Lundi mon corps et moi on a eu une petite discussion. Que me dis-tu? Des contractions, ça je sais... Pourquoi celles-ci sont-elles différentes? Je me crispe, j'ai mal... Cette sensation d'appui, là, en bas... Ca ne peut pas être bon... Pourtant, ton petit message en morse à grands coups de vagues pénibles dans mon ventre, je le connais... Comment? Oui, je sais, j'ai peut-être un peu forcé, mais pas tant que ça, tu exagères... De toute façon retiens-toi, j'ai rendez-vous à la maternité demain pour un cours de préparation à la naissance, j'en profiterai pour faire contrôler tout ça, puisque tu insistes...
La suite a des airs de déjà-vu... Toute ressemblance avec des personnages et des faits existants ou ayant existé serait purement... Désespérante.
Après ledit cours de prépa j'ai filé aux urgences, je m'en voulais un peu d'enquiquiner le monde là-bas mais je sentais qu'il le fallait... Rien que pendant le cours on parlait de contractions et j'ai pu faire quelques démonstrations bien involontaires... Au moins ça servira aux autres. Quel altruisme.
J'ai dû beaucoup attendre aux urgences maternité car il y avait plusieurs accouchements (les veinardes) (mais pas de hurlements ou de supplications d'arrêter la torture, on accouche dans la zénitude là-bas visiblement... Ou dans des salles insonorisées!), et finalement j'ai été reçue par une sage-femme et une aide-soignante tout simplement adorables et très douces!
L'examen a révélé ce que je craignais... Ce que mon corps me criait dans la tête. Col court (un petit centimètre...), bien mou, ouvert à 1 pour l'orifice externe, mais encore postérieur et fermé en interne. Il a tant bougé en deux petites semaines...
Traduction: les contractions douloureuses que j'ai ressenties font appuyer la tête de Bébé en plein sur le col.
La sage-femme me parle d'hospitalisation, je lui explique, je ne craque pas mais c'est dur... Comment lui dire que je ne veux pas jouer avec le feu mais que j'ai un grand bébé à la maison qui a besoin de moi, et que nos familles ne sont pas là... J'ai peur d'appeler Guillaume... Je ne connais que trop la chanson... Je me suis tant battue pour éviter ça... Je parle à la sage-femme en restant souriante, confiante, forte... Ou du moins j'espère que c'est ce dont j'ai eu l'air. Je lui raconte quelques-uns de mes déboires passés avec ironie - c'est plus facile.
Un monitoring est décidé, le coeur de Bébé bat la chamade, je regarde par la fenêtre de la chambre en écoutant cette douce musique et en m'empêchant de penser au passé ou au pire... Je me dis que par rapport à Noah, j'ai gagné dix semaines sur le repos forcé... En même temps je sais que c'est de ma faute si j'en suis là. Je ne me suis pas assez écoutée et j'ai voulu être forte pour nous trois, nous quatre, j'avais décidé que ça ne se produirait pas et je pensais que ça suffirait...
Mais je ne suis qu'à 30 semaines... Même pas. C'est beaucoup, c'est peu, c'est plus que certaines, mais ce n'est pas assez...
Baboum baboum baboum... Qu'essayes-tu de me dire, Bébé? Et moi, comment puis-je te dire de rester au chaud, que je suis désolée d'avoir eu du mal à me faire à cette grossesse au début, que je suis désolée que mon corps ne m'obéisse plus, qu'il te secoue de contractions et te pousse vers la sortie alors qu'il devrait te bercer tendrement de chaleur et d'amour... Comment te dire que je t'aime déjà tant... Que j'ai hâte de te rencontrer, que la vie est dure dehors mais qu'elle est belle aussi si tu veux bien attendre un peu avant de t'y frotter, que je suis impatiente de te serrer dans mes bras pour te dire ces choses, que dans mon coeur déjà je t'imagine...
La sage-femme interrompt mes pensées...
Le médecin est d'accord pour que je rentre chez moi, avec traitement radical et consigne de repos strict mais pas forcément allongé, et un retour progressif à une vie moins enfermée d'ici quelques semaines. Je suis écoutée, entendue, enfin... Mais quand même: menace d'accouchement prématuré, encore. Repos et traitement, encore... 8 semaines, c'est peu et c'est énorme. Mais je suis confiante. La sage-femme me félicite même pour savoir aussi bien interpréter les signes de mon corps (c'est lui qui m'avait prévenue m'dame, j'ai rien fait)... Mais insiste aussi sur le fait que je dois faire de mon chez-moi mon QG, et laisser mon Noah devenir grand et autonome... Sans le porter.
C'est Guillaume qui nous portera sur ses épaules maintenant, comme il l'a fait avant, mais il aura besoin d'épaules plus larges cette fois...
Je l'appelle, il s'inquiète, il s'en veut, il est un peu perdu...
Avant de repartir chez moi, je m'assois sur le lit, je regarde la lettre que mon petit bébé m'a écrite sur le monitoring, et je lui réponds: "Ne pousse pas la porte mon chéri... Maman l'ouvrira pour toi le moment venu..."
Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants.
8/20/2008
8/09/2008
J'ai testé pour vous: Mon fils chéri est un sale gosse suicidaire!
Mon fils adoré aime taquiner sa mère. Surtout en ce moment, forcément.
Si en plus il peut me faire frôler la crise cardiaque, il jubile. Si, si, je vous assure, je l'ai vu dans ses yeux. Vous allez dire que je suis parano, mais je sais ce que je dis.
Dans ce petit ange, il y a un diable qui sommeille. La preuve:
Hier, après une journée bien chargée, je décide/je me force/j'ai pas le choix, bref, je vais faire des courses. Je vais sur la place, gare mon tank, et hop, j'embarque le gnôme, ou plutôt je le traîne ("T'as pas voulu faire de sieste, t'assumes!") dans deux-trois boutiques. Il refuse de dire bonjour (Pfff si on m'avait dit qu'un jour je serai une mère du genre "Dis bonjour à la dame"...), essaye de se sauver, crise pour avoir une barquette de framboises qu'il renverse par terre... Le sale gosse dans toute sa splendeur. Mais où est passé mon petit bébé mignon et sage?? Les regards autour de nous commencent à me glacer les veines... Je les envoie mentalement se faire empapaouter.
Le tour est fait, ouf.
