1/07/2010

A vot' bon coeur!

Vends cause double emploi (comment ça, c'est illégal? Bon, OK). Donne. Contre bons soins (quand même):


- Un bambin tchatcheur et malin comme un singe, sachant dire "Je veux" et "Je veux pas" comme personne, très doué pour réclamer un bisou ou de la grenadine (voire les deux) à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Enjôleur, il ne connaît que très peu de gros mots mais les sort toujours au moment opportun, il met un point d'honneur à ne jamais couper la parole (attend poliment que la foule se soit tue avant de claironner, avec toute la discrétion qui le caractérise, qu'il a expressément une cabane en rondins à construire aux toilettes). Est également très divertissant en société, avec sens fort aigu de l'à-propos (la direction décline toute responsabilité quant au fait qu'il soit en pleine période pipi-caca-prout), et vous suivra, que vous le vouliez ou non, partout et même ailleurs, grâce à un ingénieux et efficace système d'attache à votre jambe, breveté "sans clou, ni vis". Ni repris ni échangé.


- Un bébé bavard, baveur et babillant, plein de ressources (n'ai que très peu de dents mais sait très bien manger votre steak), câlin (vous prend pour un doudou) et incroyablement rapide (surtout lorsqu'il s'agit de suivre l'article numéro 1 dans ses bêtises). Vous attirera à coup sûr les miaulements attendris de tout le 3ème âge, et l'amitié sans faille de vos voisins (si tant est qu'ils sont sourds. Sinon, ils le deviendront... Question de temps). Saura vous ménager des moments de calme (fait fuir vos amis), vous aidera à stimuler votre créativité et votre mémoire visuelle ("Comment il fait ça? Comment est-il arrivé là?? Mais, mes clés étaient pourtant bien là y a pas deux secondes??!!") ainsi qu'à entretenir votre forme physique (vous empêchera de manger et vous obligera à lui courir après). Garantie tout juste expirée.


Possibilité de lot:



Me contacter.

11/26/2009

Lettre à G.

Chère G. ,

Voilà un peu plus d'un an que nos chemins se sont croisés. L'anniversaire de mon fils (et, par conséquent, celui de l'élection de Barack Obama) a résonné aux couleurs de ces heures passées à vos côtés.

Je vous avais envoyé un faire-part accompagné d'une lettre, c'était si peu, mais vous y avez répondu et je garde toujours cette carte dans un coin de mon coeur, avec mes souvenirs de cette nuit-là...

Cette nuit-là que, d'ailleurs, je tenais aujourd'hui à vous faire revivre à travers mes yeux, grâce à ce récit que j'en ai fait peu après. Vous le trouverez à la suite de ce courrier.

Tout cela pour vous expliquer, Madame, que cette nuit-là a changé ma vie. Que vous et votre équipe avez su être là et me porter dans ces moments si intenses...
Que vous et votre équipe avez su m'accompagner là où une autre équipe, deux ans auparavant, m'avait abandonnée...

J'ai pu reprendre ma route, grâce à vous, et voir enfin mon ventre cicatriser et mon coeur de mère s'apaiser. J'ai baptisé ce récit ma re-naissance, parce que je l'ai ressenti comme tel: mes deux fils et la mère que je suis depuis, nous sommes tous sortis de moi ce matin-là, alors que le ciel laissait apparaître les premiers rayons de cette journée unique.


J'ai également compris, alors, que pour continuer ma route, il me fallait faire plus. Aider les autres à avancer comme je l'ai fait. Je me suis engagée dans l'association Césarine, qui a pour but d'entourer les parents confrontés à la césarienne, de les informer, de les écouter, de les aider à préparer, à guérir ou à éviter la césarienne. Je n'ai de cesse depuis de mener ce combat, ne serait-ce qu'en l'honneur de l'immense cadeau que vous m'avez fait.

On a donné naissance à mon premier fils dans un bloc opératoire bondé, et je me sentais si seule...
J'ai donné naissance à mon second fils dans une salle de naissance intime, avec vous, le Dr A., et mon mari, je me sentais transportée...


Je veux vous dire que ce que vous faîtes n'a pas de prix. Que je suis sans doute loin d'être la seule à penser à vous quand je regarde mon fils. Que je pense à vous quand je regarde cette photo, que je vous joins, et qui représente pour moi tout ce qu'une femme devrait pouvoir vivre lors de la naissance de son enfant: être heureuse, se sentir mère, et surtout avoir son bébé contre sa peau...



Parce que c'était vous, parce que c'était moi, parce que c'était notre combat, nous avons réussi... Merci!

