(Et croyez-moi c'est le cas de le dire.)
Tout d'abord, re-bonjour tout le monde, et pardon pour cet inexcusable abandon de blog, mea culpa et tout et tout...
Les temps sont durs, ou en tout cas les semaines très chargées!
Mais laissez-moi vous conter une petite histoire...
Il y a deux ans (et 3 semaines à peu près) naissait mon petit bonhomme, centre de ce blog, centre du monde en fait (en tout cas, du mien) et plus joli petit garçon que la Terre ait jamais porté. Ca, c'est dit.
Il y a deux mois (et 3 semaines à peu près), Mère Nature cette petite blagueuse s'est bien demandé ce qu'elle pouvait me faire comme blagounette pour dire de pas se laisser oublier. Elle a réussi son coup!
Il y a un mois (et 3 semaines à peu près), Clearblue m'annonçait une drôle de nouvelle... En live, direct, paf comme ça: "ENCEINTE"
In your face.
Le temps de se remettre de ces émotions, la "pilule" (si l'on peut dire) est avalée et tout va bien. Le bonheur, les petits oiseaux qui chantent, bref le printemps quoi.
Il y a deux jours, la Science a pénétré le temple sacré de ma matrice et a vu l'invisible... Un joli petit frère, avec 10 doigts, 10 orteils, le portrait craché de mon doux Noah...
Et voilà, l'aventure continue, plus de renommage de blog mesdames et messieurs, En attendant Bébé attend donc son deuxième Bébé!
Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants.
4/27/2008
2/08/2008
Un peu de bon sens dans ce monde de fous...
Une fois n'est pas coutume, je vais exprimer des opinions sur mon blog. Des vraies, des pures et dures. Gare à vous.
En intro, au risque de vous saoûler avec mes élucubrations routières, j'ai encore failli mourir une bonne douzaine de fois ce matin (au bas mot) au cours de mon trajet bi-quotidien maison/boulot. Motard en furie, routier enragé, pépé perdu, tracteur embourbé et j'en passe (pas de sanglier aujourd'hui, "c'est toujours ça de pris" comme dirait l'autre), bref, le calvaire journalier de tous les travailleurs courageux que nous sommes.
Une fois arrivée à 100m du boulot, je passe devant le marchand de journaux. Et là, que vois-je?

Autant vous le dire, j'ai repris foi en l'espèce humaine. Le pays et les médias ne sont donc pas tous sourds et aveugles (et muets)!
Toute considération réellement politique mise à part (quoique...) j'ai beau être pour la liberté individuelle et la famille moderne, je n'adhère pas à cette "pipolisation" des zhoms politiques que certains jugent un mal nécessaire.
En France on se dit tradi, on regarde encore de travers les parents d'enfants nés hors mariage (alors qu'on parle là de près de la moitié des enfants Français qui naissent de nos jours - et de mon fils, accessoirement!), on refuse les droits des couples aux homosexuels... Et on regarde notre Président divorcer, puis se remarier (avec un mannequin, siouplé) sous les sunlights des paparazzi, et ce en l'espace de 3 mois, entre deux soulèvements de foules ouvrières syndiquées, entre deux déplacements médiatisés à l'étranger... Ce Président qui voyage alors même que la France gronde, ce Président qui veut s'attirer la faveur des sondages en ratifiant la loi sur le tabac mais négocie en ce moment-même avec les buralistes un possible assouplissement de ladite loi. Ce Président qui a la promesse facile mais qui préfère s'afficher Rolex au poignet en plein jogging avant d'aller cirer les pompes (pour rester polie) de Bush.
Mais fi de tout cela. Loin de moi l'idée de m'abaisser à la propagande. Diantre.
Qu'on soit de gauche, de droite, du milieu ou même d'ailleurs, c'est bien un homme qu'on a élu (enfin, quand je dis "on", vous me comprenez), la majorité a parlé.
Et vous savez pas le pire? C'est qu'à mon avis on en a pris pour 10 ans. J'ai hésité, mais c'est dit. Quelle plaie!
En intro, au risque de vous saoûler avec mes élucubrations routières, j'ai encore failli mourir une bonne douzaine de fois ce matin (au bas mot) au cours de mon trajet bi-quotidien maison/boulot. Motard en furie, routier enragé, pépé perdu, tracteur embourbé et j'en passe (pas de sanglier aujourd'hui, "c'est toujours ça de pris" comme dirait l'autre), bref, le calvaire journalier de tous les travailleurs courageux que nous sommes.
Une fois arrivée à 100m du boulot, je passe devant le marchand de journaux. Et là, que vois-je?

Autant vous le dire, j'ai repris foi en l'espèce humaine. Le pays et les médias ne sont donc pas tous sourds et aveugles (et muets)!Toute considération réellement politique mise à part (quoique...) j'ai beau être pour la liberté individuelle et la famille moderne, je n'adhère pas à cette "pipolisation" des zhoms politiques que certains jugent un mal nécessaire.
En France on se dit tradi, on regarde encore de travers les parents d'enfants nés hors mariage (alors qu'on parle là de près de la moitié des enfants Français qui naissent de nos jours - et de mon fils, accessoirement!), on refuse les droits des couples aux homosexuels... Et on regarde notre Président divorcer, puis se remarier (avec un mannequin, siouplé) sous les sunlights des paparazzi, et ce en l'espace de 3 mois, entre deux soulèvements de foules ouvrières syndiquées, entre deux déplacements médiatisés à l'étranger... Ce Président qui voyage alors même que la France gronde, ce Président qui veut s'attirer la faveur des sondages en ratifiant la loi sur le tabac mais négocie en ce moment-même avec les buralistes un possible assouplissement de ladite loi. Ce Président qui a la promesse facile mais qui préfère s'afficher Rolex au poignet en plein jogging avant d'aller cirer les pompes (pour rester polie) de Bush.
Mais fi de tout cela. Loin de moi l'idée de m'abaisser à la propagande. Diantre.
Qu'on soit de gauche, de droite, du milieu ou même d'ailleurs, c'est bien un homme qu'on a élu (enfin, quand je dis "on", vous me comprenez), la majorité a parlé.
Et vous savez pas le pire? C'est qu'à mon avis on en a pris pour 10 ans. J'ai hésité, mais c'est dit. Quelle plaie!
1/29/2008
Passez-moi la rubrique des chiens écrasés!
Fait divers troublant dans une petite bourgade tranquille de Haute Normandie.
Il existe en Normandie une petite départementale branchée qui a beaucoup de succès pour rejoindre Dieppe à Rouen. Cette charmante petite route sinueuse bordée de champs et de prairies a été le théâtre d'un drame sanglant pas plus tard qu'il y a pas longtemps.
On déplore la mort de deux sangliers, et d'une brave Ford Fiesta.