Nous retournons à la voiture. Je tiens la main de Noah (contre son gré...) d'un côté et j'ai l'autre bras chargé de sacs qui commencent à peser. J'ouvre la voiture, et je suis d'un coup d'un seul tenaillée par une contraction de ouf.
Et là, c'est le drame.
Noah m'échappe... Je laisse tomber les sacs, il court dans le parking, mort de rire ("sale petit ***" pensé-je tout bas!), je le poursuis... J'entends très très loin les remarques des "gens"... Les ont-ils dites ou les ont-ils pensé si fort que je les ai entendues?...
Crotte, bonjour les clichés. La fameuse crise généralement intitulée "crise-des-bonbons-en-bout-de-caisse", mais sur un parking. Donc pire, puisque potentiellement mortelle.
Quand je parviens à rattraper le fugitif je me transmute en foldingue hystérique, je lui colle une fessée, je sais même plus quoi faire de mes bras...
Je frissonne sous les regards pourris de ceux qui savent tout mieux que vous. La moitié de leur cerveau est prête à appeler la DDASS pour sauver ce pauvre enfant des griffes d'une mère dépassée et violente, l'autre hémisphère pense ouvertement qu'il aurait mérité une fessée plus forte, voire pire. Les pauvres, ils sont tiraillés entre leur omniscience de badaud qui freine pour regarder les accidents de la route et leur conscience de gens bien pensants. Je les plains. Nan, sérieux.
Tous, en tout cas, ont sur le front la même phrase: "Mon Dieu, et dire qu'elle en a un autre qui arrive!"...
Ma grande gueule n'a pas voulu s'ouvrir, je les ai laissé penser ce qu'ils voulaient... En priant pour qu'ils aient tort.
J'ai eu peur, j'ai eu honte, je suis rentrée chez moi avec mal au ventre et mal au coeur...
"Mon Dieu, et dire que j'en ai un autre qui arrive!!!"...
Allez, il a quand même réussi à se faire pardonner...
Si en plus il peut me faire frôler la crise cardiaque, il jubile. Si, si, je vous assure, je l'ai vu dans ses yeux. Vous allez dire que je suis parano, mais je sais ce que je dis.
Dans ce petit ange, il y a un diable qui sommeille. La preuve:
Hier, après une journée bien chargée, je décide/je me force/j'ai pas le choix, bref, je vais faire des courses. Je vais sur la place, gare mon tank, et hop, j'embarque le gnôme, ou plutôt je le traîne ("T'as pas voulu faire de sieste, t'assumes!") dans deux-trois boutiques. Il refuse de dire bonjour (Pfff si on m'avait dit qu'un jour je serai une mère du genre "Dis bonjour à la dame"...), essaye de se sauver, crise pour avoir une barquette de framboises qu'il renverse par terre... Le sale gosse dans toute sa splendeur. Mais où est passé mon petit bébé mignon et sage?? Les regards autour de nous commencent à me glacer les veines... Je les envoie mentalement se faire empapaouter.
Le tour est fait, ouf.
Nous retournons à la voiture. Je tiens la main de Noah (contre son gré...) d'un côté et j'ai l'autre bras chargé de sacs qui commencent à peser. J'ouvre la voiture, et je suis d'un coup d'un seul tenaillée par une contraction de ouf.
Et là, c'est le drame.
Noah m'échappe... Je laisse tomber les sacs, il court dans le parking, mort de rire ("sale petit ***" pensé-je tout bas!), je le poursuis... J'entends très très loin les remarques des "gens"... Les ont-ils dites ou les ont-ils pensé si fort que je les ai entendues?...
Crotte, bonjour les clichés. La fameuse crise généralement intitulée "crise-des-bonbons-en-bout-de-caisse", mais sur un parking. Donc pire, puisque potentiellement mortelle.
Quand je parviens à rattraper le fugitif je me transmute en foldingue hystérique, je lui colle une fessée, je sais même plus quoi faire de mes bras...
Je frissonne sous les regards pourris de ceux qui savent tout mieux que vous. La moitié de leur cerveau est prête à appeler la DDASS pour sauver ce pauvre enfant des griffes d'une mère dépassée et violente, l'autre hémisphère pense ouvertement qu'il aurait mérité une fessée plus forte, voire pire. Les pauvres, ils sont tiraillés entre leur omniscience de badaud qui freine pour regarder les accidents de la route et leur conscience de gens bien pensants. Je les plains. Nan, sérieux.
Tous, en tout cas, ont sur le front la même phrase: "Mon Dieu, et dire qu'elle en a un autre qui arrive!"...
Ma grande gueule n'a pas voulu s'ouvrir, je les ai laissé penser ce qu'ils voulaient... En priant pour qu'ils aient tort.
J'ai eu peur, j'ai eu honte, je suis rentrée chez moi avec mal au ventre et mal au coeur...
"Mon Dieu, et dire que j'en ai un autre qui arrive!!!"...
Allez, il a quand même réussi à se faire pardonner...
Libellés :
En Attendant Bébé2,
J'ai testé pour vous
7/29/2008
Je m'embobonise et j'aime ça:
Pour faire une bonne femme au foyer pas trop désespérée (juste ce qu'il faut), j'ai choisi mes ingrédients:
- Préchauffez le four à 180°C (thermostat 6).
NOAH n'approche pas du four!!! C'est chaud, ça brûle.
"Gwo bobo?"
Oui c'est ça, allez ouste!
- Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, la levure et le sel.
Note pour plus tard: une vraie balance de kouizine, ça sert. Un verre doseur c'est vraiment pourri. Je vais investir.
- Dans un autre récipient, battez l'oeuf.
Fait chier, ça va en faire de la vaisselle. Heureusement que c'est pour la bonne cause.
- Ajoutez le chocolat en petits morceaux et les bananes écrasées.
Ca a l'air moyennement appétissant c't'histoire...
NOAH ne mange pas le chocolat! NON, Maman est en train de kouiziner c'est hyper important!
"Gako cocoaaaa??"
Oui mais c'est pas cuit.
"E pas kuuuuiii??"
Non, beurk.
"Gégoukan!!"
Ca promet.
- Mélangez les deux préparations, juste pour qu'elles soient homogènes. Ne travaillez pas trop la pâte.
Rassure-toi, j'avais pas en plus l'impression de bosser!
- Répartissez la préparation dans 8 moules à muffins beurrés ou huilés.
Note pour plus tard: les doigts c'est nul pour huiler le moule, vais investir dans un pinceau spécial.
