.
Les "Et si", les "J'aurais pu, j'aurais dû" ne me hantent plus parce que de toute façon, cette naissance, c'est la sienne, elle fait de lui ce qu'il est et de moi qui je suis. Cette naissance m'a permis, par la suite, de VIVRE pleinement mon second accouchement. Car oui, j'ai eu mon AVAC ensuite... Mais il n'aurait pas été mon AVAC si Noah n'était pas né par voie haute.
Je ne réfléchis plus en termes de "Si les choses avaient été différentes" puisqu'elles ne le sont pas, de toute façon, et que je préfère aujourd'hui écrire sereinement le présent, page par page, et mon présent c'est LUI, c'est EUX, ils sont ma chair, mon oxygène.
Leur naissance est gravée dans mon corps de mille façons, et je ne voudrais pas qu'il en soit autrement.
A toi, Noah, qui a orné mon ventre d'un grand sourire, et qui illumine ma vie chaque jour un peu plus...
Bon anniversaire mon fils adoré!
J'ai longtemps hésité à réécrire le récit de cette "autre naissance", de peur de regretter de ne pouvoir réécrire l'histoire en même temps... De peur aussi, et surtout, que les mots aient le goût de mon amertume et de mes regrets plus que l'empreinte du bonheur qui fut le nôtre ce jour-là.
Mais je ne peux plus lire le récit que j'en avais fait, il est trop faussé par les oeillères que j'avais encore à cette époque, il est enjolivé par l'innocence qui était la mienne. Aujourd'hui j'ai l'impression que ces mots ne sont pas les miens. Qu'ils ne le sont plus...
Noah était désiré et attendu... La grossesse n'a pas été facile... Physiquement, à la lumière de ma deuxième grossesse, je sais que je me suis laissée enfermer par la peur inculquée par les médecins. Alors je suis restée à la maison, j'ai gardé mon gros ventre pour moi, j'ai été une bonne élève, j'ai pris mes 8 cachets par jour, j'ai accepté les hospitalisations, les monitorings... Mon col ne bougeait pas et c'était une bonne nouvelle à chaque fois. Mais alors, pourquoi? "On ne sait jamais", me répondait-on.
La césarienne a été évoquée très vite, vers 33 semaines, car le bébé était en siège. D'une voix timide, j'ose: "Mais... C'est obligatoire, la césarienne?"
"Oui, on ne peut pas accoucher par voie basse d'un premier bébé, en siège."
Si seulement...
Et voilà, je suis en train de faire ce que je ne voulais pas faire... Un récit plein de colère. Je m'arrête donc là sur les circonstances entourant la césarienne pour ne raconter que la naissance elle-même.
Je suis rentrée à la maternité le 5 avril 2006 au soir, le coeur plutôt léger.
Je n'avais pas peur. Je m'étonnais moi-même, à vrai dire! J'ai même regardé la Nouvelle Star ce soir-là.
Au matin du 6 avril, il gèle dehors... Guillaume arrive. C'est un grand jour! Mes mains ne quittent pas la douce courbe de mon ventre qui tressaute, plus que quelques heures...
Puis, l'attente... Car le bloc a beaucoup de retard... Quand on vient me chercher vers 10 heures je commence à me rendre compte que je ne sais rien de ce qui va m'arriver... Mais il est trop tard pour demander, trop tard pour reculer...
Vient l'humiliation. Rasage, sonde urinaire, rachi-anesthésie. Je suis allongée, paralysée, j'ai froid, et les portes du bloc s'ouvrent sur mon anatomie toute entière dévoilée aux yeux de tous... Ressaisis-toi Michelle, ton fils arrive, enfin... Je me sens partir... Quand mes yeux s'ouvrent l'anesthésiste me regarde avec inquiétude... Puis s'en va. Il le dit, il y a une IVG à côté et ils ont besoin de lui. Va donc.
La gynéco arrive, gaillarde, je suis derrière le champ opératoire et je cherche un regard, un contact, quelque chose, quelqu'un... Le regard viendra de mon fils, quelques minutes plus tard. Tu es là! Tu as les yeux grand ouverts, tu es si beau, tu me sembles si petit, j'ai peur que tu aies froid et je voudrais te réchauffer contre mon coeur, mais... Déjà tu t'en vas.