Selon toute vraisemblance, les conducteurs des trois véhicules impliqués auraient voulu tenter une nouvelle technique de free-fight automobile avec un troupeau de sangliers qui passait par là.
"C'est une honte", déclare un témoin. "C'est une honte de n'avoir pas organisé un méchoui géant dans le coin! C'est pas tous les jours qu'on arrive à capturer de si beaux spécimens!"
De là à assimiler ce soit-disant accident à du vulgaire braconnage, il n'y a qu'un pas.
Voici ce que raconte la seule conductrice qui a réussi comme par hasard à éviter le choc:
"Le troupeau de sangliers a commencé à traverser alors que la Fiesta était lancée à vive allure. Elle en a envoyé bouler 2 ou 3 avant de s'immobiliser (STRIKE!!! se retient-elle de jubiler). La 307 qui suivait a assommé un autre sanglier avant de s'arrêter plus loin, et ma bonne vieille Corsa et moi avons fait une belle embardée afin d'éviter la collision. J'ai appelé la gendarmerie qui a eu pour seule recommandation de ne pas laisser les cadavres sur la route, ajoutant que nous pouvions embarquer les pauvres bêtes si bon nous semblait. Moi, j'aime pas ça le sanglier!"
Pensant à peine au danger que représentait une horde de sangliers blessés et hargneux, cette conductrice émérite et le chanceux propriétaire de la 307 à la plaque d'immatriculation cabossée ont pris leur courage à 4 mains afin d'accomplir la répugnante besogne, la veuve de la Fiesta ayant préféré sanglotter sur le bord de la départementale auprès des restes encore fumants de sa compagne des 20 dernières années (paix à son âme).
Lors du rituel des échanges de numéros "au cas où", le mari de Madame Feu Ford Fiesta (essayez de dire ça, très vite, avec un cheveu sur la langue!) a débarqué tout sourires. Madame est choquée? La gimbarde est pliée jusqu'à la moelle? Peu-t-importe, primo la Mercedes n'a rien, et secundo... Le menu de ce week-end est tout trouvé! En plus, il peut aussi agrémenter l'apéro des restes de la Fiesta qui ressemble méchamment à un Apéricube écrasé au fond d'un caddie.
Comme quoi, le malheur des uns...
Il existe en Normandie une petite départementale branchée qui a beaucoup de succès pour rejoindre Dieppe à Rouen. Cette charmante petite route sinueuse bordée de champs et de prairies a été le théâtre d'un drame sanglant pas plus tard qu'il y a pas longtemps.
On déplore la mort de deux sangliers, et d'une brave Ford Fiesta.
Selon toute vraisemblance, les conducteurs des trois véhicules impliqués auraient voulu tenter une nouvelle technique de free-fight automobile avec un troupeau de sangliers qui passait par là.
"C'est une honte", déclare un témoin. "C'est une honte de n'avoir pas organisé un méchoui géant dans le coin! C'est pas tous les jours qu'on arrive à capturer de si beaux spécimens!"
De là à assimiler ce soit-disant accident à du vulgaire braconnage, il n'y a qu'un pas.
Voici ce que raconte la seule conductrice qui a réussi comme par hasard à éviter le choc:
"Le troupeau de sangliers a commencé à traverser alors que la Fiesta était lancée à vive allure. Elle en a envoyé bouler 2 ou 3 avant de s'immobiliser (STRIKE!!! se retient-elle de jubiler). La 307 qui suivait a assommé un autre sanglier avant de s'arrêter plus loin, et ma bonne vieille Corsa et moi avons fait une belle embardée afin d'éviter la collision. J'ai appelé la gendarmerie qui a eu pour seule recommandation de ne pas laisser les cadavres sur la route, ajoutant que nous pouvions embarquer les pauvres bêtes si bon nous semblait. Moi, j'aime pas ça le sanglier!"
Pensant à peine au danger que représentait une horde de sangliers blessés et hargneux, cette conductrice émérite et le chanceux propriétaire de la 307 à la plaque d'immatriculation cabossée ont pris leur courage à 4 mains afin d'accomplir la répugnante besogne, la veuve de la Fiesta ayant préféré sanglotter sur le bord de la départementale auprès des restes encore fumants de sa compagne des 20 dernières années (paix à son âme).
Lors du rituel des échanges de numéros "au cas où", le mari de Madame Feu Ford Fiesta (essayez de dire ça, très vite, avec un cheveu sur la langue!) a débarqué tout sourires. Madame est choquée? La gimbarde est pliée jusqu'à la moelle? Peu-t-importe, primo la Mercedes n'a rien, et secundo... Le menu de ce week-end est tout trouvé! En plus, il peut aussi agrémenter l'apéro des restes de la Fiesta qui ressemble méchamment à un Apéricube écrasé au fond d'un caddie.
Comme quoi, le malheur des uns...
12/21/2007
Fais chauffer le Diesel, Mamie!
C'est l'histoire d'un mec. Un type normal. Un type bien, même. Propre sur lui, poli, père de famille et tout le tralala.
Bon. Maintenant, mettez-le derrière un volant. Si possible, un volant avec une voiture autour qui fasse un bon 150 chevaux, turbo D, HDI, TDI ou un truc comme ça. Mais si c'est une caisse à savon ça marche aussi. Parfois même, mieux. Le kit Tuning est en option, mais c'est pas mal aussi. Histoire de donner un peu d'allure à la Super 5 ou à la Saxo Bic.
Et là, d'un coup, le mec, dans un basculement surnaturel genre "Incroyable Hulk", se transforme en roi de la route!
Plusieurs possibilités:
- Il a un béret. Vous êtes tombé sur un escargot. En général, il est équipé soit d'une Visa ou d'une CX qui crache du noir à 50km/h, soit d'une énooorme berline à 5 ans de SMIC qui crache rien du tout puisque rôdée pour ne pas dépasser le 70.
Prenez votre mal en patience, en général on reste coincé longtemps derrière les bérets. Dès que possible, doublez, mais mettez bien votre clignotant, le type en dessous du béret serait cap' de vous attaquer pour lui avoir causé une attaque.
- Elle a des bigoudis. Vous êtes tombé sur une Mémère. Mémère a eu son permis en 1950 (voire même avant), et elle a bien dû parcourir au moins 5 000km depuis. Elle croit toujours que les ronds points marchent à la priorité à droite, oublie que le clignotant n'est pas une option, et est foncièrement incapable de se garer autrement que d'un coup d'un seul, là où elle se trouve, que ça vous plaise ou non.
Serrez les dents. Sinon vous aurez droit à moultes commentaires plus ou moins pertinents sur la jeunesse ponctués de "fichtre" et de "palsembleu". Sans égards pour vos chastes oreilles.