11/05/2009

Yes, we did it!

A y est.
J'ai officiellement survécu à une année entière à la tête de mes deux feux d'arti-fils. Mieux encore, ils ont survécu aussi! Il y a pourtant eu des moments où je ne donnais pas cher de leur peau...

365 jours.
8760 heures (but who's counting??).
Des jours avec et des jours sans.
Des jours avec vomi et des nuits sans sommeil.
Des heures de galère au supermarché ("Maman, me tape pas!!!" au milieu de la foule.........) et des minutes de honte interplanétaires ("Maman, Robin y sent la bouse de vache!!!" au milieu du restaurant.............).

L'année a été si riche qu'elle est passée à la vitesse de l'éclair, nous voilà déjà quasiment sur le point de rallumer cette saloperie de sapin artificiel. Je n'ai rien vu passer... Au rythme de ces précieux moments qu'au fond de moi (tout au fond!!), comme toutes les mères du monde, je chéris au quotidien.


Non moins surprenant, ils ont également survécu l'un à l'autre. Ils ont même cette adorable complicité super-touchante qui frise la télépathie. Si, si. Par exemple, le soir, ils s'envoient des textos invisibles: "Frangin, cette nuit, je dors. A ton tour d'emmerder les vieux!". Irrésistible, je vous dis.

En plus, comme on est des dingues, on est même partis en vacances à quatre. Une nuit de bagnole + 1/2 journée de bateau à l'aller, et l'inverse au retour. Même pas peur. Au final, ça s'est pas trop mal passé. Même les trois semaines entre-deux. Pas reposant pour deux sous, mais marrant! Je n'ai même (presque...) pas été tentée (ou alors si peu...) de jeter Noah dans la Méditerranée ou de stocker Robin dans le freezer du gîte. C'est vous dire!


Et aujourd'hui, je regarde Noah filer serein en classe, sachant prononcer son nom de famille mieux que moi, et Robin qui babille, fier comme une crotte, à deux doigts de pied de marcher pour venir chercher un peu de tendresse au creux de mon cou, j'me dis que j'ai pas trop mal bossé.


Joyeux premier anniversaire Robin, merci d'être là, merci d'être Toi...


10/31/2009

Un enfant, une dent!

Ouais, c'est l'adage.

Une sorte de croyance de bonne femme veut qu'avoir un enfant coûte une dent à la mère. Vous allez me dire, c'est métaphorique, c'est comme dire "ça m'a coûté un bras" ou "les yeux de la tête" ou "la peau du derche".

Mais là, non.

Donc, voyez-vous si vous avez bien suivi et tout bien calculé, j'ai deux enfants. Et, et j'ai une pensée émue envers les mères de familles nombreuses en avouant cela, j'ai deux dents plus bonnes à rien sauf à me faire mal.

J'allais dire que ça a commencé quand j'attendais Robin. Mais bon, OK, soyons francs j'ai hérité d'un gène "dents de merde" avec option "prise d'actions dans un cabinet de dentiste qui rapporteront bonbon" (sans mauvais jeu de mots). Bref.

Un beau jour (ou peut-être une nuit, copyright Barbara), une de mes dents du fond cassa. Pouf(fe). Enceinte, je me dis que ça attendra. Tiens, elle part par petits morceaux la gueuse. Tant pis.

Vous connaissez la suite, accouchement, bébé, blablabla, pas le temps.

Août de cette année, v'là t-y pas que je me réveille la bouche en feu, pinaize les dents c'est l'organe le plus petit du corps humain mais proportionnellement SA MERE COMMENT CA FAIT TROP MAL!!!
Et c'était de l'autre côté, en plus. Ouais, sous une couronne même (j'avais prévenu que j'avais pas des dents de championne). Ca pulse, ça brûle, ça vrille, je ne peux plus fermer la machoire... J'appelle tous les cabinets dentaires de la région. On m'apprend que les urgences dentaires ça n'existe pas, "Le cabinet sera fermé pour les vacances", "Ah nan là c'est pas possible", "OK je vous donne un rendez-vous en super urgence, dans une semaine, parce que c'est vous", et partout, partout: "Attendez dimanche et allez voir le dentiste de garde!" Mais on est MERCREDI espèce de grognasse!! J'peux crever la gueule ouverte (puisque de toute façon elle ferme plus!). Je ne dors plus, je ne mange plus, je me nourris d'anti-douleurs, et prends mon mal, mon affreux mal, en patience. Je tiens ainsi jusqu'au samedi soir. Ou je finis, en pleurs, par consulter un médecin de garde, qui me fait "gentiment" remarquer qu'il n'est pas dentiste. Sans déc?! Il me fait une ordonnance (paracétamol, ibuprofène et antibiotiques), et je pars vers la pharmacie de garde la mort dans l'âme.

