C'est l'histoire d'un mec. Un type normal. Un type bien, même. Propre sur lui, poli, père de famille et tout le tralala.
Bon. Maintenant, mettez-le derrière un volant. Si possible, un volant avec une voiture autour qui fasse un bon 150 chevaux, turbo D, HDI, TDI ou un truc comme ça. Mais si c'est une caisse à savon ça marche aussi. Parfois même, mieux. Le kit Tuning est en option, mais c'est pas mal aussi. Histoire de donner un peu d'allure à la Super 5 ou à la Saxo Bic.
Et là, d'un coup, le mec, dans un basculement surnaturel genre "Incroyable Hulk", se transforme en roi de la route!
Plusieurs possibilités:
- Il a un béret. Vous êtes tombé sur un escargot. En général, il est équipé soit d'une Visa ou d'une CX qui crache du noir à 50km/h, soit d'une énooorme berline à 5 ans de SMIC qui crache rien du tout puisque rôdée pour ne pas dépasser le 70.
Prenez votre mal en patience, en général on reste coincé longtemps derrière les bérets. Dès que possible, doublez, mais mettez bien votre clignotant, le type en dessous du béret serait cap' de vous attaquer pour lui avoir causé une attaque.
- Elle a des bigoudis. Vous êtes tombé sur une Mémère. Mémère a eu son permis en 1950 (voire même avant), et elle a bien dû parcourir au moins 5 000km depuis. Elle croit toujours que les ronds points marchent à la priorité à droite, oublie que le clignotant n'est pas une option, et est foncièrement incapable de se garer autrement que d'un coup d'un seul, là où elle se trouve, que ça vous plaise ou non.
Serrez les dents. Sinon vous aurez droit à moultes commentaires plus ou moins pertinents sur la jeunesse ponctués de "fichtre" et de "palsembleu". Sans égards pour vos chastes oreilles.
- Il a une casquette et un kit carrosserie. Vous êtes tombé sur un Jacky. C'est une espèce difficile à apprivoiser. Jacky est un roi de la route, un vrai. Il a une 205 de 1985 qui développe 15 poneys en développé-couché sur le bas-côté, dans laquelle il faut choisir d'allumer soit les phares soit la ventilation (sinon pffft plus rien), mais qui est équipée d'une magnifique panoplie tuning qui coûte plus cher que la montre de notre vénéré Président, et d'un autoradio high-tech qui crache 150 décibels (il faut bien ça pour couvrir le "modeste ronronnement" du moteur), qu'on entend de très loin et qui génère une onde de choc sur environ 300 mètres.
Ne vous avisez pas de le doubler: le roi, c'est lui. Il est cap' d'éteindre la ventilation pour vous éblouir à coups de phares (même pas peur), et c'est aussi le roi de la queue de poisson suivie d'un bon coup de frein comme on n'en fait plus (il n'a plus de plaquettes, mais c'est un détail).
- Elle est blonde et regarde plus son rétroviseur que la route (normal, vous ne voudriez tout de même pas qu'elle rate son maquillage pour une broutille aussi insignifiante que la sécurité routière?). C'est une bimbo. Incapable de la moindre manoeuvre mais très douée pour zigaguer ou squatter la voie de gauche de l'autoroute avec sa Mini, elle n'est pas bien dangereuse mais quand même énervante. A aussi une forte tendance à téléphoner tout en conduisant, au risque de rater son trait d'eye-liner.
Prenez votre mal en patience, en général son trajet "appart branché-boulot dans le vent" n'est pas très long.
- Il a une clope au bec et vous toise d'en haut. Il a une plaque marqué "Bébert 62" sur le tableau de bord. C'est un routier. S'il est sympa, ça va. Sinon, prenez garde à couvrir vos genoux. En général, le routier macho n'hésite pas à doubler un autre routier sur une deux-voies, créant ainsi un jubilatoire petit embouteillage, ni à se déporter dès qu'il voit que vous tentez un timide dépassement. Au risque de broyer votre voiture et vous avec, mais c'est anodin, il aura à peine une griffe sur son 30 tonnes. Le danger est qu'il peut amocher autant de voitures qu'il veut, il est couvert. Et justement, transformer votre jolie petite 207 neuve en Apéricube est son passe-temps préféré. Attention à l'équation "jeune femme au volant" + "petite voiture" + "copine sur le siège passager". C'est le tiercé gagnant du routier lourd.
Solution: 1, 2, 3, déboitez, fuyez!!!!!
- Elle chante et danse innocemment tout en conduisant d'une façon fluide et respectueuse, toujours soucieuse du code de la route. Elle râle à peine sur les autres conducteurs, même si ce sont des gros cons.
Cherchez pas. c'est moi!
Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants.
12/21/2007
12/09/2007
J'ai testé pour vous: "Martine is not dead"!
Depuis quelques semaines, a disparu l'excellent site http://martine.logeek.com/ qui m'a valu bien des fou-rires! C'était THE buzz de l'automne mesdames et messieurs, euuuuuuuuuuunnnbeulivèbeul (pour les connaisseurs des "têtes à claques")!!!
N'ayant rien sauvegardé, je me désolais de ne pouvoir partager avec vous ce petit bijou de subversion délicieusement impertinent et complètement délirant! Et en faisant des recherches et en trouvant quelques images au hasard de quelques forums et blogs, je vous ai trouvé quelques perles!
L'idée de génie du site était de pouvoir générer de faux albums de Martine (cette chère compagne de notre enfance, vive les années 80) en choisissant une couverture et en détournant le titre.
Les éditions originales ayant demandé l'arrêt du site ("à l'amiable" il paraît, censure quand tu nous tiens...), paix à son âme, napu site. Merdoum.
Bon, OK, forcément ça prête à la dérive, et même certains extraits que j'ai dénichés pour vous sont un peu "limites" mais bon, j'ai mis ce que j'ai trouvé, ne criez pas au scandale, ce n'est que de l'humour... Très actuel parfois! (y'en a quand même que j'ai pas mis, faut pas pousser Mémé dans l'escalier.)





N'ayant rien sauvegardé, je me désolais de ne pouvoir partager avec vous ce petit bijou de subversion délicieusement impertinent et complètement délirant! Et en faisant des recherches et en trouvant quelques images au hasard de quelques forums et blogs, je vous ai trouvé quelques perles!
L'idée de génie du site était de pouvoir générer de faux albums de Martine (cette chère compagne de notre enfance, vive les années 80) en choisissant une couverture et en détournant le titre.
Les éditions originales ayant demandé l'arrêt du site ("à l'amiable" il paraît, censure quand tu nous tiens...), paix à son âme, napu site. Merdoum.
