J'abandonne pas mon blog, je le laisse en friche quand c'est les exams/les vacances/le rhume des foins...
J'abandonne pas mes cheveux, je les laisse choisir leur voie.
J'abandonne pas mes études, j'entreprends la dernière ligne droite.
J'entreprends la suite de ma route.
J'entreprends mon chez moi.
J'entreprends ma toujours plus lente ascension vers l'adultisme: famille, carrière, maison, toussa-toussa.
Ces derniers mois, on a dit au revoir, dans le désordre, à notre matou, à notre petite ville et à notre maison-des-trois-petits-cochons, à mon Pépé, à ma vingtaine, à mon 38, aux couches pour de bon même la nuit, et à plein d'autres choses plus ou moins importantes.
C'est toujours le bordel à la maison la plupart du temps, le bordel dans ma tête parfois. Anarchy is the new black (note pour plus tard: penser à suggérer ceci comme titre de chanson à Matthew Bellamy). La désorganisation comme choix de vie. Se dire parfois en souriant qu'on voudrait pouvoir tenir ses enfants en laisse, et s'efforcer en vrai de les tenir en liesse. C'est plus de taf, clairement, mais objectivement, ça vaut plus le coup sur le long terme. Je vais pas te mentir, ils te le rendront sans doute pas. La loi de l'ingratitude maximum. Mais tu te rendras vite compte que plus tu les rends happy, plus t'as la paix le soir. Pour lire, ou écrire, par exemple.
Il reste encore tant de route, tant de choses à faire, à vivre... Il faut que je me remémore, parfois, que je dois écrire plus souvent. Il m'arrive d'oublier combien j'aime ça. Comme j'aime les chaussures. Les jolies robes. Le calme d'une douleur soulagée. Ébouriffer la tignasse de mes mectons.
J'avais dit que je serai écrivain, un jour. J'ai foiré, de toute évidence. Mais en fait, il y a toujours des choses à vivre, à dire, à écrire. J'ai rédigé mille livres dans ma tête, fictions ou pas. Tout comme j'ai chanté mille chansons, out loud ou pas.
De la pensée au papier, la route est parfois longue, mais tous les chemins mènent à Rome. Ou à Blogspot.
Anyway, résolution du nouvel an (scolaire): se botter le cul et ÉCRIRE!
Avant, j'avais des principes. Maintenant, j'ai des enfants.
5/08/2013
Dear 16-year-old me...
J'ai vu passer un attendrissant exercice sur la toile : le principe est simple, c'est d'écrire une lettre à ton toi de 16 ans. Ce serait cool si on pouvait l'envoyer (et la recevoir). À quel point les choses seraient-elles différentes? En vrai, serait-ce une bonne chose? Le mystère restera entier jusqu'à ce que "Retour vers le futur" (ou "Bond en avant vers le passé") soit devenu réalité.
Bref, j'ai tout de suite pensé à toutes les choses plus ou moins utiles que j'aurais pu m'écrire.
Et les mots me sont venus plus vite que la morve au nez de mes petits couillus dès que la brise souffle.
Chère toi/moi,
Si je ne m'abuse tu reçois cette lettre en 1999. Genre, le millénaire dernier (ça pique). Je peux déjà te dire que la fin du monde n'est pas pour Nouvel An prochain. Les ordinateurs s'en remettront.
Tu stresses pour bien des choses ma biche, qui te paraîtront si lointaines après.
Tu apprendras à répondre aux attaques extérieures. Tu commences déjà à ne plus être l'extra-terrestre du coin, et tu avances doucement mais sûrement vers des temps plus doux où ne compteront plus les piques des super-branleurs-populaires du bahut parce que, de une les vrais amis seront là et t'aimeront comme tu es, et de deux, c'est pas forcément les petits cons sûrs d'eux qui survolent le collège les mains dans les poches et la clope au bec qui réussissent le mieux dans la vie. Promis.
Tes binocles ne te dévisagent pas. Tu n'es pas un gnou obèse. Tu as le droit d'aimer lire, écouter du vrai Rock et faire des blagues pourries. Oui, tes nénés vont pousser (un peu).
L'EPS ne sert à rien dans la vie, je te le dis tout de suite. Au passage, fais gaffe en jouant au volley quelques semaines avant le bac. J'dis ça, j'dis rien.
Écoute les cours de bio, putain!
Des fois tu vas croire en plein de choses, en plein de personnes. Méfie-toi.
Décroche le poster de Richard Dean Anderson de ta chambre. Ne porte plus jamais ce pull horrible que tu aimes tant. Ne jette pas tes Converse, elles seront bientôt vintage. Si on te propose de te défriser les cheveux, DIS NON! Assume, merde.
Oui, elle ira bien. Non, il n'est pas fait pour toi. Oui, tu y arriveras.
Embrasse fort fort fort Papy Robert, Mamie de Eecke, Pépé et Mamie Caby.
Appelle Tonton Dominique plus souvent.
En fait, avant tout... Aime et VIS. Et tout ira bien.
Prends soin de toi, morue.
M.

PS: Ça s'est passé par ici - http://ladefraichie.com/2013/04/02/1992/
Et ici - http://www.femmesweetfemme.fr/annee-1993/
Et aussi là - http://mamananonyme.fr/2013/05/08/1996/
Bref, j'ai tout de suite pensé à toutes les choses plus ou moins utiles que j'aurais pu m'écrire.
Et les mots me sont venus plus vite que la morve au nez de mes petits couillus dès que la brise souffle.
Chère toi/moi,
Si je ne m'abuse tu reçois cette lettre en 1999. Genre, le millénaire dernier (ça pique). Je peux déjà te dire que la fin du monde n'est pas pour Nouvel An prochain. Les ordinateurs s'en remettront.
Tu stresses pour bien des choses ma biche, qui te paraîtront si lointaines après.
Tu apprendras à répondre aux attaques extérieures. Tu commences déjà à ne plus être l'extra-terrestre du coin, et tu avances doucement mais sûrement vers des temps plus doux où ne compteront plus les piques des super-branleurs-populaires du bahut parce que, de une les vrais amis seront là et t'aimeront comme tu es, et de deux, c'est pas forcément les petits cons sûrs d'eux qui survolent le collège les mains dans les poches et la clope au bec qui réussissent le mieux dans la vie. Promis.
Tes binocles ne te dévisagent pas. Tu n'es pas un gnou obèse. Tu as le droit d'aimer lire, écouter du vrai Rock et faire des blagues pourries. Oui, tes nénés vont pousser (un peu).
L'EPS ne sert à rien dans la vie, je te le dis tout de suite. Au passage, fais gaffe en jouant au volley quelques semaines avant le bac. J'dis ça, j'dis rien.