On me remet sur un chariot, je vois les autres bouger mes jambes mais je ne les sens pas. Je demande où on m'emmène: "En salle de réveil commune."
Alors là non, je n'ai pas fait tout ce chemin pour être séparée de mon bébé lors de ces heures si cruciales! Je passe pour une emmerdeuse, mais au final on nous trouve une salle de naissance où nous resterons près de trois heures, en famille. Trois heures de découverte et de douleur... Je ne comprend pas, tout est programmé, préparé, minuté, pourquoi ai-je si mal? La réponse de la sage-femme a changé ma vie, bien plus tard. Quelques mots qui seront à jamais gravés dans mon coeur, dans mon ventre, comme tatoués sur cette cicatrice aujourd'hui si fine et pourtant si présente:
"Un ventre, Madame, ce n'est pas fait pour être ouvert!"
Je n'apprécie pas mais je ne comprends pas... Alors je n'y penserai plus avant plusieurs semaines...
Le retour en chambre restera, je l'avoue, un des pires moments de ma vie. Ce couloir qui n'en finissait pas, les dames qui me roulent sur mon lit, je hurle... Je hurle de douleur pour la première fois de mon existence...
Mais tu es là. Moi qui ai toujours voulu être mère, aujourd'hui TU m'as fait ce cadeau... Rien d'autre ne compte!
Rien d'autre ne comptera plus que tes yeux dans les miens, que tes mains qui me frôlent, que ta bouche contre ma peau, rien d'autre ne comptera plus jamais que ton amour, ton bonheur, ta confiance... Merci mon fils de nous avoir choisis pour te guider sur ta route. J'étais mère avant d'être mère, et pourtant tout a changé...
Le séjour à la maternité fut difficile, je culpabilisais de ne pas me remettre mieux, plus vite, je n'osais pas m'opposer aux puéricultrices qui me conseillaient des choses que mon coeur refusait...
Une fois rentrés chez nous j'ai vraiment fait de ce bébé le mien, je me suis adaptée à son rythme, j'ai re-fusionné avec lui, à nouveau nous ne faisions qu'un, envers et contre tout et tous.
Ce qui "aurait pu arriver" est loin derrière nous.
Les "Et si", les "J'aurais pu, j'aurais dû" ne me hantent plus parce que de toute façon, cette naissance, c'est la sienne, elle fait de lui ce qu'il est et de moi qui je suis. Cette naissance m'a permis, par la suite, de VIVRE pleinement mon second accouchement. Car oui, j'ai eu mon AVAC ensuite... Mais il n'aurait pas été mon AVAC si Noah n'était pas né par voie haute.
Je ne réfléchis plus en termes de "Si les choses avaient été différentes" puisqu'elles ne le sont pas, de toute façon, et que je préfère aujourd'hui écrire sereinement le présent, page par page, et mon présent c'est LUI, c'est EUX, ils sont ma chair, mon oxygène.
Leur naissance est gravée dans mon corps de mille façons, et je ne voudrais pas qu'il en soit autrement.
A toi, Noah, qui a orné mon ventre d'un grand sourire, et qui illumine ma vie chaque jour un peu plus...
Bon anniversaire mon fils adoré!
Libellés :
Du fond du coeur,
Jeune Maman Insupportable
4/04/2009
Vous avez demandé le 15? Ne quittez pas...
Un samedi après-midi ordinaire chez Grand-Mamie. Guillaume est parti tenter de gagner une croûte ou deux au poker (c'est sa phase "Patriiiiick"). Noah commence à tourner autour de la table en râlant...
"J'ai bobo au ventre Maman!"
OK, je pars à la pharmacie essayer de trouver quelque chose pour le soulager. Une fois là-bas, Belle-Maman m'appelle: Noah vomit, l'heure n'est plus à la gaudriole, hop, chez le médecin. De garde (m**** forcément, comme toujours!).