Bon, OK, forcément ça prête à la dérive, et même certains extraits que j'ai dénichés pour vous sont un peu "limites" mais bon, j'ai mis ce que j'ai trouvé, ne criez pas au scandale, ce n'est que de l'humour... Très actuel parfois! (y'en a quand même que j'ai pas mis, faut pas pousser Mémé dans l'escalier.)





11/30/2007
Saloperie de marketing!
La poste a encore trouvé un fil à nous attacher à la patte. Saint Commercial priez pour nous.
Il s'agit, pour ne pas nous faire perdre la face devant nos chères têtes blondes, d'envoyer une lettre au Père Noël (mais si, vous savez, l'obèse barbu déguisé en bouteille de Coca-Cola (mais non j'l'ai pas dit)) et d'attendre une réponse.
Comme j'avais plus l'adresse du Père Noël sous la main (mère indigne), je lui ai envoyé un mail. Il est moderne, le Père Noël. Il passe même par les obscures cheminées de la VPC maintenant. Même plus besoin de se salir le costume dans les conduits pleins de suie. C'est la Mère Noël qui doit être contente.
Bref, forte de l'ouverture du Père Noël aux nouvelles technologie, je lui envoie un mail, via le site de La Poste. En gros, ceci:
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour ses enfants. Même moi.
Le pire, c'est que c'est pas Noah qui attend avec impatience la réponse, sûrement formatée, informatisée et automatisée du Père Noël.
Nous sommes tous de grands enfants quand revient LE sapin...
Il s'agit, pour ne pas nous faire perdre la face devant nos chères têtes blondes, d'envoyer une lettre au Père Noël (mais si, vous savez, l'obèse barbu déguisé en bouteille de Coca-Cola (mais non j'l'ai pas dit)) et d'attendre une réponse.
Comme j'avais plus l'adresse du Père Noël sous la main (mère indigne), je lui ai envoyé un mail. Il est moderne, le Père Noël. Il passe même par les obscures cheminées de la VPC maintenant. Même plus besoin de se salir le costume dans les conduits pleins de suie. C'est la Mère Noël qui doit être contente.
Bref, forte de l'ouverture du Père Noël aux nouvelles technologie, je lui envoie un mail, via le site de La Poste. En gros, ceci:
Cher Papa Noël.
Je m'appelle Noah et j'ai 19 mois. Autant dire que je ne te connais pas encore très bien mais j'ai déjà bien compris le principe du "cadeau". C'est un truc que je demande l'air de rien et qui atterrit mal emballé sous mon sapin (ma mère dit que toi et le Père Scotch vous êtes pas copains).
Toujours est-il que cette année je m'intéresse fortement aux catalogues de jouets.
Je ne sais pas ce que tu mettras dans ta hotte, mais je t'attendrai avec impatience le 24 décembre au soir...
Bon courage, et à très bientôt!
Noah
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour ses enfants. Même moi.
Le pire, c'est que c'est pas Noah qui attend avec impatience la réponse, sûrement formatée, informatisée et automatisée du Père Noël.
Nous sommes tous de grands enfants quand revient LE sapin...
11/27/2007
J'ai testé pour vous: "La gastro qui fait aussi suicide collectif"
Vendredi 23 novembre, huitheureszérozéro:
Je me réveille nauséeuse, j'ai rêvé que je mangeais du chocolat... Etrange...
Je me lève... Et en fait non, je ne me lève pas, y a pas moyen comme on dit. Je ne me lèverais pas (sauf pour dégobiller) avant 15h30 en fait, et resterais vaseuse deux jours... Et merde!
Samedi 24 novembre, cinqheuresquarante-cinq (ouioui vous avez bien lu!):
Noah se réveille, chante, secoue toute la maison par ses vocalises... Mince quoi, je suis encore dans le pâté moi! Bon, OK, on se lève...
huitheurestrente: time to go to bed!
Mon Noah, tu as bien besoin d'une sieste! Hop là. Ouh là là plutôt: l'odeur dans la chambre ne me dit rien qui vaille... Je vérifie le lit de bébé avant de coucher le gnôme, malheur, horreur, consternation, enfer et damnation enfin la totale quoi, le plumard est plein de vomi! RE-MERDE!
neufheuresetdesbrouettes: tout est propre, la chambre sent à nouveau le pin et la violette (enfin pas vraiment, mais au moins elle ne te prend plus le nez entier jusqu'aux bronches avec l'odeur de vomi séché.................), Vomito est endormi. Ouf.
Dimanche 25 novembre, dixheuresoupresque:
Guillaume est comateux... Mon oeil averti (et mon estomac encore endolori) reconnaît les symptômes... Les bruits qui viennent des toilettes ne trompent personne: LA GASTRO EST LA!!!
Guillaume sera plus atteint que moi ce jour-là, et Noah continue tranquillou à remplir 7 ou 8 couches non sans une hilarité certaine car mon petit bijou d'élégance et de distinction n'aime rien plus que ses propres euh... créations bruyantes et odoriférantes, voyez vous?
Lundi 26 novembre, septheuresetdemie (quoi?? déjà??? pfff)
L'humeur n'est plus à la rigolade. Noah se lève, il a du caca partout des pieds à la tête... Il est amorphe, réagit à peine... Je le déshabille, je le mets au bain, je le sèche, je le secoue, je vois ses yeux se fermer, son petit corps devenir tout mou, il s'endort... Il ne bouge presque pas. Il boit un peu d'eau, un soluté de réhydratation, mais sinon il se blottit contre moi, en boule, les yeux lourds...
Mon amie, ma grumelle Sabrina, me regarde avec un air que je n'aime pas. Je sais qu'elle va me dire quelque chose que je n'ai pas envie d'entendre. Et je sais déjà qu'elle a raison. Il faut aller aux urgences...
Là-bas, nous sommes pris en charge très rapidement, Noah est pesé, il a perdu 500 grammes. Il ne réagit à rien, il ne ronchonne pas, et pour nous qui le connaissons ce constat est pire que toutes les couches remplies qu'il a pu nous faire ces deux derniers jours...
On nous parle de déshydratation, de gastro-entérite aiguë, d'hospitalisation...
Je réalise que derrière ces mots il y a une peur, réelle et fondée, mon petit bonhomme est vraiment mal en point...
On applique de la crème anesthésiante, on fait une prise de sang, en laissant ensuite le cathé en place, en cas de perfusion à l'étage, ainsi une autre piqûre ne serait pas nécessaire.
Noah ne garde rien, tout repart en diarrhée, même - et surtout - l'eau. Le bilan sanguin est normal, à part une anémie causée par la gastro.