Ca colle sur la cuillère... Merde ça colle sur les doigts aussi... Ne pas lécher ses doigts, ne pas lécher ses doigts!!!
- Enfournez 20 min.
Noah si tu continues tu vas te faire mal. Bobo. Hôpital. Docteur. Piqûre. Et fessée en plus!
"NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN pas yéyééééééé"
- Vérifiez la fin de la cuisson en enfonçant la lame d'un couteau : elle doit ressortir sèche.
Rajoutons 10 minutes parce que là "é pas kuuuiii" comme dirait l'autre.
Attendez un peu avant de démouler puis laissez-les refroidir sur une grille.
Plus facile à dire qu'à faire. Surtout, ne pas avoir oublié l'étape "beurrer/huiler le moule" sinon ce sera vaguement un crumble banane-chocolat.
Finalement, le résultat fut à la hauteur de mes efforts:




Pour la peine, je recommencerai!
- 150 g de farine
- 125 g de sucre
- 1/2 sachet de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 1 gros oeuf
- quelques gouttes d'huile
- 2 bananes
- 50g de chocolat noir
- Préchauffez le four à 180°C (thermostat 6).
NOAH n'approche pas du four!!! C'est chaud, ça brûle.
"Gwo bobo?"
Oui c'est ça, allez ouste!
- Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, la levure et le sel.
Note pour plus tard: une vraie balance de kouizine, ça sert. Un verre doseur c'est vraiment pourri. Je vais investir.
- Dans un autre récipient, battez l'oeuf.
Fait chier, ça va en faire de la vaisselle. Heureusement que c'est pour la bonne cause.
- Ajoutez le chocolat en petits morceaux et les bananes écrasées.
Ca a l'air moyennement appétissant c't'histoire...
NOAH ne mange pas le chocolat! NON, Maman est en train de kouiziner c'est hyper important!
"Gako cocoaaaa??"
Oui mais c'est pas cuit.
"E pas kuuuuiii??"
Non, beurk.
"Gégoukan!!"
Ca promet.
- Mélangez les deux préparations, juste pour qu'elles soient homogènes. Ne travaillez pas trop la pâte.
Rassure-toi, j'avais pas en plus l'impression de bosser!
- Répartissez la préparation dans 8 moules à muffins beurrés ou huilés.
Note pour plus tard: les doigts c'est nul pour huiler le moule, vais investir dans un pinceau spécial.
Ca colle sur la cuillère... Merde ça colle sur les doigts aussi... Ne pas lécher ses doigts, ne pas lécher ses doigts!!!
- Enfournez 20 min.
Noah si tu continues tu vas te faire mal. Bobo. Hôpital. Docteur. Piqûre. Et fessée en plus!
"NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN pas yéyééééééé"
- Vérifiez la fin de la cuisson en enfonçant la lame d'un couteau : elle doit ressortir sèche.
Rajoutons 10 minutes parce que là "é pas kuuuiii" comme dirait l'autre.
Attendez un peu avant de démouler puis laissez-les refroidir sur une grille.
Plus facile à dire qu'à faire. Surtout, ne pas avoir oublié l'étape "beurrer/huiler le moule" sinon ce sera vaguement un crumble banane-chocolat.
Finalement, le résultat fut à la hauteur de mes efforts:
Pour la peine, je recommencerai!
7/18/2008
La césarienne, une autre naissance...
Je voulais vous parler de cela depuis longtemps maintenant, mais je n'étais pas sûre de savoir ce que je voulais en dire ni comment je voulais l'aborder...
Toujours est-il que je me lance.
Noah est né, vous le savez, par césarienne programmée pour siège. L'ignorante confiante et naïve que j'étais à ce moment-là n'a pas jugé bon de se révolter. Et pourtant, il aurait fallu...
Pas de réponse à mes questions, pas d'écoute à mes suggestions, c'est comme ça et pas autrement. C'est pas moi le médecin; on me dit qu'il faut, moi j'y vais.
Ce qu'on ne vous dit pas avant, c'est qu'une naissance "par voie haute" est loin d'être anodine. Oh, on vous explique couche par couche comment on va vous découper si vous voulez, mais à part ça, si vous voulez connaître les conséquences physiques et psychologiques de la césarienne, il ne vous reste qu'à chercher vous-même.
Bon courage. Malheureusement de plus en plus répandue, la césarienne est toujours un tabou.
Cherchez le chapitre qui en parle dans les fameux livres sur la grossesse que nous connaissons toutes: quelques lignes, et incorrectes encore! Pas une phrase sur l'après-césarienne non plus? Comment gérer? Quel traitement de la douleur? Comment allaiter? Ai-je le droit de pleurer? Si tu veux, mais en silence. Y a des femmes qui accouchent, elles!
Feuilletez les magazines pour parents ou futur parents: pas un mot. Pour pas effrayer qu'ils disent. Et le vrai vécu, la vraie souffrance, on en fait quoi? Rien parce que dans ces pages tout se doit d'être beau, rose, joufflu, épanoui... Ah ça discute épisio sans complexe, ça compare les techniques de séchage de la foufoune au sèche-cheveu et ça vous explique le fonctionnement de votre cher périnée à rééduquer, là-dessus on sait tout. Mais cicatrisation ou suites de couches après césarienne faudra repasser.
Et pourtant c'est un accouchement aussi si je ne m'abuse...
Expliquée et raisonnée, une césarienne peut être bien vécue, parce qu'elle est justifiée et qu'elle s'inscrit dans l'histoire des parents et de l'enfant comme salvatrice, porteuse de vie, en un mot nécessaire.
Mais certains médecins aiment se murer dans le silence qui dit "J'en sais plus que vous."
Il m'a fallu du temps pour comprendre mes regrets, et ces regrets je les ai transformés en un combat.
Un combat pour une naissance différente, respectueuse, sereine, et surtout, active!
Mon combat pour mon corps, pour panser mes blessures au ventre et au coeur...
Car, 2 ans après (ou même 10 c'est pareil) les conséquences sont toujours là. On est et on reste un "utérus cicatriciel" et que voulez-vous, l'impact étant bien plus gros qu'une pièce de 2€, même avec de la bonne volonté Carglouss ils réparent pas.
Alors j'essaye de me préparer différemment, j'ai changé de décor, planté mes propres jalons sur le chemin... Pour que la route soit belle.
Toujours est-il que je me lance.