Le pharmacien n'a pas le numéro du médecin de garde, mais veut bien appeler la gendarmerie. Qui lui dit d'appeler la régul au 0 810 je-sais-plus-quoi. Qui lui dit d'appeler le 15. C'est laborieux mais on va y arriver...
La "dame du 15" donc, pose tout un tas de question au pharmacien par téléphone. Le pharmacien transmet: "Et l'enfant là, il est tout seul à la maison?"
"Evidemment. Mon fils de trois ans est seul, malade, à la maison, avec son petit frère de 4 mois 1/2, qui d'ailleurs vient de m'appeler pour me dire que le grand vomissait!"
Je prends le téléphone. Il faut donner le numéro et l'adresse de la Grand-Mamie. Heureusement qu'une cousine de Guillaume était avec moi et a pu donner les précieux (et vitaux, de tout évidence) renseignements.
"Madame, vous êtes juste à côté, rentrez-y et je vous rappelle quand vous serez là-bas."
"Et me donner le numéro du médecin de garde c'est pas possible?"
"Rentrez. Je vous rappelle."
Chef, oui, chef.
Je monte dans la voiture. Le téléphone sonne, c'est Belle-Maman: "Une dame du 15 vient d'appeler!"
"Elle a cru que je m'étais télé-transportée??"
"Sans doute! En tout cas, on a rendez-vous à 18h15."
Chef, oui, chef.
On embarque Noah et Robin dans la voiture, il pleut des cordes... On arrive près du cabinet, Noah n'est pas bien, et paf dans la voiture. Tant pis.
Je me gare à la one again devant le cabinet. On sort. On sonne. On tape. Rien...
Je rappelle la "dame du 15".
"Euh, on est devant le cabinet là on a rendez-vous mais personne ne nous ouvre!"
"C'est pas possible!"
"Si je vous le dis!"
"Mince..."
"Comme vous dîtes. C'est possible de faire quelque chose là??"
"Vous vous énervez!"
"NON j'm'énerve pas j't'explique!!!!!!!!!! Je suis dehors sous la pluie avec mes enfants dont l'un vomit tripes et boyaux et personne ne m'ouvre la porte du cabinet de médecin avec qui vous m'avez pris rendez-vous!!! Mettez-vous à ma place un petit peu..." (je tente la corde sensible...)
"Attendez j'appelle le docteur."
"Faîtes donc."
Musique d'attente.................
La porte du cabinet s'ouvre, voilà le docteur! Elle nous sourit:
"Ben, vous avez pas sonné?"
Les routes de l'enfer sont pavées de bonnes intentions... Et inversement.
"J'ai bobo au ventre Maman!"
OK, je pars à la pharmacie essayer de trouver quelque chose pour le soulager. Une fois là-bas, Belle-Maman m'appelle: Noah vomit, l'heure n'est plus à la gaudriole, hop, chez le médecin. De garde (m**** forcément, comme toujours!).
Le pharmacien n'a pas le numéro du médecin de garde, mais veut bien appeler la gendarmerie. Qui lui dit d'appeler la régul au 0 810 je-sais-plus-quoi. Qui lui dit d'appeler le 15. C'est laborieux mais on va y arriver...
La "dame du 15" donc, pose tout un tas de question au pharmacien par téléphone. Le pharmacien transmet: "Et l'enfant là, il est tout seul à la maison?"
"Evidemment. Mon fils de trois ans est seul, malade, à la maison, avec son petit frère de 4 mois 1/2, qui d'ailleurs vient de m'appeler pour me dire que le grand vomissait!"
Je prends le téléphone. Il faut donner le numéro et l'adresse de la Grand-Mamie. Heureusement qu'une cousine de Guillaume était avec moi et a pu donner les précieux (et vitaux, de tout évidence) renseignements.
"Madame, vous êtes juste à côté, rentrez-y et je vous rappelle quand vous serez là-bas."
"Et me donner le numéro du médecin de garde c'est pas possible?"
"Rentrez. Je vous rappelle."
Chef, oui, chef.
Je monte dans la voiture. Le téléphone sonne, c'est Belle-Maman: "Une dame du 15 vient d'appeler!"
"Elle a cru que je m'étais télé-transportée??"
