4/19/2007

J'allais oublier...

Vous connaissez, The fresh Prince???


L'herbe, ça chatouille les pieds!

J'ai pas encore compris qu'il faut soulever le biberon, mais y a de l'idée!

Non non, je me fous pas de ta tête!!!

Trop cool d'être debout... Mais... Tu me lâches pas, Mamie, hein?

Voilà comment je fais pour faire mes cascades...


Concentration extrême:

Mon père, ce héros!

Joyeuses Pâques!!!

Je suis comme ma Maman, je suis livrivore! (Les connaisseurs auront remarqué que je lis même à l'envers!)

De battre mon coeur s'est arrêté...

L'espace d'un instant...

Le temps d'un bruit sourd, brutal, assourdissant...

Nous avons accouru.

Noah était par terre. Ce petit croisé chimpanzé/MacGyver avait réussi à escalader ses jouets pour basculer dehors de son parc. Et ce, en une poignée de secondes. Une terrible poignée de secondes où, le croyant en sécurité, j'avais mis ma vigilance sur "Off". Mal m'en a pris.

En deux minutes top chrono, j'avais vérifié tous ses os, ce qui a au moins eu le mérite de le chatouiller. Il va bien.

Et moi? Bof.

Alors c'est ça, être parent? C'est partager son temps entre courir derrière un ver de terre rapide comme Flash Gordon (et il ne marche même pas!), soigner les bleus et bosses, prévenir les drames... Avec quelques pauses de temps en temps pour cause de crise cardiaque?

Une chose est sûre, mon coeur a manqué un battement en ce terrible instant où j'ai cru le pire. Je me suis dit que si ce pire arrivait, c'était de ma faute (un peu de celle du fabricant du parc aussi, mais c'est une bien maigre consolation).


Je comprends mieux Lynda Lemay quand elle parle des mères aux "cheveux pleins de neige"...


Faîtes de gosses, qu'ils disaient.

Ouais, plein.

4/06/2007

C'était hier...


Et pourtant non. C'était il y a un an jour pour jour.
Il y a un an, à 10h51 très précisément, tu faisais de nous des parents amoureux.
365 jours d'amour, 52 semaines de rires, 12 mois d'émotion...
Depuis cet instant où l'on t'a sorti de moi, tu as changé ma vie toute entière. J'ai su que je ne m'étais pas trompée lorsque je t'imaginais.
Toutes ces semaines enfermée à la maison... J'en aurais fait le double s'il avait fallu, et avec bonheur. Tu es notre récompense, notre tout.
Quand tu souris, mon coeur fond. Quand tu pleures, mon coeur saigne. Quand tu te blottis contre moi, mon coeur explose.
Tu as appris tant de choses en une année. Et tu nous en as appris deux fois plus.

Il faut me rendre à l'évidence... Mon tout-petit bébé n'en est plus un.

Et pourtant, je ne t'ai pas vu grandir. Mes yeux de Maman te voient toujours tel que tu étais en ce jour de printemps 2006, encore tout chaud de ces mois passés dans mon nid, ton odeur et la mienne se mêlant à celle du lait.

Tes petits doigts encore gourds s'agrippaient aux nôtres, ton petit corps lové contre moi cherchait la chaleur que tu avais quittée à peine quelques heures plus tôt.

Cet anniversaire, c'est plus qu'une bougie à souffler (ou à éteindre en crachant dessus), c'est une occasion pour nous d'ouvrir les yeux sur ce petit bonhomme formidable que tu es devenu.
Un bout d'homme qui en vaut dix en joie de vivre, et au moins vingt en câlins!
Un p'tit gars en miniature qui nous mène par le bout du nez (et on en redemande) à grands coups de "regard-attendrissant-qui-tue" et qu'on ne voit pas grandir tellement il a encore une bouille de poupon...



Mais fi de tout ceci, mon Amour Chéri, aujourd'hui tu as un an, et nous remercions tout ce qu'il est possible de remercier, chaque jour, pour avoir été ceux que tu as choisis pour te guider sur ton chemin...


4/02/2007

Explication de texte:

Je précise que j'ai découvert cette chanson il y a quelques mois et qu'elle m'a touchée dès la première écoute. Un reste d'hormones, peut-être...


Lynda Lemay - Une Mère.

