6/27/2010

Retrouvailles

Il y a peu de temps, j'ai retrouvé une vieille copine. Ca m'a fait tout bizarre! Vous savez, on ressent un peu de nostalgie, et en même temps malgré toute la tendresse avec laquelle vous pensez à votre passé, vous ne voudriez pas retourner en arrière...

Enfin bref.

Ca faisait super longtemps que je ne l'avais pas vue! Elle a changé, et en même temps, c'est toujours la même... Elle a évolué parallèlement à moi.

Vous vous demandez où je l'ai retrouvée? Je vais vous le dire. Dans mon miroir.

C'est moi que j'avais perdue de vue, physiquement, intimement, c'est moi que j'avais laissée de côté, puis oubliée, n'y pensant de temps en temps que pour me demander qui était cette jeune femme, cette ado même, était-ce vraiment moi? Ce n'était ni tout à fait moi ni vraiment une autre, en fait.

En me faisant violence pour retrouver un semblant de forme humaine, j'ai retrouvé plus que ma ligne. J'ai retrouvé ce que Johnny appelle "l'envie d'avoir envie". J'ai mis de l'ordre dans mon corps en retrouvant un poids à peu près adéquat, j'ai mis de l'ordre dans mes placards en retrouvant mes vêtements d'avant-grossesses, j'ai mis de l'ordre dans ma maison en entamant un grand ménage par le vide (qui-qui veut des fringues bébé? des machins de puériculture? un épilateur jamais déballé?? Sans déc), j'ai mis de l'ordre dans mon quotidien en organisant mieux ma vie de tous les jours, et j'ai mis de l'ordre dans ma tête en réfléchissant à ce que je voulais pour aujourd'hui et pour l'avenir, pour moi et mes trois zhommes.


Et en retrouvant un peu de l'ancien moi, je découvre petit à petit celle que je suis en train de devenir...


Bon, à la relecture, c'est un poil pompeux et égocentrique... Mais en même temps, j'ai envie de dire que ça vaut le coup de se casser la binette et de faire des efforts pour penser à soi, parce que je ne voudrais pas remonter quelques mois en arrière et devoir à nouveau nager entre surpoids, fatigue, et anarchie domestique. Il n'y a pas de place pour le bonheur et la plénitude dans un tel marasme, et j'aime trop mes trois hommes pour leur imposer à nouveau cette grosse bonne femme revêche que j'étais en train de devenir.

Et au milieu de tout ça, l'envie d'écrire est revenue.
Et au milieu de tout ça, le temps d'écrire est revenu.


I'm back on track! Pour eux que j'aime plus que tout...


4/28/2010

La théorie du complot

Parce qu'il fait rien que d'énerver son pauvre petit frère innocent, je finis par jeter Fi-fils Premier au cachot. Au coin, quoi. Ca ne lui plaît pas du tout, il peste et pleure, jusque là tout va bien c'est normal.

C'est alors que Fiston Deuxième du Nom développe un comportement que je qualifierais au mieux de mimétique, voire solidaire, au pire de conspirationnel (si tant est que le mot existe).

Il va rejoindre son pauvre frère martyr, regarde l'expression de son doux visage distordu par la vexation de la punition, et s'applique à se chiffonner la même tronche. Incrédibeul.

Et là, toi qui me lis, tu te dis que j'ai pas fini d'en chier. Je me le dis aussi.

4/13/2010

Another day in paradise



La "cascade du shopping", c'est quand je décide d'aller faire les magasins, seule avec les gnômes, en dépit du bon sens. C'est très dangereux, mais je vais quand même le faire...

La journée commence bien. A peine levé, Fi-fils Premier va aux toilettes, et contre toute attente, sans aucune raison apparente, met les mains dedans jusqu'aux coudes. Fiston Deuxième du nom en profite pour faire une allergie de ouf à la nouvelle crème-pour-le-cucul. Tout le monde à la douche, manu militari. (Tout ça avant même le sacro-saint café du matin)
Ca ne me décourage pas. J'aurais dû reconnaître les signes pourtant...

Nous voilà partis. La galère classique. Toute maman qui s'est débattue avec deux gamins et une poussette sur un parking vous dira que, finalement, la laisse pour enfants, c'est pas une si mauvaise idée que ça...