Écoute les cours de bio, putain!
Des fois tu vas croire en plein de choses, en plein de personnes. Méfie-toi.
Décroche le poster de Richard Dean Anderson de ta chambre. Ne porte plus jamais ce pull horrible que tu aimes tant. Ne jette pas tes Converse, elles seront bientôt vintage. Si on te propose de te défriser les cheveux, DIS NON! Assume, merde.
Oui, elle ira bien. Non, il n'est pas fait pour toi. Oui, tu y arriveras.
Appelle Tonton Dominique plus souvent.
En fait, avant tout... Aime et VIS. Et tout ira bien.
Prends soin de toi, morue.
M.

PS: Ça s'est passé par ici - http://ladefraichie.com/2013/04/02/1992/
Et ici - http://www.femmesweetfemme.fr/annee-1993/
Et aussi là - http://mamananonyme.fr/2013/05/08/1996/
Libellés :
Ca nous rajeunit pas,
Du fond du coeur
3/12/2013
Soleil, savon noir et mobylette
C'est pas flagrant là tout de suite, sous 40cm de neige, le choc thermique ayant flingué mon teint lumineux, mais il y a trois semaines nous étions en vacances à Marrakech.
Ne connaissant pas du tout le Maroc, nous avons débarqué à coeur ouvert, avec l'impression d'avoir une page blanche à décorer de mots, d'images, de sensations. Je crois que j'ai rempli tout un cahier de 200 pages.
Il fallait que je vienne en coucher au moins une partie noir sur blanc.
Nous avons découvert une ville frémissante, généreuse, aux odeurs d'épices et aux couleurs chatoyantes, à l'image de ses habitants.
Côté route, c'est Mario Kart en vrai, et en pire. Si t'as peur ferme les yeux. En mobylette, c'est du suicide, mais c'est un truc à faire une fois dans ta vie! Je crois que c'était beaucoup demander à mon périnée, mais j'ai grimpé, je me suis accrochée à Nabil comme si ma vie en dépendait (et en fait c'est pas faux...), j'ai dit merde à ma frousse et Yallah!
Quand t'ouvres un oeil tu te dis "Putain ça passe pas, ça passe pas!!!", et magie : ça passe toujours...
Filer dans les petites rues du souk qui se réveille, slalomer entre les piétons, les ânes et les charrettes, ça un petit côté goût du risque qui me ressemble tellement peu que j'en ai adoré chaque seconde!
Il faudrait que je vous raconte le couscous, la place Jemaa-El-Fna où bat le coeur de la ville de jour comme de nuit, les palmiers, les minarets colorés, les remparts ocres, le marchandage sur les étals partout, leur façon de traiter tous les enfants comme des princes des mille et une nuits...
Mais ce que je suis venue vous raconter là maintenant, c'est le Hammam. Un truc de ouf.
Tu m'aurais dit avant que j'allais y aller, je t'aurais ri au nez grave (oui, je ne suis pas toujours très urbaine). Genre je vais me dé-saper comme ça, dans le normal, t'as vu ça où, mais "Allô, quoi!"
Et puis j'ai dit "Ouais" sans y croire, en me disant que je trouverais bien un moyen de me débiner.
Et puis pendant que ma tête moulinait, mon coeur m'a dit à l'oreille (ouais, j'ai une anatomie particulière) que si je ne le faisais pas ici et maintenant, je ne le ferais jamais et ce serait regrettable.
Alors Djamila nous a pris sous le bras, Mister R et moi, et nous a emmenés dans un établissement minuscule, sans enseigne particulière, on a passé la porte et tout a été bousculé : ma pudeur, mes idées reçues, ce que je pensais savoir de moi et des autres...
Une fois la porte passée, toutes se dévoilent au sens propre comme au figuré. En plus toi, comme une bonne citadine occidentale, tu te dis que si elles portent un voile, elles sont forcément pudiques comme pas possible (au moins comme toi, grosso modo), et en fait non. C'est toi qui te sens gênée de t'accrocher à ta culotte.
Alors on avance, une salle tiède, une salle chaude, une salle très chaude. C'est très ritualisé, elles savent quoi faire, comment faire et dans quel ordre. Moi je suis perdue, encore mal à l'aise, je me sers de mon fils comme d'un paravent humain pour protéger ma dignité. Petit à petit je me rends compte que je n'ai à me protéger de rien. Il n'y a aucun regard, aucun jugement. Même s'il y en avait, j'ai laissé mes lunettes au vestiaire donc I don't give a shit.
Je découvre le savon noir, doux et gluant, Mister R fait le clown.
Je découvre le gant pour le gommage, je me gratouille avec, ça va, c'est fun.
Arrive la dame qui s'occupe de faire les gommages. Je suis pas bien rassurée, mais bon.
Alors elle elle attrape le gant et elle te frotte. Mais genre elle te rabote! J'ai eu l'impression de passer sous une ponceuse en mode abrasif +++. Là je me dis mais elle va m'enlever une couche de peau!
À ce moment-là j'ai cessé de lutter. J'ai arrêté de réfléchir parce que ça me pourrissait mon kif.
Je commençais à me dire mon corps n'était pas le seul à être lavé dans ce Hammam, quand elle m'a fait signe de me mettre sur le dos. Elle a frotté de plus belle.
Elle est arrivée à mon ventre et j'ai tressailli. Je me suis rendu compte que je serrais les dents. En fait je n'avais pas mal... Pas physiquement du moins. Elle a traité cette partie de mon corps comme le reste, alors qu'en général je ne le fais pas, c'est une zone à part, une zone de non-droit. Non pas que je ne la lave pas, mais je décape pas quoi.
Cette femme, au fond d'un Hammam, au fond de Marrakech, elle, elle l'a fait.
J'avais l'esprit et le coeur qui fonctionnaient à mille à l'heure. Les souvenirs affluaient et la sueur et l'eau n'étaient pas les seules à se disputer la course sur mes joues. Je crois qu'elle l'a vu.
Une fois leponçage gommage complet terminé, elle m'a rincée avec un grand seau d'eau bouillante. Là, tu meurs de honte en voyant l'eau qui repart, pas noire mais presque. Tu as une pensée pour la douche que tu avais prise avant de partir le matin et qui te semble bien ridicule. Fuck alors, je ne me savais pas si sale!
De retour au vestiaire, j'ai vu les femmes se rhabiller, additionner les couches de tissu, reprendre leur voile et leur apparente timidité. J'ai trouvé ma pudeur dérisoire, mes vêtements ridicules et mes a priori balayés. Et c'est tant mieux.