Une mère,
Ça travaille à temps plein,
Ça dort un œil ouvert,
C’est d’garde comme un chien, (1)
Ça court au moindre petit bruit,
Ça s’lève au petit jour,
Ça fait des petites nuits. (2)

C’est vrai,
Ça crève de fatigue,
Ça danse à tout jamais une éternelle gigue, (3)
Ça reste auprès de sa couvée,
Au prix de sa jeunesse,
Au prix de sa beauté. (4)

Une mère,
Ça fait ce que ça peut,
Ça ne peut pas tout faire,
Mais ça fait de son mieux. (5)

Une mère,
Ça calme des chamailles,
Ça peigne d’autres cheveux que sa propre broussaille. (6)

Une mère,
C’est plus comme les autres filles,
Ça oublie d’être fière,
Ça vit pour sa famille.

Une mère,
Ça s’confine au bercail,
C’est pris comme un noyau dans l’fruit de ses entrailles. (7)

Une mère,
C’est là qu’ça nous protège,
Avec les yeux pleins d’eau,
Les cheveux pleins de neige. (8)

Une mère,
A un moment, ça s’courbe,
Ça grince quand ça s’penche,
Ça n’en peut plus d’être lourde, (9)

Ça tombe, ça se brise une hanche,
Puis rapidement, ça sombre,
C’est son dernier dimanche,
Ça pleure et ça fond à vue d’oeil,
Ça atteint la maigreur des plus petits cercueils. (10)

Ô bien sûr, ça veut revoir ensemble
Toute sa progéniture entassée dans sa chambre,
Et ça fait semblant d’être encore forte,
Jusqu’à c’que son cadet ait bien r’fermé la porte.

Et lorsque, tout' seule ça se retrouve,
Ça attend dignement qu’le firmament s’entrouvre,
Et puis là, ça se donne le droit,
De fermer pour la première fois,
Les deux yeux à la fois.

Une mère,
Ça devrait pas partir,
Mais on n’y peut rien faire,
Mais on n’y peut rien dire. (11)



http://www.dailymotion.com/video/xssqw_linda-lemay-une-mere


(1) "C’est d’garde comme un chien"
Bon, la comparaison n'est pas forcément heureuse/flatteuse, mais ma foi, plutôt réaliste puisqu'effectivement laquelle d'entre nous n'est pas prête à sortir crocs et griffes pour protéger sa descendance?
Par contre, attention, les Chiennes de Garde ont sûrement un copyright!

(2) "Ça fait des petites nuits"
La faute à qui???

(3) "Ça danse à tout jamais une éternelle gigue"
Quand je vous disais que les comptines, ça rend dingue!

(4) "Au prix de sa jeunesse, Au prix de sa beauté"
C'est vrai, ça. Avant, je lisais "Jeune & Jolie". Maintenant à part les magazines parentaux, je sais pas quoi lire, y a plus qu'à attendre qu'on publie "Grosse & Moche".

(5) "Ça ne peut pas tout faire, Mais ça fait de son mieux"
Oui alors ça c'est gentil de le préciser. On n'a jamais assez de mains dans ces cas-là. Est-ce de notre faute si on ne nous a fait que deux bras et deux jambes?

(6) "Ça peigne d’autres cheveux que sa propre broussaille"
En même temps ça n'a plus de temps pour ses "propres" cheveux (quand ils le sont). C'est pour ça qu'on appelle ça une "broussaille". Avant Bébé, j'avais des cheveux. Maintenant, j'ai une broussaille.

(7) "C’est pris comme un noyau dans l’fruit de ses entrailles"
J'ai pas de remarque ironique à faire là-dessus tout simplement parce que je suis en admiration devant cette phrase. En gros, j'aurais pas dit mieux.

(8) "Les cheveux pleins de neige"
Les enfants, ça donne des cheveux (enfin, une broussaille) blancs. C.Q.F.D.

(9) "Ça grince quand ça s’penche, Ça n’en peut plus d’être lourde"
D'une part, c'est à force de ramasser des jouets, de l'autre, c'est dur à perdre tous ces kilos!

(10) "Ça pleure et ça fond à vue d’oeil, Ça atteint la maigreur des plus petits cercueils"
J'ignore pourquoi, soudain, la chanson prend un tour si noir... Je ne sais pas si Lynda Lemay évoque ici sa propre mère, ou sa propre expérience de la maternité. En tout cas, ça donne des frissons de penser à ça... Parle-t-elle de la perte de sa mère, ou de sa peur de la mort?

(11) "Une mère, Ça devrait pas partir, Mais on n’y peut rien faire, Mais on n’y peut rien dire"
Je crois que voilà la réponse à ma question...
Difficile, malgré tout, de lire/écouter cette vision de la maternité.
En résumé, sacrifices, servitude, oubli de soi...
J'ai du mal à voir les choses ainsi. Oui, être parent c'est un don de soi, c'est aimer quelqu'un plus que sa propre vie, c'est tout faire pour ce petit être qui porte votre sang...