Noah est né, vous le savez, par césarienne programmée pour siège. L'ignorante confiante et naïve que j'étais à ce moment-là n'a pas jugé bon de se révolter. Et pourtant, il aurait fallu...
Pas de réponse à mes questions, pas d'écoute à mes suggestions, c'est comme ça et pas autrement. C'est pas moi le médecin; on me dit qu'il faut, moi j'y vais.
Ce qu'on ne vous dit pas avant, c'est qu'une naissance "par voie haute" est loin d'être anodine. Oh, on vous explique couche par couche comment on va vous découper si vous voulez, mais à part ça, si vous voulez connaître les conséquences physiques et psychologiques de la césarienne, il ne vous reste qu'à chercher vous-même.
Bon courage. Malheureusement de plus en plus répandue, la césarienne est toujours un tabou.
Cherchez le chapitre qui en parle dans les fameux livres sur la grossesse que nous connaissons toutes: quelques lignes, et incorrectes encore! Pas une phrase sur l'après-césarienne non plus? Comment gérer? Quel traitement de la douleur? Comment allaiter? Ai-je le droit de pleurer? Si tu veux, mais en silence. Y a des femmes qui accouchent, elles!
Feuilletez les magazines pour parents ou futur parents: pas un mot. Pour pas effrayer qu'ils disent. Et le vrai vécu, la vraie souffrance, on en fait quoi? Rien parce que dans ces pages tout se doit d'être beau, rose, joufflu, épanoui... Ah ça discute épisio sans complexe, ça compare les techniques de séchage de la foufoune au sèche-cheveu et ça vous explique le fonctionnement de votre cher périnée à rééduquer, là-dessus on sait tout. Mais cicatrisation ou suites de couches après césarienne faudra repasser.
Et pourtant c'est un accouchement aussi si je ne m'abuse...
Expliquée et raisonnée, une césarienne peut être bien vécue, parce qu'elle est justifiée et qu'elle s'inscrit dans l'histoire des parents et de l'enfant comme salvatrice, porteuse de vie, en un mot nécessaire.
Mais certains médecins aiment se murer dans le silence qui dit "J'en sais plus que vous."
Il m'a fallu du temps pour comprendre mes regrets, et ces regrets je les ai transformés en un combat.
Un combat pour une naissance différente, respectueuse, sereine, et surtout, active!
Mon combat pour mon corps, pour panser mes blessures au ventre et au coeur...
Car, 2 ans après (ou même 10 c'est pareil) les conséquences sont toujours là. On est et on reste un "utérus cicatriciel" et que voulez-vous, l'impact étant bien plus gros qu'une pièce de 2€, même avec de la bonne volonté Carglouss ils réparent pas.
Alors j'essaye de me préparer différemment, j'ai changé de décor, planté mes propres jalons sur le chemin... Pour que la route soit belle.
Libellés :
Du fond du coeur,
En Attendant Bébé2
7/02/2008
Retour aux sources!
Eh oui, ça y est, je redécouvre les joies de "La croisière s'amuse" et du légendaire téléfilm de l'après-midi sur M6.
Vous l'aurez deviné, point de dur labeur pour moi depuis deux semaines. La route devenant pesante, je suis désormais en arrêt bien mérité!
Dire que le boulot ne me manque pas serait mentir un p'tit peu quand même, mais vous savez ce que c'est, au fond on s'occupe.
En fait, maintenant que j'y pense, on est même limite plus occupé. Genre, le boulot c'était des vacances à côté.
Mais au fond j'ai enfin du temps. Du temps tout court. Et ça, c'est la classe. J'me suis même mise à faire de la pâtisserie (Caroline Ingalls, sors de mon corps!), pour le plus grand bonheur de mes deux estomacs sur pattes de la maison.
Du coup, j'ai plein de trucs passionnants et trépidants à vous raconter.
First things first, Gontrand* est en pleine forme. Rapport aux coups de tatane que je me prends à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. C'est qu'il fait dans les 530g le gaillard. Pas une demi-portion comme sa crevette de frère.
A part ça il est quand même vachement beau si j'en crois les images en noir et blanc que j'en ai!
Après, y a moi.
Chéwi Adowé et moi on a eu bien du mal au début à gérer la nouvelle du Bébé qui arrivait, tant de questions, d'inquiétude... Jusqu'au jour où on s'est dit "Fi de tout cela!" et qu'on a décidé d'être heureux. Tout simplement. Et vous savez quoi? Ca a marché!
Mieux, même.
Je vais bien, c'est aussi simple que ça. C'est-à-dire pas de cachets, pas d'hospitalisation, pas de "Restez sur votre canapé, Madame!" bref, que du bonheur!
Ces plaies que j'avais eu tant de mal à panser sont en train de cicatriser de la façon la plus naturelle qui soit, et cette grossesse est petit à petit en train de réparer la première... Je l'espérais sans oser y croire, et pourtant, jusqu'à aujourd'hui, c'est le cas!
On avait hésité à recommencer, la nature a décidé pour nous, et elle a bien fait!
* Euh c'est juste un surnom hein...
Vous l'aurez deviné, point de dur labeur pour moi depuis deux semaines. La route devenant pesante, je suis désormais en arrêt bien mérité!
Dire que le boulot ne me manque pas serait mentir un p'tit peu quand même, mais vous savez ce que c'est, au fond on s'occupe.
En fait, maintenant que j'y pense, on est même limite plus occupé. Genre, le boulot c'était des vacances à côté.
Mais au fond j'ai enfin du temps. Du temps tout court. Et ça, c'est la classe. J'me suis même mise à faire de la pâtisserie (Caroline Ingalls, sors de mon corps!), pour le plus grand bonheur de mes deux estomacs sur pattes de la maison.
Du coup, j'ai plein de trucs passionnants et trépidants à vous raconter.
First things first, Gontrand* est en pleine forme. Rapport aux coups de tatane que je me prends à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. C'est qu'il fait dans les 530g le gaillard. Pas une demi-portion comme sa crevette de frère.
A part ça il est quand même vachement beau si j'en crois les images en noir et blanc que j'en ai!
Après, y a moi.
Chéwi Adowé et moi on a eu bien du mal au début à gérer la nouvelle du Bébé qui arrivait, tant de questions, d'inquiétude... Jusqu'au jour où on s'est dit "Fi de tout cela!" et qu'on a décidé d'être heureux. Tout simplement. Et vous savez quoi? Ca a marché!