"Sans doute! En tout cas, on a rendez-vous à 18h15."
Chef, oui, chef.
On embarque Noah et Robin dans la voiture, il pleut des cordes... On arrive près du cabinet, Noah n'est pas bien, et paf dans la voiture. Tant pis.
Je me gare à la one again devant le cabinet. On sort. On sonne. On tape. Rien...
Je rappelle la "dame du 15".
"Euh, on est devant le cabinet là on a rendez-vous mais personne ne nous ouvre!"
"C'est pas possible!"
"Si je vous le dis!"
"Mince..."
"Comme vous dîtes. C'est possible de faire quelque chose là??"
"Vous vous énervez!"
"NON j'm'énerve pas j't'explique!!!!!!!!!! Je suis dehors sous la pluie avec mes enfants dont l'un vomit tripes et boyaux et personne ne m'ouvre la porte du cabinet de médecin avec qui vous m'avez pris rendez-vous!!! Mettez-vous à ma place un petit peu..." (je tente la corde sensible...)
"Attendez j'appelle le docteur."
"Faîtes donc."
Musique d'attente.................
La porte du cabinet s'ouvre, voilà le docteur! Elle nous sourit:
"Ben, vous avez pas sonné?"
Les routes de l'enfer sont pavées de bonnes intentions... Et inversement.
Libellés :
Coups de gueule,
J'ai testé pour vous
2/28/2009
Liste non-exhaustive...
... De tous les trucs que j'aime et que je ne peux plus faire!
- Prendre un long bain chaud
- Bouquiner comme si le monde autour n'existait plus
- Faire les boutiques juste comme ça
- Broder
- Cuisiner tranquille
- Ecrire tranquille
- Aller faire mes courses en une demi-heure à tout casser, aller-retour compris
- Ecouter de la musique à fond
- Porter mes fringues en taille 38 (loiiiintain souvenir)
- Me maquiller
- Regarder Dr House
- Prendre mon temps...
Faites des gosses, me direz-vous. Ouais, plein.
Mais en même temps, s'ils n'étaient pas là je ne pourrais pas...
- Embrasser mes bébés dans le cou quand ils sont encore tout chauds de sommeil
- Essuyer tendrement leurs larmes avec un baiser
- Fourrer mon nez dans leur petit ventre tendre
- Chanter une chanson avec Noah qui chante super faux
- Prendre Robin tout contre moi et le sentir chercher le lait
- Les regarder dormir
- Les entendre rire
- Prendre leur petite main dans la mienne et les sentir me serrer fort
- Renifler leurs cheveux, où je retrouve toujours un peu de leur odeur de naissance
- Les voir grandir en sachant que nous sommes leurs guides...
Les journées n'ont que 24 heures et après tout, le plus important, c'est leur bonheur! Alors je vous laisse deviner si je regrette, et à quoi je passe mes journées!...
- Prendre un long bain chaud
- Bouquiner comme si le monde autour n'existait plus
- Faire les boutiques juste comme ça
- Broder
- Cuisiner tranquille
- Ecrire tranquille
- Aller faire mes courses en une demi-heure à tout casser, aller-retour compris
- Ecouter de la musique à fond
- Porter mes fringues en taille 38 (loiiiintain souvenir)
- Me maquiller
- Regarder Dr House
- Prendre mon temps...
Faites des gosses, me direz-vous. Ouais, plein.
Mais en même temps, s'ils n'étaient pas là je ne pourrais pas...
- Embrasser mes bébés dans le cou quand ils sont encore tout chauds de sommeil
- Essuyer tendrement leurs larmes avec un baiser
- Fourrer mon nez dans leur petit ventre tendre
- Chanter une chanson avec Noah qui chante super faux
- Prendre Robin tout contre moi et le sentir chercher le lait
- Les regarder dormir
- Les entendre rire
- Prendre leur petite main dans la mienne et les sentir me serrer fort
- Renifler leurs cheveux, où je retrouve toujours un peu de leur odeur de naissance
- Les voir grandir en sachant que nous sommes leurs guides...