Je suis sortie en clignant des yeux à la lumière. J'avais l'impression d'être littéralement à vif.
J'ai pensé tout de suite que j'allais me souvenir longtemps de ce moment. Ça a eu quelque chose de douloureux, et ça m'a soulagée en même temps. Je me suis sentie lavée de plein de choses... Libérée.
Beaucoup de gens pensent que nous sommes "prisonniers" de nos vêtements. Moi c'est le contraire. C'est la nudité qui me contraint.
Je ne dis pas que j'ai laissé toute ma pudeur ou tous mes complexes à l'intérieur de la salle la plus chaude de ce Hammam. Mais une chose est sûre, j'y ai laissé plus que des cheveux et de la peau morte.
Ne connaissant pas du tout le Maroc, nous avons débarqué à coeur ouvert, avec l'impression d'avoir une page blanche à décorer de mots, d'images, de sensations. Je crois que j'ai rempli tout un cahier de 200 pages.
Il fallait que je vienne en coucher au moins une partie noir sur blanc.
Nous avons découvert une ville frémissante, généreuse, aux odeurs d'épices et aux couleurs chatoyantes, à l'image de ses habitants.
Côté route, c'est Mario Kart en vrai, et en pire. Si t'as peur ferme les yeux. En mobylette, c'est du suicide, mais c'est un truc à faire une fois dans ta vie! Je crois que c'était beaucoup demander à mon périnée, mais j'ai grimpé, je me suis accrochée à Nabil comme si ma vie en dépendait (et en fait c'est pas faux...), j'ai dit merde à ma frousse et Yallah!
Quand t'ouvres un oeil tu te dis "Putain ça passe pas, ça passe pas!!!", et magie : ça passe toujours...
Filer dans les petites rues du souk qui se réveille, slalomer entre les piétons, les ânes et les charrettes, ça un petit côté goût du risque qui me ressemble tellement peu que j'en ai adoré chaque seconde!
Il faudrait que je vous raconte le couscous, la place Jemaa-El-Fna où bat le coeur de la ville de jour comme de nuit, les palmiers, les minarets colorés, les remparts ocres, le marchandage sur les étals partout, leur façon de traiter tous les enfants comme des princes des mille et une nuits...
Mais ce que je suis venue vous raconter là maintenant, c'est le Hammam. Un truc de ouf.
Tu m'aurais dit avant que j'allais y aller, je t'aurais ri au nez grave (oui, je ne suis pas toujours très urbaine). Genre je vais me dé-saper comme ça, dans le normal, t'as vu ça où, mais "Allô, quoi!"
Et puis j'ai dit "Ouais" sans y croire, en me disant que je trouverais bien un moyen de me débiner.
Et puis pendant que ma tête moulinait, mon coeur m'a dit à l'oreille (ouais, j'ai une anatomie particulière) que si je ne le faisais pas ici et maintenant, je ne le ferais jamais et ce serait regrettable.
Alors Djamila nous a pris sous le bras, Mister R et moi, et nous a emmenés dans un établissement minuscule, sans enseigne particulière, on a passé la porte et tout a été bousculé : ma pudeur, mes idées reçues, ce que je pensais savoir de moi et des autres...
Une fois la porte passée, toutes se dévoilent au sens propre comme au figuré. En plus toi, comme une bonne citadine occidentale, tu te dis que si elles portent un voile, elles sont forcément pudiques comme pas possible (au moins comme toi, grosso modo), et en fait non. C'est toi qui te sens gênée de t'accrocher à ta culotte.
Alors on avance, une salle tiède, une salle chaude, une salle très chaude. C'est très ritualisé, elles savent quoi faire, comment faire et dans quel ordre. Moi je suis perdue, encore mal à l'aise, je me sers de mon fils comme d'un paravent humain pour protéger ma dignité. Petit à petit je me rends compte que je n'ai à me protéger de rien. Il n'y a aucun regard, aucun jugement. Même s'il y en avait, j'ai laissé mes lunettes au vestiaire donc I don't give a shit.
Je découvre le savon noir, doux et gluant, Mister R fait le clown.
Je découvre le gant pour le gommage, je me gratouille avec, ça va, c'est fun.
Arrive la dame qui s'occupe de faire les gommages. Je suis pas bien rassurée, mais bon.
Alors elle elle attrape le gant et elle te frotte. Mais genre elle te rabote! J'ai eu l'impression de passer sous une ponceuse en mode abrasif +++. Là je me dis mais elle va m'enlever une couche de peau!
À ce moment-là j'ai cessé de lutter. J'ai arrêté de réfléchir parce que ça me pourrissait mon kif.
Je commençais à me dire mon corps n'était pas le seul à être lavé dans ce Hammam, quand elle m'a fait signe de me mettre sur le dos. Elle a frotté de plus belle.
Elle est arrivée à mon ventre et j'ai tressailli. Je me suis rendu compte que je serrais les dents. En fait je n'avais pas mal... Pas physiquement du moins. Elle a traité cette partie de mon corps comme le reste, alors qu'en général je ne le fais pas, c'est une zone à part, une zone de non-droit. Non pas que je ne la lave pas, mais je décape pas quoi.
Cette femme, au fond d'un Hammam, au fond de Marrakech, elle, elle l'a fait.
J'avais l'esprit et le coeur qui fonctionnaient à mille à l'heure. Les souvenirs affluaient et la sueur et l'eau n'étaient pas les seules à se disputer la course sur mes joues. Je crois qu'elle l'a vu.
Une fois le
De retour au vestiaire, j'ai vu les femmes se rhabiller, additionner les couches de tissu, reprendre leur voile et leur apparente timidité. J'ai trouvé ma pudeur dérisoire, mes vêtements ridicules et mes a priori balayés. Et c'est tant mieux.
Je suis sortie en clignant des yeux à la lumière. J'avais l'impression d'être littéralement à vif.
J'ai pensé tout de suite que j'allais me souvenir longtemps de ce moment. Ça a eu quelque chose de douloureux, et ça m'a soulagée en même temps. Je me suis sentie lavée de plein de choses... Libérée.
Beaucoup de gens pensent que nous sommes "prisonniers" de nos vêtements. Moi c'est le contraire. C'est la nudité qui me contraint.
Je ne dis pas que j'ai laissé toute ma pudeur ou tous mes complexes à l'intérieur de la salle la plus chaude de ce Hammam. Mais une chose est sûre, j'y ai laissé plus que des cheveux et de la peau morte.
Libellés :
Du fond du coeur,
J'ai testé pour vous
12/15/2012
La fin du monde? Peut-être pas. La fin de l'Humanité? Joker.