- Il a une casquette et un kit carrosserie. Vous êtes tombé sur un Jacky. C'est une espèce difficile à apprivoiser. Jacky est un roi de la route, un vrai. Il a une 205 de 1985 qui développe 15 poneys en développé-couché sur le bas-côté, dans laquelle il faut choisir d'allumer soit les phares soit la ventilation (sinon pffft plus rien), mais qui est équipée d'une magnifique panoplie tuning qui coûte plus cher que la montre de notre vénéré Président, et d'un autoradio high-tech qui crache 150 décibels (il faut bien ça pour couvrir le "modeste ronronnement" du moteur), qu'on entend de très loin et qui génère une onde de choc sur environ 300 mètres.
Ne vous avisez pas de le doubler: le roi, c'est lui. Il est cap' d'éteindre la ventilation pour vous éblouir à coups de phares (même pas peur), et c'est aussi le roi de la queue de poisson suivie d'un bon coup de frein comme on n'en fait plus (il n'a plus de plaquettes, mais c'est un détail).
- Elle est blonde et regarde plus son rétroviseur que la route (normal, vous ne voudriez tout de même pas qu'elle rate son maquillage pour une broutille aussi insignifiante que la sécurité routière?). C'est une bimbo. Incapable de la moindre manoeuvre mais très douée pour zigaguer ou squatter la voie de gauche de l'autoroute avec sa Mini, elle n'est pas bien dangereuse mais quand même énervante. A aussi une forte tendance à téléphoner tout en conduisant, au risque de rater son trait d'eye-liner.
Prenez votre mal en patience, en général son trajet "appart branché-boulot dans le vent" n'est pas très long.
- Il a une clope au bec et vous toise d'en haut. Il a une plaque marqué "Bébert 62" sur le tableau de bord. C'est un routier. S'il est sympa, ça va. Sinon, prenez garde à couvrir vos genoux. En général, le routier macho n'hésite pas à doubler un autre routier sur une deux-voies, créant ainsi un jubilatoire petit embouteillage, ni à se déporter dès qu'il voit que vous tentez un timide dépassement. Au risque de broyer votre voiture et vous avec, mais c'est anodin, il aura à peine une griffe sur son 30 tonnes. Le danger est qu'il peut amocher autant de voitures qu'il veut, il est couvert. Et justement, transformer votre jolie petite 207 neuve en Apéricube est son passe-temps préféré. Attention à l'équation "jeune femme au volant" + "petite voiture" + "copine sur le siège passager". C'est le tiercé gagnant du routier lourd.
Solution: 1, 2, 3, déboitez, fuyez!!!!!
- Elle chante et danse innocemment tout en conduisant d'une façon fluide et respectueuse, toujours soucieuse du code de la route. Elle râle à peine sur les autres conducteurs, même si ce sont des gros cons.
Cherchez pas. c'est moi!
Bon. Maintenant, mettez-le derrière un volant. Si possible, un volant avec une voiture autour qui fasse un bon 150 chevaux, turbo D, HDI, TDI ou un truc comme ça. Mais si c'est une caisse à savon ça marche aussi. Parfois même, mieux. Le kit Tuning est en option, mais c'est pas mal aussi. Histoire de donner un peu d'allure à la Super 5 ou à la Saxo Bic.
Et là, d'un coup, le mec, dans un basculement surnaturel genre "Incroyable Hulk", se transforme en roi de la route!
Plusieurs possibilités:
- Il a un béret. Vous êtes tombé sur un escargot. En général, il est équipé soit d'une Visa ou d'une CX qui crache du noir à 50km/h, soit d'une énooorme berline à 5 ans de SMIC qui crache rien du tout puisque rôdée pour ne pas dépasser le 70.
Prenez votre mal en patience, en général on reste coincé longtemps derrière les bérets. Dès que possible, doublez, mais mettez bien votre clignotant, le type en dessous du béret serait cap' de vous attaquer pour lui avoir causé une attaque.
- Elle a des bigoudis. Vous êtes tombé sur une Mémère. Mémère a eu son permis en 1950 (voire même avant), et elle a bien dû parcourir au moins 5 000km depuis. Elle croit toujours que les ronds points marchent à la priorité à droite, oublie que le clignotant n'est pas une option, et est foncièrement incapable de se garer autrement que d'un coup d'un seul, là où elle se trouve, que ça vous plaise ou non.
Serrez les dents. Sinon vous aurez droit à moultes commentaires plus ou moins pertinents sur la jeunesse ponctués de "fichtre" et de "palsembleu". Sans égards pour vos chastes oreilles.
- Il a une casquette et un kit carrosserie. Vous êtes tombé sur un Jacky. C'est une espèce difficile à apprivoiser. Jacky est un roi de la route, un vrai. Il a une 205 de 1985 qui développe 15 poneys en développé-couché sur le bas-côté, dans laquelle il faut choisir d'allumer soit les phares soit la ventilation (sinon pffft plus rien), mais qui est équipée d'une magnifique panoplie tuning qui coûte plus cher que la montre de notre vénéré Président, et d'un autoradio high-tech qui crache 150 décibels (il faut bien ça pour couvrir le "modeste ronronnement" du moteur), qu'on entend de très loin et qui génère une onde de choc sur environ 300 mètres.
Ne vous avisez pas de le doubler: le roi, c'est lui. Il est cap' d'éteindre la ventilation pour vous éblouir à coups de phares (même pas peur), et c'est aussi le roi de la queue de poisson suivie d'un bon coup de frein comme on n'en fait plus (il n'a plus de plaquettes, mais c'est un détail).
- Elle est blonde et regarde plus son rétroviseur que la route (normal, vous ne voudriez tout de même pas qu'elle rate son maquillage pour une broutille aussi insignifiante que la sécurité routière?). C'est une bimbo. Incapable de la moindre manoeuvre mais très douée pour zigaguer ou squatter la voie de gauche de l'autoroute avec sa Mini, elle n'est pas bien dangereuse mais quand même énervante. A aussi une forte tendance à téléphoner tout en conduisant, au risque de rater son trait d'eye-liner.
Prenez votre mal en patience, en général son trajet "appart branché-boulot dans le vent" n'est pas très long.
- Il a une clope au bec et vous toise d'en haut. Il a une plaque marqué "Bébert 62" sur le tableau de bord. C'est un routier. S'il est sympa, ça va. Sinon, prenez garde à couvrir vos genoux. En général, le routier macho n'hésite pas à doubler un autre routier sur une deux-voies, créant ainsi un jubilatoire petit embouteillage, ni à se déporter dès qu'il voit que vous tentez un timide dépassement. Au risque de broyer votre voiture et vous avec, mais c'est anodin, il aura à peine une griffe sur son 30 tonnes. Le danger est qu'il peut amocher autant de voitures qu'il veut, il est couvert. Et justement, transformer votre jolie petite 207 neuve en Apéricube est son passe-temps préféré. Attention à l'équation "jeune femme au volant" + "petite voiture" + "copine sur le siège passager". C'est le tiercé gagnant du routier lourd.
Solution: 1, 2, 3, déboitez, fuyez!!!!!