Les journées n'ont que 24 heures et après tout, le plus important, c'est leur bonheur! Alors je vous laisse deviner si je regrette, et à quoi je passe mes journées!...
2/13/2009
[Edit]
Petit (petite??? Non! Si??) aparté, j'ai rajouté au récit de la naissance de Robin un paragraphe qui m'avait échappé lors de sa rédaction, mais qui est divinement important à mes yeux...
Une parenthèse magnifique qui tient une place toute chaude dans mon coeur puisqu'elle tient pour moi du lien qui unissait déjà Noah et Robin avant même la naissance de ce dernier...
L'oubli est réparé, pour celles et ceux qui cherchent: ça se passe juste avant qu'on ne parte pour la maternité...
Bonne lecture!
Une parenthèse magnifique qui tient une place toute chaude dans mon coeur puisqu'elle tient pour moi du lien qui unissait déjà Noah et Robin avant même la naissance de ce dernier...
L'oubli est réparé, pour celles et ceux qui cherchent: ça se passe juste avant qu'on ne parte pour la maternité...
Bonne lecture!
Libellés :
Du fond du coeur,
Me Myself and I
Françaises, Français...
Oyez oyez, ouvrez tous bien vos esgourdes braves gens, nous avons une annonce à faire.
Sa Majesté des Mouches (M&M's pour les intimes) s'est enfin décidé à poser son seigneurial fessier sur le Saint Siège et à y apporter sa Royale contribution.
La cour toute entière était présente pour assister au sacre et la Reine Mère a enfin pu éteindre le cierge allumé dans l'espoir de cette journée, il y a déjà près d'un an. Tous les nobles sujets ont formé une ronde autour des latrines et dansé joyeusement la célèbre "Danse de la Chasse d'Eau".
M&M's a reçu pour l'occasion une couronne de chocolat et une tonne de baisers maternels.
Tout le monde s'en fout mais... Depuis le temps qu'on attendait ça!
Sa Majesté des Mouches (M&M's pour les intimes) s'est enfin décidé à poser son seigneurial fessier sur le Saint Siège et à y apporter sa Royale contribution.
La cour toute entière était présente pour assister au sacre et la Reine Mère a enfin pu éteindre le cierge allumé dans l'espoir de cette journée, il y a déjà près d'un an. Tous les nobles sujets ont formé une ronde autour des latrines et dansé joyeusement la célèbre "Danse de la Chasse d'Eau".
M&M's a reçu pour l'occasion une couronne de chocolat et une tonne de baisers maternels.
Tout le monde s'en fout mais... Depuis le temps qu'on attendait ça!
Libellés :
Fourre-tout parental,
Rien à voir
1/26/2009
Ma vie à 100 à l'heure...
Le jour point. Ou pas encore, si ça se trouve.
SONNEZ TROMPETTES!!! Les lardons sont réveillées. En forme. Diantre.
Je regarde le réveil. Je calcule... Mmmm trois heures de sommeil d'affilée cette nuit, c'est correct (sic).
La première épreuve de la journée est de descendre avec Petit Lardon dans un bras et Grand Lardon au bout de l'autre. Ouf, on est en bas, chacun en un seul morceau (la plupart du temps...).
J'examine le salon et commence à me demander comment préparer le petit déjeûner de Noah, donner la tétée à Robin, ranger le bazar, mettre Cars, lancer le café, mettre au sèche-linge la lessive oubliée la veille, changer les couches, habiller les enfants... En même temps, bien sûr.
Je délègue et j'établis des priorités. Les enfants déjeûnent devant Cars et Maman déjeûne en rangeant la salle à manger jonchée de pièges sournois comme des petites voitures, et autres joujoux soigneusement éparpillés je vous laisse deviner par qui.
Robin s'est rendormi. Bon, je le changerai et l'habillerai plus tard.
Noah refuse d'être changé. J'insiste. Je menace... Et pour finir, je l'ai au chantage: "On enlève la couche, on va sur le pot et t'auras un chocolat Kinder..."
Ca marche. Pour l'instant. Il en profite pour faire un peu de "coucou la voilà" en courant dans la maison.
Noah re-veut sa couche.