Mais, quand on fait les comptes...
Je pense qu'en aimant un enfant, on reçoit bien plus qu'on ne donne!

3/31/2007

Lettre ouverte à Monsieur Fischer-Price

Destinataire: Mr Fischer-Price
Destinataires en copie: Mrs V-Tech, Playschool, et consorts...


Chers Messieurs,

Je dis bien "Messieurs" car je n'ose penser une femme capable d'une telle perfidie envers une autre.

C'est en parent fatigué que je vous adresse ces quelqes mots. Nous sommes lassés, désabusés, écoeurés...

Notre enfant ne faisant pas exception, il aime les joujoux. Et pas n'importe lesquels. Ceux qui font du bruit. Le plus, et le plus répétitif possible, bien sûr.

Dans la maison résonnent perpétuellement les mêmes mélodies... Il est temps que ça cesse!

Assez de chanter pendant une semaine le sempiternel "Dans la forêt un grand cerf, regardait par la fenêtre, un lapin venir à lui, et frapper ainsi...", assez d'entonner à tue-tête dans la rue "Je te vois, Bébé, essaye de me trouver, cherche-moi coucou-coucou, je suis caché sous l'étoile!", assez de crier à tous mes voisins que "Doucement, doucement, doucement s'en va le jour..."

Nous, pauvres parents, subissons ces brimades et humiliations quotidiennement, et ce sans rechigner jusque là. Mais au bout d'un an de ces rengaines sans fin, le constat est alarmant: impossible de se débarrasser de ces chef-d'oeuvres musicaux, même la nuit. On en vient à rêver sur fond de "Une souris verte" et à se doucher en fredonnant, moyennement gaiement "Pomme de Reinette et Pomme d'Api".

Aujourd'hui nous dénonçons cette forme de torture moderne, cette dictature de la comptine abrutissante, et donc, pour l'anniversaire de mon fils, en signe de protestation...


Je fais la grève des piles! Duracel n'aura pas notre peau!


Bien à vous,

Je vous prie d'agréer, Messieurs, l'expression de notre profonde lassitude.


Maman et Papa.

S'il ne doit en rester qu'un seul...

Ce sera... Lequel?

Je les écoute tous, asséner leurs soit-disant promesses avec force démagogie et conviction, se démolir les uns les autres et parler d'union dans la même phrase, prôner leur propre petite personne au nom de l'avenir de tous, occulter la majorité en prétextant toucher chacun...

Ils maîtrisent l'art de ne rien dire avec le plus de mots possibles, aiment à prétendre "choquer" en enfonçant des portes ouvertes...

Et au milieu de tout ça il paraît que l'on doit faire un choix. Il paraît que notre voix compte. Soit.

Moi je sais que je ne voterai pas pour un(e) candidat(e) mais contre quelqu'un. Autrement dit, je ne voterai pas pour des idées (si tant est qu'il y en ait) mais contre un danger.
Il paraît qu'on appelle ça un vote contestataire. Moi je dis que ça vaut mieux que pas de vote du tout.

Après, ma voix ira forcément à l'un(e) des "12 salopards" qu'on nous impose/propose, quant à savoir le/laquelle, j'attends toujours d'être séduite au lieu d'être écoeurée.


Autrement dit, pour l'instant c'est pas gagné!

En attendant, je pense que de douze maux je choisirai le moindre!

3/27/2007

"Il est mignon ton petit frère, il a quel âge?"

Ca n'arrive qu'à moi!

Il y a quelques semaines, déjà, épisode comique à la piscine.
Je vous plante le décor:

J'arrive, tranquilou, sac au dos et mental d'acier, pour faire quelques longueurs, un vendredi matin. Je sors vaillamment mon porte-monnaie et demande à la gentille dame combien je lui dois pour l'entrée.

"Pour les moins de 18 ans, c'est 1,50€, je peux aussi te proposer un abonnement si tu veux."

DAMNED.


Pire, ce midi.
On sonne. J'y cours, j'y vole.

Un jeune homme avec des chocolats à la main.


Jeune Homme - Bonjour, vos parents sont-ils là? (sic)

Moi, amusée - Non, ils sont à 300km d'ici, j'ai l'air de m'appeler Tanguy? (non mais oh)

Jeune Homme Insolent - Mais... Vous êtes si jeune!

Moi, pimbêche, hésitant entre rire et larmes - Sûrement pas plus que vous.

Jeune Homme Insolent - Vous avez quel âge?