- Elle chante et danse innocemment tout en conduisant d'une façon fluide et respectueuse, toujours soucieuse du code de la route. Elle râle à peine sur les autres conducteurs, même si ce sont des gros cons.
Cherchez pas. c'est moi!
Libellés :
Coups de gueule,
Me Myself and I,
Rien à voir
12/09/2007
J'ai testé pour vous: "Martine is not dead"!
Depuis quelques semaines, a disparu l'excellent site http://martine.logeek.com/ qui m'a valu bien des fou-rires! C'était THE buzz de l'automne mesdames et messieurs, euuuuuuuuuuunnnbeulivèbeul (pour les connaisseurs des "têtes à claques")!!!
N'ayant rien sauvegardé, je me désolais de ne pouvoir partager avec vous ce petit bijou de subversion délicieusement impertinent et complètement délirant! Et en faisant des recherches et en trouvant quelques images au hasard de quelques forums et blogs, je vous ai trouvé quelques perles!
L'idée de génie du site était de pouvoir générer de faux albums de Martine (cette chère compagne de notre enfance, vive les années 80) en choisissant une couverture et en détournant le titre.
Les éditions originales ayant demandé l'arrêt du site ("à l'amiable" il paraît, censure quand tu nous tiens...), paix à son âme, napu site. Merdoum.
Bon, OK, forcément ça prête à la dérive, et même certains extraits que j'ai dénichés pour vous sont un peu "limites" mais bon, j'ai mis ce que j'ai trouvé, ne criez pas au scandale, ce n'est que de l'humour... Très actuel parfois! (y'en a quand même que j'ai pas mis, faut pas pousser Mémé dans l'escalier.)





N'ayant rien sauvegardé, je me désolais de ne pouvoir partager avec vous ce petit bijou de subversion délicieusement impertinent et complètement délirant! Et en faisant des recherches et en trouvant quelques images au hasard de quelques forums et blogs, je vous ai trouvé quelques perles!
L'idée de génie du site était de pouvoir générer de faux albums de Martine (cette chère compagne de notre enfance, vive les années 80) en choisissant une couverture et en détournant le titre.
Les éditions originales ayant demandé l'arrêt du site ("à l'amiable" il paraît, censure quand tu nous tiens...), paix à son âme, napu site. Merdoum.
Bon, OK, forcément ça prête à la dérive, et même certains extraits que j'ai dénichés pour vous sont un peu "limites" mais bon, j'ai mis ce que j'ai trouvé, ne criez pas au scandale, ce n'est que de l'humour... Très actuel parfois! (y'en a quand même que j'ai pas mis, faut pas pousser Mémé dans l'escalier.)





11/30/2007
Saloperie de marketing!
La poste a encore trouvé un fil à nous attacher à la patte. Saint Commercial priez pour nous.
Il s'agit, pour ne pas nous faire perdre la face devant nos chères têtes blondes, d'envoyer une lettre au Père Noël (mais si, vous savez, l'obèse barbu déguisé en bouteille de Coca-Cola (mais non j'l'ai pas dit)) et d'attendre une réponse.
Comme j'avais plus l'adresse du Père Noël sous la main (mère indigne), je lui ai envoyé un mail. Il est moderne, le Père Noël. Il passe même par les obscures cheminées de la VPC maintenant. Même plus besoin de se salir le costume dans les conduits pleins de suie. C'est la Mère Noël qui doit être contente.
Bref, forte de l'ouverture du Père Noël aux nouvelles technologie, je lui envoie un mail, via le site de La Poste. En gros, ceci:
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour ses enfants. Même moi.
Le pire, c'est que c'est pas Noah qui attend avec impatience la réponse, sûrement formatée, informatisée et automatisée du Père Noël.
Nous sommes tous de grands enfants quand revient LE sapin...
Il s'agit, pour ne pas nous faire perdre la face devant nos chères têtes blondes, d'envoyer une lettre au Père Noël (mais si, vous savez, l'obèse barbu déguisé en bouteille de Coca-Cola (mais non j'l'ai pas dit)) et d'attendre une réponse.
Comme j'avais plus l'adresse du Père Noël sous la main (mère indigne), je lui ai envoyé un mail. Il est moderne, le Père Noël. Il passe même par les obscures cheminées de la VPC maintenant. Même plus besoin de se salir le costume dans les conduits pleins de suie. C'est la Mère Noël qui doit être contente.
Bref, forte de l'ouverture du Père Noël aux nouvelles technologie, je lui envoie un mail, via le site de La Poste. En gros, ceci:
Cher Papa Noël.
Je m'appelle Noah et j'ai 19 mois. Autant dire que je ne te connais pas encore très bien mais j'ai déjà bien compris le principe du "cadeau". C'est un truc que je demande l'air de rien et qui atterrit mal emballé sous mon sapin (ma mère dit que toi et le Père Scotch vous êtes pas copains).
Toujours est-il que cette année je m'intéresse fortement aux catalogues de jouets.
Je ne sais pas ce que tu mettras dans ta hotte, mais je t'attendrai avec impatience le 24 décembre au soir...
Bon courage, et à très bientôt!
Noah
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour ses enfants. Même moi.
Le pire, c'est que c'est pas Noah qui attend avec impatience la réponse, sûrement formatée, informatisée et automatisée du Père Noël.
Nous sommes tous de grands enfants quand revient LE sapin...
11/27/2007
J'ai testé pour vous: "La gastro qui fait aussi suicide collectif"
Vendredi 23 novembre, huitheureszérozéro:
Je me réveille nauséeuse, j'ai rêvé que je mangeais du chocolat... Etrange...
Je me lève... Et en fait non, je ne me lève pas, y a pas moyen comme on dit. Je ne me lèverais pas (sauf pour dégobiller) avant 15h30 en fait, et resterais vaseuse deux jours... Et merde!
Samedi 24 novembre, cinqheuresquarante-cinq (ouioui vous avez bien lu!):
Noah se réveille, chante, secoue toute la maison par ses vocalises... Mince quoi, je suis encore dans le pâté moi! Bon, OK, on se lève...
huitheurestrente: time to go to bed!
Mon Noah, tu as bien besoin d'une sieste! Hop là. Ouh là là plutôt: l'odeur dans la chambre ne me dit rien qui vaille... Je vérifie le lit de bébé avant de coucher le gnôme, malheur, horreur, consternation, enfer et damnation enfin la totale quoi, le plumard est plein de vomi! RE-MERDE!
neufheuresetdesbrouettes: tout est propre, la chambre sent à nouveau le pin et la violette (enfin pas vraiment, mais au moins elle ne te prend plus le nez entier jusqu'aux bronches avec l'odeur de vomi séché.................), Vomito est endormi. Ouf.