Robin veut on-ne-sait-quoi mais il le veut en hurlant. Accident de tétine. Je la lui rends tout en dépliant les vêtements de Noah (soigneusement pliés puisque pas repassés, mais qui a le temps de repasser les fringues des enfants??).
Noah veut être rhabillé sans couche. Tiens, le fameux déclic dont tout le monde me parle serait-il enfin venu??
Je l'habille, slip Cars, pantalon Spiderman, la classe quoi.
Je change Robin et l'habille, tout en finissant mon café froid. Déjà cette heure-là!!?
Ce qui devait arriver arriva. Je change Noah. Drame car on ne peut plus mettre le pantalon Spiderman maintenant...
Je vais le laver.
MERDE! La lessive...
"Maman, on dit pas mègue, on dit MINCE AYORS!!!"
Et puis je vais faire quoi à manger ce midi? Spéléo de congélateur. Un repas patchwork on va dire, un peu de ci, un peu de ça. Pas du Gloubi-Boulga mais presque.
Chantage pour faire manger Noah. Gouzi-gouzi pour faire patienter Robin (qui éprouve immanquablement le besoin de tout et n'importe quoi au moment où je mange). Je finis par manger froid et/ou avec une main.
Comme toujours, Noah refuse la sieste. Zut-flûte-crotte, je n'y aurai donc pas droit non plus. Je vais faire la vaisselle, c'est reposant aussi.
"Ca va mon Noah?"
"Non, ça va pas."
"Oh, ça va pas mon chéri?"
"Non, ça va pas gu tout."
"Mince... C'est la fin du monde?"
"Non, c'est pas fin gu mongue."
"Ah bon ben ça va alors..."
Robin finit par s'endormir dans mes bras. je le pose délicatement et... Il se réveille en fanfarre.
"Noah tu veux qu'on aille se promener?"
"Non che veux pas, che veux Cars!"
Vous mentez honteusement: "Cars y marche pu, Cars y est cassé, y a pu de piles." (c'est ça ou la crise de nerf, ras-le-bol de Cars!!!)
Noah décrète qu'il est l'heure de goûter. Pleine de bonne volonté, en bonne maman-gâteau, vous tentez un fondant chocolat-amandes qui embaume la maison de sa douce odeur sucrée...
"Ch'en veux pas. Veux kèpes!" (des crêpes??? L'est fou lui! Vous lui dîtes avec diplomatie:)
"Tu rêves des genoux."
Quoi qu'il mange il s'en met partout.
MERDE! La lessive...
Tout votre beau rangement de ce matin n'est plus qu'un lointain souvenir, visiblement il y a eu dans votre salon une bataille entre les Légos et les petites voitures, avec Winnie l'Ourson en peluche comme arbitre. Vous prenez une boîte et jetez tout dedans. Vous menacez de tout mettre à la poubelle (ou dans un coin bien caché, ça coûte cher quand même!!). Avant de vous rendre compte que c'est trop tard: à quoi bon le menacer de jeter tous ses jouets s'il ne les range pas alors que vous venez de le faire à sa place? Punaise, elle dit quoi à propos de ça, Dolto??
Il vous a eue. Encore...
Et puis qu'est-ce que je vais faire au dîner? Vous pensez à votre copine qui fait ses menus une ou deux semaines à l'avance et qui les respecte. Vous êtes admirative, mais chaque fois que vous essayez vous ne vous y tenez jamais!
Ah, vous avez raté "Un dîner presque parfait". Tant pis.
"Maman, Binou y pleure!! Va donner sa tétine!!"
Euh oui, j'y cours...
Vous montez avec les deux monstres. Vous regardez l'étage... Et vous demandez intérieurement comment faire couleur l'eau, chauffer la salle de bains, déshabiller les enfants, préparer leurs vêtements, sortir les serviettes, lancer une lessive (MERDE!!! La lessive...), surveiller le dîner, passer l'aspi à l'étage et ranger les chambres infestées de petites voitures/Légos/puzzles... En même temps.
Je délègue et j'établis des priorités.
Les enfants sont lavés et en pyjama, je suis trempée bien sûr. Tant qu'à faire, en une minute top chrono, je saute dans l'eau restante, me débarbouille, hop là.
