Avant d'en arriver là, je suis à deux doigts de mettre le feu à tous les jouets qui envahissent ma maison et de fourrer la tronche du chat dans sa caisse moisie. Ou l'inverse.
Les mots en rouge dans le carnet de Fifils Premier se multiplient et je n'y réponds même plus. Les regards outrés devant les gros mots mal prononcés de Fiston Deuxième du Nom me glissent dessus comme l'eau sur les plumes d'un canard.
Mais gueuler comme un veau pendant des heures pour les regarder me rire au nez ç'en est trop.
J'y pensais tout à l'heure quand j'épongeais le sol de ma salle de bains après avoir douché les gnomes. Ou était-ce après avoir nettoyé la pisse de celui qui avait trouvé bien trop conventionnel de viser la cuvette? Ah non, ça me revient, c'était juste après qu'ils aient fait un concours de crachat mais un peu avant qu'ils jouent à se jeter des DVD à la figure en sautant dans le canapé.
Le retard de révisions s'accumule et la lessive à la traîne s'entasse. Ça me fait penser que je n'ai pas nettoyé la guirlande de feutre vert qui orne la quasi-totalité de ma tapisserie à l'étage. J'ai eu le temps, pourtant, étant debout depuis la première ponte matinale de Mister R, soit sur le coup de 7h (même et surtout le week-end et jours fériés).
A la fin de la journée j'ai le cerveau trop ramolli pour y imprimer quoi que ce soit. En fait, en début de journée aussi maintenant que j'y réfléchis. Bref, je suis fatiguée.
Et adieu veaux, vaches, cochons, et autorité parentale.
Oh, toi, ta gueule! (RIP quand même)