Dimanche 25 novembre, dixheuresoupresque:
Guillaume est comateux... Mon oeil averti (et mon estomac encore endolori) reconnaît les symptômes... Les bruits qui viennent des toilettes ne trompent personne: LA GASTRO EST LA!!!
Guillaume sera plus atteint que moi ce jour-là, et Noah continue tranquillou à remplir 7 ou 8 couches non sans une hilarité certaine car mon petit bijou d'élégance et de distinction n'aime rien plus que ses propres euh... créations bruyantes et odoriférantes, voyez vous?
Lundi 26 novembre, septheuresetdemie (quoi?? déjà??? pfff)
L'humeur n'est plus à la rigolade. Noah se lève, il a du caca partout des pieds à la tête... Il est amorphe, réagit à peine... Je le déshabille, je le mets au bain, je le sèche, je le secoue, je vois ses yeux se fermer, son petit corps devenir tout mou, il s'endort... Il ne bouge presque pas. Il boit un peu d'eau, un soluté de réhydratation, mais sinon il se blottit contre moi, en boule, les yeux lourds...
Mon amie, ma grumelle Sabrina, me regarde avec un air que je n'aime pas. Je sais qu'elle va me dire quelque chose que je n'ai pas envie d'entendre. Et je sais déjà qu'elle a raison. Il faut aller aux urgences...
Là-bas, nous sommes pris en charge très rapidement, Noah est pesé, il a perdu 500 grammes. Il ne réagit à rien, il ne ronchonne pas, et pour nous qui le connaissons ce constat est pire que toutes les couches remplies qu'il a pu nous faire ces deux derniers jours...
On nous parle de déshydratation, de gastro-entérite aiguë, d'hospitalisation...
Je réalise que derrière ces mots il y a une peur, réelle et fondée, mon petit bonhomme est vraiment mal en point...
On applique de la crème anesthésiante, on fait une prise de sang, en laissant ensuite le cathé en place, en cas de perfusion à l'étage, ainsi une autre piqûre ne serait pas nécessaire.
Noah ne garde rien, tout repart en diarrhée, même - et surtout - l'eau. Le bilan sanguin est normal, à part une anémie causée par la gastro.
L'admission est décidée. On nous attribue une chambre mère-enfant. Au secrétariat, je n'écoute pas les questions de la dame, je lui fais remarquer que dehors, un avion décolle, je lui parle de Noah...
Arrivée à l'étage, on me montre le fonctionnement de cette unité mère-enfant, la salle des parents (déjà, une jeune Maman me propose de partager son plateau), les repas à aller chercher à l'office... Et les consignes me sont données: Noah ne doit rien avaler. Pas même de l'eau. Ou alors un peu, avec le soluté de réhydratation. J'insiste, mon petit bonhomme pleure de soif...
On met la perfusion en place, Noah se débat, j'ai mal au coeur... Guillaume et moi devons le tenir pour que les infirmières puissent travailler. La perf ne passe pas... Il y a un caillot. La soignante arrive à l'atteindre et le retire. Le produit passe. Ah, non. Noah s'appuie sans cesse sur la main en question, pliant le tuyau... Il faudra lui mettre une attelle en place, qui finalement n'empêchera pas l'alarme de sonner régulièrement.
Mon bébé dort un peu, la famille est prévenue. On me propose un plateau-repas, que j'accepte. Dans la salle des parents, la Maman de tout à l'heure, Laïla, partage mon repas. Elle n'a pas eu de chance, pas de chambre mère-enfant pour elle, et pas de plateau-repas. Sa petite fille a 29 jours, elle a une bronchiolite. Elle est Tunisienne. Sa belle-soeur lui amène des plats qu'elle a préparés et du thé. Laïla partage tout, et de bon coeur. Moi, je n'ai pas très faim, je lui passe donc mon plateau, on parle bébés, allaitement, hôpital.
Je retourne dans la chambre, Guillaume peut partir manger un morceau, enfin, il est plus de 14h et il n'a rien mangé non plus, encore faible de sa journée d'hier.
Je ne peux donner que peu à boire à Noah, et il se jette dessus. En fin d'après-midi, on m'autorise à lui donner une compote pomme-banane, on progresse.
Le soir, je vais chercher mon dîner. L'assiette n'est pas appétissante... Laïla me fait réchauffer du poulet au piment avec des spaghettis, ça pique, c'est chaud, c'est offert du fond du coeur, et ça fait du bien... C'est fou comme la solidarité rapproche les gens. Nous buvons un thé. Je rassure une Maman dont la petite fille de deux ans est hospitalisée pour asthme.
Guillaume doit repartir, je ne sais pas comment endormir Noah. Finalement, je reste auprès de lui et je somnole. Cette satanée alarme n'arrête pas de sonner, à chaque fois il faut appeler l'infirmière pour qu'elle appuie sur le même bouton...
Mardi 27 septembre, jesaispasquelleheuremaistroptôt:
Au matin Noah se réveille et je SAIS qu'il va bien. Il chante, joue, il n'a plus ce regard fiévreux, il veut marcher, il a faim, et il en a marre d'être perfusé!
D'ailleurs, l'alarme sonne encore. En fait, le cathéter était pilé. Pour le savoir, il a fallu débander toute la main, enlever les sparadrap... Plus facile à dire qu'à faire, Noah ayant retrouvé toute sa vivacité, ça n'a pas été une mince affaire...
On lui donne un biberon qu'il avale d'une traite. Va pour une compote.
Je vais en salle des parents retrouver Laïla et prendre le petit déjeûner. Là encore, bavardages, conseils et partage sont au rendez-vous. Je prends soin de noter son adresse, j'ai encore une boule de gratitude au coeur en pensant à ce dîner simple et somptueux qu'elle m'a offert.
Le médecin passe, elle est contente, Bébé pèse 10,880kg, soit 200 grammes de plus qu'hier. En bref, Noah était gravement déshydraté, mais les soins l'ont requinqué, eau, sel et sucre. Trois éléments simples qui sont essentiels, et qui lui ont redonné ses couleurs et son tonus!
C'est le coeur léger que je vais déjeûner dans la salle des parents: après le repas, nous rentrons à la maison! Et nous ne sommes pas les seuls: la petite fille de Laïla, ainsi que la petite asthmatique, ont leur bon de sortie également.
Et nous voilà repartis...
Dans le bureau des admissions, pour enregistrer le bon de sortie, je regarde par la fenêtre. Aucun avion à l'horizon... Je me dis...
Jusqu'ici, tout va bien.
Je me réveille nauséeuse, j'ai rêvé que je mangeais du chocolat... Etrange...
Je me lève... Et en fait non, je ne me lève pas, y a pas moyen comme on dit. Je ne me lèverais pas (sauf pour dégobiller) avant 15h30 en fait, et resterais vaseuse deux jours... Et merde!