Le shopping avec mes p'tits couillus, c'est comme les gags à tiroirs...

Ca commence au magasin de vêtements pour enfants. Alors que je paye un article, j'entends une jeune femme reprendre Noah. Je lève le sourcil ("Qu'est-ce qu'elle lui veut, cette morue?") et me rends compte qu'il est en train de copieusement houspiller la fillette de la dame en question pour quelque raison obscure... Ramasse ta dignité, me dis-je. Nous sortons, tête basse...

Ca continue bien comme il faut au moment du goûter. Alors que je me demande comment pousser la poussette, prendre le plateau, tenir mon grand et payer la commande (tout ça avec un bras moyennement vaillant), Noah me dit "Maman, tu peux vérifier mon slip?" (sa réplique préférée quand il a eu un "accident"...) et je me retourne avec horreur pour voir s'il a fait ce que je pense qu'il a fait parce qu'il le fait toujours quand il dit ça... Et la réponse est oui. Il a bien baissé son froc et tout le reste, devant une foule éberluée. Ramasse ton amour propre, me dis-je.

C'est toujours pas fini quand je me rends compte à la fin dudit goûter, que l'odeur qui émane de Bébé-Chéri est vachement incommodante, tout à coup. L'odeur qui vous dit d'instinct que la couche n'a certainement pas suffi... Votre instinct a raison.
Comme votre instinct (cet enfoiré) ne vous avait pas soufflé de prendre une tenue de rechange, vous retournez, la tête encore plus basse, au magasin de vêtements pour enfants, en essayant de ventiler Bébé le plus possible (en vain).

Vous vous précipitez avec tout votre barda (et votre copine très enceinte et très compatissante) aux toilettes en appréhendant l'ampleur des dégâts. Vous aviez raison d'appréhender. Body et pantalon à la poubelle. Bébé tape des pieds comme un dératé. Chaussettes à la poubelle. Bébé met les mains dedans... Vous hésitez... Bon, OK, ça je lui laisse.

D'autres personnes attendent les toilettes. Comme vous êtes bienveillante (et que vous avez besoin qu'on vous foute la paix!), vous les prévenez que ça risque de prendre du temps.

Ayé. Bébé est plus ou moins propre, et rhabillé. Pieds nus dans ses baskets, mais tant pis. Au moins a-t-il toujours ses mains. Non mais de quoi il se plaint?

Retour au parking pour un court trajet jusqu'à un magasin voisin. Le vent souffle. "Maman, t'as une moustache, tu sais!"
"Même pas vrai! C'est mes cheveux, espèce de mufle!"

Se demandant ce qu'il pouvait ajouter comme cerise à ce gâteau de honte intersidérale qu'il m'a cuisiné toute la journée, Noah décide... De détacher le siège auto de son frère. Et là, alors que vous vous demandez par quel bout l'attraper, vous vous dîtes que vous avez vraiment une vie de rêve. Et que le dîner de ce soir, seule avec les deux, au resto, risque de vous apporter encore un lot d'inattendu... Les serveurs, qui vous connaissent bien, en frissonnent déjà...


4/06/2010

A nu...

A nu mon ventre, mon intérieur, mon sang...
A nu mon corps ouvert...
A nu mon coeur, larmes profondes qui brouillent ma vue...
A nu mon sein, qui t'attend...

Je suis devenue mère comme je suis venue au monde, nue, à nu, entière et déchirée à la fois.

De toi j'aime tout, pour toi je ferais tout, par toi je deviendrai...

Depuis quelques heures, mes mains te cherchent encore dans une courbe imaginaire qui secouerait mon ventre, mes yeux cherchent en toi le petit animal encore tout chaud de moi que tu fus si peu de temps, mes entrailles cherchent le bonheur dans la douleur de ton premier jour, de tes premières heures...

Tant d'anniversaires à la fois, joie et souffrance entremêlées, il y a ce que nous sommes et ce que nous aurions pu être. Je choisis de tout prendre en bloc, de ne rien refuser, parce que tout ce qui ne serait pas toi n'a pas d'existence...