L'admission est décidée. On nous attribue une chambre mère-enfant. Au secrétariat, je n'écoute pas les questions de la dame, je lui fais remarquer que dehors, un avion décolle, je lui parle de Noah...
Arrivée à l'étage, on me montre le fonctionnement de cette unité mère-enfant, la salle des parents (déjà, une jeune Maman me propose de partager son plateau), les repas à aller chercher à l'office... Et les consignes me sont données: Noah ne doit rien avaler. Pas même de l'eau. Ou alors un peu, avec le soluté de réhydratation. J'insiste, mon petit bonhomme pleure de soif...
On met la perfusion en place, Noah se débat, j'ai mal au coeur... Guillaume et moi devons le tenir pour que les infirmières puissent travailler. La perf ne passe pas... Il y a un caillot. La soignante arrive à l'atteindre et le retire. Le produit passe. Ah, non. Noah s'appuie sans cesse sur la main en question, pliant le tuyau... Il faudra lui mettre une attelle en place, qui finalement n'empêchera pas l'alarme de sonner régulièrement.
Mon bébé dort un peu, la famille est prévenue. On me propose un plateau-repas, que j'accepte. Dans la salle des parents, la Maman de tout à l'heure, Laïla, partage mon repas. Elle n'a pas eu de chance, pas de chambre mère-enfant pour elle, et pas de plateau-repas. Sa petite fille a 29 jours, elle a une bronchiolite. Elle est Tunisienne. Sa belle-soeur lui amène des plats qu'elle a préparés et du thé. Laïla partage tout, et de bon coeur. Moi, je n'ai pas très faim, je lui passe donc mon plateau, on parle bébés, allaitement, hôpital.
Je retourne dans la chambre, Guillaume peut partir manger un morceau, enfin, il est plus de 14h et il n'a rien mangé non plus, encore faible de sa journée d'hier.
Je ne peux donner que peu à boire à Noah, et il se jette dessus. En fin d'après-midi, on m'autorise à lui donner une compote pomme-banane, on progresse.
Le soir, je vais chercher mon dîner. L'assiette n'est pas appétissante... Laïla me fait réchauffer du poulet au piment avec des spaghettis, ça pique, c'est chaud, c'est offert du fond du coeur, et ça fait du bien... C'est fou comme la solidarité rapproche les gens. Nous buvons un thé. Je rassure une Maman dont la petite fille de deux ans est hospitalisée pour asthme.
Guillaume doit repartir, je ne sais pas comment endormir Noah. Finalement, je reste auprès de lui et je somnole. Cette satanée alarme n'arrête pas de sonner, à chaque fois il faut appeler l'infirmière pour qu'elle appuie sur le même bouton...
Mardi 27 septembre, jesaispasquelleheuremaistroptôt:
Au matin Noah se réveille et je SAIS qu'il va bien. Il chante, joue, il n'a plus ce regard fiévreux, il veut marcher, il a faim, et il en a marre d'être perfusé!
D'ailleurs, l'alarme sonne encore. En fait, le cathéter était pilé. Pour le savoir, il a fallu débander toute la main, enlever les sparadrap... Plus facile à dire qu'à faire, Noah ayant retrouvé toute sa vivacité, ça n'a pas été une mince affaire...
On lui donne un biberon qu'il avale d'une traite. Va pour une compote.
Je vais en salle des parents retrouver Laïla et prendre le petit déjeûner. Là encore, bavardages, conseils et partage sont au rendez-vous. Je prends soin de noter son adresse, j'ai encore une boule de gratitude au coeur en pensant à ce dîner simple et somptueux qu'elle m'a offert.
Le médecin passe, elle est contente, Bébé pèse 10,880kg, soit 200 grammes de plus qu'hier. En bref, Noah était gravement déshydraté, mais les soins l'ont requinqué, eau, sel et sucre. Trois éléments simples qui sont essentiels, et qui lui ont redonné ses couleurs et son tonus!
C'est le coeur léger que je vais déjeûner dans la salle des parents: après le repas, nous rentrons à la maison! Et nous ne sommes pas les seuls: la petite fille de Laïla, ainsi que la petite asthmatique, ont leur bon de sortie également.
Et nous voilà repartis...
Dans le bureau des admissions, pour enregistrer le bon de sortie, je regarde par la fenêtre. Aucun avion à l'horizon... Je me dis...
Jusqu'ici, tout va bien.
Je me réveille nauséeuse, j'ai rêvé que je mangeais du chocolat... Etrange...
Je me lève... Et en fait non, je ne me lève pas, y a pas moyen comme on dit. Je ne me lèverais pas (sauf pour dégobiller) avant 15h30 en fait, et resterais vaseuse deux jours... Et merde!
Samedi 24 novembre, cinqheuresquarante-cinq (ouioui vous avez bien lu!):
Noah se réveille, chante, secoue toute la maison par ses vocalises... Mince quoi, je suis encore dans le pâté moi! Bon, OK, on se lève...
huitheurestrente: time to go to bed!
Mon Noah, tu as bien besoin d'une sieste! Hop là. Ouh là là plutôt: l'odeur dans la chambre ne me dit rien qui vaille... Je vérifie le lit de bébé avant de coucher le gnôme, malheur, horreur, consternation, enfer et damnation enfin la totale quoi, le plumard est plein de vomi! RE-MERDE!
neufheuresetdesbrouettes: tout est propre, la chambre sent à nouveau le pin et la violette (enfin pas vraiment, mais au moins elle ne te prend plus le nez entier jusqu'aux bronches avec l'odeur de vomi séché.................), Vomito est endormi. Ouf.
Dimanche 25 novembre, dixheuresoupresque:
Guillaume est comateux... Mon oeil averti (et mon estomac encore endolori) reconnaît les symptômes... Les bruits qui viennent des toilettes ne trompent personne: LA GASTRO EST LA!!!
Guillaume sera plus atteint que moi ce jour-là, et Noah continue tranquillou à remplir 7 ou 8 couches non sans une hilarité certaine car mon petit bijou d'élégance et de distinction n'aime rien plus que ses propres euh... créations bruyantes et odoriférantes, voyez vous?
Lundi 26 novembre, septheuresetdemie (quoi?? déjà??? pfff)
L'humeur n'est plus à la rigolade. Noah se lève, il a du caca partout des pieds à la tête... Il est amorphe, réagit à peine... Je le déshabille, je le mets au bain, je le sèche, je le secoue, je vois ses yeux se fermer, son petit corps devenir tout mou, il s'endort... Il ne bouge presque pas. Il boit un peu d'eau, un soluté de réhydratation, mais sinon il se blottit contre moi, en boule, les yeux lourds...