Comme on se sent seul dans ces moments-là... On a cette impression que la douleur ne s'arrêtera jamais, que personne ne peut vous aider...

Le pharmacien m'accueille, un peu mécontent de se lever pour du Dolipr*ne mais soit. Il me jette un oeil torve et m'assène: "Vous avez bien compris? Le médecin a écrit sur le bas de l'ordonnance 'Arrêt de l'allaitement obligatoire' hein?"

Il a écrit quoi??? De quel droit, et dans quel but? Les trois médicaments prescrits ne sont pas contre-indiqués. Je le sais, j'ai vérifié. De toute façon je ne serai pas soulagée ce soir, c'est tout ce que je vois. je déverserai mon dégoût plus tard.

Je rentre à la maison au milieu de la nuit, épuisée, douloureuse. Je prends mes cachets, bonne fifille, j'applique des glaçons sur ma joue, et, finalement, je sombre.
C'est une autre femme qui s'est réveillée le matin suivant, ma courone ne bouge plus, je peux fermer la bouche, j'ai mal mais c'est insignifiant!
J'irai quand même chez le dentiste de garde demain matin, me dis-je. Courageuse, car seule avec les deux trolls. Trois dentistes de garde le dimanche dans la région. Un seul qui répond au téléphone. Damned.
Je nourris, habille, embarque mes p'tits couillus, et nous voilà partis chez le dentiste de garde, à une heure de route de la maison, rejoindre dans la salle d'attente tous les maux de dents de la région regroupés là, puisque les autres médecins ne répondent pas aux appels.
Le dentiste était cool, mais n'a rien pu faire à part une radio. Il faut attendre que les antibios agissent et aller voir votre dentiste! Sans déc??!

J'ai beaucoup moins mal et je suis résignée, alors qu'il en soit ainsi.

5 jours plus tard la remplaçante de mon dentiste m'accueille, m'enlève la couronne (aïeuuuhh), creuse la dent cassée et infectée dessous (woh purée sa maman remets de l'anesthésiaaant), et... Me donne rendez-vous en décembre. Sans déc??! Elle me met un pansement sur ce qui reste de dent, devant mon insistance à ne pas vouloir rentrer chez moi avec un cratère à la place de la dent pour les quatre prochains mois! Sans compter mon AUTRE dent, de l'AUTRE côté, qui est cassée en morceaux et de toute évidence irrécupérable.

Ce qui devait arriver arriva. Ca a recommencé la semaine dernière. Même que c'est la maman de Chéwi qui m'a avertie que je ressemblais à s'y méprendre à un hamster qui vient de se faire opérer des dents de sagesse. Avec des drôles de trucs sur la gencive en plus. Le dentiste que j'ai vu en urgence et qui n'a, quelle surprise, rien pu faire, a parlé de cellulite. Non non, pas celle à laquelle vous pensez. C'est un truc vraiment pas cool apparemment.

Depuis, mon dentiste ne répond même pas au téléphone alors que je crève d'envie de lui dire ce que je pense de sa remplaçante et des dentistes en général, là tout de suite. De façon très imagée. Pire, je suis passée devant le cabinet ce matin, bien décidée à y faire le pied de grue jusqu'à ce qu'il m'enlève ces deux dents que je tiens pour personnellement responsables de tous mes malheurs, et c'était tout fermé.

Ca devra attendre lundi, donc... Au mieux.


Vous allez dire que je raconte ma vie et qu'on s'en fout, et vous aurez raison. Fallait que ça sorte!

9/28/2009

Et la justice, dans tout ça? Ben, parfois, elle fait ce qu'elle peut...

Ne pas juger, c'est approuver.


Roman Polanski, distingué réalisateur de cinéma, pluri-récompensé par les jurys de ses pairs et autres, vient d'être condamné par la justice américaine à purger un temps de prison ferme pour un viol sur mineure commis en 1977. Rappel des faits, les Etats-Unis l'avaient interdit de territoire sous peine d'incarcération immédiate.
Arrivé en Suisse, ce monsieur se fait donc emmener, menottes aux poignets, en prison, comme il se doit.

On en pense ce qu'on en veut.

Oui mais voilà! Le monde du cinéma, les politiques, tout le monde se mobilise... Pour soutenir ce monsieur. Ce violeur d'enfants...