Je t'ai souvent dit merci de nous avoir choisis pour être ceux qui te guideront sur ta route... Je comprends maintenant, que je me suis trompée. Tu es mon guide, mon fil d'Ariane, celui qui m'a fait naître, celui par qui tout est arrivé, tu m'as fait mère et tu m'apprends chaque jour comment l'être. Toi grâce à qui j'ai trouvé ma voie.

Aujourd'hui, mon fils, quatre bougies seront allumées... Et mille fois plus d'étoiles dans mon coeur...

Bon anniversaire, mon fils.

3/25/2010

Dans la série: Les petits mots de la grossesse (et parfois l'inverse)

Le mot du jour est:
Périnée



Ce que nous dit Robert:

Nom masculin (tiens tiens) singulier (encore heureux):
(anatomie) région anatomique située entre l'anus et les parties génitales.


En vrai, dans la vie:


Zone précieuse, vaguement érogène avant la grossesse, malmenée pendant et après, qui sert en gros à retenir les organes à l'intérieur et à éviter que l'on fasse pipi et caca par le même endroit (sinon ce serait dégoûtant).

On aime qu'elle soit musclée pour aider au travail de l'accouchement et éviter de porter des couches ensuite, mais pas trop sinon il faudra couper pour que votre tête blonde puisse sortir.

Mettez-vous dans la tête que la zone en question et tout ce qui l'entoure deviendra du domaine public pendant plusieurs mois. Elle recevra même des visites très régulières, pas toujours des mêmes personnes, pas toujours précautionneuses, mais le fait est là: vous n'avez même pas le droit de faire payer l'entrée.

A la naissance de votre enfant, si l'équipe est sympa elle y fera attention. Parfois l'incision est inévitable, parfois elle est évitable mais pas évitée, mais nous parlerons Episiotomie un autre jour...

Dans un optique de réparation/musculation de ladite zone après l'accouchement, on vous proposera des petits exercices très amusants à pratiquer avec une sonde électrique. Toujours dans l'idée d'éviter les couches pour vous.

Bref, votre capital-santé périnéal est un bien précieux qu'il faut préserver et entretenir!


Mise en situation:

C'est bien si le médecin dit:
"Madame, vous avez un périnée de jeune fille, on ne dirait pas que vous avez eu 12 enfants!"

Ca craint du boudin si le médecin dit:
"Oulààà il va y avoir du boulot en rééducation périnéale..."

3/15/2010

Ode à (cette pétasse de) Mère Parfaite.

Toi qui ne sors point de chez toi habillée-coiffée-maquillée-perchée sur des talons hauts.
Toi dont l'intérieur étincelle et chez qui les jouets, si jouets il y a puisqu'on n'en voit jamais le coin d'un seul, se rangent tout seuls.
Toi qui ne connais pas Cars ou Là-haut par coeur.
Toi qui ne te couches pas en chantant "La Maison de Mickey".
Toi qui achètes (et mets!!) des zoulis vêtements en 36 qui de toute évidence ne se tâchent jamais.
Toi qui as un canapé blanc.
Toi qui es parente déléguée - présidente directeure générale - cheffe des morues de la maternelle.
Toi dont les enfants n'ont jamais une crotte de nez mal placée.
Toi qui as lu tout Freud, Lévy, Sophie Kinsella, Fly Lady, Madame Figaro et Voici.
Toi qui vas à la salle de gym 5 fois par semaine.
Toi qui laisses tes enfants sans même verser une larme.


Ecoute-moi bien espèce de grosse tanche. Nous, les femmes normales, on n'en peux plus de cette dictature couche-culottienne totalement injuste et inégale. Oui, nous.

Nous qui avons le matin du nutella dans les cheveux et du jus d'orange sur le pull.
Nous qui supplions notre linge de se repasser/plier tout seul.
Nous qui n'avons qu'un seul voeu d'anniversaire: ce truc tout rond qui coûte la peau des fesses et qui aspire tout seul.
Nous qui vomissons Flash MacQueen.
Nous qui amenons des gâteaux tout faits aux ventes de l'école.
Nous qui baissons les yeux quand la maîtresse nous dit que notre enfant "a tapé un de ses petits camarades à coups de craie".
Nous qui portons des vêtements "pratiques et confortables" (c'est-à-dire larges et moches).
Nous qui faisons régime sur régime pour vous ressembler (oui, parce qu'on est vachement jalouses malgré tout).