Moi, de moins en moins amusée - De quoi je me mêle? Je vais avoir 24 ans dans une semaine.

JHI, motivé - Et moi, vous me donnez quel âge?

Moi, blasée - J'en sais rien et je m'en fous.

JHI, fier comme un Bar-Tabac - J'ai 25 ans.

Moi, ironique - Toutes mes félicitations!

JHI, regaillardi - Vous avez cinq minutes à m'accorder?

Moi, blessante (et menteuse, de surcroît) - Non, mon petit garçon m'attend.

JHI, abasourdi - Ah... Petit garçon... Euh... J'ai des chocolats...

Moi, cruelle (mais j'étais lancée) - Oui mais je n'ai pas d'argent, mon mari est parti avec le porte-monnaie. Les hommes...

Jeune Homme Insolent, K.O. en un seul round - Bonne journée, Madame.



Pimbêche: 1 - Insolent: 0

Ah, les jeunes...

3/16/2007

Coupée du monde!

Eh oui, coupée du monde je fus, l'espace de quelques jours...
Mais ouf, nous avons récupéré une connexion mercredi!

Un grand merci à toutes et tous pour vos messages!

Malgré tout y a eu de l'agitation!

Exemple: il a suffit que je dise à une de mes meilleures copines de pas accoucher cette semaine pour qu'elle perde les eaux... Quelle morue. Elle se reconnaîtra. En bref: bienvenue petit Evan!!!
Eh oui, la Bretagne compte un petit Breton de plus, et pas n'importe lequel!


Dans tout ça, l'anniversaire de Noah arrive à grands pas... L'angoisse.

J'ai envie, et j'ai pas envie. J'ai hâte et j'ai peur. Je voudrais arrêter le temps, le remonter, l'accélerer... On n'a rien vu passer, et aujourd'hui, alors que j'ai l'impression qu'il est né hier, ce sale petit pignouf va avoir un an dans même pas 3 semaines. No comment sur mon anniversaire à moi siouplé.

Comme je le disais il y a quelques temps, un an de Noah, c'est aussi un an pour Papa et Maman. La claque. Tant de chemin parcouru, tant de bouleversements... Et au bout?


Que du bonheur!





3/07/2007

Désemparée... Trahie par mon propre corps.

A trop vouloir en faire...On se casse les dents.
J'en ai fait les frais...

Des mois de nuits entre-coupées, trop courtes, pas reposantes, suivies de journées chargées, trop longues, épuisantes...
Ont eu raison de moi.

J'ai accumulé, accumulé... De la fatigue, de la tristesse, de la colère, du découragement...

J'ai essayé... De surmonter, de ne pas laisser paraître, d'être forte, plus forte.
Mais ça m'est tombé dessus.

Hier, après une énième nuit pourrie, la migraine s'est insinuée dans mon crâne, me grignottant le cerveau un peu plus chaque minute. Me laissant nauséeuse, hagarde, stupide, brisée.
Encore deux jours de perdus, deux jours de brouillard...
Après m'être fait violence pour m'occuper de Noah et du dîner, je suis allée m'effondrer dans mon lit, bien avant 21h.

21h30... 22H... 22h30... J'ai dû m'endormir, en larmes, vers 2 ou 3 heures je crois... Je me sentais tellement mal... Dégoûtée, écoeurée, en RAGE... Je m'étais fait mal toute la journée pour tenir debout, et là, à bout de force... Le sommeil ne venait pas. Je m'étais couchée avant 21h et ça n'avait servi à rien... Je savais que Noah allait passer une nuit agitée, qu'il serait de toute façon debout tôt le matin. Je savais que la migraine était là pour rester, que les jours à venir seraient difficiles.

J'ai pensé au pire, j'ai pensé à ces quinze années ponctuées de douleur, à ma vue qui se trouble, à ma tête qui n'en peut plus d'avoir mal...

Et ce sommeil qui ne me venait toujours pas...

J'ai sommeillé, cauchemardé, jusqu'au réveil de Noah (enfin, le vrai, celui pour de bon, pas ceux de la nuit où il faut juste se lever pour le calmer...)...
Guillaume s'est levé, bien qu'épuisé lui aussi. Qu'est-ce que je ferais sans lui?

Il s'est occupé de notre fils, je tournais toujours dans le lit, hésitant entre rage et désespoir, résistant à l'envie de me taper la tête contre le mur...
Encore quelques cachets de plus...

J'ai bien regardé la plaquette de cachets... Il en restait encore beaucoup. Et si...