Vous avez mal délégué, le dîner sent méchamment le brûlé... Vous sauvez ce que vous pouvez sauver.
Noah joue aux petites voitures dans son assiette et Robin s'occupe du fond sonore. Vous mangez donc froid, avec une seule main, en faisant du chantage.
Je m'effondre sur le canapé. La table attendra demain. Le linge sale aussi. MERDE!!!! La lessive... Consciencieuse, cette fois, vous montez chercher la lessive mouillée, vérifiez qu'elle ne sent pas mauvais, et courez frileusement dans le garage enfourner tout ça dans le sèche-linge. Vous plierez demain...
Devant l'impossibilité évidente de suivre quoi que ce soit à la télévision (mais qu'y a-t-il à suivre de toute façon??), vous envoyez tout le monde au lit, réticent ou pas. Plutôt réticent que pas, d'ailleurs.
Vous pariez intérieurement sur l'heure de réveil de Petit Lardon. En général, vous êtes pessimiste ("3h maxi"), et l'homme carrément utopiste ("6h, ça serait bien!").
Vos yeux se ferment et vous repensez à cette journée, à la prochaine...
Et parce que la journée, si éprouvante soit-elle, est parsemée de moments de tendresse et de rires... Au fond, vous adorez ça!
SONNEZ TROMPETTES!!! Les lardons sont réveillées. En forme. Diantre.
Je regarde le réveil. Je calcule... Mmmm trois heures de sommeil d'affilée cette nuit, c'est correct (sic).
La première épreuve de la journée est de descendre avec Petit Lardon dans un bras et Grand Lardon au bout de l'autre. Ouf, on est en bas, chacun en un seul morceau (la plupart du temps...).
J'examine le salon et commence à me demander comment préparer le petit déjeûner de Noah, donner la tétée à Robin, ranger le bazar, mettre Cars, lancer le café, mettre au sèche-linge la lessive oubliée la veille, changer les couches, habiller les enfants... En même temps, bien sûr.
Je délègue et j'établis des priorités. Les enfants déjeûnent devant Cars et Maman déjeûne en rangeant la salle à manger jonchée de pièges sournois comme des petites voitures, et autres joujoux soigneusement éparpillés je vous laisse deviner par qui.
Robin s'est rendormi. Bon, je le changerai et l'habillerai plus tard.
Noah refuse d'être changé. J'insiste. Je menace... Et pour finir, je l'ai au chantage: "On enlève la couche, on va sur le pot et t'auras un chocolat Kinder..."
Ca marche. Pour l'instant. Il en profite pour faire un peu de "coucou la voilà" en courant dans la maison.
Noah re-veut sa couche.
Robin veut on-ne-sait-quoi mais il le veut en hurlant. Accident de tétine. Je la lui rends tout en dépliant les vêtements de Noah (soigneusement pliés puisque pas repassés, mais qui a le temps de repasser les fringues des enfants??).
Noah veut être rhabillé sans couche. Tiens, le fameux déclic dont tout le monde me parle serait-il enfin venu??
Je l'habille, slip Cars, pantalon Spiderman, la classe quoi.
Je change Robin et l'habille, tout en finissant mon café froid. Déjà cette heure-là!!?
Ce qui devait arriver arriva. Je change Noah. Drame car on ne peut plus mettre le pantalon Spiderman maintenant...
Je vais le laver.
MERDE! La lessive...
"Maman, on dit pas mègue, on dit MINCE AYORS!!!"
Et puis je vais faire quoi à manger ce midi? Spéléo de congélateur. Un repas patchwork on va dire, un peu de ci, un peu de ça. Pas du Gloubi-Boulga mais presque.
Chantage pour faire manger Noah. Gouzi-gouzi pour faire patienter Robin (qui éprouve immanquablement le besoin de tout et n'importe quoi au moment où je mange). Je finis par manger froid et/ou avec une main.
Comme toujours, Noah refuse la sieste. Zut-flûte-crotte, je n'y aurai donc pas droit non plus. Je vais faire la vaisselle, c'est reposant aussi.