Tu nous remets? Eh ben nous, on est heureuses comme on est (ou alors presque). Et si ça t'plaît pas, on va s'expliquer, t'vas voir ta gueule à la récré!


Non mais.

2/01/2010

I've got you under my skin

C'était vrai au sens figuré, c'est désormais vrai au sens propre, mes p'tits hooligans je les ai dans la peau...

N'étant (presque) pas une chochotte, j'avais préparé ce moment depuis assez longtemps pour flipper ma race en arrivant devant la boutique. C'est donc faiblement shootée à l'homéopathie que j'ai franchi le pas, assistée par une amie compatissante qui a sensiblement pris le temps de prendre quelques photos pour la postérité, ou pour se foutre de moi plus tard, je ne sais pas trop.

Et moi, forte comme un lion Turc, j'ai fanfaronné, pour ne pas perdre la face, ou contenance, ou connaissance, j'hésite encore! En même temps, me disais-je bravement, j'ai accouché deux fois, je me suis récemment fait arracher deux dents, j'suis une warrior, une vraie, j'ai même pas peur et en plus c'est même pas mon premier tatouage alors franchement, pourquoi avoir les chocottes??!
Toujours est-il que j'ai offert ma cheville, à peine tremblante, à l'aiguille du gentil Monsieur avec des piercings et des tatouages dessus.


Et je suis, au final, très heureuse du résultat, même si, n'est-ce pas Audrey, j'ai pas l'air comme ça... Mais rebelle un jour, rebelle toujours!

1/07/2010

A vot' bon coeur!

Vends cause double emploi (comment ça, c'est illégal? Bon, OK). Donne. Contre bons soins (quand même):


- Un bambin tchatcheur et malin comme un singe, sachant dire "Je veux" et "Je veux pas" comme personne, très doué pour réclamer un bisou ou de la grenadine (voire les deux) à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Enjôleur, il ne connaît que très peu de gros mots mais les sort toujours au moment opportun, il met un point d'honneur à ne jamais couper la parole (attend poliment que la foule se soit tue avant de claironner, avec toute la discrétion qui le caractérise, qu'il a expressément une cabane en rondins à construire aux toilettes). Est également très divertissant en société, avec sens fort aigu de l'à-propos (la direction décline toute responsabilité quant au fait qu'il soit en pleine période pipi-caca-prout), et vous suivra, que vous le vouliez ou non, partout et même ailleurs, grâce à un ingénieux et efficace système d'attache à votre jambe, breveté "sans clou, ni vis". Ni repris ni échangé.


- Un bébé bavard, baveur et babillant, plein de ressources (n'ai que très peu de dents mais sait très bien manger votre steak), câlin (vous prend pour un doudou) et incroyablement rapide (surtout lorsqu'il s'agit de suivre l'article numéro 1 dans ses bêtises). Vous attirera à coup sûr les miaulements attendris de tout le 3ème âge, et l'amitié sans faille de vos voisins (si tant est qu'ils sont sourds. Sinon, ils le deviendront... Question de temps). Saura vous ménager des moments de calme (fait fuir vos amis), vous aidera à stimuler votre créativité et votre mémoire visuelle ("Comment il fait ça? Comment est-il arrivé là?? Mais, mes clés étaient pourtant bien là y a pas deux secondes??!!") ainsi qu'à entretenir votre forme physique (vous empêchera de manger et vous obligera à lui courir après). Garantie tout juste expirée.


Possibilité de lot:



Me contacter.

11/26/2009

Lettre à G.

Chère G. ,

Voilà un peu plus d'un an que nos chemins se sont croisés. L'anniversaire de mon fils (et, par conséquent, celui de l'élection de Barack Obama) a résonné aux couleurs de ces heures passées à vos côtés.

Je vous avais envoyé un faire-part accompagné d'une lettre, c'était si peu, mais vous y avez répondu et je garde toujours cette carte dans un coin de mon coeur, avec mes souvenirs de cette nuit-là...