Samedi 24 novembre, cinqheuresquarante-cinq (ouioui vous avez bien lu!):
Noah se réveille, chante, secoue toute la maison par ses vocalises... Mince quoi, je suis encore dans le pâté moi! Bon, OK, on se lève...
huitheurestrente: time to go to bed!
Mon Noah, tu as bien besoin d'une sieste! Hop là. Ouh là là plutôt: l'odeur dans la chambre ne me dit rien qui vaille... Je vérifie le lit de bébé avant de coucher le gnôme, malheur, horreur, consternation, enfer et damnation enfin la totale quoi, le plumard est plein de vomi! RE-MERDE!
neufheuresetdesbrouettes: tout est propre, la chambre sent à nouveau le pin et la violette (enfin pas vraiment, mais au moins elle ne te prend plus le nez entier jusqu'aux bronches avec l'odeur de vomi séché.................), Vomito est endormi. Ouf.
Dimanche 25 novembre, dixheuresoupresque:
Guillaume est comateux... Mon oeil averti (et mon estomac encore endolori) reconnaît les symptômes... Les bruits qui viennent des toilettes ne trompent personne: LA GASTRO EST LA!!!
Guillaume sera plus atteint que moi ce jour-là, et Noah continue tranquillou à remplir 7 ou 8 couches non sans une hilarité certaine car mon petit bijou d'élégance et de distinction n'aime rien plus que ses propres euh... créations bruyantes et odoriférantes, voyez vous?
Lundi 26 novembre, septheuresetdemie (quoi?? déjà??? pfff)
L'humeur n'est plus à la rigolade. Noah se lève, il a du caca partout des pieds à la tête... Il est amorphe, réagit à peine... Je le déshabille, je le mets au bain, je le sèche, je le secoue, je vois ses yeux se fermer, son petit corps devenir tout mou, il s'endort... Il ne bouge presque pas. Il boit un peu d'eau, un soluté de réhydratation, mais sinon il se blottit contre moi, en boule, les yeux lourds...
Mon amie, ma grumelle Sabrina, me regarde avec un air que je n'aime pas. Je sais qu'elle va me dire quelque chose que je n'ai pas envie d'entendre. Et je sais déjà qu'elle a raison. Il faut aller aux urgences...
Là-bas, nous sommes pris en charge très rapidement, Noah est pesé, il a perdu 500 grammes. Il ne réagit à rien, il ne ronchonne pas, et pour nous qui le connaissons ce constat est pire que toutes les couches remplies qu'il a pu nous faire ces deux derniers jours...
On nous parle de déshydratation, de gastro-entérite aiguë, d'hospitalisation...
Je réalise que derrière ces mots il y a une peur, réelle et fondée, mon petit bonhomme est vraiment mal en point...
On applique de la crème anesthésiante, on fait une prise de sang, en laissant ensuite le cathé en place, en cas de perfusion à l'étage, ainsi une autre piqûre ne serait pas nécessaire.
Noah ne garde rien, tout repart en diarrhée, même - et surtout - l'eau. Le bilan sanguin est normal, à part une anémie causée par la gastro.
L'admission est décidée. On nous attribue une chambre mère-enfant. Au secrétariat, je n'écoute pas les questions de la dame, je lui fais remarquer que dehors, un avion décolle, je lui parle de Noah...
Arrivée à l'étage, on me montre le fonctionnement de cette unité mère-enfant, la salle des parents (déjà, une jeune Maman me propose de partager son plateau), les repas à aller chercher à l'office... Et les consignes me sont données: Noah ne doit rien avaler. Pas même de l'eau. Ou alors un peu, avec le soluté de réhydratation. J'insiste, mon petit bonhomme pleure de soif...
On met la perfusion en place, Noah se débat, j'ai mal au coeur... Guillaume et moi devons le tenir pour que les infirmières puissent travailler. La perf ne passe pas... Il y a un caillot. La soignante arrive à l'atteindre et le retire. Le produit passe. Ah, non. Noah s'appuie sans cesse sur la main en question, pliant le tuyau... Il faudra lui mettre une attelle en place, qui finalement n'empêchera pas l'alarme de sonner régulièrement.
Mon bébé dort un peu, la famille est prévenue. On me propose un plateau-repas, que j'accepte. Dans la salle des parents, la Maman de tout à l'heure, Laïla, partage mon repas. Elle n'a pas eu de chance, pas de chambre mère-enfant pour elle, et pas de plateau-repas. Sa petite fille a 29 jours, elle a une bronchiolite. Elle est Tunisienne. Sa belle-soeur lui amène des plats qu'elle a préparés et du thé. Laïla partage tout, et de bon coeur. Moi, je n'ai pas très faim, je lui passe donc mon plateau, on parle bébés, allaitement, hôpital.
Je retourne dans la chambre, Guillaume peut partir manger un morceau, enfin, il est plus de 14h et il n'a rien mangé non plus, encore faible de sa journée d'hier.
Je ne peux donner que peu à boire à Noah, et il se jette dessus. En fin d'après-midi, on m'autorise à lui donner une compote pomme-banane, on progresse.
Le soir, je vais chercher mon dîner. L'assiette n'est pas appétissante... Laïla me fait réchauffer du poulet au piment avec des spaghettis, ça pique, c'est chaud, c'est offert du fond du coeur, et ça fait du bien... C'est fou comme la solidarité rapproche les gens. Nous buvons un thé. Je rassure une Maman dont la petite fille de deux ans est hospitalisée pour asthme.
Guillaume doit repartir, je ne sais pas comment endormir Noah. Finalement, je reste auprès de lui et je somnole. Cette satanée alarme n'arrête pas de sonner, à chaque fois il faut appeler l'infirmière pour qu'elle appuie sur le même bouton...
Mardi 27 septembre, jesaispasquelleheuremaistroptôt:
Au matin Noah se réveille et je SAIS qu'il va bien. Il chante, joue, il n'a plus ce regard fiévreux, il veut marcher, il a faim, et il en a marre d'être perfusé!
D'ailleurs, l'alarme sonne encore. En fait, le cathéter était pilé. Pour le savoir, il a fallu débander toute la main, enlever les sparadrap... Plus facile à dire qu'à faire, Noah ayant retrouvé toute sa vivacité, ça n'a pas été une mince affaire...
On lui donne un biberon qu'il avale d'une traite. Va pour une compote.
Je vais en salle des parents retrouver Laïla et prendre le petit déjeûner. Là encore, bavardages, conseils et partage sont au rendez-vous. Je prends soin de noter son adresse, j'ai encore une boule de gratitude au coeur en pensant à ce dîner simple et somptueux qu'elle m'a offert.
Le médecin passe, elle est contente, Bébé pèse 10,880kg, soit 200 grammes de plus qu'hier. En bref, Noah était gravement déshydraté, mais les soins l'ont requinqué, eau, sel et sucre. Trois éléments simples qui sont essentiels, et qui lui ont redonné ses couleurs et son tonus!