Mon amie, ma grumelle Sabrina, me regarde avec un air que je n'aime pas. Je sais qu'elle va me dire quelque chose que je n'ai pas envie d'entendre. Et je sais déjà qu'elle a raison. Il faut aller aux urgences...
Là-bas, nous sommes pris en charge très rapidement, Noah est pesé, il a perdu 500 grammes. Il ne réagit à rien, il ne ronchonne pas, et pour nous qui le connaissons ce constat est pire que toutes les couches remplies qu'il a pu nous faire ces deux derniers jours...
On nous parle de déshydratation, de gastro-entérite aiguë, d'hospitalisation...
Je réalise que derrière ces mots il y a une peur, réelle et fondée, mon petit bonhomme est vraiment mal en point...
On applique de la crème anesthésiante, on fait une prise de sang, en laissant ensuite le cathé en place, en cas de perfusion à l'étage, ainsi une autre piqûre ne serait pas nécessaire.
Noah ne garde rien, tout repart en diarrhée, même - et surtout - l'eau. Le bilan sanguin est normal, à part une anémie causée par la gastro.
L'admission est décidée. On nous attribue une chambre mère-enfant. Au secrétariat, je n'écoute pas les questions de la dame, je lui fais remarquer que dehors, un avion décolle, je lui parle de Noah...
Arrivée à l'étage, on me montre le fonctionnement de cette unité mère-enfant, la salle des parents (déjà, une jeune Maman me propose de partager son plateau), les repas à aller chercher à l'office... Et les consignes me sont données: Noah ne doit rien avaler. Pas même de l'eau. Ou alors un peu, avec le soluté de réhydratation. J'insiste, mon petit bonhomme pleure de soif...
On met la perfusion en place, Noah se débat, j'ai mal au coeur... Guillaume et moi devons le tenir pour que les infirmières puissent travailler. La perf ne passe pas... Il y a un caillot. La soignante arrive à l'atteindre et le retire. Le produit passe. Ah, non. Noah s'appuie sans cesse sur la main en question, pliant le tuyau... Il faudra lui mettre une attelle en place, qui finalement n'empêchera pas l'alarme de sonner régulièrement.
Mon bébé dort un peu, la famille est prévenue. On me propose un plateau-repas, que j'accepte. Dans la salle des parents, la Maman de tout à l'heure, Laïla, partage mon repas. Elle n'a pas eu de chance, pas de chambre mère-enfant pour elle, et pas de plateau-repas. Sa petite fille a 29 jours, elle a une bronchiolite. Elle est Tunisienne. Sa belle-soeur lui amène des plats qu'elle a préparés et du thé. Laïla partage tout, et de bon coeur. Moi, je n'ai pas très faim, je lui passe donc mon plateau, on parle bébés, allaitement, hôpital.
Je retourne dans la chambre, Guillaume peut partir manger un morceau, enfin, il est plus de 14h et il n'a rien mangé non plus, encore faible de sa journée d'hier.
Je ne peux donner que peu à boire à Noah, et il se jette dessus. En fin d'après-midi, on m'autorise à lui donner une compote pomme-banane, on progresse.
Le soir, je vais chercher mon dîner. L'assiette n'est pas appétissante... Laïla me fait réchauffer du poulet au piment avec des spaghettis, ça pique, c'est chaud, c'est offert du fond du coeur, et ça fait du bien... C'est fou comme la solidarité rapproche les gens. Nous buvons un thé. Je rassure une Maman dont la petite fille de deux ans est hospitalisée pour asthme.
Guillaume doit repartir, je ne sais pas comment endormir Noah. Finalement, je reste auprès de lui et je somnole. Cette satanée alarme n'arrête pas de sonner, à chaque fois il faut appeler l'infirmière pour qu'elle appuie sur le même bouton...
Mardi 27 septembre, jesaispasquelleheuremaistroptôt:
Au matin Noah se réveille et je SAIS qu'il va bien. Il chante, joue, il n'a plus ce regard fiévreux, il veut marcher, il a faim, et il en a marre d'être perfusé!
D'ailleurs, l'alarme sonne encore. En fait, le cathéter était pilé. Pour le savoir, il a fallu débander toute la main, enlever les sparadrap... Plus facile à dire qu'à faire, Noah ayant retrouvé toute sa vivacité, ça n'a pas été une mince affaire...
On lui donne un biberon qu'il avale d'une traite. Va pour une compote.
Je vais en salle des parents retrouver Laïla et prendre le petit déjeûner. Là encore, bavardages, conseils et partage sont au rendez-vous. Je prends soin de noter son adresse, j'ai encore une boule de gratitude au coeur en pensant à ce dîner simple et somptueux qu'elle m'a offert.
Le médecin passe, elle est contente, Bébé pèse 10,880kg, soit 200 grammes de plus qu'hier. En bref, Noah était gravement déshydraté, mais les soins l'ont requinqué, eau, sel et sucre. Trois éléments simples qui sont essentiels, et qui lui ont redonné ses couleurs et son tonus!
C'est le coeur léger que je vais déjeûner dans la salle des parents: après le repas, nous rentrons à la maison! Et nous ne sommes pas les seuls: la petite fille de Laïla, ainsi que la petite asthmatique, ont leur bon de sortie également.
Et nous voilà repartis...
Dans le bureau des admissions, pour enregistrer le bon de sortie, je regarde par la fenêtre. Aucun avion à l'horizon... Je me dis...
Jusqu'ici, tout va bien.
Libellés :
Du fond du coeur,
J'ai testé pour vous
11/24/2007
Sans Elle...
Sans Elle je ne sais pas où je serais, qui je serais, ni ce que je ferais.
Elle a pris une place dans ma vie que je n'aurais jamais crue possible.
Elle est celle que j'appelle quand j'ai peur, Elle est celle à qui je me confie quand j'ai mal.
Elle me rassure, elle m'aide, elle me secoue.
Elle m'a tant appris! Elle m'a appris à apprendre.
Je l'ai rencontrée à un moment clé de ma vie, et depuis on ne s'est plus quittées.
A l'heure où je vous parle, je suis chez elle.
On a un passé commun, on a vécu côte à côte la grossesse, la naissance de nos bébés, on a partagé nos doutes, nos fou-rires, notre émerveillement...
On a traversé parallèlement les soucis de la grossesse, les coups durs de la vie, on a gardé le cap en s'appuyant l'une sur l'autre.
Elle m'a accueillie, Elle est ma bouée, mon Amie la plus chère. Elle me donne de la force.
Elle m'a ouvert sa maison, son coeur...