Cette nuit-là que, d'ailleurs, je tenais aujourd'hui à vous faire revivre à travers mes yeux, grâce à ce récit que j'en ai fait peu après. Vous le trouverez à la suite de ce courrier.

Tout cela pour vous expliquer, Madame, que cette nuit-là a changé ma vie. Que vous et votre équipe avez su être là et me porter dans ces moments si intenses...
Que vous et votre équipe avez su m'accompagner là où une autre équipe, deux ans auparavant, m'avait abandonnée...

J'ai pu reprendre ma route, grâce à vous, et voir enfin mon ventre cicatriser et mon coeur de mère s'apaiser. J'ai baptisé ce récit ma re-naissance, parce que je l'ai ressenti comme tel: mes deux fils et la mère que je suis depuis, nous sommes tous sortis de moi ce matin-là, alors que le ciel laissait apparaître les premiers rayons de cette journée unique.


J'ai également compris, alors, que pour continuer ma route, il me fallait faire plus. Aider les autres à avancer comme je l'ai fait. Je me suis engagée dans l'association Césarine, qui a pour but d'entourer les parents confrontés à la césarienne, de les informer, de les écouter, de les aider à préparer, à guérir ou à éviter la césarienne. Je n'ai de cesse depuis de mener ce combat, ne serait-ce qu'en l'honneur de l'immense cadeau que vous m'avez fait.

On a donné naissance à mon premier fils dans un bloc opératoire bondé, et je me sentais si seule...
J'ai donné naissance à mon second fils dans une salle de naissance intime, avec vous, le Dr A., et mon mari, je me sentais transportée...


Je veux vous dire que ce que vous faîtes n'a pas de prix. Que je suis sans doute loin d'être la seule à penser à vous quand je regarde mon fils. Que je pense à vous quand je regarde cette photo, que je vous joins, et qui représente pour moi tout ce qu'une femme devrait pouvoir vivre lors de la naissance de son enfant: être heureuse, se sentir mère, et surtout avoir son bébé contre sa peau...



Parce que c'était vous, parce que c'était moi, parce que c'était notre combat, nous avons réussi... Merci!

11/05/2009

Yes, we did it!

A y est.
J'ai officiellement survécu à une année entière à la tête de mes deux feux d'arti-fils. Mieux encore, ils ont survécu aussi! Il y a pourtant eu des moments où je ne donnais pas cher de leur peau...

365 jours.
8760 heures (but who's counting??).
Des jours avec et des jours sans.
Des jours avec vomi et des nuits sans sommeil.
Des heures de galère au supermarché ("Maman, me tape pas!!!" au milieu de la foule.........) et des minutes de honte interplanétaires ("Maman, Robin y sent la bouse de vache!!!" au milieu du restaurant.............).

L'année a été si riche qu'elle est passée à la vitesse de l'éclair, nous voilà déjà quasiment sur le point de rallumer cette saloperie de sapin artificiel. Je n'ai rien vu passer... Au rythme de ces précieux moments qu'au fond de moi (tout au fond!!), comme toutes les mères du monde, je chéris au quotidien.


Non moins surprenant, ils ont également survécu l'un à l'autre. Ils ont même cette adorable complicité super-touchante qui frise la télépathie. Si, si. Par exemple, le soir, ils s'envoient des textos invisibles: "Frangin, cette nuit, je dors. A ton tour d'emmerder les vieux!". Irrésistible, je vous dis.

En plus, comme on est des dingues, on est même partis en vacances à quatre. Une nuit de bagnole + 1/2 journée de bateau à l'aller, et l'inverse au retour. Même pas peur. Au final, ça s'est pas trop mal passé. Même les trois semaines entre-deux. Pas reposant pour deux sous, mais marrant! Je n'ai même (presque...) pas été tentée (ou alors si peu...) de jeter Noah dans la Méditerranée ou de stocker Robin dans le freezer du gîte. C'est vous dire!


Et aujourd'hui, je regarde Noah filer serein en classe, sachant prononcer son nom de famille mieux que moi, et Robin qui babille, fier comme une crotte, à deux doigts de pied de marcher pour venir chercher un peu de tendresse au creux de mon cou, j'me dis que j'ai pas trop mal bossé.


Joyeux premier anniversaire Robin, merci d'être là, merci d'être Toi...