Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants.
3/14/2012
Principalement, je fais semblant de savoir ce que je fais.
3/02/2012
J'arrêtais pas de me dire "Moi je serai pas comme ça, moi je serai pas comme ça..."
Brouillard et arrêts-vomi inclus, on est arrivés vers 1h00.
Evidemment, avec la gastro violente qui sévit en ce moment, vous vous doutez du diagnostic. Laryngite, donc (ouais, ça m'a fait ça aussi).
Le médecin me tend une ordonnance pour des suppositoires anti-vomito, des antibios et des lavages de nez. C'est-à-dire qu'il faut que j'aille à la pharmacie de garde (techniquement il ne me faut que des suppos pour que Robin-Petit-Boudin aille mieux) maintenant tout de suite, quoi. Pour ces suppos qu'ils auraient très bien pu (et mieux fait de?) lui donner sur place. Lorsque je m'en étonne, le médecin (au demeurant gentil et pas méprisant mais bon) me dit: "Je vous donne une ordonnance, de toute façon c'est bien pour ça que vous êtes venue, pour avoir une ordonnance?!"
Je n'ai pas su lui répondre que non. Que j'étais venue inquiète trouver une solution pour soulager mon bébé. Que je me doutais que j'y allais pour rien mais que j'étais la première à me projeter, disant aux parents inquiets qu'on ne vient jamais pour rien quand on a peur. Je me disais que je ne serai pas comme ça…
J'ai dit merci et au revoir. J'ai tenu mon petit bonhomme qui se tordait au bord de l'évier. Et je suis partie avec mon ordonnance.
J'ai trouvé la pharmacie de garde dans une ruelle peu engageante et j'ai sonné. Des types bizarres passaient. Personne ne venait. Les types bizarres sont repassés. Je suis partie et rentrée bredouille…
En me disant "Je serai pas comme ça, je serai pas comme ça"... J'espère.
2/19/2012
Parce que je suis une femme qui en a.
2/16/2012
Syllogismes...
1/10/2012
J'ai le mal de mère...
12/21/2011
Et après cette fin du monde-ci...
11/05/2011
Yes We Can!
11/02/2011
J'ai mal aux pieds.
"Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,
Empêchez le chien d’aboyer pour l’os que je lui donne,
Faites taire les pianos et sans roulement de tambour,
Sortez le cercueil avant la fin du jour.
Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent dans le ciel ces trois mots : Il Est Mort,
Nouez des voiles noirs aux colonnes des édifices,
Gantez de noir les mains des agents de police.
Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson,
Je croyais que l’Amour jamais ne finirait : j’avais tort.
Que les étoiles se retirent ; qu’on les balaye ;
Démontez la lune et le soleil,
Videz les océans, arrachez les forêts ;
Car rien de bon ne peut advenir désormais."
Wystan Hugh Auden (1907-1973)