Elle m'a montré que mon fils était bien plus capable que je le pensais, grâce à elle j'ai appris à lui faire confiance, à le laisser faire.
Elle me botte les fesses parfois! Si Elle voit que je panique parce que Noah veut manger son yaourt seul et qu'il repeint sa figure, sa chaise, et le sol couleur yaourt, Elle m'envoie balader.
Elle est franche, Elle ne sait pas mentir.
Elle m'a soutenue, défendue, je sais que je peux compter sur Elle en toutes circonstances. Et ça vaut de l'or...
Elle s'est occupée de Noah jeudi pendant que j'étais à un RDV médical qu'Elle m'avait obtenu, hier quand j'étais malade, ce matin quand il s'est réveillé avant 6h, réveillant par la même occasion ses enfants à Elle.
Son mari est resté 3 heures dans les bouchons pour aller chercher le mien.
Je n'oublierai jamais tout ce qu'Elle a fait, tout ce qu'Elle fait pour moi, pour nous, j'ai si peur qu'Elle ne sache pas à quel point je lui suis reconnaissante, et à quel point Elle fait partie de moi maintenant...
"L'amitié, c'est un même esprit en deux corps."
Oui, Sabrina et moi, ça doit être ça!
Elle a pris une place dans ma vie que je n'aurais jamais crue possible.
Elle est celle que j'appelle quand j'ai peur, Elle est celle à qui je me confie quand j'ai mal.
Elle me rassure, elle m'aide, elle me secoue.
Elle m'a tant appris! Elle m'a appris à apprendre.
Je l'ai rencontrée à un moment clé de ma vie, et depuis on ne s'est plus quittées.
A l'heure où je vous parle, je suis chez elle.
On a un passé commun, on a vécu côte à côte la grossesse, la naissance de nos bébés, on a partagé nos doutes, nos fou-rires, notre émerveillement...
On a traversé parallèlement les soucis de la grossesse, les coups durs de la vie, on a gardé le cap en s'appuyant l'une sur l'autre.
Elle m'a accueillie, Elle est ma bouée, mon Amie la plus chère. Elle me donne de la force.
Elle m'a ouvert sa maison, son coeur...
Elle m'a montré que mon fils était bien plus capable que je le pensais, grâce à elle j'ai appris à lui faire confiance, à le laisser faire.
Elle me botte les fesses parfois! Si Elle voit que je panique parce que Noah veut manger son yaourt seul et qu'il repeint sa figure, sa chaise, et le sol couleur yaourt, Elle m'envoie balader.
Elle est franche, Elle ne sait pas mentir.
Elle m'a soutenue, défendue, je sais que je peux compter sur Elle en toutes circonstances. Et ça vaut de l'or...
Elle s'est occupée de Noah jeudi pendant que j'étais à un RDV médical qu'Elle m'avait obtenu, hier quand j'étais malade, ce matin quand il s'est réveillé avant 6h, réveillant par la même occasion ses enfants à Elle.
Son mari est resté 3 heures dans les bouchons pour aller chercher le mien.
Je n'oublierai jamais tout ce qu'Elle a fait, tout ce qu'Elle fait pour moi, pour nous, j'ai si peur qu'Elle ne sache pas à quel point je lui suis reconnaissante, et à quel point Elle fait partie de moi maintenant...
"L'amitié, c'est un même esprit en deux corps."
Oui, Sabrina et moi, ça doit être ça!
11/20/2007
J'ai testé pour vous: "Ma face aux Maternelles"
J'avais répondu à l'appel à témoin un peu à l'arrache, "les petits maux de la grossesse" disait l'annonce...
Après quelques coups de fil, le rendez-vous est pris pour le jeudi 25 octobre au studios de Boulogne-Billancourt!
Je m'arrange (merci Sabrina de m'avoir hébergée!) et m'y voilà, après la bagatelle d'une heure et demie de bouchons pour faire vingt kilomètres en taxi!
Case ravalement de façade et domptage de crinière folle (j'aurais pu témoigner dans "je suis moche mais je me soigne"), et hop, un petit thé à la menthe plus tard, on s'installe.
Je me dis "Michelle, pense à surveiller ton langage!", je dis à la productrice que j'ai peur de dire des choses regrettables, ça serait trop bête que "les petits maux de la grossesse" deviennent "les gros mots de la grossesse", enfin moi c'que j'en dis... Après tout il reste toujours le montage.
Pendant ce temps, à Véra Cruz (en régie, en fait), Noah fait le clown, amuse les techniciens et joue à coucou-beuh avec toute l'équipe...
Tout a été enregistré très vite, quasiment sans ratage, et ça laisse un goût de trop peu... Certaines questions ont été évincées, certaines réponses ont été éludées... Je n'ai pas pu parler du blog, ni du fait que j'étais malgré tout épanouie, heureuse, que j'ai adoré porter mon fils, que je ne me suis jamais trouvée aussi belle que quand il me faisait un ventre rond...
L'humeur était donc mi-figue mi-raisin à la sortie, d'autant plus que le taxi qui nous a ramenés était tout simplement odieux et malhonnête (vive les taxis G7!), ça c'est pour la petite histoire!
A la diffusion, sentiment en demi-teinte. Pas un mot sur ma positivité, mon impatience d'être enceinte à nouveau, ni sur la césarienne, qui fait pour moi partie du tableau.
Mais en fin de compte, une jolie expérience et un moment somme toute super sympa!
Au passage, visible jusque jeudi ici: www.france5.fr
Si vous l'avez vu, dites-moi ce que vous en pensez!
Après quelques coups de fil, le rendez-vous est pris pour le jeudi 25 octobre au studios de Boulogne-Billancourt!
Je m'arrange (merci Sabrina de m'avoir hébergée!) et m'y voilà, après la bagatelle d'une heure et demie de bouchons pour faire vingt kilomètres en taxi!
Case ravalement de façade et domptage de crinière folle (j'aurais pu témoigner dans "je suis moche mais je me soigne"), et hop, un petit thé à la menthe plus tard, on s'installe.
Je me dis "Michelle, pense à surveiller ton langage!", je dis à la productrice que j'ai peur de dire des choses regrettables, ça serait trop bête que "les petits maux de la grossesse" deviennent "les gros mots de la grossesse", enfin moi c'que j'en dis... Après tout il reste toujours le montage.
Pendant ce temps, à Véra Cruz (en régie, en fait), Noah fait le clown, amuse les techniciens et joue à coucou-beuh avec toute l'équipe...