"Ca va mon Noah?"
"Non, ça va pas."
"Oh, ça va pas mon chéri?"
"Non, ça va pas gu tout."
"Mince... C'est la fin du monde?"
"Non, c'est pas fin gu mongue."
"Ah bon ben ça va alors..."
Robin finit par s'endormir dans mes bras. je le pose délicatement et... Il se réveille en fanfarre.
"Noah tu veux qu'on aille se promener?"
"Non che veux pas, che veux Cars!"
Vous mentez honteusement: "Cars y marche pu, Cars y est cassé, y a pu de piles." (c'est ça ou la crise de nerf, ras-le-bol de Cars!!!)
Noah décrète qu'il est l'heure de goûter. Pleine de bonne volonté, en bonne maman-gâteau, vous tentez un fondant chocolat-amandes qui embaume la maison de sa douce odeur sucrée...
"Ch'en veux pas. Veux kèpes!" (des crêpes??? L'est fou lui! Vous lui dîtes avec diplomatie:)
"Tu rêves des genoux."
Quoi qu'il mange il s'en met partout.
MERDE! La lessive...
Tout votre beau rangement de ce matin n'est plus qu'un lointain souvenir, visiblement il y a eu dans votre salon une bataille entre les Légos et les petites voitures, avec Winnie l'Ourson en peluche comme arbitre. Vous prenez une boîte et jetez tout dedans. Vous menacez de tout mettre à la poubelle (ou dans un coin bien caché, ça coûte cher quand même!!). Avant de vous rendre compte que c'est trop tard: à quoi bon le menacer de jeter tous ses jouets s'il ne les range pas alors que vous venez de le faire à sa place? Punaise, elle dit quoi à propos de ça, Dolto??
Il vous a eue. Encore...
Et puis qu'est-ce que je vais faire au dîner? Vous pensez à votre copine qui fait ses menus une ou deux semaines à l'avance et qui les respecte. Vous êtes admirative, mais chaque fois que vous essayez vous ne vous y tenez jamais!
Ah, vous avez raté "Un dîner presque parfait". Tant pis.
"Maman, Binou y pleure!! Va donner sa tétine!!"
Euh oui, j'y cours...
Vous montez avec les deux monstres. Vous regardez l'étage... Et vous demandez intérieurement comment faire couleur l'eau, chauffer la salle de bains, déshabiller les enfants, préparer leurs vêtements, sortir les serviettes, lancer une lessive (MERDE!!! La lessive...), surveiller le dîner, passer l'aspi à l'étage et ranger les chambres infestées de petites voitures/Légos/puzzles... En même temps.
Je délègue et j'établis des priorités.
Les enfants sont lavés et en pyjama, je suis trempée bien sûr. Tant qu'à faire, en une minute top chrono, je saute dans l'eau restante, me débarbouille, hop là.
Vous avez mal délégué, le dîner sent méchamment le brûlé... Vous sauvez ce que vous pouvez sauver.
Noah joue aux petites voitures dans son assiette et Robin s'occupe du fond sonore. Vous mangez donc froid, avec une seule main, en faisant du chantage.
Je m'effondre sur le canapé. La table attendra demain. Le linge sale aussi. MERDE!!!! La lessive... Consciencieuse, cette fois, vous montez chercher la lessive mouillée, vérifiez qu'elle ne sent pas mauvais, et courez frileusement dans le garage enfourner tout ça dans le sèche-linge. Vous plierez demain...
Devant l'impossibilité évidente de suivre quoi que ce soit à la télévision (mais qu'y a-t-il à suivre de toute façon??), vous envoyez tout le monde au lit, réticent ou pas. Plutôt réticent que pas, d'ailleurs.
Vous pariez intérieurement sur l'heure de réveil de Petit Lardon. En général, vous êtes pessimiste ("3h maxi"), et l'homme carrément utopiste ("6h, ça serait bien!").
Vos yeux se ferment et vous repensez à cette journée, à la prochaine...
Et parce que la journée, si éprouvante soit-elle, est parsemée de moments de tendresse et de rires... Au fond, vous adorez ça!
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