Mieux, même.
Je vais bien, c'est aussi simple que ça. C'est-à-dire pas de cachets, pas d'hospitalisation, pas de "Restez sur votre canapé, Madame!" bref, que du bonheur!
Ces plaies que j'avais eu tant de mal à panser sont en train de cicatriser de la façon la plus naturelle qui soit, et cette grossesse est petit à petit en train de réparer la première... Je l'espérais sans oser y croire, et pourtant, jusqu'à aujourd'hui, c'est le cas!
On avait hésité à recommencer, la nature a décidé pour nous, et elle a bien fait!
* Euh c'est juste un surnom hein...
Libellés :
Du fond du coeur,
En Attendant Bébé2
4/27/2008
Secret de Polichinelle...
(Et croyez-moi c'est le cas de le dire.)
Tout d'abord, re-bonjour tout le monde, et pardon pour cet inexcusable abandon de blog, mea culpa et tout et tout...
Les temps sont durs, ou en tout cas les semaines très chargées!
Mais laissez-moi vous conter une petite histoire...
Il y a deux ans (et 3 semaines à peu près) naissait mon petit bonhomme, centre de ce blog, centre du monde en fait (en tout cas, du mien) et plus joli petit garçon que la Terre ait jamais porté. Ca, c'est dit.
Il y a deux mois (et 3 semaines à peu près), Mère Nature cette petite blagueuse s'est bien demandé ce qu'elle pouvait me faire comme blagounette pour dire de pas se laisser oublier. Elle a réussi son coup!
Il y a un mois (et 3 semaines à peu près), Clearblue m'annonçait une drôle de nouvelle... En live, direct, paf comme ça: "ENCEINTE"
In your face.
Le temps de se remettre de ces émotions, la "pilule" (si l'on peut dire) est avalée et tout va bien. Le bonheur, les petits oiseaux qui chantent, bref le printemps quoi.
Il y a deux jours, la Science a pénétré le temple sacré de ma matrice et a vu l'invisible... Un joli petit frère, avec 10 doigts, 10 orteils, le portrait craché de mon doux Noah...
Et voilà, l'aventure continue, plus de renommage de blog mesdames et messieurs, En attendant Bébé attend donc son deuxième Bébé!
Tout d'abord, re-bonjour tout le monde, et pardon pour cet inexcusable abandon de blog, mea culpa et tout et tout...
Les temps sont durs, ou en tout cas les semaines très chargées!
Mais laissez-moi vous conter une petite histoire...
Il y a deux ans (et 3 semaines à peu près) naissait mon petit bonhomme, centre de ce blog, centre du monde en fait (en tout cas, du mien) et plus joli petit garçon que la Terre ait jamais porté. Ca, c'est dit.
Il y a deux mois (et 3 semaines à peu près), Mère Nature cette petite blagueuse s'est bien demandé ce qu'elle pouvait me faire comme blagounette pour dire de pas se laisser oublier. Elle a réussi son coup!
Il y a un mois (et 3 semaines à peu près), Clearblue m'annonçait une drôle de nouvelle... En live, direct, paf comme ça: "ENCEINTE"
In your face.
Le temps de se remettre de ces émotions, la "pilule" (si l'on peut dire) est avalée et tout va bien. Le bonheur, les petits oiseaux qui chantent, bref le printemps quoi.
Il y a deux jours, la Science a pénétré le temple sacré de ma matrice et a vu l'invisible... Un joli petit frère, avec 10 doigts, 10 orteils, le portrait craché de mon doux Noah...
Et voilà, l'aventure continue, plus de renommage de blog mesdames et messieurs, En attendant Bébé attend donc son deuxième Bébé!
Libellés :
Du fond du coeur,
En Attendant Bébé2
2/08/2008
Un peu de bon sens dans ce monde de fous...
Une fois n'est pas coutume, je vais exprimer des opinions sur mon blog. Des vraies, des pures et dures. Gare à vous.
En intro, au risque de vous saoûler avec mes élucubrations routières, j'ai encore failli mourir une bonne douzaine de fois ce matin (au bas mot) au cours de mon trajet bi-quotidien maison/boulot. Motard en furie, routier enragé, pépé perdu, tracteur embourbé et j'en passe (pas de sanglier aujourd'hui, "c'est toujours ça de pris" comme dirait l'autre), bref, le calvaire journalier de tous les travailleurs courageux que nous sommes.
Une fois arrivée à 100m du boulot, je passe devant le marchand de journaux. Et là, que vois-je?

Autant vous le dire, j'ai repris foi en l'espèce humaine. Le pays et les médias ne sont donc pas tous sourds et aveugles (et muets)!
Toute considération réellement politique mise à part (quoique...) j'ai beau être pour la liberté individuelle et la famille moderne, je n'adhère pas à cette "pipolisation" des zhoms politiques que certains jugent un mal nécessaire.
En France on se dit tradi, on regarde encore de travers les parents d'enfants nés hors mariage (alors qu'on parle là de près de la moitié des enfants Français qui naissent de nos jours - et de mon fils, accessoirement!), on refuse les droits des couples aux homosexuels... Et on regarde notre Président divorcer, puis se remarier (avec un mannequin, siouplé) sous les sunlights des paparazzi, et ce en l'espace de 3 mois, entre deux soulèvements de foules ouvrières syndiquées, entre deux déplacements médiatisés à l'étranger... Ce Président qui voyage alors même que la France gronde, ce Président qui veut s'attirer la faveur des sondages en ratifiant la loi sur le tabac mais négocie en ce moment-même avec les buralistes un possible assouplissement de ladite loi. Ce Président qui a la promesse facile mais qui préfère s'afficher Rolex au poignet en plein jogging avant d'aller cirer les pompes (pour rester polie) de Bush.
Mais fi de tout cela. Loin de moi l'idée de m'abaisser à la propagande. Diantre.
Qu'on soit de gauche, de droite, du milieu ou même d'ailleurs, c'est bien un homme qu'on a élu (enfin, quand je dis "on", vous me comprenez), la majorité a parlé.
Et vous savez pas le pire? C'est qu'à mon avis on en a pris pour 10 ans. J'ai hésité, mais c'est dit. Quelle plaie!