Tout a été enregistré très vite, quasiment sans ratage, et ça laisse un goût de trop peu... Certaines questions ont été évincées, certaines réponses ont été éludées... Je n'ai pas pu parler du blog, ni du fait que j'étais malgré tout épanouie, heureuse, que j'ai adoré porter mon fils, que je ne me suis jamais trouvée aussi belle que quand il me faisait un ventre rond...
L'humeur était donc mi-figue mi-raisin à la sortie, d'autant plus que le taxi qui nous a ramenés était tout simplement odieux et malhonnête (vive les taxis G7!), ça c'est pour la petite histoire!
A la diffusion, sentiment en demi-teinte. Pas un mot sur ma positivité, mon impatience d'être enceinte à nouveau, ni sur la césarienne, qui fait pour moi partie du tableau.
Mais en fin de compte, une jolie expérience et un moment somme toute super sympa!
Au passage, visible jusque jeudi ici: www.france5.fr
Si vous l'avez vu, dites-moi ce que vous en pensez!
Libellés :
J'ai testé pour vous,
Me Myself and I
10/31/2007
Cancer et génétique...
Les recherches tendent à prouver que le cancer est bel et bien partiellement héréditaire.
Malheureusement quelle avancée cela apporte-t-il aux malades?...
Mes grands-parents ont eu trois fils: l'un a eu un cancer qui a été guéri, le second en a eu un qu'il n'a pas pu vaincre, et le troisième est en pleine forme.
Le second est "parti" il y a pas loin de quinze ans maintenant. Il avait deux filles. L'une d'entre elles a eu à son tour des enfants, dont une fille qui s'est battue comme une lionne contre la leucémie, et qui a malheureusement rejoint son grand-père en 2006. Elle avait quinze ans.
Revenons-en à mon cher Pépé, qui a des soucis respiratoires depuis quelques années...
Il a été emmené aux urgences à cause de son emphysème la semaine dernière.
Les examens ont révélé bien pire...
C'est désormais à mon Pépé de se battre à son tour contre le cancer et ses métastases... J'ai l'impression d'écrire des gros mots...
Je repense à mon autre Papy, qui s'est battu lui aussi à armes inégales et qui fut terrassé en 3 semaines...
C'est presque du génocide... Cette terrible maladie arrive sournoisement à décimer une partie de votre famille, à menacer ou à vous enlever ceux que vous aimez, ceux que vous pensiez immortels jusqu'à ce que quelques petites cellules leur grignottent le fil auquel leur vie tenait...
Les grand-parents, les parents, les enfants...
La maladie est aveugle et elle frappe au hasard, plus insidieuse et plus fatale qu'un régiment armé...
Et on ne peut condamner personne pour ces crimes...
Parce que "c'est la vie"...
En tout cas, je ne suis pas croyante.
Pourtant, hier, j'ai visité une église magnifique, dont les vitraux dessinés par Braque scintillaient au soleil et se projetaient dans tout l'intérieur de la chapelle.
Des bougies brûlaient... Allumées par des âmes perdues qui cherchent leur chemin et demandent à leurs chers disparus d'éclairer leur route, ou simplement des âmes en peine lançant un cri d'amour à ceux qui leur manquent, pour que ces derniers sachent d'une façon ou d'une autre qu'on ne les oublie pas.
Et moi, l'athée, moi la païenne, moi qui peut jurer de tout sauf de Dieu, j'ai vidé mon porte-monnaie dans le tronc et j'ai allumé un cierge...
Malheureusement quelle avancée cela apporte-t-il aux malades?...
Mes grands-parents ont eu trois fils: l'un a eu un cancer qui a été guéri, le second en a eu un qu'il n'a pas pu vaincre, et le troisième est en pleine forme.
Le second est "parti" il y a pas loin de quinze ans maintenant. Il avait deux filles. L'une d'entre elles a eu à son tour des enfants, dont une fille qui s'est battue comme une lionne contre la leucémie, et qui a malheureusement rejoint son grand-père en 2006. Elle avait quinze ans.
Revenons-en à mon cher Pépé, qui a des soucis respiratoires depuis quelques années...
Il a été emmené aux urgences à cause de son emphysème la semaine dernière.
Les examens ont révélé bien pire...
C'est désormais à mon Pépé de se battre à son tour contre le cancer et ses métastases... J'ai l'impression d'écrire des gros mots...
Je repense à mon autre Papy, qui s'est battu lui aussi à armes inégales et qui fut terrassé en 3 semaines...
C'est presque du génocide... Cette terrible maladie arrive sournoisement à décimer une partie de votre famille, à menacer ou à vous enlever ceux que vous aimez, ceux que vous pensiez immortels jusqu'à ce que quelques petites cellules leur grignottent le fil auquel leur vie tenait...
Les grand-parents, les parents, les enfants...
La maladie est aveugle et elle frappe au hasard, plus insidieuse et plus fatale qu'un régiment armé...
Et on ne peut condamner personne pour ces crimes...
Parce que "c'est la vie"...
En tout cas, je ne suis pas croyante.
Pourtant, hier, j'ai visité une église magnifique, dont les vitraux dessinés par Braque scintillaient au soleil et se projetaient dans tout l'intérieur de la chapelle.
Des bougies brûlaient... Allumées par des âmes perdues qui cherchent leur chemin et demandent à leurs chers disparus d'éclairer leur route, ou simplement des âmes en peine lançant un cri d'amour à ceux qui leur manquent, pour que ces derniers sachent d'une façon ou d'une autre qu'on ne les oublie pas.
Et moi, l'athée, moi la païenne, moi qui peut jurer de tout sauf de Dieu, j'ai vidé mon porte-monnaie dans le tronc et j'ai allumé un cierge...
10/09/2007
J'ai testé pour vous: mon fils est un sale petit ingrat!
Oui oui, vous avez bien lu!
Déjà que Môôôssieur avait décidé d'affirmer son caractère bien trempé (je me demande bien de qui il tient ça...) il y a quelques semaines, nous avons eu le plaisir d'assister de près à une authentique grève de la faim comme on n'en fait plus. Avec crises de panique et tout et tout. Et même des larmes. Rien que ça. Le mai 68 de la petite enfance. La crise de pré-pré-pré-ado. Damned.
Même avec l'assiette Kirikou ou la cuillère Mickey qui change de couleur quand c'est trop chaud.
Même avec les morceaux, sans morceaux, même en soupe ou en potage.
Bon sang, même avec de la Vache-vous-savez-quoi!!!
Il ne se nourrissait plus que de lait, de yaourts, de compotes et de gâteaux. (Tu le vois le caprice? Tu le vois??)
Je vous raconte pas les couches...