Michael Moore @MMFlint
The way to honor these dead children is to demand strict gun control, free mental health care, and an end to violence as public policy.
Michael Moore @MMFlint
Too soon to speak out about a gun-crazy nation? No, too late. At least THIRTY-ONE school shootings since Columbine.
- Trop tôt pour parler de pays dingue des armes? Non, trop tard. Au moins 31 fusillades dans des écoles depuis Columbine.
Michael Moore @MMFlint
Here they are - all SIXTY-ONE mass shootings in the United States since Columbine. How many more, my fellow Americans?
Michael Moore @MMFlint
Encore combien de fusillades? Combien de morts? Combien de drames, de familles meurtries, de parents écorchés vifs, d'enfans orphelins... Encore combien? Combien avant qu'on ne décide de laisser les armes à ceux qui savent, qui peuvent les utiliser, à bon escient, pour les personnes et non pas contre elles? L'Amérique saigne, encore... Et encore... Et encore... Obama a essuyé ses larmes hier soir en disant "Nous avons le coeur brisé"... Mais tant de cruauté aurait pu être évitée... Quand allons-nous apprendre de l'Histoire?
The way to honor these dead children is to demand strict gun control, free mental health care, and an end to violence as public policy.
- La seule façon d'honorer ces enfants décédés est d'exiger le contrôle des armes, les soins mentaux gratuits et libres, et la fin de la violence en tant que politique publique.
Too soon to speak out about a gun-crazy nation? No, too late. At least THIRTY-ONE school shootings since Columbine.
- Trop tôt pour parler de pays dingue des armes? Non, trop tard. Au moins 31 fusillades dans des écoles depuis Columbine.
Michael Moore @MMFlint
Here they are - all SIXTY-ONE mass shootings in the United States since Columbine. How many more, my fellow Americans?
Michael Moore @MMFlint
This morning a crazy man attacked 22 children at an elementary school- in China. But all the crazy man had was a knife. Number of dead? Zero
- Ce matin un fou en Chine a attaqué 22 enfants dans une école primaire. Tout ce qu'il avait était un couteau. Nombre de morts? Zéro.
Michael Moore @MMFlint
The NRA hates freedom. They don't want you to have the freedom to send your children to school & expect them to come home alive.
The NRA hates freedom. They don't want you to have the freedom to send your children to school & expect them to come home alive.
- La NRA (National Rifle Association = association pro-armes très puissante aux USA) déteste la liberté (ils prônent la liberté de se balader avec une arme à la ceinture depuis des décennies). Ils ne veulent pas que vous ayez la liberté d'envoyer vos enfants à l'école et de penser qu'ils vont en revenir vivants.
Michael Moore @MMFlint
Michael Moore @MMFlint
Just 18 hrs ago, those Republicans in the Michigan House rammed thru a bill making it LEGAL to carry a gun into a school or day care center.
Obama a dit "20 beautiful children ages 5 to 10, who had their lives ahead of them... Our hearts are broken"...
Ils ne se remettront jamais, mais ça aurait pu être évité...
L'ampleur de l'horreur humaine ne cessera jamais de m'étonner...
Il semblerait qu'un gouverneur ait eu la brillante idée de suggérer que tout cela ne serait pas arrivé si les enseignants avaient eux aussi eu des armes, pour pouvoir arrêter le tireur fou. Parlons d'escalade de la violence.
Il semblerait qu'un gouverneur ait eu la brillante idée de suggérer que tout cela ne serait pas arrivé si les enseignants avaient eux aussi eu des armes, pour pouvoir arrêter le tireur fou. Parlons d'escalade de la violence.
Encore combien de fusillades? Combien de morts? Combien de drames, de familles meurtries, de parents écorchés vifs, d'enfans orphelins... Encore combien? Combien avant qu'on ne décide de laisser les armes à ceux qui savent, qui peuvent les utiliser, à bon escient, pour les personnes et non pas contre elles? L'Amérique saigne, encore... Et encore... Et encore... Obama a essuyé ses larmes hier soir en disant "Nous avons le coeur brisé"... Mais tant de cruauté aurait pu être évitée... Quand allons-nous apprendre de l'Histoire?
La fin du monde peut venir, ou pas. L'humanité au sens propre et au sens figuré semble bien finie déjà.
12/03/2012
Vous reprendrez bien un peu de guimauve?
Twilight, c'est niais. Or, j'ai moi aussi un côté niais qui ne demande qu'à s'exprimer. Donc, j'aime Twilight et j'en ai (presque) pas honte.
La base de l'histoire, c'est une fille somme toute ordinaire sans l'être, à qui il arrive un truc de ouf qui s'avère être son destin au final. Clic-clac, l'affaire est dans le sac.
Il y a une partie en chacune de nous autres, pauvres niaises (la partie qui aime La Boum et les Lolcats), qui rêve qu'il lui arrive des trucs chelous mais romantico-funky comme ça, comme quand tu regardes Dirty Dancing et que Johnny regarde Bébé et que ce regard veut dire "Viens danser avec moi même si et surtout parce que je suis ténébreux et dangereux et que nous ne devrions pas parce que je ne te mérite pas - et qu'en plus ça frise la pédophilie".
Bref, au début de Twilight, tu regardes Edward et tu t'attends presque à ce qu'il sorte : "On ne laisse pas Bella dans un coin."
Parce que Bella, en vrai, c'est la girl next door avec un petit côté Calamity Jane dévouée. C'est la meuf qui dit "Va devant, je vais te ralentir! En plus je préfère mourir pour toi que mourir tout court!", et qui rabâche pendant 4 livres qu'elle est tellement inintéressante qu'il faudra au moins 5 films pour explorer toute la complexité de l'histoire.
Je passe sur Papa Charlie parce qu'il est gentil (on l'aime bien au village) mais pour un policier, paye ton esprit de déduction.
Dans Twilight, tu peux voir plein de petits détails récurrents pour rassurer le lecteur/spectateur quant à la routine dont sont aussi victimes les êtres surnaturels, qui au fond sont des gens comme vous et moi. Enfin peut-être pas, en fait, mais un peu quand même. Ils se prennent des vannes au lycée (si c'était moi je crois que ce serait ça le purgatoire, le lycée all over again et le bac tous les 3-4 ans, paye ta vie de merde), se protègent des UV, surveillent leur ligne. Faut pas croire.