Après tout je suis incapable de faire quoi que ce soit, de m'occuper de qui que ce soit quand je suis dans cet état-là... Qu'est-ce que cela changerait?...
Cette cacophonie dans ma tête, cette fatigue qui est toujours là, cette douleur qui vous fait croire que quelqu'un ou quelque chose est en train de cisailler votre cerveau, de distiller insidieusement un poison brûlant et épicé dans vos veines...
Qui peut vivre ainsi?


Mais non, je n'ai pas le courage, je veux juste dormir...

J'ai dormi.

Je me sens mieux.

Jusqu'à la prochaine fois...

3/03/2007

Elucubrations nocturnes...


*** Noah grandit... ***

Ca me fait peur! Ca me fait plaisir, et ça me terrifie...
Il se met devant son joujou Dinoball, il cherche parmis ses jouets, trouve LA balle, la met dans un des 4 trous... Comme s'il avait fait ça toute sa courte vie! Alors qu'il sait le faire depuis... Ce midi!
Quel petit prétentieux.

J'ai du mal à croire qu'il y a peu il était tout minuscule, une boule d'amour de moins de 3kg qui se nourrissait de moi, et uniquement de moi... J'ai envie de le voir grandir, et j'ai envie qu'il reste mon petit bébé, celui qui me regarde avec une expression qu'aucun mot ne sait décrire. Celui qui s'agrippe à moi dès que je passe près de lui. Celui qui retrousse sa petite bouche quand il fait une bêtise...

J'ai du mal à croire que je l'aime autant, j'ai le coeur qui explose! Ces derniers jours je ne pense qu'à ça: qu'est-ce que je l'aime mais c'est pas possible, je vais en crever! Mon tout petit bébé... Il est si grand, si beau, il est ce que j'ai fait de mieux dans ma vie, il est mon tout... Est-ce qu'il le sait? Est-ce que ça va l'étouffer un jour?

2 personnes sont nées dans cette salle d'opération le 6 Avril 2006... Une mère et son enfant.

Je vais avoir un an bientôt...



*** Ca me manque d'être enceinte... ***

Je me doutais que je serais nostalgique de la grossesse. J'étais loin de penser que ça serait si fort! C'est viscéral, ça fait mal, je suis vide...

J'ai pas eu une grossesse toute rose, et pourtant, la grossesse en soi, n'est-ce pas la chose la plus miraculeuse qui soit?

Tous ces gros bidons qui n'ont qu'un mot à la bouche: "les filles, j'en ai marre, donnez-moi des trucs pour accoucher plus vite!"

Mais... Ca passe si vite! Je sais qu'à la fin l'inconfort et l'impatience sont difficiles à supporter, mais 9 mois, c'est pas pour rien... Rien que de le dire "neuf mois" ça sonne rond... Ca sonne comme un tour de magie...

Ce gros ventre plein de vie, ces courbes exceptionnelles et magnifiques... Cette vie qui sort de vous, cette vie que vous avez créé et que vous mettez au monde... Ce petit être qui ne connaît que vous, qui tète avidement votre sein...

On leur donne la vie, et on ne leur demande rien en échange. Et pourtant c'est eux le plus beau cadeau que l'on puisse recevoir...

Docteur, suis-je incurable???

*** La perfection n'est pas de ce monde ***

On se demande toutes à plusieurs reprises dans une même journée si on fait les choses comme il faut. On aimerait toutes être parfaites, faire les choses parfaitement.

Ahhh cette fameuse et ancestrale quête de la perfection. Elle m'a angoissée longtemps! Elle continue, un peu, mais...

Je me suis rendu compte d'une chose; quand on cherche à atteindre la perfection, on est fatalement déçue! On se met fatalement le nez dedans, parce que ça n'existe pas. Si elle existait, la perfection ne serait pas ce qu'elle est. C'est comme dire que chacun est unique. Si tout le monde est unique, c'est que personne ne l'est.

La perfection n'existe pas pour la bonne raison que chacun est unique!

En attendant, le but à atteindre, c'est de faire de notre mieux pour nous, pour nos enfants, pour ceux qui nous entourent. D'être heureux, de rendre les autres heureux... Bon, ça sonne vachement soixante-huitard mais au fond, on arrive tous avec un jeu de cartes entre les mains, à nous d'en faire une belle partie ou de tout perdre...

A nous également de mettre entre les mains de nos enfants les meilleures cartes possibles... Pour qu'à leur tour ils puissent à leur façon être imparfaits, puisque c'est ce qui fait de la vie ce qu'elle est!

Pour moi rien n'est écrit, on est ce que l'on fait...