Au bout de quinze-vingt jours, puis presque un mois, en désespoir de cause et obligée de lui remettre ses pantalons en 12 mois parce que les autres lui tombaient sur les pieds, on part tous en route pour le cabinet du médecin, la mort dans l'âme.
Et ça n'a pas raté...
Tssssss... Trop fusionnelle, mon ***!
Bref, physiquement tout va bien, et forts du principe bien connu selon le quel "aucun enfant ne se laisse mourir de faim", nous autres pauvres parents tenons bon... Enfin, au moins à tour de rôle mais on fait ce qu'on peut, c'est épuisant tout ce cirque, et puis après une demi-heure de chansons, de jeux, de chantage (oui oui!!!) pour faire ouvrir la bouche au gnôme réticent, on a moyen envie de faire gouzi-gouzi et d'imiter l'avion en faisant voltiger la cuillère qu'on tient avec le doudou, transmuté pour l'occasion en marionnette... Vous voyez le tableau?
Bon, après moults interrogations internes et remises en question et tout le tralala, il s'est avéré que Môôôssieur a tout simpement décidé de ne rien avaler que j'aurais fait de mes blanches mains.
Le petit ***.
Le Schtroumpf est donc au régime Blédichef-tant-pis-pour-ta-gueule parce que aller au marché chercher des légumes frais et lui faire ses repas tous les jours, pour qu'il me les recrache dans le bavoir, ce n'est ni économique, ni rapide, et en plus c'est vexant.
Sainte Blédina priez pour moi.
Déjà que Môôôssieur avait décidé d'affirmer son caractère bien trempé (je me demande bien de qui il tient ça...) il y a quelques semaines, nous avons eu le plaisir d'assister de près à une authentique grève de la faim comme on n'en fait plus. Avec crises de panique et tout et tout. Et même des larmes. Rien que ça. Le mai 68 de la petite enfance. La crise de pré-pré-pré-ado. Damned.
Même avec l'assiette Kirikou ou la cuillère Mickey qui change de couleur quand c'est trop chaud.
Même avec les morceaux, sans morceaux, même en soupe ou en potage.
Bon sang, même avec de la Vache-vous-savez-quoi!!!
Il ne se nourrissait plus que de lait, de yaourts, de compotes et de gâteaux. (Tu le vois le caprice? Tu le vois??)
Je vous raconte pas les couches...
Au bout de quinze-vingt jours, puis presque un mois, en désespoir de cause et obligée de lui remettre ses pantalons en 12 mois parce que les autres lui tombaient sur les pieds, on part tous en route pour le cabinet du médecin, la mort dans l'âme.
Et ça n'a pas raté...
Tssssss... Trop fusionnelle, mon ***!
Bref, physiquement tout va bien, et forts du principe bien connu selon le quel "aucun enfant ne se laisse mourir de faim", nous autres pauvres parents tenons bon... Enfin, au moins à tour de rôle mais on fait ce qu'on peut, c'est épuisant tout ce cirque, et puis après une demi-heure de chansons, de jeux, de chantage (oui oui!!!) pour faire ouvrir la bouche au gnôme réticent, on a moyen envie de faire gouzi-gouzi et d'imiter l'avion en faisant voltiger la cuillère qu'on tient avec le doudou, transmuté pour l'occasion en marionnette... Vous voyez le tableau?
Bon, après moults interrogations internes et remises en question et tout le tralala, il s'est avéré que Môôôssieur a tout simpement décidé de ne rien avaler que j'aurais fait de mes blanches mains.
Le petit ***.
Le Schtroumpf est donc au régime Blédichef-tant-pis-pour-ta-gueule parce que aller au marché chercher des légumes frais et lui faire ses repas tous les jours, pour qu'il me les recrache dans le bavoir, ce n'est ni économique, ni rapide, et en plus c'est vexant.
Sainte Blédina priez pour moi.
Libellés :
J'ai testé pour vous,
Jeune Maman Insupportable
10/07/2007
Petit homme deviendra grand...
Le plus grand amour du monde est fait de beaucoup de petites choses...
J'aime quand tes grands yeux pétillent de malice, j'aime leur couleur gris/bleu/vert, j'aime ce petit frisson qui te parcourt quand je caresse ton dos, j'aime sentir ta petite main confiante et chaude dans la mienne, j'aime te voir découvrir chaque petit objet qui t'entoure, j'aime quand tu me regardes et que tu penches la tête en souriant, j'aime quand tu me tends avidement les bras, j'aime quand tes yeux se ferment doucement, j'aime quand tu coinces ton Doudou puant dans ton cou, j'aime tes petites boucles soyeuses, j'aime ce pli dans ton cou, j'aime te chanter des chansons, j'aime tes petits pieds qui sentent le soir, j'aime ton nombril, j'aime cette petite bouche que tu nous tends parfois, j'aime tes petits habits, j'aime quand tu manges avec délice, j'aime tes jambes tendres qu'on a envie de manger, j'aime quand tu me pinces, j'aime la courbe douce de ta nuque, j'aime te chatouiller sous les bras, j'aime ton regard étonné, curieux, intrigué, malicieux, j'aime ta petite voix, j'aime quand tu dis "Maman", j'aime quand tu danses, j'aime quand tu sens bon le bébé, j'aime quand tu sens mauvais le bébé, j'aime quand tu marches d'un pas à la fois décidé et hésitant, j'aime quand tu essayes de mettre tes chaussures, j'aime quand tu te mouches dans mon t-shirt, j'aime quand tu joues à téléphoner, j'aime quand tu te pends à mon cou, j'aime te regarder quand tu penses qu'on ne te voit pas, j'aime voir ta tétine bouger au rythme de ta langue, j'aime te deviner quand tu souris derrière elle, j'aime quand il faut te câliner la nuit pour que tu te rendormes, j'aime cette petite fossette sur ta joue, j'aime ta peau si douce, j'aime quand tu t'acharnes sur la télécommande, j'aime que tu m'aimes...
De toi j'aime tout, même tes bêtises, tes caprices et tes tours de cochon...
Mon fils... Tu as illuminé ces 18 derniers mois, emplissant ma vie de soleil... De couches sales, de bave et de morve aussi, mais ça, c'est une autre histoire...
A toi, mon Coeur, pour tes 18 mois (+ 1 jour).