Par exemple, dans La Petite Maison Dans La Prairie, Charles Ingalls va toujours couper du bois (Papa Charlie aussi d'ailleurs, tiens tiens, coïncidence? I think not.), dans Twilight les Cullen vont toujours courir (ou rompre, ou discuter, ou faire le bon vieux coup de la boule à facettes) au fond des bois sombres et labyrinthiques où seuls s'aventurent quelques pumas (sans déc?) ou autres promeneurs téméraires. Ils ignorent visiblement que c'est pile-poil the place to be si tu veux décéder dans d'atroces souffrances quand tu vis dans les environs de Forks ("fourchettes", était-ce prédestiné au festin vampirique dont sont menacés tous les habitants?)...
Dans la catégorie "linéaire", je nomine également Kristen Stewart. Expressive comme une tarte au flan. J'aurais décidément bien plus aimé les films si les acteurs avaient été mieux choisis. Ça n'engage que moi. Oh oui, vous les fans de Taylor Lautner, jetez-moi vos shorts déchirés et hurlez à la lune, je ne fonds pour aucun des visages masculins de la saga...
Envers et contre tout cela, j'ai aimé les films. Bien moins que les livres, mais quand même. J'ai l'air de dénigrer, là, mais c'est parce qu'y a vraiment des trucs cousus de fil blanc qui m'ont beaucoup amusée tout au long des 5 films, mais surtout du dernier. Comme quand la fille du film d'horreur s'empresse de s'enfermer chez elle avec le tueur à la hache et de monter à l'étage où elle se trouvera forcément coincée sauf à vouloir faire le saut de l'ange depuis les combles.
Là, c'est Bella qui se mettra forcément devant n'importe qui (ou n'importe quoi) menaçant son tendre Doudou qui l'aime de tout son petit coeur de marbre, au péril de sa vie, d'ailleurs elle n'y tient pas tant que ça visiblement. Mais tu te doutes qu'au final tout sera bien qui finira bien.
Pour toujours et même un peu plus. Bande de petits veinards.
La base de l'histoire, c'est une fille somme toute ordinaire sans l'être, à qui il arrive un truc de ouf qui s'avère être son destin au final. Clic-clac, l'affaire est dans le sac.
Il y a une partie en chacune de nous autres, pauvres niaises (la partie qui aime La Boum et les Lolcats), qui rêve qu'il lui arrive des trucs chelous mais romantico-funky comme ça, comme quand tu regardes Dirty Dancing et que Johnny regarde Bébé et que ce regard veut dire "Viens danser avec moi même si et surtout parce que je suis ténébreux et dangereux et que nous ne devrions pas parce que je ne te mérite pas - et qu'en plus ça frise la pédophilie".
Bref, au début de Twilight, tu regardes Edward et tu t'attends presque à ce qu'il sorte : "On ne laisse pas Bella dans un coin."
Parce que Bella, en vrai, c'est la girl next door avec un petit côté Calamity Jane dévouée. C'est la meuf qui dit "Va devant, je vais te ralentir! En plus je préfère mourir pour toi que mourir tout court!", et qui rabâche pendant 4 livres qu'elle est tellement inintéressante qu'il faudra au moins 5 films pour explorer toute la complexité de l'histoire.
Je passe sur Papa Charlie parce qu'il est gentil (on l'aime bien au village) mais pour un policier, paye ton esprit de déduction.
Dans Twilight, tu peux voir plein de petits détails récurrents pour rassurer le lecteur/spectateur quant à la routine dont sont aussi victimes les êtres surnaturels, qui au fond sont des gens comme vous et moi. Enfin peut-être pas, en fait, mais un peu quand même. Ils se prennent des vannes au lycée (si c'était moi je crois que ce serait ça le purgatoire, le lycée all over again et le bac tous les 3-4 ans, paye ta vie de merde), se protègent des UV, surveillent leur ligne. Faut pas croire.
Par exemple, dans La Petite Maison Dans La Prairie, Charles Ingalls va toujours couper du bois (Papa Charlie aussi d'ailleurs, tiens tiens, coïncidence? I think not.), dans Twilight les Cullen vont toujours courir (ou rompre, ou discuter, ou faire le bon vieux coup de la boule à facettes) au fond des bois sombres et labyrinthiques où seuls s'aventurent quelques pumas (sans déc?) ou autres promeneurs téméraires. Ils ignorent visiblement que c'est pile-poil the place to be si tu veux décéder dans d'atroces souffrances quand tu vis dans les environs de Forks ("fourchettes", était-ce prédestiné au festin vampirique dont sont menacés tous les habitants?)...
Dans la catégorie "linéaire", je nomine également Kristen Stewart. Expressive comme une tarte au flan. J'aurais décidément bien plus aimé les films si les acteurs avaient été mieux choisis. Ça n'engage que moi. Oh oui, vous les fans de Taylor Lautner, jetez-moi vos shorts déchirés et hurlez à la lune, je ne fonds pour aucun des visages masculins de la saga...
Envers et contre tout cela, j'ai aimé les films. Bien moins que les livres, mais quand même. J'ai l'air de dénigrer, là, mais c'est parce qu'y a vraiment des trucs cousus de fil blanc qui m'ont beaucoup amusée tout au long des 5 films, mais surtout du dernier. Comme quand la fille du film d'horreur s'empresse de s'enfermer chez elle avec le tueur à la hache et de monter à l'étage où elle se trouvera forcément coincée sauf à vouloir faire le saut de l'ange depuis les combles.
Là, c'est Bella qui se mettra forcément devant n'importe qui (ou n'importe quoi) menaçant son tendre Doudou qui l'aime de tout son petit coeur de marbre, au péril de sa vie, d'ailleurs elle n'y tient pas tant que ça visiblement. Mais tu te doutes qu'au final tout sera bien qui finira bien.
Pour toujours et même un peu plus. Bande de petits veinards.
OK Doudou, je veux bien t'épouser. OK, je veux bien que tu me fasse ma fête alors que je suis un frêle roseau. OK je veux bien mourir un peu et devenir une créature flippante suceuse de sang, quitte à ne jamais revoir mon Papounet. Mais dis, il est hors de question que je porte une perruque comme le reste du clan!
Libellés :
Je suis une chamelle mais je me soigne,
Rien à voir
11/28/2012
On dit merci qui?
Toi, qui me lis, t'arrive-t-il d'envier l'innocence et les rêves des enfants?
Plus terre-à-terre, t'arrive-t-il de trouver bien pratique l'excuse du Père Noël ou de la petite souris pour plein de trucs, mais principalement pour faire chanter tes enfants? (oh ça va hein, que celui qui ne l'a jamais fait me jette la première dent de lait)
Le week-end dernier, la FLAC (respect de l'anonymat, bonjour!) a failli anéantir les rêves de mon fils, certains des miens (genre la tranquillité, au moins jusqu'à Noël), et un de mes derniers moyens de pression sur Fi-fils Premier.