Sarkozy s'en mêle, Kouchner "exige" sa remise en liberté, Costa Gavras témoigne... Frédéric Mittérand, Monica Bellucci, et tant d'autres, signent des pétitions et se soulèvent contre l'extradition de Polanski.

Et la victime dans tout ça, qui y pense, au fond? Que doit bien ressentir cette femme, âgée maintenant de 45 ans, pour qui cette épreuve doit sembler dater d'hier et non de 32 ans, comme le soulignent si bien tous les amis du réalisateur?

Alors, sous prétexte qu'entre-temps Monsieur a évité les USA et a gagné moultes palmes, awards ou autres trophées d'auto-congratulation qu'aiment tant se distribuer les artistes, il ne devrait pas payer pour ses crimes?

Messieurs, si c'était votre fille qui avait été violée à 13 ans, voudriez-vous que son tortionnaire ne soit pas inquiété? Votre colère, votre haine, se serait-elle amoindrie sous la poussière des années qui passent?

Parce que moi, Messieurs, si l'on avait ainsi fait du mal à mon enfant, de toute ma vie le seul but aurait été de faire en sorte que justice soit faite, et respectée. Même 32 ans après. A plus forte raison, 32 ans après.

9/25/2009

Argent trop cher!

Dans la série "Fi-fils 1er a une grande guoule et ne sait (encore) bien s'en servir (ou peut-être trop bien me direz-vous...)", régalez-vous de sa dernière boutade!

Nous sommes à la banque. Endroit sérieux s'il en est.
Après avoir parlé à la dame au guichet ("Non Noah ne mets pas tes doigts dans la boîte pour déposer les chèques!!! Ca ressort pas!!!") et dit bonjour à la banquière qui passait par là ("Robin arrête de baver sur le chemisier en soie de la dame!!!"), je me dirige d'un pas décidé vers le distributeur. Noah n'en perd pas une miette... (Robin non plus, mais lui à part "blblblu", "Maman", "Tétée" et "scrmmmglglgl" il mocalise pas grand chose!)

- Maman, tu vas acheter de l'argent?
(Je rougis. La banquière s'attendrit.)
- Eh oui mon chéri, tu as raison.
- Ah ça c'est bien Maman. Tu vas en acheter plein plein plein de l'argent?
- Non, juste un peu.
- Pourquoi pas plein plein plein Maman??
- Parce que... C'est beaucoup trop cher!



Parfois, la vérité sort aussi de la bouche des Mamans.

Démenti officiel et révolution familiale!

Comme dans Voici quand vous voyez la moitié de la couv' envahie par un communiqué réjouissant du genre "La cour a condamné les éditions Blabla pour diffamation et publication de photographies dont tout le monde se fout sauf celle dont on voit les nichons dessus", à mon tour aujourd'hui de faire amende honorable.

L'école, c'est cool.
L'école, c'est quand mon fiston saute partout ailleurs que chez moi et peut mettre de la peinture par terre sans finir au coin.
L'école, c'est quand du coup je suis peinarde le matin (seulement) 4 jours par semaine.
L'école, c'est quand, du coup, mes deux p'tits couillus adoptent un rythme de vie plus sain, et par extension vivable (enfin) pour les parents.
L'école, c'est quand, au final, le soir tout le monde est au plumard à 20h30.
L'école, enfin, c'est quand, au bout de dix mois, fiston deuxième du nom a décidé de faire ses nuits.

Charlemagne, accepte toutes mes excuses et permets-moi de te présenter mes plus sincères hommages de mère soulagée, de mère reposée... De mère LIBEREE!!!

9/09/2009

Sacré Charlemagne!

Ayé. Fi-fils 1er a fait sa première rentrée.

Pleurs, pipis-culotte, vas-y que j'm'accroche à ma mère, "T'as pas le droit de me laisser comme ça Maman!", et au final "Allez-vous-en Madame!", je me fais congédier plus ou moins gentiment par la maîtresse (80's revival, bonjour le flashback!) et je traverse la cour sous les cris...

Je tourne en rond, attendant midi...

Et je le récupère tout chiffonné, pas malheureux quand même... "Je m'ai bien amusé Maman!"
"On y retourne demain?"
"Non, non, je veux pas!"

D'où la question de la maîtresse: "Il est dans la période du NON?" à laquelle je suis tentée de répondre que c'est juste son caractère à la con (il tient ça de sa mère)...


Et c'est comme ça tous les jours...