J'aime quand tes grands yeux pétillent de malice, j'aime leur couleur gris/bleu/vert, j'aime ce petit frisson qui te parcourt quand je caresse ton dos, j'aime sentir ta petite main confiante et chaude dans la mienne, j'aime te voir découvrir chaque petit objet qui t'entoure, j'aime quand tu me regardes et que tu penches la tête en souriant, j'aime quand tu me tends avidement les bras, j'aime quand tes yeux se ferment doucement, j'aime quand tu coinces ton Doudou puant dans ton cou, j'aime tes petites boucles soyeuses, j'aime ce pli dans ton cou, j'aime te chanter des chansons, j'aime tes petits pieds qui sentent le soir, j'aime ton nombril, j'aime cette petite bouche que tu nous tends parfois, j'aime tes petits habits, j'aime quand tu manges avec délice, j'aime tes jambes tendres qu'on a envie de manger, j'aime quand tu me pinces, j'aime la courbe douce de ta nuque, j'aime te chatouiller sous les bras, j'aime ton regard étonné, curieux, intrigué, malicieux, j'aime ta petite voix, j'aime quand tu dis "Maman", j'aime quand tu danses, j'aime quand tu sens bon le bébé, j'aime quand tu sens mauvais le bébé, j'aime quand tu marches d'un pas à la fois décidé et hésitant, j'aime quand tu essayes de mettre tes chaussures, j'aime quand tu te mouches dans mon t-shirt, j'aime quand tu joues à téléphoner, j'aime quand tu te pends à mon cou, j'aime te regarder quand tu penses qu'on ne te voit pas, j'aime voir ta tétine bouger au rythme de ta langue, j'aime te deviner quand tu souris derrière elle, j'aime quand il faut te câliner la nuit pour que tu te rendormes, j'aime cette petite fossette sur ta joue, j'aime ta peau si douce, j'aime quand tu t'acharnes sur la télécommande, j'aime que tu m'aimes...
De toi j'aime tout, même tes bêtises, tes caprices et tes tours de cochon...
Mon fils... Tu as illuminé ces 18 derniers mois, emplissant ma vie de soleil... De couches sales, de bave et de morve aussi, mais ça, c'est une autre histoire...
A toi, mon Coeur, pour tes 18 mois (+ 1 jour).
Libellés :
Du fond du coeur,
Jeune Maman Insupportable
9/07/2007
Et puis quoi encore??
Peut-on rire de tout?
Là, vous avez un flashback: la Terminale, les cours de philo, la galère, quoi. Mais non, pas du tout. Pire.
Pas plus tard que ce soir, Chéri et moi regardons Canal +, l'émission du soir animée par Denisot (increvable, lui). Emission qui a déjà mérité un coup de gueule sur votre blog adoré (ici). On change pas une équipe qui gagne, qu'y disent.
Pendant l'émission, donc, le comique agaçant du moment (limite si je préférais pas Stéphane Guillon, et c'est pas peu dire) pond sa "chronique" (traduisez: trois minutes de pseudo-humour franchouillard arrosé de "j'suis un gars des cités moi, si Jamel a réussi, pourquoi pas moi?", avec quelques gros mots et une pointe d'insolence enrobée de sucre) et là, entre deux cuillérées de petites pâtes aux légumes enfournées dans la bouche de Noah, je m'arrête...
Le sujet du jour de la "chronique" de Machin: "Vous le savez peut-être pas, Michael Douglas (invité du soir avec Monica Belluci, rien que ça), mais la mode en France c'est de congeler les bébés!"
DAMNED. Il va pas oser, quand même?
Si.
Et de continuer sur sa lancée (quelques "ouh" timides dans le public, tout de même. Chic, il reste des humains sur Terre...) en "réfléchissant" sur la question... Exemples choisis:
"Quand tu l'embrasses pour lui dire bonne nuit, ça doit être tout froid!"
"Et si on regrette, on peut le décongeler au micro-ondes?"
"Et sinon, ils font plusieurs parfums, comme les esquimaus?"
Bon sang, je suis pas prude ni extrêmiste, mais quand même, y a que moi que ça gêne là??
Est-ce pour cela que nous nous sommes battus, que nous avons acquérri cette liberté d'expression chèrement gagnée? Pour que ce minable petit merdeux puisse sortir ça??? Et de quel droit???
Je sors de mes gonds parce que non, on ne peut pas rire de tout.
Il y a des choses qu'il faut respecter, Monsieur, comme la peine des gens et la dignité d'une famille. Il y a des choses qu'il faut protéger.
Et il y a des connards qui manquent trop souvent l'occasion de se taire.
Dommage que celui-ci ait eu la chance de la rater en direct à la télé.
Le mail va partir, non mais.
Là, vous avez un flashback: la Terminale, les cours de philo, la galère, quoi. Mais non, pas du tout. Pire.
Pas plus tard que ce soir, Chéri et moi regardons Canal +, l'émission du soir animée par Denisot (increvable, lui). Emission qui a déjà mérité un coup de gueule sur votre blog adoré (ici). On change pas une équipe qui gagne, qu'y disent.
Pendant l'émission, donc, le comique agaçant du moment (limite si je préférais pas Stéphane Guillon, et c'est pas peu dire) pond sa "chronique" (traduisez: trois minutes de pseudo-humour franchouillard arrosé de "j'suis un gars des cités moi, si Jamel a réussi, pourquoi pas moi?", avec quelques gros mots et une pointe d'insolence enrobée de sucre) et là, entre deux cuillérées de petites pâtes aux légumes enfournées dans la bouche de Noah, je m'arrête...
Le sujet du jour de la "chronique" de Machin: "Vous le savez peut-être pas, Michael Douglas (invité du soir avec Monica Belluci, rien que ça), mais la mode en France c'est de congeler les bébés!"
DAMNED. Il va pas oser, quand même?
Si.
Et de continuer sur sa lancée (quelques "ouh" timides dans le public, tout de même. Chic, il reste des humains sur Terre...) en "réfléchissant" sur la question... Exemples choisis:
"Quand tu l'embrasses pour lui dire bonne nuit, ça doit être tout froid!"
"Et si on regrette, on peut le décongeler au micro-ondes?"
"Et sinon, ils font plusieurs parfums, comme les esquimaus?"
Bon sang, je suis pas prude ni extrêmiste, mais quand même, y a que moi que ça gêne là??
Est-ce pour cela que nous nous sommes battus, que nous avons acquérri cette liberté d'expression chèrement gagnée? Pour que ce minable petit merdeux puisse sortir ça??? Et de quel droit???
Je sors de mes gonds parce que non, on ne peut pas rire de tout.
Il y a des choses qu'il faut respecter, Monsieur, comme la peine des gens et la dignité d'une famille. Il y a des choses qu'il faut protéger.
Et il y a des connards qui manquent trop souvent l'occasion de se taire.
Dommage que celui-ci ait eu la chance de la rater en direct à la télé.
Le mail va partir, non mais.
Inscription à :
Articles (Atom)



