L'affiche, en 4 par 3, hurlait à nos yeux z'éblouis: "Mon fils croit au Père Noël. Moi, je crois à la FLAC".
La FLAC part donc du principe que les enfants qui savent lire sont trop grands pour être joliment naïfs. Ou s'en cogne, c'est possible aussi. Je ne sais pas ce que je préfère penser!
Nos gnomes sont de nos jours exposés à une multitude d'images. Nous parents tentons de faire le tri et avons parfois l'illusion de maîtriser ce qui arrive devant les yeux et dans la cervelle tordue de nos loupiots.
Maîtriser, mon cul. Que d'alle tu maîtrises ma poule, ton gamin il reçoit, il déchiffre, il retient, et il te le ressort quand ça l'arrange.
J'ai à peine réussi à détourner l'attention de mon fils, ce sale petit intello, juste avant qu'il n'en arrive au mot "Père".
Juste assez pour rentrer peinards à la maison où la télé nous a abreuvés de publicités conjuguant le Père Noël à tous les temps à grands coups de super-promos et de "cadeaux gratuits" (pléonasme inside, c'est pour moi, ne me remerciez pas).
Je pensais que le plus dur serait de laisser les rêves de mon petit couillu survivre au CP.
Je n'avais même pas pensé au reste du monde.
Plus terre-à-terre, t'arrive-t-il de trouver bien pratique l'excuse du Père Noël ou de la petite souris pour plein de trucs, mais principalement pour faire chanter tes enfants? (oh ça va hein, que celui qui ne l'a jamais fait me jette la première dent de lait)
Le week-end dernier, la FLAC (respect de l'anonymat, bonjour!) a failli anéantir les rêves de mon fils, certains des miens (genre la tranquillité, au moins jusqu'à Noël), et un de mes derniers moyens de pression sur Fi-fils Premier.
L'affiche, en 4 par 3, hurlait à nos yeux z'éblouis: "Mon fils croit au Père Noël. Moi, je crois à la FLAC".
La FLAC part donc du principe que les enfants qui savent lire sont trop grands pour être joliment naïfs. Ou s'en cogne, c'est possible aussi. Je ne sais pas ce que je préfère penser!
Nos gnomes sont de nos jours exposés à une multitude d'images. Nous parents tentons de faire le tri et avons parfois l'illusion de maîtriser ce qui arrive devant les yeux et dans la cervelle tordue de nos loupiots.
Maîtriser, mon cul. Que d'alle tu maîtrises ma poule, ton gamin il reçoit, il déchiffre, il retient, et il te le ressort quand ça l'arrange.
J'ai à peine réussi à détourner l'attention de mon fils, ce sale petit intello, juste avant qu'il n'en arrive au mot "Père".
Juste assez pour rentrer peinards à la maison où la télé nous a abreuvés de publicités conjuguant le Père Noël à tous les temps à grands coups de super-promos et de "cadeaux gratuits" (pléonasme inside, c'est pour moi, ne me remerciez pas).
Je pensais que le plus dur serait de laisser les rêves de mon petit couillu survivre au CP.
Je n'avais même pas pensé au reste du monde.
11/17/2012
Un exorcisme, vite!
Anyway, c'est ça ou j'annule Noël.
Avant d'en arriver là, je suis à deux doigts de mettre le feu à tous les jouets qui envahissent ma maison et de fourrer la tronche du chat dans sa caisse moisie. Ou l'inverse.
Les mots en rouge dans le carnet de Fifils Premier se multiplient et je n'y réponds même plus. Les regards outrés devant les gros mots mal prononcés de Fiston Deuxième du Nom me glissent dessus comme l'eau sur les plumes d'un canard.
Mais gueuler comme un veau pendant des heures pour les regarder me rire au nez ç'en est trop.
J'y pensais tout à l'heure quand j'épongeais le sol de ma salle de bains après avoir douché les gnomes. Ou était-ce après avoir nettoyé la pisse de celui qui avait trouvé bien trop conventionnel de viser la cuvette? Ah non, ça me revient, c'était juste après qu'ils aient fait un concours de crachat mais un peu avant qu'ils jouent à se jeter des DVD à la figure en sautant dans le canapé.
Le retard de révisions s'accumule et la lessive à la traîne s'entasse. Ça me fait penser que je n'ai pas nettoyé la guirlande de feutre vert qui orne la quasi-totalité de ma tapisserie à l'étage. J'ai eu le temps, pourtant, étant debout depuis la première ponte matinale de Mister R, soit sur le coup de 7h (même et surtout le week-end et jours fériés).
A la fin de la journée j'ai le cerveau trop ramolli pour y imprimer quoi que ce soit. En fait, en début de journée aussi maintenant que j'y réfléchis. Bref, je suis fatiguée.
Et adieu veaux, vaches, cochons, et autorité parentale.
Avant d'en arriver là, je suis à deux doigts de mettre le feu à tous les jouets qui envahissent ma maison et de fourrer la tronche du chat dans sa caisse moisie. Ou l'inverse.
Les mots en rouge dans le carnet de Fifils Premier se multiplient et je n'y réponds même plus. Les regards outrés devant les gros mots mal prononcés de Fiston Deuxième du Nom me glissent dessus comme l'eau sur les plumes d'un canard.
Mais gueuler comme un veau pendant des heures pour les regarder me rire au nez ç'en est trop.
J'y pensais tout à l'heure quand j'épongeais le sol de ma salle de bains après avoir douché les gnomes. Ou était-ce après avoir nettoyé la pisse de celui qui avait trouvé bien trop conventionnel de viser la cuvette? Ah non, ça me revient, c'était juste après qu'ils aient fait un concours de crachat mais un peu avant qu'ils jouent à se jeter des DVD à la figure en sautant dans le canapé.
Le retard de révisions s'accumule et la lessive à la traîne s'entasse. Ça me fait penser que je n'ai pas nettoyé la guirlande de feutre vert qui orne la quasi-totalité de ma tapisserie à l'étage. J'ai eu le temps, pourtant, étant debout depuis la première ponte matinale de Mister R, soit sur le coup de 7h (même et surtout le week-end et jours fériés).
A la fin de la journée j'ai le cerveau trop ramolli pour y imprimer quoi que ce soit. En fait, en début de journée aussi maintenant que j'y réfléchis. Bref, je suis fatiguée.
Et adieu veaux, vaches, cochons, et autorité parentale.
Oh, toi, ta gueule! (RIP quand même)
11/04/2012
C'est pas parce que je t'aime que...
... Tu peux t'amuser à caguer toutes les 2 heures avec une régularité effrayante, première tournée à 6h30.