En intro, au risque de vous saoûler avec mes élucubrations routières, j'ai encore failli mourir une bonne douzaine de fois ce matin (au bas mot) au cours de mon trajet bi-quotidien maison/boulot. Motard en furie, routier enragé, pépé perdu, tracteur embourbé et j'en passe (pas de sanglier aujourd'hui, "c'est toujours ça de pris" comme dirait l'autre), bref, le calvaire journalier de tous les travailleurs courageux que nous sommes.
Une fois arrivée à 100m du boulot, je passe devant le marchand de journaux. Et là, que vois-je?

Autant vous le dire, j'ai repris foi en l'espèce humaine. Le pays et les médias ne sont donc pas tous sourds et aveugles (et muets)!Toute considération réellement politique mise à part (quoique...) j'ai beau être pour la liberté individuelle et la famille moderne, je n'adhère pas à cette "pipolisation" des zhoms politiques que certains jugent un mal nécessaire.
En France on se dit tradi, on regarde encore de travers les parents d'enfants nés hors mariage (alors qu'on parle là de près de la moitié des enfants Français qui naissent de nos jours - et de mon fils, accessoirement!), on refuse les droits des couples aux homosexuels... Et on regarde notre Président divorcer, puis se remarier (avec un mannequin, siouplé) sous les sunlights des paparazzi, et ce en l'espace de 3 mois, entre deux soulèvements de foules ouvrières syndiquées, entre deux déplacements médiatisés à l'étranger... Ce Président qui voyage alors même que la France gronde, ce Président qui veut s'attirer la faveur des sondages en ratifiant la loi sur le tabac mais négocie en ce moment-même avec les buralistes un possible assouplissement de ladite loi. Ce Président qui a la promesse facile mais qui préfère s'afficher Rolex au poignet en plein jogging avant d'aller cirer les pompes (pour rester polie) de Bush.
Mais fi de tout cela. Loin de moi l'idée de m'abaisser à la propagande. Diantre.
Qu'on soit de gauche, de droite, du milieu ou même d'ailleurs, c'est bien un homme qu'on a élu (enfin, quand je dis "on", vous me comprenez), la majorité a parlé.
Et vous savez pas le pire? C'est qu'à mon avis on en a pris pour 10 ans. J'ai hésité, mais c'est dit. Quelle plaie!
1/29/2008
Passez-moi la rubrique des chiens écrasés!
Fait divers troublant dans une petite bourgade tranquille de Haute Normandie.
Il existe en Normandie une petite départementale branchée qui a beaucoup de succès pour rejoindre Dieppe à Rouen. Cette charmante petite route sinueuse bordée de champs et de prairies a été le théâtre d'un drame sanglant pas plus tard qu'il y a pas longtemps.
On déplore la mort de deux sangliers, et d'une brave Ford Fiesta.
Selon toute vraisemblance, les conducteurs des trois véhicules impliqués auraient voulu tenter une nouvelle technique de free-fight automobile avec un troupeau de sangliers qui passait par là.
"C'est une honte", déclare un témoin. "C'est une honte de n'avoir pas organisé un méchoui géant dans le coin! C'est pas tous les jours qu'on arrive à capturer de si beaux spécimens!"
De là à assimiler ce soit-disant accident à du vulgaire braconnage, il n'y a qu'un pas.
Voici ce que raconte la seule conductrice qui a réussi comme par hasard à éviter le choc:
"Le troupeau de sangliers a commencé à traverser alors que la Fiesta était lancée à vive allure. Elle en a envoyé bouler 2 ou 3 avant de s'immobiliser (STRIKE!!! se retient-elle de jubiler). La 307 qui suivait a assommé un autre sanglier avant de s'arrêter plus loin, et ma bonne vieille Corsa et moi avons fait une belle embardée afin d'éviter la collision. J'ai appelé la gendarmerie qui a eu pour seule recommandation de ne pas laisser les cadavres sur la route, ajoutant que nous pouvions embarquer les pauvres bêtes si bon nous semblait. Moi, j'aime pas ça le sanglier!"
Pensant à peine au danger que représentait une horde de sangliers blessés et hargneux, cette conductrice émérite et le chanceux propriétaire de la 307 à la plaque d'immatriculation cabossée ont pris leur courage à 4 mains afin d'accomplir la répugnante besogne, la veuve de la Fiesta ayant préféré sanglotter sur le bord de la départementale auprès des restes encore fumants de sa compagne des 20 dernières années (paix à son âme).
Lors du rituel des échanges de numéros "au cas où", le mari de Madame Feu Ford Fiesta (essayez de dire ça, très vite, avec un cheveu sur la langue!) a débarqué tout sourires. Madame est choquée? La gimbarde est pliée jusqu'à la moelle? Peu-t-importe, primo la Mercedes n'a rien, et secundo... Le menu de ce week-end est tout trouvé! En plus, il peut aussi agrémenter l'apéro des restes de la Fiesta qui ressemble méchamment à un Apéricube écrasé au fond d'un caddie.
Comme quoi, le malheur des uns...
Il existe en Normandie une petite départementale branchée qui a beaucoup de succès pour rejoindre Dieppe à Rouen. Cette charmante petite route sinueuse bordée de champs et de prairies a été le théâtre d'un drame sanglant pas plus tard qu'il y a pas longtemps.
On déplore la mort de deux sangliers, et d'une brave Ford Fiesta.
Selon toute vraisemblance, les conducteurs des trois véhicules impliqués auraient voulu tenter une nouvelle technique de free-fight automobile avec un troupeau de sangliers qui passait par là.
"C'est une honte", déclare un témoin. "C'est une honte de n'avoir pas organisé un méchoui géant dans le coin! C'est pas tous les jours qu'on arrive à capturer de si beaux spécimens!"
De là à assimiler ce soit-disant accident à du vulgaire braconnage, il n'y a qu'un pas.
Voici ce que raconte la seule conductrice qui a réussi comme par hasard à éviter le choc:
"Le troupeau de sangliers a commencé à traverser alors que la Fiesta était lancée à vive allure. Elle en a envoyé bouler 2 ou 3 avant de s'immobiliser (STRIKE!!! se retient-elle de jubiler). La 307 qui suivait a assommé un autre sanglier avant de s'arrêter plus loin, et ma bonne vieille Corsa et moi avons fait une belle embardée afin d'éviter la collision. J'ai appelé la gendarmerie qui a eu pour seule recommandation de ne pas laisser les cadavres sur la route, ajoutant que nous pouvions embarquer les pauvres bêtes si bon nous semblait. Moi, j'aime pas ça le sanglier!"