De toute façon, pourquoi se battre contre des moulins à vent (27 dans la classe, le silence de la maîtresse, la détresse de Maman qui tourne les talons, le coeur gros...)? Que faire, au fond, pour arranger les choses? Je ne peux pas revenir en arrière il doit aller à l'école, mais j'angoisse rien qu'à penser que maintenant qu'on est dedans, on en a pris pour 15 ans!...


Que la force soit avec nous et notre p'tit couillu mal embouché!

8/30/2009

Les voies de l'Homme sont impénétrables... (Ou presque)

L'Homme a eu 30 ans (ouch). Ca va, ça va, il le vit plutôt bien, merci.

Pour fêter ça, il a eu en cadeau, entre autres choses, une initiation d'une heure au pilotage d'un petit avion. Il est ressorti avec des étoiles plein les yeux et les tarifs du brevet de pilote (AÏE!!!) en mains.

Mais moi, dans mon infini respect du compte joint, j'attendais une idée et un feu vert pour lui offrir un truc 'achement bien.

Comme j'en avais marre qu'il "y réfléchisse" et que je voulais marquer le coup avant qu'il n'atteigne l'âge vénérable de 31 ans, j'ai pris le taureau par les cornes, ou plutôt mes p'tits couillus par la main et mon gros monospace par le volant, et je suis allée faire rougir ma carte bleue.

Je rentre au pas de course (ou plutôt allure d'escargot puisqu'il a fallu rabattre le siège arrière du milieu pour glisser le carton gigantesque entre les deux sièges auto des deux p'tits couillus susnommés, amputant ainsi mon champ de vision d'un bon tiers de l'arrière du véhicule - déjà conséquent, est-il utile de le rappeler?), plutôt fière de moi mais quand même flippant ma race, rentrer la nouvelle télé - écran plat - "foule achedé" - qui tue - et que j'ai eu pour pas (trop) cher, dans le garage où elle attendra sagement l'arrivée de son nouveau maître.

Fi-fils 1er a hâte de donner à papa son "cadeau ayiversaire". Fiston 2ème du nom en remplit sa couche d'impatience. J'ai hâte de savoir si je dois faire mes valises demain à la première heure.


Mon trentenaire adoré rentre. Aglaglagla. Voyant qu'on n'est pas dans notre état normal, il fait des yeux ronds comme des soucoupes, et Noah lâche la bombe. Guillaume tourne autour du carton, hésitant. Merde je sens que ça va pas le faire, mais qu'est-ce qui m'a pris??!!!!!!

Je retiens ma respiration... Il me sourit, déjà il est pas fâché...
Pis voilà, il hésite... C'est pas le moment, notre télé marche bien et puis qu'est-ce qu'on va en faire d'ailleurs?? (un mastodonte de 70kg qui lui avait coûté les yeux de la tête à l'époque mais qui est un dinosaure technologique!!!) Et puis il aurait voulu choisir, est-ce que c'est une Full HD? (une quoi??? Ah oui ça!!!!...), etc...

Bref, il ne m'en veut pas, mais ce n'est pas ce qu'il aurait choisi... Ouch, moi qui voulais lui faire un gros cadeau 100% plaisir (pas utile, pas parce que c'est le moment, pas parce qu'on en a besoin...) j'ai raté mon coup... Quelle idée de vouloir le surprendre avec un truc aussi "énorme"!
En plus à cause de moi on est coincés, au magasin ils reprennent mais ne remboursent pas...

"Fi donc, me dit mon bien-aimé, je veux un ordinateur portable!"
"Alleluia" réponds-je, contrite mais heureuse qu'il ait compris le geste.

Entre-temps, "juste pour regarder", il a maté les prix des télés... ("Tiens tiens, ma femme aurait-elle eu du flair??" se demande-t-il. "Ne t'y attache pas Chéwi, on la ramène lundi!" rappelai-je consciencieusement)


Ce matin, Chéwi réorganise le salon et cherche un nouveau meuble télé sous mes z'yeux z'ébahis.

Je crois qu'on ne va pas retourner au magasin demain... Et que finalement, j'ai eu du nez... Faut-il que je l'aime, mon p'tit vieux!!!



J'ai eu chaud aux miches keu même.

8/05/2009

9 mois dedans, 9 mois dehors...

... Et en moyenne 9 heures de sommeil d'affilée la nuit depuis 3 jours!!!

9 mois ça veut tout dire... C'est le temps que met le corps à créer la vie, et le temps qu'il faut à la vie pour devenir mon petit bouchon qui rit, trotte, se lève, mord... Et enfin DORT!!!

Ce n'est pas un anniversaire mais c'est déjà pas mal. Et ça passe bien trop vite!