... Tu peux faire la moue devant mon plat maison que tu as réclamé à corps et à cris mais que finalement tu n'aimes "que" en boîte ou en brique.
... Tu dois te croire autorisé à guirlander toute ma tapisserie à coups de feutres.
... Je ne vais pas balancer à la poubelle tout ce que tu laisses traîner (même si, comme tu me le fais adorablement remarquer, je le dis souvent mais ne le fais jamais, ou plutôt, ne l'avais jamais fait jusque là...)
... J'aime nettoyer tes dommages collatéraux au quotidien.
... Je te trouve choupicroquignolet quand tu te bouffes les crottes de nez.
... Je kiffe le matin quand tu sens le mouflon.
... Je vais partager mes Shokobons. Y a des trucs qui se font carrément pas (même la dévotion maternelle a ses limites).
... Je le prends pas en pleine face quand tu me lances "Ah, pour une fois t'es coiffée!"
... J'ai pas envie de t'emplafonner une fois de temps en temps (c'est pas ceux qui le disent qui le font).
... J'overlike de me cogner Cars ou Toy Story jusqu'à la décompensation psychiatrique.
... T'as le droit d'être plus malin que moi et de me mettre le nez dedans.
Ouais, je vous kiffe. Nan, pas forcément tout le temps. Mais oui, pour toujours et même un peu plus...
Enfin évitez de me chauffer, tout de même. Sait-on jamais.
... Tu peux faire la moue devant mon plat maison que tu as réclamé à corps et à cris mais que finalement tu n'aimes "que" en boîte ou en brique.
... Tu dois te croire autorisé à guirlander toute ma tapisserie à coups de feutres.
... Je ne vais pas balancer à la poubelle tout ce que tu laisses traîner (même si, comme tu me le fais adorablement remarquer, je le dis souvent mais ne le fais jamais, ou plutôt, ne l'avais jamais fait jusque là...)
... J'aime nettoyer tes dommages collatéraux au quotidien.
... Je te trouve choupicroquignolet quand tu te bouffes les crottes de nez.
... Je kiffe le matin quand tu sens le mouflon.
... Je vais partager mes Shokobons. Y a des trucs qui se font carrément pas (même la dévotion maternelle a ses limites).
... Je le prends pas en pleine face quand tu me lances "Ah, pour une fois t'es coiffée!"
... J'ai pas envie de t'emplafonner une fois de temps en temps (c'est pas ceux qui le disent qui le font).
... J'overlike de me cogner Cars ou Toy Story jusqu'à la décompensation psychiatrique.
... T'as le droit d'être plus malin que moi et de me mettre le nez dedans.
Ouais, je vous kiffe. Nan, pas forcément tout le temps. Mais oui, pour toujours et même un peu plus...
Enfin évitez de me chauffer, tout de même. Sait-on jamais.
10/13/2012
Show must go on
On a beau être déterminé, motivé, et décidé à se donner les moyens de réussir, on n'en est pas moins humain. On n'en est pas moins parent. On n'en est pas moins fatigué...
Et puis on a des moments de découragement intense. Total. Violent. Profond...
Parfois on ne s'imagine pas continuer. Parfois on ne s'imagine pas abandonner.
Justement parce que l'abandon n'est pas une option.
Pourtant le système est tel qu'à certains moments, on se demande à quel instant on s'est perdu en route. Quand est-ce que j'ai commencé à être plus étudiante que maman? Qu'épouse? A quel moment suis-je devenue la mère qui a des scrupules à quitter un cours alors que son enfant est malade?
A quel moment suis-je devenue personnellement dépendante du jugement des professionnels?
Dans ma situation, on cumule les casquettes bizarroïdes. Je suis étudiante mais j'ai presque 30 ans (fuck me, ça pique rien que de l'écrire!). Je suis étudiante mais je suis mariée et mère de famille (générique de "Mariés 2 enfants" en fond sonore). Je suis étudiante en soins infirmiers, donc études prenantes, à horaires chelous et corvéable à merci sans frais supplémentaires sur le terrain. J'ai parfois l'impression de régresser et d'avoir 15 ans face à des professionnels en poste qui ont parfois 10 ans de moins que moi. J'assume tout ça. C'est lourd, mais j'assume. C'était mon choix. C'EST mon choix.
J'ai honte d'être tentée de tout lâcher parfois.
Parce qu'à côté de ça, il y a ces moments. Ces moments en stage où tu sens que tu es utile, que tu changes quelque chose, que ce que tu fais compte. Il y a des personnes à qui tu t'attaches un peu. Tu sais que tu ne dois pas le faire mais tu ne peux pas t'en empêcher. Il y a les soignants dont tu te dis que jamais au grand jamais tu ne seras comme eux. Il y a les soignants qui t'inspirent l'envie de leur ressembler.
Et puis il y a les patients. Drôles, attachants, pénibles, forts, colériques, tristes, courageux... Ceux qui ont besoin de tout mais ne demandent rien, et inversement.
Au bout d'un moment tu as l'impression de bien les connaître parce que tu sais que Mme Bidule prend un chocolat chaud avec des biscottes au petit déjeuner et que Mr Chose préfère être assis face à la fenêtre que face à sa télévision. Ils t'étonnent parfois comme Mme Machin qui est hémiplégique mais fait sa toilette sans aucune aide merci bien, il ne manquerait plus que ça.
Il y a ceux qui vont mieux. Tu es content qu'ils rentrent chez eux et triste de ne plus les voir.
Et il y a ceux qui déclinent, ce déclin contre lequel tu ne peux rien sauf mieux installer leur oreiller.
Et il y a ceux qui foncent dans un trou noir sans même avoir eu le temps de dire ouf. Tu as plaisanté avec Mr Truc le matin et l'après-midi tu apprends qu'il s'enfonce.
Quand tu rentres à la maison, t'as du mal à fermer la porte de l'hôpital.
Ce métier, il nous colle à la peau... Parfois je me dis que j'aurais dû choisir un boulot qui reste un boulot.
Mais alors, je n'aurais jamais rencontré ces soignants formidables. Ni ceux qui me montrent le chemin à ne pas suivre. Je n'aurais jamais rencontré Mme Machin, Mr Truc ou Mme Bidule. Et si je ne les revois jamais parce qu'ils sont rentrés chez eux ou partis très loin pour de bon, c'est la vie. Certains ont laissé une larme sur ma blouse, ils laissent chacun une trace sur ma route.
Alors je continue.
Et puis on a des moments de découragement intense. Total. Violent. Profond...
Parfois on ne s'imagine pas continuer. Parfois on ne s'imagine pas abandonner.
Justement parce que l'abandon n'est pas une option.