Pensant à peine au danger que représentait une horde de sangliers blessés et hargneux, cette conductrice émérite et le chanceux propriétaire de la 307 à la plaque d'immatriculation cabossée ont pris leur courage à 4 mains afin d'accomplir la répugnante besogne, la veuve de la Fiesta ayant préféré sanglotter sur le bord de la départementale auprès des restes encore fumants de sa compagne des 20 dernières années (paix à son âme).
Lors du rituel des échanges de numéros "au cas où", le mari de Madame Feu Ford Fiesta (essayez de dire ça, très vite, avec un cheveu sur la langue!) a débarqué tout sourires. Madame est choquée? La gimbarde est pliée jusqu'à la moelle? Peu-t-importe, primo la Mercedes n'a rien, et secundo... Le menu de ce week-end est tout trouvé! En plus, il peut aussi agrémenter l'apéro des restes de la Fiesta qui ressemble méchamment à un Apéricube écrasé au fond d'un caddie.
Comme quoi, le malheur des uns...
12/21/2007
Fais chauffer le Diesel, Mamie!
C'est l'histoire d'un mec. Un type normal. Un type bien, même. Propre sur lui, poli, père de famille et tout le tralala.
Bon. Maintenant, mettez-le derrière un volant. Si possible, un volant avec une voiture autour qui fasse un bon 150 chevaux, turbo D, HDI, TDI ou un truc comme ça. Mais si c'est une caisse à savon ça marche aussi. Parfois même, mieux. Le kit Tuning est en option, mais c'est pas mal aussi. Histoire de donner un peu d'allure à la Super 5 ou à la Saxo Bic.
Et là, d'un coup, le mec, dans un basculement surnaturel genre "Incroyable Hulk", se transforme en roi de la route!
Plusieurs possibilités:
- Il a un béret. Vous êtes tombé sur un escargot. En général, il est équipé soit d'une Visa ou d'une CX qui crache du noir à 50km/h, soit d'une énooorme berline à 5 ans de SMIC qui crache rien du tout puisque rôdée pour ne pas dépasser le 70.
Prenez votre mal en patience, en général on reste coincé longtemps derrière les bérets. Dès que possible, doublez, mais mettez bien votre clignotant, le type en dessous du béret serait cap' de vous attaquer pour lui avoir causé une attaque.
- Elle a des bigoudis. Vous êtes tombé sur une Mémère. Mémère a eu son permis en 1950 (voire même avant), et elle a bien dû parcourir au moins 5 000km depuis. Elle croit toujours que les ronds points marchent à la priorité à droite, oublie que le clignotant n'est pas une option, et est foncièrement incapable de se garer autrement que d'un coup d'un seul, là où elle se trouve, que ça vous plaise ou non.
Serrez les dents. Sinon vous aurez droit à moultes commentaires plus ou moins pertinents sur la jeunesse ponctués de "fichtre" et de "palsembleu". Sans égards pour vos chastes oreilles.
- Il a une casquette et un kit carrosserie. Vous êtes tombé sur un Jacky. C'est une espèce difficile à apprivoiser. Jacky est un roi de la route, un vrai. Il a une 205 de 1985 qui développe 15 poneys en développé-couché sur le bas-côté, dans laquelle il faut choisir d'allumer soit les phares soit la ventilation (sinon pffft plus rien), mais qui est équipée d'une magnifique panoplie tuning qui coûte plus cher que la montre de notre vénéré Président, et d'un autoradio high-tech qui crache 150 décibels (il faut bien ça pour couvrir le "modeste ronronnement" du moteur), qu'on entend de très loin et qui génère une onde de choc sur environ 300 mètres.
Ne vous avisez pas de le doubler: le roi, c'est lui. Il est cap' d'éteindre la ventilation pour vous éblouir à coups de phares (même pas peur), et c'est aussi le roi de la queue de poisson suivie d'un bon coup de frein comme on n'en fait plus (il n'a plus de plaquettes, mais c'est un détail).
- Elle est blonde et regarde plus son rétroviseur que la route (normal, vous ne voudriez tout de même pas qu'elle rate son maquillage pour une broutille aussi insignifiante que la sécurité routière?). C'est une bimbo. Incapable de la moindre manoeuvre mais très douée pour zigaguer ou squatter la voie de gauche de l'autoroute avec sa Mini, elle n'est pas bien dangereuse mais quand même énervante. A aussi une forte tendance à téléphoner tout en conduisant, au risque de rater son trait d'eye-liner.
Prenez votre mal en patience, en général son trajet "appart branché-boulot dans le vent" n'est pas très long.
- Il a une clope au bec et vous toise d'en haut. Il a une plaque marqué "Bébert 62" sur le tableau de bord. C'est un routier. S'il est sympa, ça va. Sinon, prenez garde à couvrir vos genoux. En général, le routier macho n'hésite pas à doubler un autre routier sur une deux-voies, créant ainsi un jubilatoire petit embouteillage, ni à se déporter dès qu'il voit que vous tentez un timide dépassement. Au risque de broyer votre voiture et vous avec, mais c'est anodin, il aura à peine une griffe sur son 30 tonnes. Le danger est qu'il peut amocher autant de voitures qu'il veut, il est couvert. Et justement, transformer votre jolie petite 207 neuve en Apéricube est son passe-temps préféré. Attention à l'équation "jeune femme au volant" + "petite voiture" + "copine sur le siège passager". C'est le tiercé gagnant du routier lourd.
Solution: 1, 2, 3, déboitez, fuyez!!!!!
- Elle chante et danse innocemment tout en conduisant d'une façon fluide et respectueuse, toujours soucieuse du code de la route. Elle râle à peine sur les autres conducteurs, même si ce sont des gros cons.
Cherchez pas. c'est moi!
Bon. Maintenant, mettez-le derrière un volant. Si possible, un volant avec une voiture autour qui fasse un bon 150 chevaux, turbo D, HDI, TDI ou un truc comme ça. Mais si c'est une caisse à savon ça marche aussi. Parfois même, mieux. Le kit Tuning est en option, mais c'est pas mal aussi. Histoire de donner un peu d'allure à la Super 5 ou à la Saxo Bic.
Et là, d'un coup, le mec, dans un basculement surnaturel genre "Incroyable Hulk", se transforme en roi de la route!