C'est le coeur léger que je vais déjeûner dans la salle des parents: après le repas, nous rentrons à la maison! Et nous ne sommes pas les seuls: la petite fille de Laïla, ainsi que la petite asthmatique, ont leur bon de sortie également.
Et nous voilà repartis...
Dans le bureau des admissions, pour enregistrer le bon de sortie, je regarde par la fenêtre. Aucun avion à l'horizon... Je me dis...
Jusqu'ici, tout va bien.
Libellés :
Du fond du coeur,
J'ai testé pour vous
11/24/2007
Sans Elle...
Sans Elle je ne sais pas où je serais, qui je serais, ni ce que je ferais.
Elle a pris une place dans ma vie que je n'aurais jamais crue possible.
Elle est celle que j'appelle quand j'ai peur, Elle est celle à qui je me confie quand j'ai mal.
Elle me rassure, elle m'aide, elle me secoue.
Elle m'a tant appris! Elle m'a appris à apprendre.
Je l'ai rencontrée à un moment clé de ma vie, et depuis on ne s'est plus quittées.
A l'heure où je vous parle, je suis chez elle.
On a un passé commun, on a vécu côte à côte la grossesse, la naissance de nos bébés, on a partagé nos doutes, nos fou-rires, notre émerveillement...
On a traversé parallèlement les soucis de la grossesse, les coups durs de la vie, on a gardé le cap en s'appuyant l'une sur l'autre.
Elle m'a accueillie, Elle est ma bouée, mon Amie la plus chère. Elle me donne de la force.
Elle m'a ouvert sa maison, son coeur...
Elle m'a montré que mon fils était bien plus capable que je le pensais, grâce à elle j'ai appris à lui faire confiance, à le laisser faire.
Elle me botte les fesses parfois! Si Elle voit que je panique parce que Noah veut manger son yaourt seul et qu'il repeint sa figure, sa chaise, et le sol couleur yaourt, Elle m'envoie balader.
Elle est franche, Elle ne sait pas mentir.
Elle m'a soutenue, défendue, je sais que je peux compter sur Elle en toutes circonstances. Et ça vaut de l'or...
Elle s'est occupée de Noah jeudi pendant que j'étais à un RDV médical qu'Elle m'avait obtenu, hier quand j'étais malade, ce matin quand il s'est réveillé avant 6h, réveillant par la même occasion ses enfants à Elle.
Son mari est resté 3 heures dans les bouchons pour aller chercher le mien.
Je n'oublierai jamais tout ce qu'Elle a fait, tout ce qu'Elle fait pour moi, pour nous, j'ai si peur qu'Elle ne sache pas à quel point je lui suis reconnaissante, et à quel point Elle fait partie de moi maintenant...
"L'amitié, c'est un même esprit en deux corps."
Oui, Sabrina et moi, ça doit être ça!
Elle a pris une place dans ma vie que je n'aurais jamais crue possible.
Elle est celle que j'appelle quand j'ai peur, Elle est celle à qui je me confie quand j'ai mal.
Elle me rassure, elle m'aide, elle me secoue.
Elle m'a tant appris! Elle m'a appris à apprendre.
Je l'ai rencontrée à un moment clé de ma vie, et depuis on ne s'est plus quittées.
A l'heure où je vous parle, je suis chez elle.
On a un passé commun, on a vécu côte à côte la grossesse, la naissance de nos bébés, on a partagé nos doutes, nos fou-rires, notre émerveillement...
On a traversé parallèlement les soucis de la grossesse, les coups durs de la vie, on a gardé le cap en s'appuyant l'une sur l'autre.
Elle m'a accueillie, Elle est ma bouée, mon Amie la plus chère. Elle me donne de la force.
Elle m'a ouvert sa maison, son coeur...
Elle m'a montré que mon fils était bien plus capable que je le pensais, grâce à elle j'ai appris à lui faire confiance, à le laisser faire.
Elle me botte les fesses parfois! Si Elle voit que je panique parce que Noah veut manger son yaourt seul et qu'il repeint sa figure, sa chaise, et le sol couleur yaourt, Elle m'envoie balader.
Elle est franche, Elle ne sait pas mentir.
Elle m'a soutenue, défendue, je sais que je peux compter sur Elle en toutes circonstances. Et ça vaut de l'or...
Elle s'est occupée de Noah jeudi pendant que j'étais à un RDV médical qu'Elle m'avait obtenu, hier quand j'étais malade, ce matin quand il s'est réveillé avant 6h, réveillant par la même occasion ses enfants à Elle.
Son mari est resté 3 heures dans les bouchons pour aller chercher le mien.
Je n'oublierai jamais tout ce qu'Elle a fait, tout ce qu'Elle fait pour moi, pour nous, j'ai si peur qu'Elle ne sache pas à quel point je lui suis reconnaissante, et à quel point Elle fait partie de moi maintenant...
"L'amitié, c'est un même esprit en deux corps."
Oui, Sabrina et moi, ça doit être ça!
11/20/2007
J'ai testé pour vous: "Ma face aux Maternelles"
J'avais répondu à l'appel à témoin un peu à l'arrache, "les petits maux de la grossesse" disait l'annonce...
Après quelques coups de fil, le rendez-vous est pris pour le jeudi 25 octobre au studios de Boulogne-Billancourt!
Je m'arrange (merci Sabrina de m'avoir hébergée!) et m'y voilà, après la bagatelle d'une heure et demie de bouchons pour faire vingt kilomètres en taxi!
Case ravalement de façade et domptage de crinière folle (j'aurais pu témoigner dans "je suis moche mais je me soigne"), et hop, un petit thé à la menthe plus tard, on s'installe.
Je me dis "Michelle, pense à surveiller ton langage!", je dis à la productrice que j'ai peur de dire des choses regrettables, ça serait trop bête que "les petits maux de la grossesse" deviennent "les gros mots de la grossesse", enfin moi c'que j'en dis... Après tout il reste toujours le montage.
Pendant ce temps, à Véra Cruz (en régie, en fait), Noah fait le clown, amuse les techniciens et joue à coucou-beuh avec toute l'équipe...
Tout a été enregistré très vite, quasiment sans ratage, et ça laisse un goût de trop peu... Certaines questions ont été évincées, certaines réponses ont été éludées... Je n'ai pas pu parler du blog, ni du fait que j'étais malgré tout épanouie, heureuse, que j'ai adoré porter mon fils, que je ne me suis jamais trouvée aussi belle que quand il me faisait un ventre rond...
L'humeur était donc mi-figue mi-raisin à la sortie, d'autant plus que le taxi qui nous a ramenés était tout simplement odieux et malhonnête (vive les taxis G7!), ça c'est pour la petite histoire!
A la diffusion, sentiment en demi-teinte. Pas un mot sur ma positivité, mon impatience d'être enceinte à nouveau, ni sur la césarienne, qui fait pour moi partie du tableau.