Pourtant le système est tel qu'à certains moments, on se demande à quel instant on s'est perdu en route. Quand est-ce que j'ai commencé à être plus étudiante que maman? Qu'épouse? A quel moment suis-je devenue la mère qui a des scrupules à quitter un cours alors que son enfant est malade?
A quel moment suis-je devenue personnellement dépendante du jugement des professionnels?
Dans ma situation, on cumule les casquettes bizarroïdes. Je suis étudiante mais j'ai presque 30 ans (fuck me, ça pique rien que de l'écrire!). Je suis étudiante mais je suis mariée et mère de famille (générique de "Mariés 2 enfants" en fond sonore). Je suis étudiante en soins infirmiers, donc études prenantes, à horaires chelous et corvéable à merci sans frais supplémentaires sur le terrain. J'ai parfois l'impression de régresser et d'avoir 15 ans face à des professionnels en poste qui ont parfois 10 ans de moins que moi. J'assume tout ça. C'est lourd, mais j'assume. C'était mon choix. C'EST mon choix.
J'ai honte d'être tentée de tout lâcher parfois.
Parce qu'à côté de ça, il y a ces moments. Ces moments en stage où tu sens que tu es utile, que tu changes quelque chose, que ce que tu fais compte. Il y a des personnes à qui tu t'attaches un peu. Tu sais que tu ne dois pas le faire mais tu ne peux pas t'en empêcher. Il y a les soignants dont tu te dis que jamais au grand jamais tu ne seras comme eux. Il y a les soignants qui t'inspirent l'envie de leur ressembler.
Et puis il y a les patients. Drôles, attachants, pénibles, forts, colériques, tristes, courageux... Ceux qui ont besoin de tout mais ne demandent rien, et inversement.
Au bout d'un moment tu as l'impression de bien les connaître parce que tu sais que Mme Bidule prend un chocolat chaud avec des biscottes au petit déjeuner et que Mr Chose préfère être assis face à la fenêtre que face à sa télévision. Ils t'étonnent parfois comme Mme Machin qui est hémiplégique mais fait sa toilette sans aucune aide merci bien, il ne manquerait plus que ça.
Il y a ceux qui vont mieux. Tu es content qu'ils rentrent chez eux et triste de ne plus les voir.
Et il y a ceux qui déclinent, ce déclin contre lequel tu ne peux rien sauf mieux installer leur oreiller.
Et il y a ceux qui foncent dans un trou noir sans même avoir eu le temps de dire ouf. Tu as plaisanté avec Mr Truc le matin et l'après-midi tu apprends qu'il s'enfonce.
Quand tu rentres à la maison, t'as du mal à fermer la porte de l'hôpital.
Ce métier, il nous colle à la peau... Parfois je me dis que j'aurais dû choisir un boulot qui reste un boulot.
Mais alors, je n'aurais jamais rencontré ces soignants formidables. Ni ceux qui me montrent le chemin à ne pas suivre. Je n'aurais jamais rencontré Mme Machin, Mr Truc ou Mme Bidule. Et si je ne les revois jamais parce qu'ils sont rentrés chez eux ou partis très loin pour de bon, c'est la vie. Certains ont laissé une larme sur ma blouse, ils laissent chacun une trace sur ma route.
Alors je continue.
8/19/2012
Sans culotte, point de salut...
Combien de temps faut-il à nos fesses pour qu'elles tombent dans le domaine public?
Réponse: le temps d'arriver à l'hôpital.
L'hôpital où l'on n'est (trop) souvent qu'un numéro, où l'on est malade en face de quelqu'un qui peut (normalement) nous soigner, où l'on est ignorant au milieu de ceux qui savent, où l'on est allongé à regarder d'en bas ceux qui, debout, connaissent notre corps mieux que nous, et pour qui l'on n'est parfois qu'une ligne dans un agenda, voire un numéro de chambre sur une liste de visites...
Et où l'on est nu sous une blouse transparente. Putain.
On écrit des chartes en veux-tu en voilà, on pond des lois à ne plus savoir qu'en faire, on prétend mettre le patient au centre des soins, et au milieu de tout ça, on le laisse les fesses à l'air devant un parterre de soignants blasés. Ce ne sont que des fesses. Ils en ont vu, ils ne regardent même plus.
C'est comme l'examen gynéco, c'est bien connu, c'est la femme qui y voit un geste sexuel. Pour la femme, c'est bien connu, le vagin-organe-sexuel est tout à fait différent du vagin-gynéco-obstétrique, limite il n'est pas au même endroit, voyons.
Je m'égare.
Je me suis déjà ici-même insurgée à plusieurs reprise contre le mépris de la pudeur et de la dignité des patients.
Je lis ces derniers temps sur la blogosphère que non seulement je ne suis pas la seule, mais en plus, d'autres ont été plus fortiches que moi et tentent de faire bouger les choses.
Tout est parti de chez Gélule.
Et maintenant, vous pouvez tous signer la pétition.
Deux petits boutons pour l'homme, un grand pas pour le monde hospitalier!
Réponse: le temps d'arriver à l'hôpital.
L'hôpital où l'on n'est (trop) souvent qu'un numéro, où l'on est malade en face de quelqu'un qui peut (normalement) nous soigner, où l'on est ignorant au milieu de ceux qui savent, où l'on est allongé à regarder d'en bas ceux qui, debout, connaissent notre corps mieux que nous, et pour qui l'on n'est parfois qu'une ligne dans un agenda, voire un numéro de chambre sur une liste de visites...
Et où l'on est nu sous une blouse transparente. Putain.
On écrit des chartes en veux-tu en voilà, on pond des lois à ne plus savoir qu'en faire, on prétend mettre le patient au centre des soins, et au milieu de tout ça, on le laisse les fesses à l'air devant un parterre de soignants blasés. Ce ne sont que des fesses. Ils en ont vu, ils ne regardent même plus.
C'est comme l'examen gynéco, c'est bien connu, c'est la femme qui y voit un geste sexuel. Pour la femme, c'est bien connu, le vagin-organe-sexuel est tout à fait différent du vagin-gynéco-obstétrique, limite il n'est pas au même endroit, voyons.
Je m'égare.
Je me suis déjà ici-même insurgée à plusieurs reprise contre le mépris de la pudeur et de la dignité des patients.
Je lis ces derniers temps sur la blogosphère que non seulement je ne suis pas la seule, mais en plus, d'autres ont été plus fortiches que moi et tentent de faire bouger les choses.
Tout est parti de chez Gélule.
Et maintenant, vous pouvez tous signer la pétition.
Deux petits boutons pour l'homme, un grand pas pour le monde hospitalier!
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Coups de gueule,
Maman future blouse blanche
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