Plusieurs possibilités:
- Il a un béret. Vous êtes tombé sur un escargot. En général, il est équipé soit d'une Visa ou d'une CX qui crache du noir à 50km/h, soit d'une énooorme berline à 5 ans de SMIC qui crache rien du tout puisque rôdée pour ne pas dépasser le 70.
Prenez votre mal en patience, en général on reste coincé longtemps derrière les bérets. Dès que possible, doublez, mais mettez bien votre clignotant, le type en dessous du béret serait cap' de vous attaquer pour lui avoir causé une attaque.
- Elle a des bigoudis. Vous êtes tombé sur une Mémère. Mémère a eu son permis en 1950 (voire même avant), et elle a bien dû parcourir au moins 5 000km depuis. Elle croit toujours que les ronds points marchent à la priorité à droite, oublie que le clignotant n'est pas une option, et est foncièrement incapable de se garer autrement que d'un coup d'un seul, là où elle se trouve, que ça vous plaise ou non.
Serrez les dents. Sinon vous aurez droit à moultes commentaires plus ou moins pertinents sur la jeunesse ponctués de "fichtre" et de "palsembleu". Sans égards pour vos chastes oreilles.
- Il a une casquette et un kit carrosserie. Vous êtes tombé sur un Jacky. C'est une espèce difficile à apprivoiser. Jacky est un roi de la route, un vrai. Il a une 205 de 1985 qui développe 15 poneys en développé-couché sur le bas-côté, dans laquelle il faut choisir d'allumer soit les phares soit la ventilation (sinon pffft plus rien), mais qui est équipée d'une magnifique panoplie tuning qui coûte plus cher que la montre de notre vénéré Président, et d'un autoradio high-tech qui crache 150 décibels (il faut bien ça pour couvrir le "modeste ronronnement" du moteur), qu'on entend de très loin et qui génère une onde de choc sur environ 300 mètres.
Ne vous avisez pas de le doubler: le roi, c'est lui. Il est cap' d'éteindre la ventilation pour vous éblouir à coups de phares (même pas peur), et c'est aussi le roi de la queue de poisson suivie d'un bon coup de frein comme on n'en fait plus (il n'a plus de plaquettes, mais c'est un détail).
- Elle est blonde et regarde plus son rétroviseur que la route (normal, vous ne voudriez tout de même pas qu'elle rate son maquillage pour une broutille aussi insignifiante que la sécurité routière?). C'est une bimbo. Incapable de la moindre manoeuvre mais très douée pour zigaguer ou squatter la voie de gauche de l'autoroute avec sa Mini, elle n'est pas bien dangereuse mais quand même énervante. A aussi une forte tendance à téléphoner tout en conduisant, au risque de rater son trait d'eye-liner.
Prenez votre mal en patience, en général son trajet "appart branché-boulot dans le vent" n'est pas très long.
- Il a une clope au bec et vous toise d'en haut. Il a une plaque marqué "Bébert 62" sur le tableau de bord. C'est un routier. S'il est sympa, ça va. Sinon, prenez garde à couvrir vos genoux. En général, le routier macho n'hésite pas à doubler un autre routier sur une deux-voies, créant ainsi un jubilatoire petit embouteillage, ni à se déporter dès qu'il voit que vous tentez un timide dépassement. Au risque de broyer votre voiture et vous avec, mais c'est anodin, il aura à peine une griffe sur son 30 tonnes. Le danger est qu'il peut amocher autant de voitures qu'il veut, il est couvert. Et justement, transformer votre jolie petite 207 neuve en Apéricube est son passe-temps préféré. Attention à l'équation "jeune femme au volant" + "petite voiture" + "copine sur le siège passager". C'est le tiercé gagnant du routier lourd.
Solution: 1, 2, 3, déboitez, fuyez!!!!!
- Elle chante et danse innocemment tout en conduisant d'une façon fluide et respectueuse, toujours soucieuse du code de la route. Elle râle à peine sur les autres conducteurs, même si ce sont des gros cons.
Cherchez pas. c'est moi!
Libellés :
Coups de gueule,
Me Myself and I,
Rien à voir
12/09/2007
J'ai testé pour vous: "Martine is not dead"!
Depuis quelques semaines, a disparu l'excellent site http://martine.logeek.com/ qui m'a valu bien des fou-rires! C'était THE buzz de l'automne mesdames et messieurs, euuuuuuuuuuunnnbeulivèbeul (pour les connaisseurs des "têtes à claques")!!!
N'ayant rien sauvegardé, je me désolais de ne pouvoir partager avec vous ce petit bijou de subversion délicieusement impertinent et complètement délirant! Et en faisant des recherches et en trouvant quelques images au hasard de quelques forums et blogs, je vous ai trouvé quelques perles!
L'idée de génie du site était de pouvoir générer de faux albums de Martine (cette chère compagne de notre enfance, vive les années 80) en choisissant une couverture et en détournant le titre.
Les éditions originales ayant demandé l'arrêt du site ("à l'amiable" il paraît, censure quand tu nous tiens...), paix à son âme, napu site. Merdoum.
Bon, OK, forcément ça prête à la dérive, et même certains extraits que j'ai dénichés pour vous sont un peu "limites" mais bon, j'ai mis ce que j'ai trouvé, ne criez pas au scandale, ce n'est que de l'humour... Très actuel parfois! (y'en a quand même que j'ai pas mis, faut pas pousser Mémé dans l'escalier.)





N'ayant rien sauvegardé, je me désolais de ne pouvoir partager avec vous ce petit bijou de subversion délicieusement impertinent et complètement délirant! Et en faisant des recherches et en trouvant quelques images au hasard de quelques forums et blogs, je vous ai trouvé quelques perles!
L'idée de génie du site était de pouvoir générer de faux albums de Martine (cette chère compagne de notre enfance, vive les années 80) en choisissant une couverture et en détournant le titre.
Les éditions originales ayant demandé l'arrêt du site ("à l'amiable" il paraît, censure quand tu nous tiens...), paix à son âme, napu site. Merdoum.
Bon, OK, forcément ça prête à la dérive, et même certains extraits que j'ai dénichés pour vous sont un peu "limites" mais bon, j'ai mis ce que j'ai trouvé, ne criez pas au scandale, ce n'est que de l'humour... Très actuel parfois! (y'en a quand même que j'ai pas mis, faut pas pousser Mémé dans l'escalier.)





Inscription à :
Articles (Atom)



