Mais en fin de compte, une jolie expérience et un moment somme toute super sympa!
Au passage, visible jusque jeudi ici: www.france5.fr
Si vous l'avez vu, dites-moi ce que vous en pensez!
Après quelques coups de fil, le rendez-vous est pris pour le jeudi 25 octobre au studios de Boulogne-Billancourt!
Je m'arrange (merci Sabrina de m'avoir hébergée!) et m'y voilà, après la bagatelle d'une heure et demie de bouchons pour faire vingt kilomètres en taxi!
Case ravalement de façade et domptage de crinière folle (j'aurais pu témoigner dans "je suis moche mais je me soigne"), et hop, un petit thé à la menthe plus tard, on s'installe.
Je me dis "Michelle, pense à surveiller ton langage!", je dis à la productrice que j'ai peur de dire des choses regrettables, ça serait trop bête que "les petits maux de la grossesse" deviennent "les gros mots de la grossesse", enfin moi c'que j'en dis... Après tout il reste toujours le montage.
Pendant ce temps, à Véra Cruz (en régie, en fait), Noah fait le clown, amuse les techniciens et joue à coucou-beuh avec toute l'équipe...
Tout a été enregistré très vite, quasiment sans ratage, et ça laisse un goût de trop peu... Certaines questions ont été évincées, certaines réponses ont été éludées... Je n'ai pas pu parler du blog, ni du fait que j'étais malgré tout épanouie, heureuse, que j'ai adoré porter mon fils, que je ne me suis jamais trouvée aussi belle que quand il me faisait un ventre rond...
L'humeur était donc mi-figue mi-raisin à la sortie, d'autant plus que le taxi qui nous a ramenés était tout simplement odieux et malhonnête (vive les taxis G7!), ça c'est pour la petite histoire!
A la diffusion, sentiment en demi-teinte. Pas un mot sur ma positivité, mon impatience d'être enceinte à nouveau, ni sur la césarienne, qui fait pour moi partie du tableau.
Mais en fin de compte, une jolie expérience et un moment somme toute super sympa!
Au passage, visible jusque jeudi ici: www.france5.fr
Si vous l'avez vu, dites-moi ce que vous en pensez!
Libellés :
J'ai testé pour vous,
Me Myself and I
10/31/2007
Cancer et génétique...
Les recherches tendent à prouver que le cancer est bel et bien partiellement héréditaire.
Malheureusement quelle avancée cela apporte-t-il aux malades?...
Mes grands-parents ont eu trois fils: l'un a eu un cancer qui a été guéri, le second en a eu un qu'il n'a pas pu vaincre, et le troisième est en pleine forme.
Le second est "parti" il y a pas loin de quinze ans maintenant. Il avait deux filles. L'une d'entre elles a eu à son tour des enfants, dont une fille qui s'est battue comme une lionne contre la leucémie, et qui a malheureusement rejoint son grand-père en 2006. Elle avait quinze ans.
Revenons-en à mon cher Pépé, qui a des soucis respiratoires depuis quelques années...
Il a été emmené aux urgences à cause de son emphysème la semaine dernière.
Les examens ont révélé bien pire...
C'est désormais à mon Pépé de se battre à son tour contre le cancer et ses métastases... J'ai l'impression d'écrire des gros mots...
Je repense à mon autre Papy, qui s'est battu lui aussi à armes inégales et qui fut terrassé en 3 semaines...
C'est presque du génocide... Cette terrible maladie arrive sournoisement à décimer une partie de votre famille, à menacer ou à vous enlever ceux que vous aimez, ceux que vous pensiez immortels jusqu'à ce que quelques petites cellules leur grignottent le fil auquel leur vie tenait...
Les grand-parents, les parents, les enfants...
La maladie est aveugle et elle frappe au hasard, plus insidieuse et plus fatale qu'un régiment armé...
Et on ne peut condamner personne pour ces crimes...
Parce que "c'est la vie"...
En tout cas, je ne suis pas croyante.
Pourtant, hier, j'ai visité une église magnifique, dont les vitraux dessinés par Braque scintillaient au soleil et se projetaient dans tout l'intérieur de la chapelle.
Des bougies brûlaient... Allumées par des âmes perdues qui cherchent leur chemin et demandent à leurs chers disparus d'éclairer leur route, ou simplement des âmes en peine lançant un cri d'amour à ceux qui leur manquent, pour que ces derniers sachent d'une façon ou d'une autre qu'on ne les oublie pas.
Et moi, l'athée, moi la païenne, moi qui peut jurer de tout sauf de Dieu, j'ai vidé mon porte-monnaie dans le tronc et j'ai allumé un cierge...
Malheureusement quelle avancée cela apporte-t-il aux malades?...
Mes grands-parents ont eu trois fils: l'un a eu un cancer qui a été guéri, le second en a eu un qu'il n'a pas pu vaincre, et le troisième est en pleine forme.
Le second est "parti" il y a pas loin de quinze ans maintenant. Il avait deux filles. L'une d'entre elles a eu à son tour des enfants, dont une fille qui s'est battue comme une lionne contre la leucémie, et qui a malheureusement rejoint son grand-père en 2006. Elle avait quinze ans.
Revenons-en à mon cher Pépé, qui a des soucis respiratoires depuis quelques années...
Il a été emmené aux urgences à cause de son emphysème la semaine dernière.
Les examens ont révélé bien pire...
C'est désormais à mon Pépé de se battre à son tour contre le cancer et ses métastases... J'ai l'impression d'écrire des gros mots...
Je repense à mon autre Papy, qui s'est battu lui aussi à armes inégales et qui fut terrassé en 3 semaines...
C'est presque du génocide... Cette terrible maladie arrive sournoisement à décimer une partie de votre famille, à menacer ou à vous enlever ceux que vous aimez, ceux que vous pensiez immortels jusqu'à ce que quelques petites cellules leur grignottent le fil auquel leur vie tenait...
Les grand-parents, les parents, les enfants...
La maladie est aveugle et elle frappe au hasard, plus insidieuse et plus fatale qu'un régiment armé...
Et on ne peut condamner personne pour ces crimes...
Parce que "c'est la vie"...
En tout cas, je ne suis pas croyante.
Pourtant, hier, j'ai visité une église magnifique, dont les vitraux dessinés par Braque scintillaient au soleil et se projetaient dans tout l'intérieur de la chapelle.
Des bougies brûlaient... Allumées par des âmes perdues qui cherchent leur chemin et demandent à leurs chers disparus d'éclairer leur route, ou simplement des âmes en peine lançant un cri d'amour à ceux qui leur manquent, pour que ces derniers sachent d'une façon ou d'une autre qu'on ne les oublie pas.
Et moi, l'athée, moi la païenne, moi qui peut jurer de tout sauf de Dieu, j'ai vidé mon porte-monnaie dans le tronc et j'ai allumé un cierge...
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